Le oui du 8 mai / [signé : Frédéric Fleury]

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impr. de E. de Broise (Alençon). 1870. France -- 1852-1870 (Second Empire). 8 p. ; in-4.
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Publié le : samedi 1 janvier 1870
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LE OUI BU 8 MAI
L'Empereur commettrait une profonde erreur s'il supposait que le vote
dés campagnes signifie :
L'Empire quandtmême!
La campagne accusée d'avoir déposé des votes inconscients sait ce
qu'elle veut.
Elle veut l'ordre, elle veut aussi la liberté.
Elle repousse avec .énergie les doctrines insensées ou perfides de Rc-
chefort et des siens.
Elle connaît les fautes de l'Empire, elle sait que l'expédition du Mexique
lui a coûté 800 millions et 40,000 de ses enfants, elle sait que l'unité de
l'Italie a fait l'unité de l'Allemagne; elle connaît notre budget, de deux
milliards trois cents millions ; sa confiance dans ceux qui nous gouvernent
est médiocre, et cependant elle a dit : OUI.
Ne vous y trompez pas, son oui est conditionnel, elle a craint la révo-
lution, mais elle attend la réparation des fautes; elle entend que l'on s'occupe
de ses intérêts.
La campagne, cette grande et sobre travailleuse, veut, comme la ville,
l'émancipation complète; mais elle veut la conquérir par le travail et le
progrès, sans secousse.
Le moment d'agir est venu, et je considère comme un devoir pour tous,
de dire les réformes que l'on considère utiles et praticables.
Depuis dix ans, j'ai demandé bien des fois dans la presse celles que je vais
essayer de résumer ici.
L'instruction primaire élémentaire étant indispensable à tous, il faut
qu'elle soit gratuite.
La dépopulation de nos campagnes est une des causes du malaisé du pays,
il faut essayer d'y retenir et d'y ramener les bras.
Un cours d'agriculture élémentaire doit être le complément de toute
instruction primaire, dans les villes comme dans les campagnes.
La liberté du père de famille doit être respectée, mais il serait juste de
priver de ses droits civiques celui qui n'aurait pas fait suivre à ses enfants les
cours élémentaires prescrits.
L'instruction est un baptême indispensable à l'humanité.

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