Le Serment des morts - Tome 1

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Toute sa vie, Ian s'est cru orphelin. Devenu médecin, il se rend compte qu'il est un chaman descendant d'une longue lignée. De retour à Azrael prêt à découvrir son héritage, il retrouve Vincent, son ancien amant, et réalise avec surprise que cet homme mi-chaman mi-vampire est son âme sœur, avec qui il ne cesse de se réincarner.


Publié le : jeudi 14 janvier 2016
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EAN13 : 9782334074629
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ISBN numérique : 978-2-334-07460-5

 

© Edilivre, 2016

Citation

 

Toute la vie des philosophes est préparation à la mort Montaigne

Introduction

Mon premier rapport à la mort me vint au détour d’une question de ma mère

Et toi Mario que penses-tu de la mort ?

J’en restais incrédule. Je me sentais comme Michel Foucault sur son lit de mort quand il dit Le pire c’est qu’il n’y a rien à en dire. En effet, nul n’est jamais revenu de l’au-delà pour en parler.

La pensée de ce philosophe peut être résumé en quatre axes :

1. En se fondant sur le contexte historique de la naissance de la clinique, il a déposé le miroir moyen terme de la mort. En fin de compte, c’est à la mort qu’on demande de rendre compte de la vie.

2. Les régimes de pouvoir ont été au cœur de la pensée de Foucault. Dans Surveiller et punir, il dresse un inventaire des condamnations et étudie l’économie du châtiment

3. La mort de l’homme comme figure de savoir.

4. L’importance de Raymond Roussel. Foucault s’intéressa au mystère de sa mort et à la divulgation de ses secrets posthumes.

L’autre pensée à résumer est celle de Philippe Ariès dans son ouvrage l’homme devant la mort

• La conscience de soi qui naît avec la certitude de sa propre fin

• La distinction de la société face à la nature sauvage : grâce à l’accompagnement de la mort se tisse un lien social et sociétal qui fédère les hommes.

• La croyance en la survie : La mort n’est pas une fin en soi notamment dans la tradition judéo-chrétienne.

• La croyance en l’existence du mal : la mort est un malheur.

La mort est une affaire de religions.

Si elles sont monothéistes, la vie sur terre est misérable en fonction de la vie après la mort.

Si elles sont bouddhistes il faut savourer la vie puisqu’il ya réincarnations.

Selon les travaux anthropologiques et de l’archéologie funéraire, la mort n’est pas une chose nouvelle. En témoigne les civilisations disparues et les peuples exterminées.

A travers l’histoire, la mort s’illustre par :

1. Le duel

2. La torture ou question

3. L’autodafé.

4. Les dernières paroles célèbres de César ou du Roi Soleil.

On est passé de l’idée de belle mort à celle de bonne mort.

La mort est présente dans notre vie quotidienne. L’idée du suicide personnel ou en entreprise questionne nos sociétés occidentales et diffère au Japon par exemple (le seppuku).

La mort traverse bon nombre de nos sujets de société :

• L’euthanasie

• La peine de mort

• Les attentats ou la permanence du risque ;

• L’avortement

• L’écologie avec l’apparition de l’éco cimetière.

La mort s’incarne dans les faits divers.

L’adultère ne mène-t-il pas parfois au crime passionnel ?

Le serial killer diffère de la tuerie qui supplante le meurtre.

Des tentatives ont émergé pour tenter de le définir. Bien que le traitement fictionnel ou journalistique du meurtre du tueur en série ne soit pas univoque, il est permis de relever que la surmédiatisation interroge la peur de la mort autant qu’une inquiétante fascination de nos sociétés mortifères. Depuis le développement du mythe Jack l’éventreur au cas gilles de Rais, le tueur en série est l’objet d’une fascination populaire relayée par les médias. Il a pris la place des monstres du passé loup ou sorcière.

Dexter ou Anthony Hopkins dans le Seigneur des anneaux placent le tueur au rang de héros en interrogeant la genèse de sa pulsion criminelle.

Puisque la mort s’accompagne, elle se marchandise avec l’apparition d’un marché de la mort. C’est la mort sur catalogue.

On a tous en tête des allégories de la mort qu’elle soit squelette ou le fruit de récits mythiques.

Les évènements de Charlie Hebdo ont démontré l’ironie de la situation. Le caricaturiste celui qui tue d’un trait peut être tué.

La mort autorise t elle l’humour noir ?

