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Le Météore de Sibérie

De
83 pages
En 1906, un corps céleste mystérieux s'abattait sur la Tugunska, en plein cœur de la Sibérie, causant mort et dévastation. Aujourd'hui, l'histoire semble se répéter… Le journaliste photographe Marc Lucciani et ses confrères américains Oskar Selznick et Frank Matheson décident d'enquêter sur place, mais ils n'ont aucune idée de l'horreur qui les attend au sein de l'énigmatique "camp des étoiles" créé par les autorités russes pour exploiter les abominables secrets du météore de Sibérie...
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présente
Le Météore de Sibérie
Jean-Pierre Andrevon
Préface..................................................................................................................................................4
Chapitre premier...................................................................................................................................7
Chapitre II...........................................................................................................................................11
Chapitre III.........................................................................................................................................15
Chapitre IV.........................................................................................................................................20
Chapitre V...........................................................................................................................................25
Chapitre VI.........................................................................................................................................32
Chapitre VII........................................................................................................................................37
Chapitre VIII.......................................................................................................................................43
Chapitre IX.........................................................................................................................................50
Chapitre X..........................................................................................................................................56
Chapitre XI.........................................................................................................................................63
Chapitre XII........................................................................................................................................69
Chapitre XIII......................................................................................................................................76
Chapitre XVI......................................................................................................................................80
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Jean-Pierre Andrevon -Le Météore de Sibérie
LE MÉTÉORE DE SIBÉRIE
Préfa
ce
La malédiction de Jean-Pierre Andrevon
Je ne connais pas Jean-Pierre Andrevon. Enfin, pas humainement. Jamais croisé, jamais rencontré. Pour tout vous dire, tant que la célèbre téléportation chère au Capitaine Kirk du mythique Enterprisene sera pas à ma disposition, les hasards de la vie seront nécessaires à cette simultanéité physique de deux êtres en un même lieu au même moment. L’éloignement en est la cause. L’homme vit près de Grenoble et moi à Paris.
Néanmoins, si j’avais pu le rencontrer, j’aurai sans doute bafouillé quelques mots, baissé les yeux et sorti trois ou quatre livres de la sacoche qui m’accompagne toujours afin de lui faire comprendre qu’un autographe de sa divine plume était vivement souhaité. Il m’aurait regardé tendrement, aurait effacé une larme perlant de son œil gauche, les écrivains ont toujours un excellent œil gauche, et aurait apposé son auguste paraphe sur quelques-uns de ses écrits. Peut-être. Ou alors il m’aurait balancé un bon gros coup de tatane dans le bide en hurlant : « Ni Dieu, ni Maître ! Repasse me voir quand t’auras grandi, petit con ! » Possible aussi.
En même temps, ne jamais rencontrer les écrivains que l’on aime, c’est souscrire une police d’assurance qui vous garantit de ne jamais être déçu. Seuls les mots de l’auteur vous accompagnent et pas ces humeurs. C’est aussi, décider de s’affranchir de toute émotion. Pas très marrant comme perspective ça… Et moi, Andrevon, il est tout en haut de mon panthéon sentimental. Andrevon, Barjavel, Demuth, Jeury, Pelot, Wul, je les classe par ordre alphabétique, pas de jaloux. Sans eux, le pauvre adolescent que j’étais au début des années 1980 n’aurait jamais croisé la SF Française. Reconnaissance éternelle et émotion perpétuelle. Nous finirons bien par nous croiser.
