La poésie de Julia de Burgos (1914-1953)

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Qui est donc Julia de Burgos, pour nous jeunes initiés à la poésie portoricaine ? Parcourant les anthologies déjà existantes Julia de Burgos, J'ai été ma propre route ou Anthologie poétique (1979), nous découvrons la légende tragique de la poète Julia de Burgos.
Publié le : samedi 1 mars 2014
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EAN13 : 9782336340845
Nombre de pages : 227
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LA POÉSIE DE JULIA DE BURGOS (1914-1953)
Publié avec le concours du Centre d’Etudes Hispaniques d’Amiens Responsable: Carmen Vásquez
En application des articles L. 122-10 à L. 122-12 du code de la propriété intellectuelle, toute reproduction à usage collectif par photocopie, intégralement ou partiellement, du présent ouvrage est interdite sans autorisation du Centre français d'exploitation du droit de copie (CFC, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris). Toute autre forme de reproduction, intégrale ou partielle, est également interdite sans autorisation de l'éditeur.
© INDIGO & côté-femmes éditions 39 bis avenue Gambetta 75020 Paris http://www.indigo-cf.com
e Dépôt légal, 4 trimestre 2005 ISBN 2-914378-90-4
LA POÉSIE DE JULIA DE BURGOS (1914-1953)
ACTES DES JOURNÉES D’ÉTUDES INTERNATIONALES D’AMIENS (2004)
Coordination deCarmen Vásquez
avec la collaboration deFrançoise Morcillo et la préface deMiguel Veyrat
Avec la participation de Mercedes López-Baralt(Universidad de Puerto Rico) Marie-Claire Zimmermann(Université de Paris-Sorbonne-Paris IV) Rubén Ríos Ávila(Universidad de Puerto Rico) Hervé Le Corre(Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris III) Ivette López Jiménez,(Universidad de Puerto Rico) Sandra Hernández(Université de Nantes) Daniel Vives(Université de Rouen) María Caballero(Universidad de Sevilla) Françoise Morcillo(Université de Picardie Jules Verne) Carmen Vásquez(Université de Picardie Jules Verne)
INDIGO
AVANT-PROPOS
Le Centre d’Etudes Hispaniques d’Amiens (CEHA), de l’Université de Picardie Jules Verne (UPJV) a organisé des journées d’études internationales à Amiens les jeudi 6 et vendredi 7 mai 2004 consacrées à la poésie de Julia de Burgos. Ces journées ont commémoré la publication dans la collection du CEHA, d’une anthologie bilingue de la poète portoricaine avec choix des textes et traduction de Françoise Morcillo, études critiques de Mercedes López-Baralt et Carmen Vásquez et le fac-similé du manuscrit de son dernier cahier, rédigé pendant l’été de l’année 1952. L’anthologie a pour titre :à Julia de Burgos. Julia de Burgos est une des plus grandes voix poétiques de la Caraïbe du XXe siècle. Elle est une légende dans sa région natale et aux Etats-Unis. Elle reste méconnue en France et en Espagne. C’est pourquoi le CEHA a décidé d’organiser ces journées d’études à l’occasion de’sa première publication en français. ème Le présent volumeLa poésie de Julia de Burgos au XXI siècle : Actes des journées d’études internationales d’Amiens, recueille les différents travaux de réception littéraire présentés à cette occasion.