• Un homme ne vous rappelle pas. Il fait le mort

• Tu es aussi lent qu’un corbillard disait une de mes voisines à son fils.

• Le condamné à mort le jour J pourrait s’écrier C’est une belle journée qui commence.

Les œuvres connues sont empreintes de mort.

Dans les tragédies de Corneille plusieurs de ses héros meurent comme Rodrigo tuant Don Gourmas dans le Cid.

Dans la scène 6 de l’acte V, Dom Juan a rejoint les Enfers.

Dostoïevski a en lui une profonde psychologie du morbide. Sa mère morte, il souhaite la mort de son père alcoolique. La mort imprègne ses romans sous la forme d’un meurtre.

Chez Zola chef de file du mouvement naturaliste, la mort est un phénomène social et humain objet d’observation littéraire et scientifique.

La philosophie a fait de la mort un objet de pensée.

Prenons le cas de Descartes. Sa vie commence avec la mort. Il croit que sa mère est morte en le mettant au monde. En réalité, il l’a perdu à un an. Sa devise : La mort pesante n’écrase que ceux qui trop connus de tous meurent inconnus à eux-mêmes. Au niveau physique, dualiste, il compare la mort à l’arrêt de fonctionnement d’une machine. Au niveau de la religion, il veut donner l’espérance d’une seconde vie après la mort.

Au niveau éthique, la mort est un mal qu’il faut accepter. Nous ne devons pas craindre la mort nous ne devons pas la rechercher.

Au niveau de l’accompagnement, il conçoit les larmes après la mort de sa fille.

Alors à quand la fin du tabou de la mort ? Il a déjà pris fin dans les dessins animés les Simpson n ou South Park avec la mort récurrente de Kenny.

Dans un autre registre on peut se demander quels sont les liens du politique avec la mort ?

Selon Aristote, la communauté politique est constituée en vue de la vie contre la mort mais aussi contre la guerre qui est un vecteur.

Selon Hobbes, la société politique fondé par le contrat entre le sujet, l’état et la loi permet selon le philosophe anglais Hobbes (Léviathan) d’assurer la sécurité de chacun et par la même occasion la propriété.

Selon la typologie légale, il existe deux types de mort : naturelle et violente. Quelles sont donc les questions qu’on peut légitimement se poser sur la mort ?

En voici une liste non exhaustive

• Comment définir la mort ?

• La fonction de la mort est-elle finitude ou élimination des individus au profit de la permanence des espèces vivantes ?

• Y’a-t-il du sens à chercher la cause ? Destin ou hasard ? Justice ou désordre ?

• Comment connaître la mort ? Faut-il se fier à l’expérience ? aux croyances religieuses ? aux études scientifiques ? aux témoignages des rescapés de la mort ? Quels concepts utilisent : le néant ? Peut-on la comparer à un sommeil, mutation ? Quel modèle convient le mieux : l’horloge qui s’arrête, l’éclosion, le voyage.

• Comment parler de la mort ? Comment expliquer en termes linguistiques la mort ?

• Quais valeurs quels devoirs la mort exige-t-elle en contexte éthique juridique politique ? Qu’est ce qui est bien, mal, permis, obligatoire ou interdit à l’égard du défunt ? Que dire des nouvelles difficultés présentées par la bioéthique sur l’avortement, l’acharnement thérapeutique, les soins portés aux fœtus morts ?

 

Chapitre 1
Compte à rebours

Ce que tu ensevelis c’est mon corps

Platon

En plein milieu de la nuit, Ian se réveilla en sursaut. Sous les draps, il y avait un autre homme.

L’homme d’une nuit. L’homme qui avait voulu un noir comme objet d’exotisme.

Ian qui n’était pas chez lui avait réussi à dormir.

Il avait fallu qu’il fasse un rêve érotique avec Vincent.

Qu’il le haïssait Vincent. De lui il ne restait que les cendres fumantes de leur relation. Ian portait toujours la cicatrice.

C’était ça le problème avec la passion.

Elle vous hantait longtemps après que vous ayez cru l’avoir oublié.

En repensant à son jeu préféré le Mikado, Ian sortit discrètement du lit.

Il ramassa ses affaires.

Il trébucha sur un livre de maths.

Gérard était l’archétype du geek chic.

Dans le salon, Ian remarqua un livre avec une couverture de femme sexy.

Gérard était un geek chic bisexuel.

Le téléphone d’Ian se mit à sonner

– Docteur Former ?