Maintenant,lescoop ! Malheureusement pour lui, Jean-Pierre Andrevon est victime d’une étrange malédiction :TheCurse of Jean-Pierre Andrevonne connaissiez pas . Vous ? Ben, c’est pourtant évident. Écrire de la science-fiction dans un pays qui a décidé, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, qu’il ne pouvait s’agir que d’un sous genre littéraire, d'un truc assez minable pour lecteurs pas finis, vit une tragédie. Andrevon aurait publié trois ou quatre bouquins de cent cinquante pages – en gros caractères chez un éditeur du VIe arrondissement parisien – contenant à peine plus d’une demie-idée par volume mais le tout dans un style d’eunuque de la pensée moderne – style École Normale – , il aurait déjà raflé deux ou trois prix littéraires, serait invité régulièrement sur tous les plateaux télés et donnerait même son avis à la première émission politique grand public venue. Il en est ainsi de notre beau pays. Mieux vaut avoir peu d’idées, les étaler trèsgrassementà travers la petite lucarne, bien ajuster sa chemise et enfourcher toutes les batailleshumanitairesqui passent à porter de la main pour être reconnu. Si vous savez écrire, raconter une histoire, si par malheur un certain souffle lyrique vous habite de temps en temps, vous êtes définitivement grillés,
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Jean-Pierre Andrevon -Le Météore de Sibérie
rayés des cadres, excommuniés. Pas de pitié pour les talentueux au royaume des fatigués de l’imaginaire ! Bon, la vie est dégueulasse, Jean-Pierre Andrevon écrit de la SF. Et plutôt bien. La malédiction est donc pleinement active et ne pardonne pas. Quand on sait que son premier roman,Les hommes-machines contre Gandahar, a même eu le malheur d’inspirer des créateurs géniaux comme René Laloux et Philippe Caza 20 ans plus tard, ça craint un max pour lui. Je ne parle même pas du Prix de la science-fiction pour la Jeunesse obtenu avecLa Fée et le Géomètreou duLivre d’Orqui lui fut consacré chez Presse Pocket en 1983 par Patrice Duvic… En plus, l’homme a desopinions écologisteslongtemps. Enfin, quand je dis depuis opinions écologistes, je ne pense pas aux Verts Français tendance libéraux libertaires et politisés du bulbe. J’imagine plutôt un péquin moyen, obscur et anonyme, qui se demande quand la planète va lui péter à la gueule à force de faire n’importe quoi. En des temps malsains où la fonte des glaces polaires fait dire à un grand journal international qu’une occasion de trouver du pétrole se profile, il faut être un grand rêveur pour croire possible la stabilité éternelle de la situation présente. Laissons les autres crever la dalle à notre porte et tout ira pour le mieux dans lemeilleur des mondes… Je jurerai que l’on est là aussi sur la même longueur d’onde. Ce monde est dégueulasse. En fait, tout irait pour le mieux si nous n’avions un point de discorde. Jean-Pierre Andrevon préfère Jacques Brel à Léo Ferré. Et là, je trouve qu’il exagère. Me faire ça à moi, un fan absolu du grand Léo, ça passe mal ! Faudra bien qu’un jour on en discute calmement. Enfin, comme j’aime bien Brel et Brassens, tout comme lui, promis, on n’en viendra pas aux mains non plus. De toute façon, j’en suis certain, on trouvera un terrain d’entente en caressant le premier matou qui passera car, si je suis bien renseigné, une passion commune pour ces dédaigneux félins nous anime également. Andrevon peint et dessine aussi. Plutôt pas mal d’ailleurs. Et c’est également très ennuyeux pour sa crédibilité littéraire. Non content de savoir écrire, le bougre a plusieurs cordes à son arc. Or, depuis Cocteau, on sait bien que nos grands intellectuels besogneux détestent les créateurs à vaste rayon d’action. L’explication est simple. Ils ont la trouille ! Faut pas que ça se sache, ils pourraient perdre de leur influence. Nous partageons aussi une idée commune : Barjavel est un grand écrivain. Et si vous faites l’effort d’aller sur son site Internet (http ://jp.andrevon.com), vous découvrirez que je n’ai pas un mot, une virgule à enlever ou à ajouter à ce qu’il dit de cet homme et de son génie littéraire. Et pour le coup, Andrevon a eu du courage et de la persévérance. Il fut un des rares à prendre la défense de Barjavel à une époque où il était de bon ton de le considérer comme un écrivain détestable et réactionnaire… Sans savoir que dix ans plus tard, les plus révolutionnaires de ses contradicteurs se mettraient à défendre des thèses pas si éloignées des siennes…
Donc, je ne me fais pas de souci. Nous finirons bien par nous rencontrer. On se posera à l’ombre d’un arbre, on sirotera un apéritif en discutant de tout et de rien. Nous n’oublierons pas de jeter quelques yeux légèrement et poliment concupiscents sur la gent féminine qui passe et nous savourerons l’instant présent.
