Le Secret d'Elbereth

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Quatrième tome de la série Alexia Hope

Alexia Hope se réveille de son repos forcé, juste à temps pour accoucher. Pendant son absence, les choses ne se sont pas vraiment arrangées, au contraire ! Lucifer est plus menaçant que jamais, les anges sont divisés sur la stratégie à adopter pour le contrer, tandis que la Féerie est sur le point de s’effondrer.

Lexie et ses alliés s’apprêtent à s’engager dans la dernière bataille, celle qui déterminera l’avenir des humains comme des surnaturels. Cela ne laisse guère de temps à la nouvelle mère de profiter de son bébé Amélia, et encore moins de se pencher sur ses sentiments compliqués envers les deux beaux bruns du Concilium...

71 000 mots (roman)


Publié le : jeudi 19 février 2015
Lecture(s) : 18
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782924395875
Nombre de pages : non-communiqué
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AHT4

Résumé

Alexia Hope se réveille de son repos forcé, juste à temps pour accoucher. Pendant son absence, les choses ne se sont pas vraiment arrangées, au contraire ! Lucifer est plus menaçant que jamais, les anges sont divisés sur la stratégie à adopter pour le contrer, tandis que la Féerie est sur le point de s’effondrer.

Lexie et ses alliés s’apprêtent à s’engager dans la dernière bataille, celle qui déterminera l’avenir des humains comme des surnaturels. Cela ne laisse guère de temps à la nouvelle mère de profiter de son bébé Amélia, et encore moins de se pencher sur ses sentiments compliqués envers les deux beaux bruns du Concilium…

De la même auteure
aux Éditions Laska

Alexia Hope - Tome 1 : La Prophétie d’Agata

Alexia Hope - Tome 2 : Le Clan des maudits

Alexia Hope - Tome 3 : Le Cercle des aînés


ALEXIA HOPE - TOME 4 :
LE SECRET D’ELBERETH

Florence Gérard

licorne

Éditions Laska
Montréal, Québec
Courriel : info@romancefr.com

Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, personnages, lieux et incidents sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés de manière fictive. Toute ressemblance avec des faits réels ou des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

Tous droits réservés
© Vanessa Gérard, 2015
Extrait de Les Néo-Gaïens - Tome 1 : Pimp © Vanessa Gérard, 2015.

Aucune reproduction ou transmission, totale ou partielle, n’est autorisée sans le consentement écrit préalable de la détentrice des droits et de l’éditeur.

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Design de la couverture : Fleurine Rétoré
lemondedefleurine.com

Illustration en page titre : André Cadoret

ISBN : 978-2-924395-87-5

Remerciements

Ah ! Nous voilà, chers amis lecteurs, dans la première partie de la fin de la belle aventure de mon héroïne Alexia. J’ai encore du mal à réaliser le chemin parcouru depuis la naissance de cette histoire dans les tréfonds de mon esprit tortueux ! :) C’était en 2012 et pourtant, pour moi, c’est comme si c’était hier…

Je suis sur un petit nuage ! D’autant plus que, maintenant, des fans me suivent sur les réseaux sociaux. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à me féliciter, m’encourager ou bien même me donner quelques conseils. Merci, car, après tout, c’est grâce à eux que je peux aller au bout de cette formidable aventure !

Ce tome sera consacré à la Féerie et à ses habitants, mais pas seulement… On va enfin en découvrir un peu plus sur les origines de notre belle prophétesse. Et puis il y a Amélia qui va nous apporter son lot de surprises… Et ne parlons pas des deux bruns ténébreux qui font battre le cœur de notre trépidante Alexia ! Un certain nombre de réponses sera donné, mais attention toutefois, je garde quelques surprises pour le tome 5 ! ;)

Et je m’excuse par avance pour la frustration que vous aurez certainement à la fin de votre lecture ! Ne me maudissez pas, s’il vous plaît ! ;)

Vous remarquerez que je n’ai pas remercié toutes les personnes qui m’ont soutenue comme j’ai pu le faire dans les trois tomes précédents. Ce n’est pas que je les snobe, loin de là ! Je les remercie toutes du fond du cœur (et j’aime à penser qu’elles le savent déjà !).

J’aimerais à la place profiter de ma liberté d’expression pour vous inviter à réfléchir sur la citation suivante :

« Gloire aux pays où l’on parle, honte aux pays où l’on se tait. » - Georges Clémenceau

Et je rajouterai à titre personnel que, peu importe la forme que revêt votre liberté d’expression, ne laissez jamais personne tenter de vous influencer, de vous forcer ou bien même de vous menacer… car vous n’êtes et ne serez jamais seuls dans ce combat !