– Oui Anna.

– Je suis navrée de vous l’apprendre mais votre patient est mort.

Oh non ! pensa Ian.

Il sortit de l’appartement en prenant soin de claquer la porte délicatement.

Une fois dans l’ascenseur, Ian se sentit coupable.

A chaque fois il trouvait une bonne excuse pour ne pas rappeler les hommes.

Depuis Vincent, il refusait de s’engager.

Peur, frivolité et lâcheté étaient devenus ses compagnes de route.

Les pensées d’Ian revinrent à son patient.

Il s’appelait Peto Coast.

Il était venut consulté pour un problème interne masculin.

Ian qui s’ennuyait ferme depuis un moment constata qu’il faisait face à un patient pour le moins original.

Peto Coast était connut pour être un acteur porno.

Ian avait fantasmé sur lui.

Peto Coast avait été distingué par un Hot d’or pour son film la petite mort.

Très vite, Ian s’était rapproché de lui. Mentalement d’abord.

En effet, tous les deux étaient orphelins.

Ian avait connu une famille tandis que Peto était passé de famille d’accueil en orphelinat.

En entendant son histoire, Ian considérait plus fort encore Dante son père adoptif comme son vrai père.

Dante demeurait sa mère et son père.

Peto lui s’était rebellé très jeune.

Mais une fois qu’il avait eu le succès, il n’avait pas oublié de les remercier.

Il a envoyé un don conséquent à l’orphelinat qui avait refusé sous prétexte qu’elle ne recevait que des dons d’église.

Le sous-entendu était clair : Peto était trop souffreteux pour leur honorable institution.

Ian appréciait ce patient qui se moquait bien volontiers des bien-pensants. Ian avait besoin de rire.

Au fond de lui, il aimait les empêcheurs de tourner en rond car ils comblaient son manque d’audace et son désir de trop souvent arrondir les angles.

Vincent n’avait jamais su aplanir grand-chose. Dans un premier temps, Ian avait été séduit.

Puis, les choses avaient changé entre Peto et Ian.

Peto s’intéressait à ce qu’Ian faisait.

Il s’était mis à le couvrir d’attentions.

Un soir, Ian avait trouvé Peto abattu.

On venait d’annoncer à la télévision l’arrestation d’un terrible serial killer Jensen

– Il y a vraiment de drôles types qui rodent de nos jours.

– Je suis sortis avec ce type.

– Vraiment ? Mais… Comment ? Un type aussi sympa que toi avec lui.

– Disons que je traîne une longue liste d’échecs. A chaque fois que je suis sortis avec un type, soit il est resté pour de mauvaises raisons soit il n’a pas supporté mon métier. Quand j’ai rencontré Jensen, il a été le premier à m’accepter. J’ai alors découvert sa face sombre. Je crains de ne jamais trouver un homme fait pour moi et qui me comprenne.

– Des fois il faut juste regarder devant soi.

– Toi ?

Ian se rapprocha et se mit à se déshabiller.

– Et si on nous surprend Docteur ?

– Il est tard. Il n’y a plus personne. Et si on nous surprend ça rend la chose plus excitante.

– Sur ?

– Oui. Je crois qu’on a assez attendu.

Cependant, leur relation n’avait pas tenu à cause d’un certain Jack.

Ian l’avait pris d’abord pour un ami qui vous veut du bien.

Il n’était qu’un fouteur de merde.

Depuis quelque temps, Peto pressait Ian de rendre leur relation publique. Ian n’était pas prêt.

Il aimait le frisson de l’interdit de leur relation honnie.

Une tension émergea entre eux.

Débarqua un nouveau médecin Jack.

Aucun hôpital n’avait voulu de lui.

Il avait à son compteur plus de morts que l’épidémie de la peste.

La rumeur les disait accidentelles mais qu’en était-il en réalité ? se demandait Ian.

Bientôt, Ian se mit à détester Jack. Il semblait être le genre de type qui se faisait un malin plaisir de vous contrarier. La haine de Ian avait atteint son paroxysme quand Ian avait découvert que Jack était l’ex de Peto.

Pour Ian c’en était trop.

La confiance était rompue.

Dans le même temps, l’hôpital aussi semblait différent à Ian.

Plus rien ne le retenait ici. Il était donc partit.

Pour rien ? Trop tôt ?

Ian se posait la question à présent

A la morgue, il faut accueillit par Davis

– Je n’aime pas qu’on me tire de mon lit à n’importe quelle heure.