La seule chose qui m’inquiète dans tout cela, c’est que je suis un passionné de rugby et que je ne 1 sais pas ce qu’il pense de ce sport. Sachant l’homme originaire d’une cité qui du temps de sa naissance en 1937 se nommait juste Jallieu (Isère), mais qui aujourd’hui, fusion des communes oblige, est devenu Bourgoin-Jallieu, équipe phare du championnat de France de Rugby à quinze, je ne désespère pas. Les gens bien nés aiment le rugby, voyez-vous. Ils ont compris que ce sport avec 1 Ne voulant aucunement me fâcher avec Stéphane Pons, être très certainement exquis, je ne préciserai pas ici ce que je pense du rugby, ni du sport en général. (NDLA)
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Jean-Pierre Andrevon -Le Météore de Sibérie
son ballon ovale, bizarre et imprévisible, c’est de la SF ! Demandez à Philippe Ward ce qu’il en pense ! J’exagère ? Un peu mais pas beaucoup. De toute façon, quand je parle de rugby, j’exagère toujours. Bref, vous l’avez compris, Jean-Pierre Andrevon, c’est quelqu’un. Alors, vous qui allez découvrir Le météore de Sibérie, prenez du plaisir ! Lisez, rêvez, profitez des clins d’œil que ce roman vous offre. Il se pourrait bien que demain, la littérature française ait oublié qu’écrire un bon bouquin, c’est aussi savoir raconter une histoire. Un truc pas aussi simple que cela. Faut planter des personnages au bon endroit, les faire pousser logiquement, leur donner une existence et des objectifs légitimes, avoir des idées. Faire exister ces Golems de papiers n’est pas une sorcellerie à la porté du premier thaumaturge venu. En ces temps d’écritures châtrées et impersonnelles où l’on fusille bien volontiers les conteurs, je serai dans les premiers à prendre sa défense, les armes et à dire :Ne touchez pas à mon Andrevon ! Je ne m’inquiète pas. Je ne suis pas le seul. Après la lecture de ce roman, nous serons encore plus nombreux !
Stéphane Pons Critique à laYozone Veille de Noël, 2004
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Jean-Pierre Andrevon -Le Météore de Sibérie
Chapitre premier
L’explosion de la bombe au-dessus de sa tête rejette Liubia du sommeil à la manière d’un saumon arraché à l’eau par la déflagration d’une cartouche de dynamite. Le sommeil de Luibia avait la température et la consistance d’un lac juste avant la première glaciation de la mi-septembre : tiède encore, calme et lourd, à peine brisé par les ridules régulières d’un petit vent catarrheux venu du fond de bronches en piètre état. La bombe est tombée au centre du lac, soulevant des tonnes et des tonnes d’eau noire dont la masse s’évase en maelström, projetant dans toutes les directions les échardes cisaillantes d’une mince couche de glace fracassée. Images, sensations. L’eau qui se distend, se rétracte, tremble… ce n’est rien d’autre que la mauvaise graisse de Liubia qui se rétracte et tremble. Les échardes de glace ne sont que des frissons creusant sa peau grise. Elle s’est redressée sur son lit, bousculant le gros édredon de plumes d’oies. Elle ne dort plus, son sommeil a été fracassé par la bombe. Mais elle n’est pas pour autant éveillée, pas encore. Droite sur son lit, semblable à une tour ronde qui ferait front aux vagues de la nuit, elle tremble de toute sa pierraille fissurée tandis que ses yeux glaireux tentent de s’ouvrir, forçant sur les paupières encollées de mucus. Dans sa poitrine, son vieux cœur cogne et cogne, au rythme des coups de poing qui font craquer en cadence la structure de l’immeuble soufflé par la bombe. Niemetzy ! C’est le premier mot qui lui vient, le premier à émerger des strates d’obscurité poisseuse qui engluent son esprit. Niemetzy – les Allemands ! Ses yeux s’ouvrent enfin. Ils n’enregistrent que la pénombre de sa chambre, laquée par la lueur blafarde qui fuse entre les jours des volets fermés. Les Allemands, un bombardement, encore un, encore la guerre...
Liubia fait un demi-tour sur elle-même, pose ses pieds nus sur le plancher. Le plancher vibre. Tout vibre et tremble dans la chambre, les carreaux de la fenêtre ruent dans leur cadre mal mastiqué, la commode claudique sur les lattes, le dossier de la chaise frappe contre le mur, sur sa table de toilette les flacons de parfum bon marché et les petits pots de crème contre les gerçures cliquettent en se bousculant. Hors de la chambre, dans la cuisine peut-être, un verre ou une assiette hurle de rire en se fracassant sur le carrelage.
La baba referme ses bras autour des deux pains de saindoux de sa poitrine. Ses paupières clignotent, elle ne peut détacher les yeux de cette lueur qui brasille derrière les volets. Sa bouche est sèche. À cause de sa laryngite infectieuse, elle a toujours la bouche sèche quand elle se réveille. Mais là, c’est pire ; il lui semble que l’air a été soufflé, il lui semble qu’elle halète dans une atmosphère raréfiée de haute altitude. C’est l’effet de la bombe... Les mots volettent quelques secondes dans son esprit qui peine à délayer la boue qui l’encombre. La bombe ? Quelle bombe ? Et quelle guerre ?
