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Le Rhône - 1856 - Chant impérial

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44 pages

Je visite ces lieux si tristement célèbres,
Où l’homme n’entend plus d’autre bruit, d’autres chants,
Que le bruit de la foudre et que les chants funèbres.
Quels spectacles hideux et quels tableaux touchants
Viennent, à chaque pas, affliger notre vue !
Inénarrable horreur que l’œil n’a jamais vue !
Pour t’expliquer, il n’est qu’un mot et le voici :
La colère divine a dû passer ici ! ! !

Muse chrétienne, ô toi qui, depuis mon enfance,
Exerces sur ma verve une heureuse influence,
Prête-moi tes pinceaux, prête-moi tes couleurs,
Pour peindre vivement ces immenses douleurs,
Ces drames émouvants et ces traits d’héroïsme,
Fruits de religion et de patriotisme,
Qui montrèrent chez nous ces antiques vertus
Que l’univers entier ne nous supposait plus ;
Ce piédestal enfin où, du Rhône à la Loire,
L’Empereur, en héros, mit le comble à sa gloire.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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C. Chambeau
Le Rhône - 1856
Chant impérial
A L’IMPÉRATRICE Madame, J’arrivais à Lyon lorsque Sa MajestéQuittait, pour vous revoir, cette triste cité.J’ai parcouru le sud, et, dans ce long voyage,J’ai vu, j’en tremble encor, l’indicible ravageDes torrents furibonds, des fleuves débordés ;J’ai vu les pleurs sanglants de cent mille inondés.Mais aussi, j’ai pu voir, souvenir ineffable,Des pas de l’Empereur la trace ineffaçable.Partout avec délire on exaltait son nom,Et chacun bénissait votre NAPOLÉON. Sous le charme puissant des nombreuses merveillesQui sans cesse frappaient mes yeux et mes oreilles,Je voulus à l’instant, sans quitter les Brotteaux,De tant de faits divers esquisser les tableaux ;Mais cédant aux devoirs exigeants de la vieLes loisirs qu’à Phœbus pour vous je sacrifie,Je dus, avec douleur, laisser mes canevas.Jusque longtemps après la saison des frimas ;Et je viens seulement, auguste Souveraine,Avec ces quelques vers, prémices de ma veine,Déposer à vos pieds le tribut méritéDe ce qu’un Français doit à votre Majesté.Trop heureux si je peux, dans ce faible poème,Où j’ai dit qui je suis, où j’ai dit ce que j’aime,Vous causer le plaisir que ressent votre cœur,Quand il trouve un ami fidèle à l’Empereur. Je suis avec un profond respect, Madame,
De votre Majesté,
Le très-humble et très-obéissant serviteur et très-fidèle sujet,
CHAMBEAU.
LE RHONE - 1856
Celui qui met un frein à la fureur des flots, Sait aussi des méchants arrêter les complots.
Je visite ces lieux si tristement célèbres, Où l’homme n’entend plus d’autre bruit, d’autres chants, Que le bruit de la foudre et que les chants funèbres. Quels spectacles hideux et quels tableaux touchants Viennent, à chaque pas, affliger notre vue ! Inénarrable horreur que l’œil n’a jamais vue ! Pour t’expliquer, il n’est qu’un mot et le voici : La colère divine a dû passer ici ! ! ! Muse chrétienne, ô toi qui, depuis mon enfance, Exerces sur ma verve une heureuse influence, Prête-moi tes pinceaux, prête-moi tes couleurs, Pour peindre vivement ces immenses douleurs, Ces drames émouvants et ces traits d’héroïsme, Fruits de religion et de patriotisme, Qui montrèrent chez nous ces antiques vertus Que l’univers entier ne nous supposait plus ; Ce piédestal enfin où, du Rhône à la Loire, L’Empereur, en héros, mit le comble à sa gloire.
RACINE.