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Le coeur des hommes - Seconde chance

De
188 pages

La fin des temps approche. Gabriele Livano, vingt-cinq ans, se réveille en pleine nuit et réalise que l’on vient de lui faire une révélation troublante : il va mourir, mais devra sauver l’humanité et se sauver lui-même avant sa mort.

Saura-t-il mener à bien cette mission sans tomber dans le côté le plus sombre de sa personnalité ?

Cécile Marcuz, trente-deux ans, est enseignante dans un collège en Alsace. Elle a vécu en Grande-Bretagne et quelques mois dans le nord-ouest de l’Italie. Passionnée et déterminée, cette jeune écrivaine puise la richesse de son inspiration dans son vécu, ses convictions profondes et sa mixité culturelle. Elle s’inspire également des nombreux voyages qui ont jalonné sa vie et de la spiritualité qui fait partie intégrante de son quotidien.


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LE CŒUR DES HOMMES – SECONDE CHANCE ———————————————————————
Cécile MARCUZ
Le cœur des hommes – Seconde chance
Éditions Mélibée
Éditions Mélibée, 2012 9, rue Sébastopol - BP 21531 - 31015 Toulouse Cedex 6 Fabrication numériue : I-Kiosue, 2012 EAN numériue : 9782362521614 Confiez-nous votre talent : info@editions-melibee.comwww.editions-melibee.com Le Code de la propriété intellectuelle et artistiue n'autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article L.122-5, d'une part, ue « les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une u tilisation collective » et, d'autre part, ue les analyses et les courtes citations dans un b ut d'exemple et d'illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partie lle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l'article L. 122-4). « Cette représentation ou reproduction, par uelue procédé ue ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.
I II
I II III IV V
I II III IV V VI VII VIII IX X XI XII XIII XIV XV XVI XVII XVIII XIX XX XXI XXII XXIII XXIV
Table des matières
PREMIÈRE PARTIE
DEUXIÈME PARTIE
TROISIÈME PARTIE
PREMIÈRE PARTIE
I
Dieu dit : « Mon peuple n'a pas écouté ma voix, Israël ne s'est pas rendu à moi ; Je les laissai à leur cœur endurci, ils marchaient ne suivant que leur conseil.
Ah ! Si mon peuple m'écoutait, si dans mes voies marchait Israël, en un instant j'abattrais ses adversaires et contre ses oppresseurs tournerais ma main. Les ennemis de Yahvé l'aduleraient, et leur temps serait à jamais révolu ; et lui, de la graisse du froment je l'aurais nourri, rassasié avec le miel du rocher. » Il prononça chacune de ces phrases avec un ton grav e, pesant chacun des mots, comme si c'était son propre cœur qui en était l'auteur. Il referma le livre saint, posant son regard sur chacun de ses frères moines, puis quitta le pupitre avec soumission et humilité. Ces paroles venaient clore la prière du soir ainsi que la dure journée de labeur. Gabriele entra dans sa cellule, il était précisémen t vingt heures trente, l'heure à laquelle le monastère éteignait ses feux et entrait dans la quiétude du paysage magnifique et presque sauvage de ce petit village romain situé dans les hauteurs, loin du tumulte de la grande ville. Gabriele Livano venait tout juste d'avoir vingt-cinq ans. Cela faisait deux ans qu'il était entré dans la vie monastique, il avait entendu l'ap pel, comme il se plaisait à le dire. Il n'avait pas regretté son choix une seule fois depuis qu'il avait complètement changé de vie au grand désespoir de ses parents. Qui va reprendre le cabinet familial, Gabriele ? Il appartenait à ton grand-père, moi-même je lui ai succédé... Et tes études de médecine ? Tant de potentiel, d'intelligence ruinés, gâchés... Tant de personnes que tu aurais pu secourir, un avenir matériel assuré... La fierté de la famille... curé ! Son âme saignait encore lorsqu'il songeait aux dures paroles de son père qui avait dû se résoudre à accepter la décision de son fils unique. Il ne comprenait toujours pas quelle était cette force qui lui prenait son enfant, le retirant de la réalité, de la vie et des plaisirs qui donnent du sens à l'existence humaine. Quant à sa chère maman, qui n'avait pu avoir qu'un seul enfant, elle se désolait dans le secret de ne jamais pouvoir goûter à la joie d'a voir des petits-enfants. Elle ne l'avait jamais dit à son fils, le fruit de son sein auquel elle se sentait tellement liée, mais sa tendre progéniture le ressentait au plus profond de lui. Gabriele avait dû se battre pour faire accepter sa nouvelle vocation qui n'était pas une