Davis le patron de la morgue était un être aussi intelligent que peu habile socialement.

– Davis, il vaut mieux que tu sois ici. Je suppose que tu n’avais pas de rendez-vous vu ton peu de succès avec les femmes.

– Je préfère la compagnie des morts à celle des vivants. Je suis un solitaire.

– Voilà ma monnaie de passage Charon le bougon.

Les yeux de Davis s’illuminèrent sur le dvd collector du Seigneur des anneaux et sur la bande dessinée issue des comics.

– Heureusement que nous avons ça en commun : la culture fantastique. Je suis désolé pour Peto. Tu sais une fois j’ai sorti une balle de tennis du gros intestin d’un gars ? Pardon toutes mes condoléances.

Ian entra dans la morgue et s’approcha du corps de Peto.

Il semblait endormit.

Ian se crut dans un rêve. C’était un mauvais rêve.

– Tu te rappelles quand j’étais ton patron ? demanda soudainement Davis.

– Je m’en rappelle. Mon stage à l’hôpital venait d’être annulé. L’entretien d’embauche a été étrange. L’endroit morbide et toi qui posait des questions du type quel était la couleur de mon baume pour les lèvres.

– Ensuite, nous sommes devenus chacun pour l’autre d’une grande aide médicale.

– Surtout quand j’ai commencé à aider la police en cachette.

– J’avais des soupçons.

– Ah bon ?

– Evidemment. Tu venais ici même sur tes jours de repos. Oh j’allais oublier Peto t’a laissé une lettre.

Ian qui était déjà sonné préféra s’asseoir.

Cher Ian,

Te rappelles-tu du soir où je t’ai demandé quelle était ta série préférée ? Tu avais répondu True Calling. J’en avais été si heureux. Tu n’avais pas compris pourquoi. Il n’y avait qu’avec toi que je pouvais de la mort sujet tabou que nous ne comprenons pas toujours. Je me suis continuellement posé la même question Peut on réellement changer son destin ? J’ai gardé le secret mais aujourd’hui voilà la vérité. Les cadavres me demandent leur aide. Je revis la journée pour les sauver. Davis le savait.

Ian leva le nez de sa lecture.

– Davis ? -Peto, est-ce vrai pour son don ?

– Oui. J’étais son allié. J’étais son ami. Il était mon seul ami. Le seul qui m’offrait de jolies roses rouges. Par la suite, j’étais son guide. Je crois même que je l’aimais. Oh que je peux être maladroit. Tu ne m’en veux pas ?

– Non non. Comment a-t-il reçu son don ?

– De sa mère. Je vais te laisser poursuivre ta lecture.

Mais je n’étais pas le seul. Tu as du le remarquer Jack semble être l’opposé de tout le monde par nature. Il sait se faire abhorrer des autres et il adore ça. C’est parce qu’il est l’autre face du destin. Moi je sauve. Lui est un Faucheur. Toutefois, il est arrivé un drame. Jensen mon petit ami est mort. Il ne m’a pas demandé de le sauver. Je l’ai fait quand même. A cause de ça, sa personnalité a changé.

Dès lors, il fut fasciné par la mort. Il est devenu un meurtrier.

J’avais créé ce monstre. J’ai demandé l’aide de Jack qui est devenu mon petit ami. Voilà pourquoi j’ai arrêté la médecine pour me mettre au porno.

J’ai longtemps cherché les origines de mon pouvoir. J’ai finit par découvrir que c’était Destin la fille des Parques qui nous avait créé. Mais je n’ai pas pu mener mes investigations à leur terme.

Ian replia la lettre.

Un gang fit son apparition.

Jamais la morgue n’avait connu pareil agitation.

L’un d’eux reçut une tomate en pleine tête

– Davis ?

– C’est l’heure de dîner messieurs. Qui a faim ?

Ce mec est vraiment déroutant songea Ian.

– On n’est pas venut pour toi. Mais pour lui.

– Vous ne l’aurez pas. Si vous le voulez tuez-moi d’abord !

– C’est si gentiment demandé.

Le coup de feu partit.

Ian se jeta à son chevet.

– Davis ! Davis ! Tu m’entends ? Reste avec nous.

– Nathan Drake est mon héros ! Vive Ezio Auditore ! Kratos pou la vie !

– Viens ici toi !

– Lâchez-moi !

Ian se débattit ce qui les fit encore plus enrager.