Bonne lecture à tous !

Table des matières

Résumé

Autres publications de l’auteure

Page titre

Droits d’auteur

Rermerciements

Note de l’auteur

Prologue

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitre 13

Chapitre 14

Chapitre 15

Chapitre 16

Chapitre 17

Chapitre 18

Chapitre 19

Chapitre 20

Chapitre 21

Chapitre 22

Chapitre 23

Chapitre 24

Merci !

Les Néo-Gaïens - Tome 1 : Pimp (Chapitre 1)

L’auteure

Note de l’auteur :

Cette histoire se déroule dans un monde qui aurait pu être le nôtre. Certaines références vous y feront penser, mais gardez l’esprit ouvert…

Prologue

Je suis allongée sur une serviette aux couleurs fluo, dans un monokini blanc. Je n’ai jamais fait les seins nus de toute ma vie, mais la chaleur des rayons du soleil sur ma poitrine est une sensation on ne peut plus agréable. Je suis sur ma jetée au bord de la mer, avec pour seule compagnie un cocktail vert, sûrement à base de menthe, et un livre.

Réveillée par le chant lointain d’un oiseau quelconque, j’ouvre les yeux. Le soleil m’éblouit et je m’empresse de rabaisser mes lunettes aux verres fumés sur mon nez. Je me suis endormie en prenant ma paire de lunettes de soleil pour un serre-tête… mauvaise idée.

La bouche encore pâteuse, je m’apprête à boire une gorgée de ma boisson, lorsque mon regard tombe sur le titre du livre : Sauver la Féerie pour les Nuls. La couverture jaune me fait doucement sourire, puis je me rappelle une étrange conversation avec une femme.

Pas une femme ; un elfe, la reine, même. Une beauté glacée aux cheveux d’ébène et un brin narcissique. C’est encore flou, mais je sais que nous avons eu un tête à tête des plus importants. Je peine à me remémorer son sujet exact, mis à part que c’est une question de vie ou de mort…

J’essaye d’activer mes neurones, mais les coups de pieds d’Amélia dans mes côtes font avorter ma pathétique tentative. Je caresse mon ventre plus que proéminent en lui parlant :

« Mon cœur, j’essaye de me souvenir et tu ne m’aides pas vraiment, là. Je sens que c’est important, mais c’est comme si je n’arrivais pas à réfléchir. J’ai l’impression que quelque chose interfère…

— Ouvre le livre, maman ! »

Entendre ma fille, encore à l’état de fœtus, me parler par télépathie devrait m’effrayer. Or, c’est tout le contraire. Dans ma retraite forcée, elle a été ma seule compagnie ; autant dire que j’apprécie particulièrement sa voix douce et mélodieuse.

Je me rafraîchis avant toute chose, me délectant de la boisson aromatisée au kiwi. Je m’interpelle intérieurement quant au fait d’avoir cru qu’il s’agissait de menthe… Pourquoi de la menthe ?

« Maman… »

Ah oui, le livre ! Ma concentration est difficile à maintenir. Je me fais l’effet d’une gamine de quatre ans coincée dans la file d’attente d’un manège ! Je saisis le livre et l’ouvre délicatement, comme s’il s’agissait d’une bombe prête à m’exploser au visage.

Ce satané bouquin n’est fait que de pages vierges. Mais qu’est-ce que c’est que ce délire ?

« Il faut que tu te concentres, maman ! »

Je rêve ou ma fille pas encore née me donne des ordres ? J’en rigolerais bien si mon apathie ne m’inquiétait pas autant ! Je me focalise sur une page et tâche de faire abstraction de sa blancheur. La lassitude me terrasse, et c’est avec beaucoup d’efforts et de sueur que des mots commencent à apparaître. Petit à petit, les pages se noircissent. Toutefois, un second problème devient alors évident.

« Je ne comprends pas cette langue… On dirait de l’elfique ? »

Je me parle plus à moi-même qu’à ma fille ; néanmoins, c’est elle qui me répond :

« Pense au français et cela se traduira tout seul. »

Mais comment peut-elle bien savoir tout cela ? Peu importe, je suis trop vannée pour m’attarder sur ses capacités.