Trois hispanistes, professeurs à l’Université de Porto-Rico, sont venus pour dépasser la légende insulaire de son lyrisme en présentant l’ancrage de ses poèmes dans la tradition des lettres hispaniques : Mercedes López-Baralt, resitue ses poèmes dans le contexte des avant-gardes hispaniques ; Ivette López Jiménez préfère faire resurgir une vision libertaire dans une perspective essentiellement caribéenne ; Rubén Ríos Avila choisira de porter son regard sur une double poétique de l’amour et du désir. 5
María Caballero, professeur à l’Université de Séville et spécialiste en Europe de la littérature portoricaine nous a transmis la passion langagière que communique le rythme de cette poésie. Parmi les hispanistes français spécialistes de la poésie de langue espagnole figuraient Marie-Claire Zimmerman, de l’Université de Paris IV Sorbonne, doyenne de la poétologie hispanique, Daniel Vives, Hervé Le Corre, Sandra Hernández et Françoise Morcillo des Universités de Rouen, Sorbonne Nouvelle/Paris III, Nantes et UPJV d’Amiens. Pour ces chercheurs nouvellement initiés à l’écriture de Julia de Burgos, leur dessein est de conduire la réception de cette œuvre vers une nouvelle ère de la diffusion de la poésie de Julia de Burgos, insufflant chacun dans leurs diverses approches critiques de nouvelles perspectives d’analyses européennes, différentes de celles de la Caraïbe. La publication du dernier cahier inédit de la poète a permis que Carmen Vásquez, Directrice du CEHA, commente les coulisses de sa création. Se sont joints à la célébration de ce double événement littéraire inédit en France dont Carmen Vásquez (UPJV) et Françoise Morcillo (UPJV) ont eu l’initiative, Julio Rodriguez Luis de l’Université de New York, et Aixa Gaztambide de Torriani de Locarno en Suisse. Une exposition sur la vie et l’œuvre de Julia de Burgos organisée à la Bibliothèque Universitaire agrémenta notre éclairage sur ce beau visage de Julia de Burgos tout entier adonné à un lyrisme sensuel. La projection du filmJulia toda en mí, de la cinéaste portoricaine Yvonne Belén, mis à la disposition du CEHA par Mercedes López-Baralt et MarÍa Caballero nous fait découvrir le monde sensuel et la légèreté des éléments dans lesquels semble avoir baigné sa vie créative avant qu’elle ne sombre dans la déchéance. En soirée du jeudi 6 Mai, grâce au partenariat avec le Service des Affaires Culturelles de l’UPJV s’est tenu au Logis du Roy, un 6
concert consacré à la musique classique d’Amérique latine. Le duo Cécile Lucas et Vincent Airault de flûte et guitare a interprété des œuvres de JoaquÍn Nin, Heitor Villa-Lobos, Astor Piazzolla et Edmundo Vásquez. Le duo composé par les pianistes Rosita Casanova et Violeta de la Mata s’est déplacé spécialement depuis Porto-Rico pour s’associer à cette célébration et nous honorer de leur présence en interprétant des oeuvres d’Isaac Albéniz et des compositeurs portoricains Juan Morel Campos, José Ignacio Quintón et Narciso Figueroa. Nous remercions très vivement les deux pianistes pour leur brio. Ces journées d’études ainsi que la publication des Actes ont pu s’organiser grâce aux soutiens des institutions et des amis du CEHA. Nous voulons d’abord remercier l’Université de Picardie Jules Verne qui a rendu possible la publication de l’Anthologie favorisant les journées d’études. Une grande reconnaissance de toute l’équipe du CEHA pour l’écoute favorable de son Président, ses vice-présidents et son Conseil Scientifique dans cette célébration de ce projet de recherches dans le domaine des Humanités. Nous remercions également la Direction des Affaires Internationales et la Direction des Relations Culturelles de l’UPJV, la Faculté des langues Etrangères, le Conseil de gestion, le Département d’études ibériques et ibéro-américaines et les membres du CEHA. Le CEHA ne saurait oublier la contribution de quelques institutions portoricaines qui se sont félicitées de voire naître en France un engouement pour découvrir cette voix lyrique portoricaine: l’Université de Porto-Rico, l’Institut de Culture Portoricaine, l’Assemblée Législative, l’Ateneo Puertorriqueño. Et comment oublier la générosité de María Consuelo Sáez Burgos, elle qui a rendu possible la publication dans l’Anthologie du fac-similé des carnets inédits de Julia de Burgos et leur première critique dans le présent volume? Nous avons regretté de ne pas l’avoir eue auprès de nous tout comme nous avons regretté
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l’absence de Marisol Figueroa qui consacre ses travaux de recherches à la correspondance de la poète. Les pages du présent volume vont restituer aux lecteurs la vive émotion et la stimulation intellectuelle qui régna pendant ces journées d’études. Poétologues hispanistes – portoricains, espagnols, français – ont contribué mêlant leur passion et leur érudition au déchiffrement d’une voix singulière et inédite en France de la poésie. Ces actes s’ouvrent sur le portrait de Julia de Burgos qu’esquisse le poète espagnol contemporain Miguel Veyrat.
