La Pie au nid, par le Dr Leboucher

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impr. de S. Raçon (Paris). 1853. In-12, 12 p..
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Publié le : samedi 1 janvier 1853
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LA PIE AU NID
PAR
LE DOGTEUR LEBOUCHER.
LA PIE AU NID
Piango il morir, non piango il, morir solo,-
ma il modo—. .. . , . . . ,
Le Tasse en prison..
Encore cette fois l'honneur au savant professeur Piorry!
Déjà, dans un rapport qui date de quinze à dix-huit mois, le
même honorable professeur académicien avait proposé un
moyen héroïque pour préserver les habitants des contrées
marécageuses des fièvres intermittentes, je dirais peut-être
mieux des ■pahidéopathies. Ce moyen était de gorger de sel
marin ces mêmes populations J'eus alors ■ l'honneur ' de faire
observer au savant, avec tout le respect dû à sa toge; que
l'usage quotidien de ce sel à doses plus fortes qu'il ne con-
vient de l'employer comme condiment pourrait bien ne faire
rien perdre de. ses droits à l'endémie, développer, à sa maT
nière, des états morbides divers et plus ou moins gravessur
certains individus, et passer inaperçu chez d'autres par suite
de l'habitude, sans pour cela les mettre à l'abri dé la fièvre (1)1
Mais qu'importait à l'auteur, le sel ne dégonflait-il pasJlà
rate? N'était-ce pas là son point de mire? N'avait-àl pas"fait
une trouvaille? N'avait-il pas rencontré un,'■■ nouvelr.anti<-
hypersplénotrophïque? Qu'importait dès lors à l'académi-
cien que l'abus du sel pût créer des maladies et ne pré-
servât point de la fièvre paludéenne? De tels soucis peu-
vent être bons pour de petites gens, pour des hommes à
(1) Journal de là Société gallicane ' de médecine hornoeopathicjiié.'krin&e.
1852. -■; ;.;••: •■,,., - :i -.L,.iu '
courte vue, pour des homoeopathistes enfin; mais fallait-il
donc pour si peu s'arrêter sur le chemin d'une belle décou-
verte? Aussi la route fut-elle parcourue en entier et le plan
reçut-il l'approbation du corps académique des ingénieurs
médicaux. El d'une.
Aujourd'hui c'est bien autre chose. II ne s'agit de rien de
moins que de se rendre maître de la plus redoutable des ma-
ladies héréditaires, de celle qui fait le plus de victimes et porte
dans tant de familles et à peu près sous toutes les latitudes le
plus de deuil et d'affliction. Mais il est plus juste de laisser
parler l'auteur lui-même.
Voici l'article tel que je le lis dans le Journal des connais-
sances médico-chirurgicales du 4 5 juin \ 855 :
« REVUE CLINIQUE DE LA PITIÉ.
« Plithisie pulmonaire. — Traitement de M. Piorry.
«Voici une formule générale de traitement qui peut s'ap-
pliquera la majorité des cas de tubercules pulmonaires,
« A ° Mettre au fond d'un bocal ou d'une conserve de la ca-
pacité d'un litre environ, un gramme d'iode et respirer un
grand nombre de fois chaque jour (cent fois* par exemple) la
vapeur produite par ce métalloïde.
« Se contenter d'une seule inspiration chaque fois ; car, si
l'on en faisait plusieurs de suite, il en résulterait plus d'exci-
tation qu'il ne convient ; chaque inspiration devra être très-
profonde, de façon à porter dans les voies de l'air une grande
quantité de vapeurs iodées.
« 2° Pendant le temps que le malade est au lit, on placera
autour de lui, sur la table de nuit ou autres meubles pouvant
être enveloppés, dans les rideaux, plusieurs soucoupes conte-
nant chacune un gramme d'iode.
« Quant au nombre des soucoupes à employer, il est su-
bordonné an soin avec lequel on aura concentré autour du
malade les vapeurs iodées.

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