Le juif errant

Publié par

Le juif errant

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
Lecture(s) : 72
Nombre de pages : 325
Voir plus Voir moins
The Project Gutenberg EBook of Le juif errant - Tome II, by Eugène Süe This eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and with almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included with this eBook or online at www.gutenberg.net Title: Le juif errant - Tome II Author: Eugène Süe Release Date: March 8, 2005 [EBook #15296] [Date last updated: April 21, 2006] Language: French *** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK LE JUIF ERRANT - TOME II *** Produced by Ebooks libres et gratuits; this text is also available at http://www.ebooksgratuits.com in Word format, Mobipocket Reader format, eReader format and Acrobat Reader format. Eugène Sue LE JUIF ERRANT Tome II (1844 — 1845) Table des matières Douzième partie Les promesses de Rodin I. L'inconnu. II. Le réduit. III. Une visite inattendue. IV. Un service d'ami. V. Les conseils. VI. L'accusateur. VII. Le secrétaire du père d'Aigrigny. VIII. La sympathie. Treizième partie Un protecteur I. Les soupçons. II. Les excuses. III. Révélations. IV. Pierre Simon. V. L'Indien à Paris. VI. Le réveil. VII. Les doutes. VIII. La lettre. IX. Adrienne et Djalma. X. Les conseils. XI. Le journal de la Mayeux. XII. Suite du journal de la Mayeux. XIII. La découverte. Quatorzième partie La fabrique I. Le rendez-vous des loups. II. La maison commune. III. Le secret. IV. Révélations. V. L'attaque. VI. Les Loups et les Dévorants. VII. Le retour. VII. Le retour. Quinzième partie Rodin démasqué I. Le négociateur. II. Le secret. III. Les aveux. IV. Amour. V. Exécution. VI. Les Champs-Élysées. VII. Derrière la toile. VIII. Le lever du rideau. IX. La mort. Seizième partie Le choléra I. Le voyageur. II. La collation. III. Le bilan. IV. Le parvis Notre-Dame. V. La mascarade du choléra. VI. Le combat singulier. VII. Cognac à la rescousse! VIII. Souvenirs. IX. L'empoisonneur. X. La cathédrale. XI. Les meurtriers. XII. La promenade. XIII. Le malade. XIV. Le piège. XV. La bonne nouvelle. XVI. La note secrète. XVII. L'opération. XVIII. La torture. XIX. Vice et vertu. XX. Suicide. XXI. Les aveux. XXII. Suite des aveux. XXIII. Les rivales. XXIV. L'entretien. XXV. Consolations. XXVI. Les deux voitures. XXVII. Le rendez-vous. XXVIII. L'attente. XXIX. Adrienne et Djalma. XXX. L'imitation. XXXI. La visite. XXXII. Agricol Baudoin. XXXIII. Le réduit. XXXIV. Un prêtre selon le Christ. XXXV. La confession. XXXVI. La visite. XXXVII. La prière. XXXVIII. Les souvenirs. XXXIX. Jocrisse. XL. Les anonymes. XLI. La ville d'or. XLII. Le lion blessé. XLIII. L'épreuve. XLIV. Les ruines de l'abbaye de Saint-Jean le Décapité. XLV. Le calvaire. XLVI. Le conseil. XLVII. Le bonheur. XLVIII. Le devoir. XLIX. La quête. L. L'ambulance. LI. L'hydrophobie. LII. L'ange gardien. LIII. La ruine. LIV. Souvenirs. LV. L'épreuve. LVI. L'ambition. LVII. À socius, socius et demi. LVIII. Madame de la Sainte-Colombe. LIX. Les amours de Faringhea. LX. Une soirée chez la Sainte-Colombe. LXI. Le lit nuptial. LXII. Une rencontre. LXIII. Un message. LXIII. Un message. LXIV. Le premier juin. Épilogue I. Quatre ans après. II. La rédemption. Conclusion Douzième partie Les promesses de Rodin I. L'inconnu. La scène suivante se passait le lendemain du jour où le père d'Aigrigny avait été si rudement rejeté par Rodin dans la position subalterne naguère occupée par le socius. * * * * * La rue Clovis est, on le sait, un des endroits les plus solitaires du quartier de la montagne Sainte-Geneviève; à l'époque de ce récit, la maison portant le numéro 4 dans cette rue se composait d'un corps de logis principal, traversé par une allée obscure qui conduisait à une petite cour sombre, au fond de laquelle s'élevait un second bâtiment singulièrement misérable et dégradé. Le rez-de- chaussée