La Question du congrès jugée par un paysan des Alpes-Maritimes. Adresse à S. M. l'empereur de toutes les Russies

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Cauvin (Nice). 1864. France (1852-1870, Second Empire). In-8 °. Pièce.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1864
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LA
QUESTION DU CONGRÈS
JUGÉE PAR UN PAYSAN
des
ALPES - MARITIMES.
ADRESSE
A SA M AJESTE
L'EMPEREUR DE TOUTES LES RUSSIES
NICE,
IMPRIMERIE, LITHOGRAPHIE ET LIBRAIRIE CHARLES CAUVIN,
Rue de la Préfecture, 6.
QUESTION DU CONGRÈS
JUGÉE PAR UN PAYSAN
des
ALPES- MARITIMES.
ADRESSE A SA MAJESTÉ
L'EMPEREUR DE TOUTES LES RUSSIES.
Sire,
La proposition du Congrès qui vous a été sou-
mise par notre Auguste Empereur demeurera dans
les annales des Rois comme un monument éternel
de la plus haute sagesse qui, à lui seul, est fait pour
éterniser la mémoire d'un Souverain.
Dans la réalisation de cette magnanime propo-
sition est la résurrection, sans contredit, du bien-être
des Nations, — à cet édifice colossal il vous est réservé,
Sire, d'apporter la plus glorieuse et la plus large des
parts et tous les Princes, qui daigneront participer de
leurs sympathiques efforts à sa construction, s'immor-
taliseront avec vous.
1864
— 2 —
Votre réponse qui est digne d'un Grand Mo-
narque , laisse la rayonnante espérance de votre
Auguste participation. Avec des sentiments aussi élevés
et avec des aspirations aussi magnanimes que celles de
votre Chevaleresque et Impérial Frère, l'oeuvre du
Congrès, Sire, peut être établie, même par vous deux
seuls, sur des bases immuables. Vous n'avez besoin que
de vous serrer cordialement la main et de cimenter
cette union, qui doit être indissoluble pour être fruc-
tueuse, par un pacte commercial de famille et par un
traité éternel d'alliance offensive et défensive.
La France, avec son Illustre Empereur, sou-
une telle union et y consent avec enthousiasme moyen-
nant la pacification de la Pologne par une amnistie
complète et par l'établissement d'un gouvernement
représentatif modelé sur ceux de l'Italie,de l'Autriche et
de l'Angleterre, sous le sceptre du Grand Duc Constantin
ou de tel autre Prince de votre Auguste Famille qu'il
vous plaira de choisir.
Ne craignez pas qu'une telle concession soit
faite à la révolution, c'est à l'opinion publique, c'est
à la civilisation , à l'humanité, que vous daignez, Sire,
la faire.
Belle et glorieuse Concession ! ! !
Mieux vaut-il passer pour faible que despote ?
Faible en faisant le bonheur de son peuple,
Quelle grandiose faiblesse ! ! Effets sublimes de celle
qui fera votre immortel honneur et qui vous attirera à
jamais l'admiration de tout ce qu'il y a de civilisé. Au
reste, la gloire du fort n'a-t-elle pas toujours consisté

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