Je me contente de tester ses recommandations, et tout devient limpide en l’espace de quelques instants. Je n’arrive pas à y croire ! Ma réjouissance s’accompagne d’un regain d’activité mentale et physique. Je m’assois donc, avec difficulté, compte tenu de ma récente prise de poids, et reprends le chapitre 1 du livre, qui doit compter pas loin de deux cents pages.

Le contenu est intéressant : il raconte d’abord comment s’est constituée la Féerie. Apparemment, il y a près de quinze mille ans, tous les êtres, qu’ils soient humains ou surnaturels, vivaient ensemble sur Terre, dans un équilibre relatif. Cependant, à la suite d’un évènement dont la nature n’est pas précisée, certains êtres surnaturels, pour la plupart doués de magie, se sont révoltés. Ils se sont rassemblés en Europe du Nord et ont mis tous leurs pouvoirs en commun afin de se créer un havre de paix. Il s’agit d’un endroit unique, fait de pure magie, où ils peuvent vivre tranquillement, sans plus avoir à fréquenter les humains ni les autres surnaturels.

On pourrait décrire la Féerie comme étant un monde parallèle au nôtre, avec des passerelles entre les deux. Ces treize portails permettent à la Féerie de rester liée à la Terre, dont elle se nourrit. Si les portails se ferment, la Féerie disparaîtra, engloutie dans le néant, emportant avec elle la totalité de son peuple.

J’en suis à la moitié du livre et j’ai appris plein de choses fascinantes, mais je n’ai toujours aucune solution à mon problème. Problème dont, soit dit en passant, je ne connais pas la cause ! Cette lecture me frustre et je commence à perdre patience. Des contractions, de plus en plus rapprochées et douloureuses, n’arrangent en rien mon état d’esprit.

« Il faut te dépêcher, maman, nous n’avons plus beaucoup de temps ! »

Je sens l’inquiétude poindre dans la petite voix d’Amélia, aussi j’accélère ma lecture.

L’œuvre se tourne ensuite vers les treize races peuplant la Féerie : les elfes, les fées, les lutins, les sirènes, les nains, les leprechauns, les gobelins, les gnomes, les farfadets, les sylphides, les naïades, les vouivres et les licornes. Cela me remet en mémoire ma conversation avec Xion à ce sujet, surtout le paragraphe concernant les licornes.

Le manuel explique en détail les caractéristiques de chaque espèce, et une carte géographique indique les frontières de chaque royaume. De plus, les différents habitants de Féerie sont tous dessinés. L’image de la vouivre me fait carrément flipper, avec ses grandes dents aiguisées et la sorte de rubis qui pointe fièrement au bout d’un tentacule placé au milieu de son front. Je me demande vraiment à quoi peut bien servir cet appendice !

Quant aux leprechauns et aux lutins, ils sont difficilement identifiables à première vue. Les premiers ne se remarquent qu’à leur traditionnel habit vert, tandis que les seconds portent des chapeaux pointus. Si on échangeait leur accoutrement, il me serait honnêtement impossible de faire la distinction entre les deux espèces.

Tout ceci est passionnant, et je m’attarde plus particulièrement sur le passage consacré aux licornes. Celles-ci sont réputées pour contenir dans leur corne l’intégralité de leur magie. Une magie si ancienne, si puissante, si pure que ces pauvres bêtes ont été pourchassées, quasiment décimées, pendant des millénaires. Le parallèle avec l’éléphant me saute aux yeux, et me rassure un peu quant à la cupidité des hommes. Il semblerait que ce défaut touche également les êtres surnaturels.

Il a fallu sacrifier pas loin de cinq cents licornes pour obtenir la magie nécessaire à la création de la Féerie. Selon ce livre, ce fut leur choix… Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer sur Terre pour que ces individus préfèrent mourir plutôt que d’y rester ? C’est un mystère que je vais devoir résoudre, car j’ai l’intuition que tout est relié.

Une terrible douleur crispe soudain mon ventre et j’en lâche l’imprimé. Un cri s’échappe de ma bouche et se répercute au loin. Comme si j’étais au milieu d’une bulle transparente. Tout résonne, jusque dans ma tête !

« Amélia, est-ce que tu vas bien ? 