La commode a cessé de trépigner, les vitres de vibrer. Sur la table de toilette, ses petits objets intimes calment leur danse. Encore un dernier tintement de verre, et plus rien, que le silence. Le souffle de volcan qui a tenu la maison dans son haleine s’est dispersé, les grands bras broyeurs qui l’ont ployé ont desserré leur étreinte. Ne subsistent de leur passage que cette impression d’asphyxie au fond des bronches, que ce palpable dessèchement de l’atmosphère. Les autres bombes ne vont-
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Jean-Pierre Andrevon -Le Météore de Sibérie
elles pas se décider à tomber, à éventrer la nuit et le monde ? Et quand viendra la scie monotone et effrayante des avions découpant le ciel ? Liubia écoute avec intensité. Mais, hormis le choc sourd de son vieux cœur, hormis quelques voix au-dehors et des portes ou des volets qui claquent, il n’y a plus rien. Pas d’avions allemands, pas de sirènes d’alerte, pas non plus les abois rageurs de la défense anti-aérienne. Liubia secoue sa tête aux mèches grises, elle plaque sur ses yeux des paumes calleuses d’avoir, la veille encore, gratté la terre de son lopin pour en arracher les dernières raves, les derniers choux, les dernières patates, avant que sept mois de glace ne figent le sol. Dans l’obscurité de sa tête branlante, elle se gronde. Pauvre vieille folle ! Tu te croyais encore à la guerre, hein ! Pauvre vieille bique... Elle est finie depuis 60 ans, la Grande Guerre Patriotique. Finie ? Dans le temps, oui. Mais pas dans sa mémoire, pas dans ses rêves... Liubia parvient enfin à soulever son pesant derrière du dessus de lit dont le sommier aux vieux boudins grince. Son premier mouvement est d’aller au portemanteau y décrocher sa robe de chambre molletonnée qu’elle enfile en gémissant, son châle dont elle enveloppe ses épaules. On n’est qu’à la dernière semaine de septembre. Seulement la dernière semaine de septembre, en pleine nuit, à Vitubsk, il fait déjà froid. Zéro degré, ou à peine moins. Et sa maison, qui n’est pas un immeuble comme dans le cauchemar de la bombe allemande, mais une simplekhijina, une cabane en rondins, n’est chauffée que par le poêle de la cuisine qui ne fonctionnera en continu qu’à partir de la mi-octobre. Les pas traînant de la vieillebabafont craquer les lattes alors qu’elle se dirige vers la fenêtre. Elle dort toujours en chaussettes, alors elle n’a pas cru bon d’enfiler ses panchos. La fenêtre l’attire comme un aimant, à cause de la lueur qui continue de brasiller entre les fentes des volets. Son esprit est clair, oui, mais ce n’est pas pour autant qu’il est capable de démêler la pelote où fantasmes et réalité s’embrouillent. Elle a rêvé, d’accord, mais il s’est bien passé quelque chose. Il y a bien eu une explosion, dehors il y a bien quelque chose qui brûle. Elle soupire, ouvre la fenêtre et repousse le battant d’un volet, porte à sa bouche une main tremblante. Droit devant son rez-de-chaussée, au-dessus des baraques de bois semblables à la sienne qui s’alignent dans la rue Sainte-Catherine, tout le ciel nocturne est en feu. Le mot s’imprime dans son esprit. C’est un mot qui ne l’a jamais laissée en paix depuis que, à l’âge de 7 ans – c’était le 18 octobre 1941 – elle avait dû quitter avec ses parents les faubourgs de Moscou pour fuir l’avance nazie dans un périple de cauchemar qui les avait jetés de l’autre côté des monts Oural. Un mot bien commun.Voïna. La guerre. Des gens se sont assemblés dans la rue, qui bavardent par groupe avec excitation. Des bras se tendent vers l’horizon d’où montent les volutes pourpres, des visages colorés de rose par l’incendie lointain sont levés vers l’étrange tapisserie des nuages cloqués qui semblent s’agiter sous une houle de chaleur. Ça ressemble bien à la guerre, même si ce n’est pas la guerre. Mais la malheureuse Russie n’est-elle pas perpétuellement en guerre avec elle-même ? — Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce que c’est ? Liubia vient de reconnaître un voisin, Petrov, un garde forestier que l'Etat ne paye plus depuis longtemps. Le type vient s’accouder à la barrière veuve de peinture qui protège le pauvre jardin de la pauvre Liubia. Elle le voit ricaner, elle voit ses grandes dents teintées de rouge par les flammes silencieuses qui moutonnent au-dessus des toits de Vitubsk. — Est-ce qu’on sait ! Est-ce qu’on peut jamais savoir ce qui vous tombe sur la tête... Une de leurs saloperies, bien sûr. Vitko était dehors. Il cuvait sa vodka, mais il paraît qu’il a vu une étoile tomber. Une étoile verte qui a crevé les nuages. Elle a filé presque horizontalement vers l’ouest avant d’aller
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