//img.uscri.be/pth/83f5de48a8ac182350b4a45b84aacf5af34d34b2
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 2,49 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB - MOBI

sans DRM

La Seconde à M. Drumont

De
42 pages

M. Drumont poursuit avec un rare courage et une activité peu commune aujourd’hui, l’extinction de la race juive. C’est la mort d’Israël qu’il s’est donné pour but. Israël est puissant en ce moment et il se recrute un peu partout ; ses alliances s’étendent au loin. Notre vieux monde souffre d’un mal profond, reconnaissons-le, et il n’est que temps qu’on lui applique une médication efficace. M. Drumont semble convaincu que le juif en est la principale cause et qu’il suffit d’extirper l’engeance maudite pour que tout s’arrange par la force des choses.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


Voir plus Voir moins
Illustration

À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIXe, les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.

Georges Audiffrent

La Seconde à M. Drumont

LA SECONDE A M. DRUMONT

*
**

M. Drumont poursuit avec un rare courage et une activité peu commune aujourd’hui, l’extinction de la race juive. C’est la mort d’Israël qu’il s’est donné pour but. Israël est puissant en ce moment et il se recrute un peu partout ; ses alliances s’étendent au loin. Notre vieux monde souffre d’un mal profond, reconnaissons-le, et il n’est que temps qu’on lui applique une médication efficace. M. Drumont semble convaincu que le juif en est la principale cause et qu’il suffit d’extirper l’engeance maudite pour que tout s’arrange par la force des choses. A soutenir ses convictions, à cet égard, il a développé un très grand talent ; il est arrivé à remplir le monde de son nom. Il a, certes, obtenu un grand succès d’opinion. Ses livres et le journal qu’il dirige ont eu et continuent à avoir d’innombrables lecteurs. Il a fait presque des fanatiques ; dans un certain monde on ne jure que par lui.

Cependant, s’il a fait partager ses espérances à la plupart de ses lecteurs, il en est qu’il n’a pas converti à sa doctrine. Que ne puis-je, pour ma part, rattacher la régénération de notre vieux monde à l’extinction de la cause que nous signale si chaleureusement le fougueux écrivain.

Comme médecin, j’ai contracté l’habitude de ne pas trop m’arrêter à la superficie des choses. Tel fait, qui absorbe l’attention de l’observateur, étranger au grand art de guérir, n’est pas toujours ce qui frappe le plus le praticien qui connait son métier. L’invasion juive, disais-je dans une première épître à M. Drumont, est un symptôme et non la cause de notre état social actuel. Voilà ce dont j’aurais voulu le convaincre pour travailler avec lui, en connaissance de cause, à la guérison du mal dont l’Occident tout entier, je n’ose dire le monde, est de nos jours atteint. M. Drumont, je le vois bien, ne nous a pas compris. Il a marché sans trop consulter l’histoire et il est à craindre qu’il ne se soit égaré. Le juif dans l’histoire de l’Humanité, lui disais-je encore, constitue une véritable anomalie, très intéressante à étudier et digne même parfois de nos sympathies. Jugeant la question historique avec sa foi de chrétien, que je respecte profondément, il n’a pu voir tout ce que comporte d’enseignement ce grand fait. Si l’homme d’État a besoin des lumières d’une science supérieure, pour ne pas faire fausse route aujourd’hui, combien ne sont-elles pas nécessaires à celui qui aspire à diriger l’opinion, pour l’empêcher de frapper à faux. Un grand mouvement philosophique s’est fait autour de nous, et M. Drumont n’a pas voulu en tenir compte. Il y a été, cependant, dûment invité.