Le syndrome Colored People

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Mais que se passe-t-il à Paris ? Une drogue nouvelle agit en silence. Elle provoquerait une transformation épidermique surnaturelle. La rumeur enfle sur les réseaux sociaux. Ryan, blogueur de 28 ans, mène l’enquête et partage en temps réel ses surprenantes découvertes. François, le quadra dépressif, Justine l’ado intrépide en quête de sensations fortes et Harold le jeune rebelle égocentrique vont voir leur vie basculer à cause de cette substance mystérieuse...


Publié le : mardi 2 février 2016
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EAN13 : 9782332952844
Nombre de pages : 102
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ISBN numérique : 978-2-332-95282-0
© Edilivre, 2016
Partie 1
Prologue
Chapitre 1 François
L’application météo de l’iphone 8 de François indique Paris 13°, temps nuageux avec des gouttes, bref, une atmosphère pourrie règne sur la ville ce vendredi 13 octobre. Le soleil avait fini sa journée peu productive et laissait la nuit prendre le relais. En s’éclipsant progressivement derrière quelques nuages, il semblait dire « journée de merde, je me casse, ne comptez pas sur moi ce week-end ! ». François était sur la même longueur d’onde négative et avançait dans la foule le regard vide. Il sortait d’un entretien d’embauche désastreux. A force d’enchaîner les refus, il avait perdu tout espoir, toute combativité et abordé cette entrevue comme un animal allant à l’abattoir. Il avait également renoncé à se remettre en cause car pour lui, si les entreprises le rejetaient c’était forcément la faute du système tout entier qui dysfonctionnait. Il ne trouvait plus sa place dans cette société qui l’avait mis à l’écart. Cet homme de 46 ans avait l’allure d’un médecin de campagne des années 70 avec son costume gris anthracite, trop grand. Son embonpoint, sa calvitie naissante au niveau du front, sa légère nonchalance et ses petites lunettes lui donnaient facilement dix ans de plus. Aspirant à un poste d’ingénieur commercial dans l’informatique, il était en concurrence avec de jeunes carnassiers dynamiques en pleine ascension et à la carrière brillante. Il avait été dans la peau du « Winner Killer » à une période pas si lointaine. Il se remémorait l’époque où marié à une femme sublime, il gagnait plus de 5000 € par mois. C’était à la fin des années 90, il était très convoité par la gente féminine mais déclinait systématiquement leurs avances car il était fou amoureux de sa moitié. François était un homme de principe qui cherchait en permanence à « faire les choses bien ». Après avoir reçu une éducation catholique stricte, il se devait d’accomplir avec fierté tous ses « devoirs d’homme ». Il dut ainsi effectuer son service militaire durant 2 ans, faire un beau mariage, être père et travailler avec acharnement afin de mettre sa famille à l’abri du besoin. François s’était donné beaucoup de mal pour arriver au summum de la réussite sociale ; mais progressivement ce fut pour lui une lente et silencieuse descente. Il y eut d’abord son divorce qu’il a très mal vécu puis un long déclin professionnel l’obligeant à accepter des postes de moins en moins bien rémunérés, jusqu’à échouer dans une société de télémarketing de second rang qui finira même par le licencier. La cerise sur le gâteau fût le départ de sa dernière petite amie 3 jours après son licenciement. Le sol se dérobait inexorablement sous ses pieds et il se laissait engloutir par les sables mouvants de la vie sans réagir. Ainsi voilà comment après 9 mois de recherches infructueuses et un dernier refus téléphonique pour un poste de merde mal payé, qu’il était même prêt à accepter, François décida de mettre fin à ses jours. Alors qu’il rentrait à pied à son domicile parisien du 14 ème arrondissement, il se retrouva face à un homme portant une capuche dissimulant son visage. L’individu qui semblait avoir capté l’ampleur de sa détresse lui remis quelque chose en lui disant « Prends ça tu ne vas pas le regretter ! » puis disparut dans le flot de passants. François, qui n’était pas dans son état normal, accepta sans peur et sans se poser de questions, en précisant toutefois « je n’ai pas d’argent monsieur ». Il se disait dans sa tête « des stupéfiants, j’en ai bien besoin ! Au point où j’en suis ça ne peut pas me faire de mal ». Arrivé chez lui il rangea son appartement pour la dernière fois. Il regarda les photos de son fils dont il n’avait plus la garde et de son ex femme qu’il aimait encore malgré tout. Il prit ensuite le temps de rédiger une lettre d’adieu pour chacun de ses proches. Il ne dormit pas de la nuit, même son suicide devait être bien organisé. Il revêtit avec soin sa tenue fétiche de chasse et préparait son départ. L’amour de la chasse était pour lui une vielle tradition familiale, qu’il n’avait jamais réussi à transmettre à son garçon de 15 ans. « C’est un truc de Bolosses Papa ! C’est trop la loose je ne veux pas venir avec toi ». François partit ainsi à l’aube sur son spot de chasse préféré à 100 km de Paris, il n’oublia
pas de poster sur la route ses lettres d’adieu et même son chèque pour les impôts car il ne voulait surtout pas laisser de dettes à sa famille. Isolé au milieu de la forêt avec pour compagnons son fusil de chasse et une bonne bouteille de rosé il pensa « mon cachet de stupéfiant il est temps que je le prenne ». Le soleil éclairait progressivement la forêt, François assis contre un gros chêne profitait du spectacle de la nature qui s’éveille avec une dernière cigarette et son rosée. Il avala son « cachet de stupéfiant » ferma les yeux en introduisant le canon de son fusil dans sa bouche, s’assoupit quelques secondes pour finalement sombrer totalement dans un sommeil profond. A son réveil quelques heures plus tard il se sent en pleine forme et se demande comment il a bien pu se retrouver en plein milieu d’une forêt avec une arme de chasse dans la bouche. Soudainement il se sent totalement attiré physiquement par le chêne auprès duquel il vient juste de se réveiller. Une pulsion mystique le pousse alors à se déshabiller pour faire l’amour à cet arbre qui n’avait pourtant rien demandé. Une connexion indescriptible s’établit alors entre ces deux êtres vivants. « Mon Dieu » se dit-il « je viens de faire l’amour à un arbre mais que m’arrive-t-il, je me sens pourtant si bien ? ». Décontenancé François se rhabille, ramasse sa carabine, sa bouteille et retourne à sa voiture. Il pense alors au courrier post mortel qu’il avait adressé à sa famille. Il faut que je les prévienne pense t’il. En arrivant à sa voiture il fut surpris sans être absolument choqué par son reflet dans la vitre. « Bon sang ! Mais ça alors v’la autre chose ! » En essayant de rassurer ses parents au téléphone au sujet de la lettre il ne fit que les inquiéter davantage. Malgré tous ses arguments il ne parvint pas à les empêcher de venir le voir. « On, arrive Fifi » étaient les derniers mots de sa mère juste avant de raccrocher. « Comment vais-je leur annoncer ça ? » se dit-il, cette question l’obséda durant tout son trajet retour. Arrivé chez lui il n’avait pas encore trouvé la réponse et se mit à tourner en rond jusqu’à l’arrivée de ses parents. Ces derniers qui avaient un double des clefs ouvrirent la porte précipitamment et découvrirent avec stupéfaction dans le séjour un individu étrange qui semblait être leur fils. La mère fût horrifiée et paniqua tandis que le père trouvait la situation cocasse. – « Oh mon Dieu c’est toi Fifi ? Mais que s’est-il passé ? T’es malade, t’as perdu du poids ? » Cria Ginette sa mère tandis que Robert le père restait silencieux. – « Non bien au contraire je ne me suis jamais senti aussi bien », répondit François avant de revenir avec eux sur l’ensemble des événements l’ayant conduit à ce changement d’apparence brutal. – « Tu ne peux pas rester comme ça on va appeler un médecin » rétorqua Ginette anxieuse. – « Non laisse tomber ! Tu vois bien qu’il est épanoui comme ça ! » Dit Robert qui était plutôt enthousiaste et trouvait la situation pas si dramatique que cela. – « Tu as la quéquette bleue aussi fiston ? » Lança Robert. Lui qui avait fait la guerre d’Algérie avait vu des choses bien plus atroces, qu’il n’avait jamais souhaité partager. – « Papa je t’en prie ! J’ai pas vérifié à vrai dire » répondit François en esquissant un sourire. – Donc renchérit Robert, « tu dis que tu te sens bien, que tu n’as plus besoin de lunettes que...
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