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Le Passé et le Présent comparés ensemble - Ou le Tour en un coup d'œil

De
54 pages

QUE de sensations, à-la-fois douces et pénibles, viennent s’emparer de mon âme ! Au milieu de mille souvenirs qui l’entraînent, mon esprit incertain et confus ne sait s’arrêter sur aucun objet. D’un vol rapide il franchit les distances et les temps ; il les rapproche, les compare ; il parcourt successivement le passé, le présent... il cherche même à percer dans l’avenir, et, passant de surprise en surprise, je gémis, je tressaille et d’horreur et de joie.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIXe, les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.

Joseph Bocous

Le Passé et le Présent comparés ensemble

Ou le Tour en un coup d'œil

A

 

MONSIEUR E. DE M.

 

 

 

 

MONSIEUR,

 

 

CE n’est que la crainte de blesser votre modestie qui m’empêche d’honorer ces pages de votre nom ; mais je serois trop heureux si vous daigniez les recevoir comme un tribut de mon respect et de ma reconnoissance.

 

Vous qui, par la noblesse de vos sentimens, par la sagesse de vos principes, par votre attachement inviolable à vos Rois légitimes, soutenez tout l’éclat de votre illustre famille ; de cette famille si féconde en grands hommes, qui ont été en tous temps les soutiens du trône et ses plus fidèles sujets ; vous, dont la bonté est une des premières vertus, veuillez excuser la foiblesse du pinceau qui a osé tracer de si grandes images, et ne regarder dans cet ouvrage que le vif désir de vous prouver, en quelque manière, l’estime et la profonde considération avec lesquelles j’ai l’honneur d’être,

 

MONSIEUR,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

J. BOCOUS.

PRÉFACE

CE petit ouvrage auroit paru il y a un mois, sans plusieurs raisons qui m’en ont empêché jusqu’à ce moment. Certainement, je ne donne pas du nouveau ; mais, je crois, cependant, qu’on peut encore s’arrêter quelques instans sur une crise aussi subite qu’imprévue et extraordinaire, qui, pour ainsi dire, a régénéré l’Univers.

Le Nord éploré, l’Allemagne désolée, l’Espagne en deuil, l’Italie gémissante, la France accablée par la plus odieuse tyrannie, excitoient les plaintes continuelles des victimes qui souffroient, les justes regrets des partisans de l’ordre, de la justice, et des amis de l’humanité. Ces plaintes, que tant d’années de malheurs ont rendues si légitimes, se sont changées tout à coup en transports de joie. Elle est trop vive, trop juste, et le court espace de deux mois ne sauroit l’affoiblir, ni empêcher qu’elle n’éclate encore.

En effet, pourroit-on s’occuper assez de son bonheur ? Pourroit-on le bien sentir, sans se rappeler les peines qui l’ont précédé ? L’Europe entière se lasseroit-elle de répéter mille fois : « Voilà la révolution, le tyran et la guerre ! voilà les libérateurs, les Bourbons et la paix ! »

Au reste, mon intention a été d’offrir, sous un coup d’œil, les événemens les plus remarquables qui ont eu lieu depuis 1792 jusqu’au mois de mars passé. La marche que je me suis imposée ne m’a point permis de m’arrêter sur chacun des événemens. Ce n’est pas une histoire, mais un tableau que je présente, partagé en trois époques réunies sous un même point de vue. Dans ce tableau, c’est l’homme vivement frappé qui communique ses idées ; c’est un cœur extrêmement ému qui se soulage, en faisant part aux autres des sentimens divers dont il est comme accablé.

Je m’estimerai heureux si le lecteur, en parcourant ces pages, et en n’y considérant que les sentimens qui m’animent, peut me juger digne de son indulgence.