Il encaissa un coup de poing. Il se vautra sur le sol.

Il était dans les vapes mais il distinguait encore des choses.

Une femme s’approcha du corps de Peto

– Ne. Ne… ne… le… touchez… pas !

– Ne t’en fais pas jeune chaman. Je suis là pour aider.

Elle lâcha un fil sur le corps de Peto. Celui-ci tourna sa tête vers Ian.

– Sauve-toi !

Et Ian s’évanouit.

La musique à fond dans les oreilles, Ian était sur le point de tomber dans le vide.

Il était sur le toit de son immeuble.

Le temps qu’il comprenne, il faillit glisser.

Heureusement, il retomba vers l’intérieur.

Il remarqua l’étranger à ses côtés.

– Qui êtes-vous ? Que faites-vous ?

– Je suis le nouveau voisin Alex. J’étais monté ici lire un livre quand j’ai vu que vous alliez sauter. Un problème à votre travail un souci ?

– Non, tout va bien. Pourquoi vous n’avez pas appelle les secours ? Pourquoi vous n’avez rien fait ?

– Je croyais pouvoir gérer la situation seule. J’ai des nerfs d’acier.

– Que faites-vous dans la vie ?

– Psychologue judiciaire. J’ai vu défiler la misère du monde et la face sombre d l’humanité.

Ian trouvait ce type suspect. Il s’apprêtait à renchérir.

– Ah tu es là !

La porte s’ouvrit. Une femme débarqua en furie.

– Oh merde ! lança Alex.

– C’est qui ?

– Bonjour jeune homme, je suis Francesca. Je viens d’emménager ici avec mon fils.

– Un fils qui vit encore avec sa mère ?

– C’est la crise !

– Et, c’est toujours le bébé à sa maman même s’il ne veut pas le reconnaitre. Elle lui pinça les joues. Il s’écarta.

– Je vais retourner chez moi. Je suis fatigué.

Francesca attendit qu’Ian soit sorti pour lancer un regard noir à son fils.

– Tu peux m’expliquer pourquoi il allait sauter ?

– Je m’ennuyais.

– Tu as failli le tuer.

– Maman je te rappelle que mon métier c’est de prendre la vie des gens.

– Par Cerbère Alex réfléchis un peu. Tu en aurais fait quoi ? Ton compagnon. C’est vrai qu’il est mignon.

– Maman on n’est pas là pour ça. Donc on résume il a vu Destin

– Il revit la journée.

– Donc c’est celui que nous cherchons.

– Le Fossoyeur va être content.

– Maman tu craques toujours pour lui.

– C’est faux. On a juste eu une petite aventure il y a longtemps. De toute manière notre planque est finit. Tuer des gens me manque. Où sont passés les crises cardiaques ? Les intoxications alimentaires ?

– Viens maman on rentre à la maison.

Et L’ange de la mort suivit la mère la faucheuse.

Dans leur appartement Alex lisait la Pulsion de mort par Sigmund Freud.

Sa mère passait un coup de fil.

– Alors il est comment ? demandait la voix à l’autre bout du fil.

– Magnifique. Il ressemble beaucoup à Salomé.

– J’imagine oui. Envoie-moi une photo.

– Tu n’en auras pas besoin. Si tout se passe bien, il viendra à toi.

– On aura le temps de se préparer cette fois ci. Je vais demander l’aide de tu sais qui.

– Bonne chance. A bientôt.

Et Francesca raccrocha.

Francesca entendit alors un brouhaha dehors.

Elle alla voir.

Deux hommes venaient de provoquer un carambolage.

– Alex !

– Maman on dit Ange de la mort.

– Je t’appelle comme je veux. Tu m’expliques ?

– C’est la faute de Discorde.

– Arrête ça tout de suite

– Les habitudes ont la vie dure.

– La connerie aigue aussi.

En rentrant chez lui, Ian chercha son annuaire.

Il connaissait un très bon détective privé.

Alex et sa mère ne lui inspiraient aucune confiance.

Il faudrait qu’il en parle à Madame Rosa sa voisine la spécialiste des commérages et des rumeurs en tout genre fondées ou non.

Ian dut cesser sa recherche.

Il tomba sur une photo de sa mère jaunie qu’il avait laissé tomber.

Il se raccrochait à cette photo pour mieux connaître sa mère. Bizarrement quand il essayait de se souvenir, il était bloqué.