— C’est l’heure, maman. »

Elle ne paraît pas du tout affolée. Sans doute ne souffre-t-elle pas comme moi. La contraction s’estompe et j’en profite pour récupérer le livre. Le temps m’est compté, mais je dois découvrir la fin de l’histoire. Cela m’obsède plus que tout ! Plus que ma douleur, plus que le bébé qui pointe le bout de son nez, plus que le décor qui est en train de s’effriter, plus que cette saleté de fatigue qui m’oblige à fermer les yeux…

Dans un ultime sursaut de lucidité, je fonce à la dernière page, espérant que la réponse à mes questions s’y trouve. Après tout, cela marche bien dans les romans policiers, l’identité du meurtrier étant souvent révélée à la fin…

Je lis le paragraphe de conclusion et tressaille en voyant mon nom apparaître.

Alexia, je suis le toi du futur, et j’ai écrit ce livre dans le seul but de t’éclairer quant à la marche à suivre. Je ne peux pas te donner la solution, car elle est contenue dans le problème. Tout ce que je peux te dire, c’est d’avoir foi en toi et de…

Je n’arrive pas à déchiffrer les dernières lignes. Je suis comme aspirée par une force invisible, une attraction à laquelle je ne peux me soustraire.

Le dôme se craquèle puis explose en un million de morceaux, m’assourdissant.

Je me recroqueville en adressant une prière à Agata, tout en essayant de rassurer Amélia :

« Tout va bien se passer, mon cœur !

— C’est marrant, c’est ce que je t’ai dit quand nous sommes arrivées ici. »

Je repense effectivement à ce premier dialogue entre nous. Il me semble que c’était il y a quelques jours à peine, alors qu’en toute logique, cela doit bien faire six mois que je traîne ici, un cocktail à la main. Une autre contraction me fait alors tout oublier.

Je ferme les yeux en tentant de respirer profondément et régulièrement. Quelle n’est pas ma surprise lorsque je rouvre ces derniers sur deux visages familiers, aux sourires éloquents !

« Bon retour à Fédora, prophétesse ! »

Chapitre 1

Celui qui vient de m’adresser la parole est le jumeau aux yeux bleu clair, Siam. Je tente de lui répondre ; toutefois, mes cordes vocales refusent de m’obéir.

« Ne cherchez pas encore à parler, prophétesse. Buvez plutôt ceci. »

Il me tend un verre encore fumant dont s’échappe une odeur citronnée. J’essaye de l’attraper, mais mes muscles ne réagissent pas. L’elfe l’approche alors de ma bouche et m’aide à tout avaler. Le goût, relativement semblable à celui du thé, me donne un coup de fouet. Je retrouve la sensation de chacun de mes membres, sans aucune raideur ni maux quelconques. Sans m’en rendre compte, j’ai également retrouvé ma voix, car je m’exclame spontanément :

« Ouah ! Il faut le faire breveter, votre remède ! C’est magique ! »

Je suis tellement heureuse de retrouver mon ami qu’il me faut quelques secondes pour remarquer ses vêtements froissés, ses cheveux tressés à la va-vite et, surtout, les cernes qui gâchent la beauté de son regard d’azur.

De l’autre côté du lit, Xion semble inchangé. Mais, comme il peut se transformer en esprit à volonté, le contraire aurait été plutôt étonnant. Il ne dit rien, se contentant de m’adresser un sourire en me prenant la main. Son regard, par contre, me donne l’impression… je ne sais pas : qu’il me cache des choses, qu’il tente de sauver la face, de me rassurer par son toucher… Allez savoir ! Cela ne fait pas cinq minutes que je suis réveillée que la tension me noue déjà les entrailles. À moins que la fautive ne soit la méchante contraction qui me ramène à la dure réalité : je suis sur le point d’accoucher.

Les jumeaux se regardent sans un mot pendant que je tente une pitoyable respiration du chien, vestige du cours de sophrologie du temps de ma première grossesse. À peine la douleur reflue-t-elle que Siam reprend, avec une voix affolée :

« Il faut y aller, prophétesse. Vous ne pouvez pas accoucher en Féerie. 

— C’est une blague ? Il est trop tard, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué !

— J’aimerais que cela en soit une, mais si Amélia naît ici, avec son énergie incontrôlable, elle peut détruire la Féerie. Vos contractions sont encore espacées et vous êtes seulement dilatée à deux centimètres.

— C’est marrant, ce n’est pas l’impression que j’ai ! »

Mon sourire est amer, mais je ne tiens pas à me mettre Elbereth à dos, alors soit ! J’ai juste quelques doutes au souvenir du long trajet à pied que nous avons effectué à l’aller.

« Je suis incapable de marcher, alors comment va-t-on faire ? »

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