La victoire, c'est la République, sentiments d'un vrai patriote / [signé : A. Leclerc]

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impr. de Canu (Évreux). 1870. In-8°, 8 p..
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Publié le : samedi 1 janvier 1870
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10 CENTIMES
M VICTOIRE, C'EST LA REPUBLIQUE
SENTIMENTS D'UN VRAI PATRIOTE
Evreux, 1er Novembre 1870.
La République a pour de-
vise : Liberté. — Egalité. —
Fraternité. — Pour tout
bon citoyen, dans ces trois
mots se révèlent: Amour,
Union. Intégrité, Modestie.
Paix et Charité.
Devant le nouveau désastre qui nous est arrivé à
Metz, sans nous appesantir sur la trahison, ou tous au-
tres motifs qui peuvent en être la cause, nous ne de-
vons en envisager que les conséquences qui sont évi-
demment déplorables et ne pas nous apitoyer sur notre
sort qui ne peut être et ne sera jamais désespéré. En
effet, cette seconde catastrophe n'affaiblira pas notre
courage, et dans nos malheurs mêmes, nous puiserons
une force nouvelle.
Ainsi, plus de 100,000 Prussiens vont se détacher
des environs de Metz, pour venir fondre sur nous;
— 2 —
c'est par la Normandie qu'ils arriveront, pour continuer
à exercer leurs ravages clans les provinces de l'Ouest,
puisque tout est presqu'entièrement dévasté dans le
Nord, Nord-Est et Est de la partie Nord de la France.
Français, n'arrêterons-nous pas. au début de sa
marche, cette armée qui convoite notre ruine, la laisse-
rons-nous arriver jusqu'au coeur de la France?
Dans de pareilles circonstances et en vue d'une si
triste perspective, le temps n'est pas aux phrases et aux
litanies implorantes ; assez de gestes et de paroles inu-
tiles, de l'action, mille dieux, de l'action ! où veulent
donc nous mener ceux qui nous représentent actuelle-
ment? Feraient-ils, par leur hésitation à prendre une
mesure extrême, douter de leur patriotisme? Nous ne
sommes pas ici tranquillement assis en cour d'assises
ou à la chambre des députés pour entendre de sangfroid,
de belles paroles, de longs et beaux discours, énergiques
c'est vrai, mais qui en ce moment ne mènent à rien !
C'est des faits qu'il nous faut! Ont-ils donc contre
eux des esprits de parti, qui dans l'ombre paralysent
leurs efforts ? Peut-être!.... Qu'ont-ils fait jusqu'ici
pour préparer et soulever les provinces à la défense
nationale? Ont-ils compris enfin, bien tard hélas ! que
c'est par les provinces seules, puisqu'ils n'ont pas
d'armées sérieuses, que l'ennemi peut être rejeté.vers
Paris, qu'il n'attaque pas, et y trouver la mort ou une
défaite complète, pris ainsi entre l'armée de Paris et
les provinces, défensives d'abord, offensives ensuite?
N'est-ce pas en effet les provinces seules qui peuvent
couper les vivres à l'armée prussienne, la réduire à

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