C’est décidément quand on ne cherche pas qu’on trouve.

Ian admira un instant la photo puis la rangea.

Puis, il se dit qu’il fallait qu’il appelle son père Dante.

Ian l’aimait. Il le respectait de l’avoir élevé.

Par moment, il voulait prendre ses distances avec ce pas tout à fait père. En effet, Dante le sur couvait alors qu’il n’avait pas besoin de tant d’attention.

Il remarqua qu’il avait un message.

Sûrement Dante.

Allo… Allo. Je ne sais pas très doué avec la technologie.

Une autre voix disait Papa tu es sur un répondeur parle comme si c’était un grand oral et non comme une discussion.

Beatrix ne me dérange pas. C’est trop important. Va ten.

Bonjour Ian. Par où commencer : je connaissais ta mère Salomé. Hé non je ne suis pas un harceleur

Ian l’avait pensé. Comment lui le savait-il ?

Tu vas être sûrement être troublé mais je suis ton grand père.

Ian crut défaillir. Son grand père ? Cela ne pouvait être une bague. Elle aurait été trop cruelle.

Tout ce temps Ian je n’ai désiré qu’une chose : te revoir. Viens dîner à la maison. J’habite à Azrael. Cette ville a été fondée par un ange de la mort du coran. Mon adresse est 12 allée des morts. C’est au sommet de la colline à côté du cimetière. Azrael est au niveau criminel semblable à un nid de frelons mais c’est un endroit calme. Trop calme parfois. Je sais que tu as beaucoup de questions.

Etonnant. C’était comme ce type lisait dans ses pensées.

J’ai dirigé cette famille et j’ai failli à ma tâche. Mais l’espoir va revenir avec toi. Tu as du recevoir un objet ce matin.

En effet, Ian l’avait reçu ce matin.

Il était resté quoi devant le coursier. Ce n’était pas un jour spécial.

L’objet en question était appelé le Talisman des deux R.

Un r pour réincarnation. Le second pour résurrection. C’est ce que la légende raconte. C’est le symbole de notre famille la lignée des seigneurs des morts. Ian j’ai perdu ma femme, ma sœur, ma fille. La plupart de mes amis sont morts. J’ai enterré mes rivaux. Je me suis depuis trop longtemps retiré de ce monde comme un vieux Scrooge. Je comprendrais que tu sois si en colère que tu ne veuilles pas de moi. Mais n’oublie pas la seule règle qui compte : la vie est courte, précieuse, terriblement ironique et étrangement paradoxale.

A bout de souffle, Ian appuya sur une touche du répondeur. Effacée.

Une famille ? Il était orphelin.

En tout cas, il l’avait cru.

Il s’apprêtait à appeler Dante pour dénouer le fil de cette histoire quand le téléphone sonna

– Oui ?

– Venez vite Docteur. C’est Peto Coast. Il est en soins palliatifs.

En arrivant à l’hôpital, Ian tomba sur Jack.

– C’est à cette heure-ci que tu arrives ? Tu as raté tous tes patients de ce matin.

– Il y avait une manifestation des catholiques dehors.

– Tu as aussi manqué le mouvement en faveur des soins palliatifs.

– Par respect pour Peto, je n’avais rien dit. Mais là c’est trop. Jack toi et moi nous ne serons jamais amis. Je ne peux pas te blairer. Je suis au courant pour ton rôle dans le destin.

Jack afficha une mine surprise.

– Hé oui ! Alors maintenant fiche moi la paix.

Ian entra dans a chambre. Peto sourit en le voyant.

– Je ne suis pas prêt pour une partie de jambe en l’air. Je ne veux pas que tu me voies comme ça.

– J’étais le seul médecin disponible. Et je suis un des médecins les mieux formés sur cette question.

– Rien d’autre à ajouter ?

– Peto je t’aime.

– Pourquoi un tel revirement ?

– Réfléchis un peu.

– Je vais mourir.

– Et je veux que nos derniers instants soient meilleurs.

Peto afficha une mine déconfite.

– Et parce que je sais que tu es la face positive du Destin.

– Comment tu. Ah je vois tu revis la journée.

– Donc pas la peine de m’envoyer une lettre.

– Comment est-ce possible que tu t’en souviennes ?

– Une femme s’est penchée au-dessus de ton corps avant que je ne revive ça.

– C’était certainement Destin.

– Ah oui la gardienne du destin. C’est la fille des Parques et elle crée les anges du destin.

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