Le Manche à balai et l'ancienne Constitution, justification matérielle et irréfutable du Coup d'état du 2 décembre. Avis aux derniers récalcitrants. [Signé : V. Verneuil.]

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impr. de A. Carro (Meaux). 1852. In-8° , 8 p..
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Publié le : jeudi 1 janvier 1852
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MANCHE A BALAI
ET
L'ANCIENNE CONSTITUTION,
MATERIELLE ET IRREFUTABLE
DU COUP D'ÉTAT DU DEUX DECEMBRE.
AVIS AUX DERNIERS RÉCALCITRANTS.
. . . . Là-dessus ayant fermé la porte derrière, la
vieillé, j'allai rallumer ma pipe auprès du feu.
A peine étais-je assis, qu'il entra quatre hommes
en blouse, qui se plaeèrent dans un coin de la salle
autour d'une table sur laquelle on déposa un litre de
vin et des verres. —
-Hé bien, mon pauvre vieux», dit l'un, en trinquant
avec son voisin, buvons tout simplement à notre
santé, car nous ne pouvons plus boire à celle de la
Constitution et de la République ; celle-là, est morte,
et celle-ci; très malade.
2
— Le fait est, répondit l'autre, qu'on ne sait pas
trop où l'on en est.
— Il faut, tout de même, reprit le troisième, que
Louis bonaparte, soit un fameux scéléra, car en
chassant la chambre, il a fait comme si j'avais ren-
voyé mon maître pour m'établir dans sa propriété, et
en détruisant la constitution, il a agi comme si je
tuais ma femme, car il lui avait juré fidélité ni plus
ni moins que je l'ai juré à Babet, ;et son serment
était encore bien plus important que le mien, car je
ne l'ai fait que devant M. le maire, qui n'est qu'un
homme comme nous, et lui a prononcé le sien devant
tout les pays.
— Bravo! bravo!!! bien dit, s'écrièrent les trois
compagnons de l'orateur.
M'étant levé et approché gravement des buveurs
ma figure rébarbative attira toute leur attention.
— Messieurs, leur dis-je d'un ton calme, je suis le
neveu et l'héritier de feu madame Buchepot, que vous
avez sans doute connue et estimée. Je viens habi-
ter ce pays et je saisirai avec empressement toutes
les occasions pour faire connaissance des habitants
de la commune; je vous prie donc de vouloir bien
me permettre d'attendre mon souper en votre com-
pagnie.
— Très volontiers, vous nous faites honneur, me
répondirent les quatre villageois qui, d'ailleurs, étaient
tous doués d'une excellente physionomie.
— J'espère devenir ici l'ami de tout le monde,
repris-je, lorsque je me fus mis à table, mais il
faudra pourtant que l'on s'habitue à mon caractère :
— D'abord, je suis d'une franchise qui me fait dire
crûment là vérité aux gens, car je déteste les men-
songes et les erreurs qui produisent toujours les plus
grands maux. Par exemple, ajoutai-je, en m'adres-

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