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Carmen Vásquez Responsable du CEHA
PRÉFACE
JULIA DE BURGOS, UN ÁNGEL FIERAMENTE HUMANO
Miguel Veyrat
Es muy posible que a muchos poetas actuales de sensibilidad tendente al místicicismo, no les guste la poesía de Julia de Burgos, pues su figura trágica de mujer luchadora y adelantada a su tiempo, su decir sencillo y verdadero de auténtica poeta de la calle, se impone fácilmente a sus líricos arrebatos, como después explicaré. Julia de Burgos representa exactamente lo contrario de lo que supondría anteponer el pensamiento –el “inefable” pen-samiento– a la emisión de la palabra, la cual desaparecería para dar lugar a unarevelación: Este planteamiento creacionista, que intenta dar certificado de autenticidad a un deísmo en retirada como fuente única del origen del pensamiento poético, está pues en las antípodas delvibratola voz humana preñada por la de angustia del amor o del dolor en nuestra poeta portorriqueña.
Julia de Burgos pertenece a la especie de poetas para los cuales el chispazo de la emoción, al encontrarse con el duro pedernal de la palabra, hace manar el fuego del pensamiento; un pensamiento distinto al organizado más tarde como razón dialéctica por los filósofos, entregados vocacionalmente a responder a las preguntas
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que el poeta plantea de modo incesante, y a grandes voces, al mundo en que se siente inmerso y extrañado. Un pensamiento irracional –pero contradictoriamente cargado de “razones”– y de origen analógico, que el poeta modula con el regalo nacido de su laringe de primate evolucionado: la palabra desarrollada por la necesidad de comunicarse con otros para cooperar, amar, dolerse o cantar, organizada en el ritmo musical, lamúsica cognitiva, que también hereda de la Naturaleza. El logos –palabra y razón– , se escinde por la poesía, que es la palabra, sí, pero irracional–, 1 nos dirá María Zambrano en su ensayoFilosofía y Poesía.
Nada hay de inefable ni revelado en la poesía de Julia de Burgos, y mucho, sí, de grito de amor carnal o de angustiosa petición de socorro, batido en el ritmo del yunque –diástole-sístole– del corazón ensangrentado de nuestra gran poeta portorriqueña enfrentado a su destino. No voy a trazar pues aquí una reescritura de la biografía de Julia de Burgos, pues ya sus estudiosos tiene; ni voy a recrearme en la estampa de su pequeño cadáver consumido y hallado en una habitación de Harlem, donde acudió en busca de brazos fraternos, sino que quiero sumergirme en una –precisamente– lectura fraternal de poeta enamorado de su verbo cálido que se funde a cada momento con la única madre posible a su alcance, la tierra negra de Isis, de la Tradición y las diosas del lugar, con el agua de los ríos imitando su dulce lengua y el fuego enamorado del aire ardiente que ella aspira a borbotones, para consumirse de nuevo tras cada fracaso amoroso.
Voy a cantar a la poeta antítesis de la mística monjil, a la poeta que canta a las viudas de España y grita con ellas muerte al fascismo. A la poeta que irónicamente nos da su «Voz del alma restaurada» en el patético verso que cuenta: /Soy una desenfrenada marea agigantada de lágrimas/, mientras llora el /entrañado llanto de la sangre/. Es, en realidad, Julia de Burgos, la fiel 2 encarnación del “Ángel fieramente humano” que cantara Blas de Otero. Nunca olvidaré la impresión sentida en la soledad de mi gabinete, al leer por vez primera el poema «Río Grande de
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