lubie, contrairement à ce que disait son père. Sa route vers la vérité et l'amour, comme il le pensait, avait été parsemé d'embûches, la nature l'ayant de surcroît gratifié de traits fins, d'une beauté rare, et son regard azur ne lais sait que rarement le sexe opposé indifférent. Il avait ainsi déjà connu la tentation dans l'enceinte même du monastère l'une ou l'autre fois où des retraitantes célibataires avaient été persuadées d'avoir trouvé l'âme sœur en cet être au nom angélique, si doux et si beau. Il posa la tête sur son oreiller. « Gabriele, mon peuple n'a pas écouté ma voix, Israël ne s'est pas rendu à moi. Je les laissai à leur cœur endurci, ils marchaient ne suivant que leur conseil. Ah ! Si mon peuple m'écoutait, si dans mes voies marchait Israël, en un instant j'abattrais ses adversaires et contre ses oppresseurs tournerais ma main. Les enne mis de Yahvé l'aduleraient et leur temps serait à jamais révolu. Et lui, de la graisse du froment je l'aurais nourri, rassasié avec le miel du rocher. » Gabriele ne dit rien. Il était allongé et pourtant avait l'air d'être debout. Il était endormi, il savait qu'il venait de se coucher, et pourtant, il avait la sensation d'être réveillé, bien réveillé ! « Gabriele, reprit la voix si douce et imposante à la fois. Tu portes en ton nom toute ma force, ton cœur est pur, il n'a pas suivi les faiblesses de ce monde. La fin est proche et mon peuple s'est égaré, il a confondu mensonge, illusion et vérité. J'ai besoin de toi, Gabriele, pour offrir une seconde chance au cœur de l'Homme. Le combat sera rude, mais je crois en lui. Viens, regarde et imprègne-toi. Contemple, respire et comprends. Dans très peu de temps, je t'enlèverai, tu mourras, Gabriele ». Le sommeil de Gabriele s'interrompit brutalement. Avait-il rêvé ? Avait-il eu un songe ? Avait-il eu ce privilège, selon lui, de rencontrer Dieu et de vivre la même expérience que tant de prophètes du livre saint ? Il en avait toujours rêvé, mais quel était le message qu'il avait, lui, à délivrer ? Puis il s'arrêta net, sort ant de l'excitation qui commençait à s'installer en lui. « On vient de te dire que tu vas mourir ! » dit-il à haute voix. Un trouble envahit son cœur, il se leva et décida d'aller prendre l'air en cette belle nuit de juillet ; il était trois heures du matin. Tel un spectre dans la nuit, vêtu de sa coule, le c apuchon remonté sur la tête, Gabriele se mit à arpenter les allées du grand jardin du monastère. Toutes les paroles qui venaient de lui être dites se bousculaient en lui, elles parcouraient tout son être. Il ne comprenait pas. Pourquoi lui ? Un sentiment de colè re et d'injustice commença à l'envahir. « Ton cœur est pur ».Et comment !pensa-t-il. « Tu n'as pas suivi les faiblesses de ce monde ».Alors pourquoi moi ! Je n'ai que vingt-cinq ans ! Est-ce la façon de me remercier ? Gabriele n'avait jamais agi par intérêt, ni envers Dieu, ni envers les hommes. Il avait reçu un don extraordinaire et tellement rare, celui de l'amour qui pousse à agir pour le bien du plus grand nombre. Il avait ses propres fai blesses, mais avait toujours tendu à faire mieux, à se dépasser. Il avait toujours agi a insi, pourquoi au fond, il ne le savait même pas. Tout ce qu'il ressentait dans son for int érieur, c'est qu'il ne trouverait de
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