La reconnaissance : troisième mode du langage / [par Ch. Desbans,...]

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impr. de E. Monnoyer (Le Mans). 1871. 15 p. ; in-8.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1871
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LA RECONNAISSANCE
Les poëtes écrivent pour
plaire cl pour instruire.
(HORACE.)
- --
LE MANS
TYPOGRAPHIE ED. MONNOYER, PLAGE DES JACOBINS. 12
1871
TROISIÈME MODE DU LANGAGE
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Les poëtes écrivent pour
plaire et pour instruire.
(HORACE.)
LE MANS
TYPOGRAPHIE ED. MONNOYER, PLACE DES JACOBINS, 12
1871
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(ID
TROISIÈME MODE DU LANGAGE
LA RECONNAISSANCE
~~<~af~~*~-
Les poëtes écrivent pour
plaire et pour instruire.
(HORACB.)
Un don sans importance,
Le plus léger présent
Nous chatouille le cœur
D'une secrète joie.
Quel est donc ce mystère ?
On dirait un rayon
D'une douce lumière
S'infiltrant en nos veines
Comme un soleil d'avril
Qui sourit à la terre.
C'est qu'il y a contact
Entre la bienveillance
Et la reconnaissance,
Ces deux charmantes choses
De notre espèce humaine.
Nous n'avons rien en nous
- 4 -
Qui vaille le plaisir
De dire : Je vous aime
Et m'intéresse à vous.
Nous n'avons rien en nous
Qui vaille le plaisir
De répondre à son tour :
Merci !
Mon cœur est très-touché;
Mon âme sympathise
A toutes vos bontés ;
Je voudrais vous les rendre
Imprégnées d'un parfum
Exquis, délicieux,
Dont jamais la mémoire
Ne serait oubliée.
Ainsi la France en deuil
De ses gloires trahies,
Répond de tous côtés :
Merci !
Merci à toi, Belgique,
Ma sœur hospitalière,
Compatissante et bonne
Et qui la première
Recueillit à foison
Tous nos pauvres blessés
Et ces âmes en peine
De nos braves soldats,
Etourdis d'une chute
Jusqu'alors ignorée.
Reçois, je t'en supplie,
Nos grâces infinies.
On sent que tu n'es pas
- 5 -
Pour nous une étrangère ;
Tu as du sang français !
Oh ! tu l'as bien fait voir !
Indépendante et forte,
De ces grands sentiments
Qui, d'étroites limites,
Elèvent un peuple au rang
Des plus vastes Etats,
Tu n'as point calculé
La chance aléatoire
Des conquêtes sans frein
Qui pouvaient t'embrasser.
Ton honneur a grandi
De ce trait de courage.
Cent fois gloire à celui
Qui prend part au malheur !
Nous te le revaudrons.
Par delà ta frontière,
Tu seras toujours sûre
De retrouver des frères.
C'est toujours par le bien
Qu'un sympathique accord
Se forme entre les peuples,
Comme entre bons voisins,
Qui, contents de leur sort,
Jamais ne s'envient rien
Et tournent leurs efforts
Contre un danger commun.–
A tous les horizons
Nous avons eu la peine.
La Suisse en fut émue.
Au-devant d'une armée

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