de la façade formait une boutique demi-souterraine, où l'on vendait du charbon, du bois en falourdes, quelques légumes et du lait. Neuf heures du matin sonnaient; la marchande, nommée la mère Arsène, vieille femme d'une figure douce et maladive, portant une robe de futaine brune et un fichu de rouennerie rouge sur la tête, était montée sur la dernière marche de l'escalier qui conduisait à son antre et finissait son étalage, c'est-à-dire que d'un côté de sa porte elle plaçait un seau à lait en fer-blanc, et de l'autre quelques bottes de légumes flétris accostés de têtes de choux jaunâtres; au bas de l'escalier, dans la pénombre de cette cave, on voyait luire des reflets de la braise ardente d'un petit fourneau. Cette boutique, située tout auprès de l'allée, servait de loge de portier, et la fruitière servait de portière. Bientôt une gentille petite créature, sortant de la maison, entra, légère et frétillante, chez la mère Arsène. Cette jeune fille était Rose- Pompon, l'amie intime de la reine Bacchanal; Rose- Pompon, momentanément veuve, et dont le bachique, mais respectueux sigisbée, était, on le sait, Nini-Moulin, ce chicard orthodoxe qui, le cas échéant, se transfigurait après boire en Jacques Dumoulin, l'écrivain religieux, passait ainsi allègrement de la danse échevelée à la polémique ultramontaine, de la Tulipe orageuse à un pamphlet catholique. Rose-Pompon venait de quitter son lit, ainsi qu'il apparaissait au négligé de sa toilette matinale et bizarre; sans doute à défaut d'autre coiffure elle portait crânement sur ses charmants cheveux blonds, bien lissés et peignés, un bonnet de police emprunté à son costume de coquet débardeur; rien n'était plus espiègle que cette mine de dix-sept ans, rose, fraîche, potelée, brillamment animée par deux yeux bleus, gais et pétillants. Rose-Pompon s'enveloppait si étroitement le cou jusqu'aux pieds dans son manteau écossais à carreaux rouges et verts un peu fané, que l'on devinait une pudibonde préoccupation; ses pieds nus, si blancs que l'on ne savait si elle avait ou non des bas, étaient chaussés de petits souliers de maroquin rouge à boucle argentée… Il était facile de s'apercevoir que son manteau cachait un objet qu'elle tenait à la main. — Bonjour, mademoiselle Rose-Pompon, dit la mère Arsène d'un air avenant, vous êtes matinale aujourd'hui, vous n'avez donc pas dansé hier? — Ne m'en parlez pas, mère Arsène, je n'avais guère le coeur à la danse; cette pauvre Céphyse (la reine Bacchanal, soeur de la Mayeux) a pleuré toute la nuit, elle ne peut se consoler de ce que son amant est en prison. — Tenez, dit la fruitière, tenez, mademoiselle, faut que je vous dise une chose à propos de votre Céphyse. Ça ne vous fâchera pas? — Est-ce que je me fâche, moi?… dit Rose-Pompon en haussant les épaules. — Croyez-vous que M. Philémon, à son retour, ne me grondera pas? — Vous gronder! Pourquoi? — À cause de son logement, que vous occupez… — Ah ça, mère Arsène, est-ce que Philémon ne vous a pas dit qu'en son absence je serai maîtresse de ses deux chambres comme je l'étais de lui-même? — Ce n'est pas pour vous que je parle, mademoiselle, mais pour votre amie Céphyse, que vous avez aussi amenée dans le logement de M. Philémon. — Et où serait-elle allée sans moi, ma bonne mère Arsène? Depuis que son amant a été arrêté, elle n'a pas osé retourner chez elle, parce qu'ils y devaient toutes sortes de termes. Voyant sa peine, je lui ai dit. «Viens toujours loger chez Philémon; à son retour nous verrons à te caser autrement.» — Dame, mademoiselle, si vous m'assurez que M. Philémon ne sera pas fâché… à la bonne heure. — Fâché, et de quoi? qu'on lui abîme son ménage? Il est si gentil, son ménage! Hier, j'ai cassé la dernière tasse… et voilà dans quelle drôle de chose je suis réduite à venir chercher du lait. Et Rose-Pompon, riant aux éclats, sortit son
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.