Le 7 décembre, ou la Soeur de charité, anecdote dédiée à d'illustres mânes, par l'auteur des "Mémoires d'une Contemporaine"...

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Librairie d'industrie (Paris). 1827. In-8° , 12 p..
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Publié le : lundi 1 janvier 1827
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LE 7 DECEMBRE
OU
DE CHARITÉ.
DÉDIÉE A D'ILLUSTRES MANES
PAR
L'AUTEUR DES MEMOIRES D'UNE CONTEMPRAINE
4 Vol in-8° qui s'impriment chez Ladvocat, et dont l'avant-propos
est joint à cet opuscule. '
PRIX : 2 FR.
A PARIS,
A LA LIBRAIRIE D'INDUSTRIE,
Rue Saint-Maur-Feydeau n10, vis-à-vis la petite rue
Montmorency,
Et chez tous les Libraires du Palais-Royal.
l827
Imprimerie de SETIER, Cour des Fontaine, n° 7, à Paris.
LE 7 DÉCEMBRE,
OU
LA SOEUR DE CHARITE,
ANECDOTE DU 19) SIECLE
Le destin des combats
Lui devait, après tant de gloire,
6e qu'aux Français naguère il ne refusait pas,
Le bonheur de mourir dans un jour de victoire.
CASIMIR- DELAVIGNE.
PAR une froide matinée du mois de décem-
bre 1817, nous suivions le boulevard pour
accomplir un pèlerinage douloureux Mon
amie me dit : « Écoutez ce récit, il m'a été
fait par là soeur Thérèse elle-même..
« Tout était silencieux encore à l'Hospice
de la Maternité ; quelques faibles gémissements
des infortunées confiées à nos soins interrom-
paient seuls le silence de nos vastes salles t et
dans un recueillement profond j'élevais ma
prière pour l'adoucissement de leurs maux. Il
pouvait être sept heures , quand tout-à-coup
une détonation d'armes à feu me glace d'effroi,
et répand l'épouvante parmi les malades, que
4
réveille ce bruit sinistre, Nos soeurs , qui ve-
naient d'en apprendre la terrible cause, ren-
traient épouvantées , et comme pour fuir un
objet d'effroi Hélas! nous en vîmes bientôt
un d'éternelle pitié pour toute âme française ,-
et pour moi d'une douleur qui serait devenue
désespoir si la religion ne m'eût soutenue et
«n'eût rendu quelque calme à mon esprit. Mes
sanglots et mes ferventes prières firent long-
temps retentir les voûtes de la salle où l'on
venait de déposer les restes sanglants, mais
non défigurés , d'un de nos guerriers les plus
braves , et du génie tutélaire de tant de sol-
dats, Vous me regardez ; peut-être êtes-vous
étonnée de me voir aussi instruite sur des faits
si étrangers à mes obscurs et pieux devoirs.
Mais dans la grande famille française, tm sont
les mères, les épouses, les soeurs, qui ne vi-
vent pas un époux, un fils, un frère, ou suc-
comber avec honneur ou revenir avec gloire
après avoir combattu pour la commune patrie?
Bien jeune encore, je perdis mon père a la
bataille d'Eylau, où il servait sous les ordres
du maréchal Ney. Mon frère Philippe a fait
les campagnes de 1805 avec le sixième corps;
dans celle de Russie, il fut blessé, pendant
la retraite de Viazma à Smolensk, où le héros

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