Le trésor oublié

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Aujourd'hui, il est facile de constater le remplacement de l'homme par la machine en de nombreux secteurs. Mais si nous faisons un pas de côté vers l'art par exemple, nous observerons qu'aucun tableau créé mécaniquement n'est exposé au Louvre. Tonguy ne se pose pas toutes ces questions lorsque la mission de sauver son village lui est confiée. Tout au long de ce conte, véritable parcours initiatique, le lecteur découvrira avec notre héros le secret du trésor oublié...


Publié le : mardi 10 novembre 2009
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EAN13 : 9782812115967
Nombre de pages : 62
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ISBN numérique : 978-2-334-11340-3

 

© Edilivre, 2016

Préambule

Tellement de maisons ont poussé dans la ville, que je ne sais plus exactement où se trouvait le petit jardin dont chaque jour sur le chemin de l’école, je longeais le grillage. Grillage, fragile clôture me laissant admirer saison après saison, les couleurs merveilleuses et chaque fois différentes de milliers de fleurs.

Une très vieille dame cultivait ce jardin que la municipalité lui cédait gratuitement en remerciement pour de nombreux services qu’elle rendait aux jardiniers de la ville.

Certains disaient qu’elle avait un secret, que toutes les fleurs l’aimaient bien et la considéraient un peu comme leur mère. Moi, je le croyais facilement, il n’y avait qu’à regarder : ce n’était pas simplement un jardin chez elle, mais un immense bouquet de fleurs.

Le grillage n’étant plus tout neuf, me permettait de passer une main et de récolter quelques graines de fleurs, quelques bulbes, que je m’empressais de planter, dans les jardinières de chez nous, où avec une régulière application, presque rien ne poussait jamais.

Un jour, peut-être plus courageux qu’à l’ordinaire, j’entrai plus loin dans le jardin, car forcément, je ne devais pas choisir les bonnes graines vu le maigre résultat que j’en retirais ! Hélas, le grillage se vengea en déchirant mon pantalon et en me décorant d’une estafilade sanguinolente aussi longue que mon mollet.

Venue à mon secours, la vieille dame m’aida à me dégager et me fit rentrer chez elle afin de me soigner et de réparer mon pantalon. Ensuite, elle voulut que je lui explique pourquoi j’étais rentré chez elle, et m’assura que ce n’était pas un comportement honnête, surtout de la part de l’écolier bien tenu et bien élevé que je lui paraissais être.

Malgré ma honte, j’avouai que j’avais voulu encore lui prendre quelques graines afin de faire pousser des fleurs aussi jolies que les siennes, et ainsi, faire un beau bouquet pour l’offrir à ma mère le jour de sa fête. J’ai dit bien sûr que je me sentais fort coupable, mais j’ajoutai aussi, que si elle voulait bien m’offrir quelques graines après les avoir choisies elle-même, j’en serais très heureux et ainsi, j’en obtiendrais certainement de bien meilleurs résultats.

Encouragé par sa gentillesse, j’osai lui demander de me parler de son fameux secret qui selon certains, faisait pousser des fleurs aussi jolies.

Alors, elle me regarda en souriant, l’air étonnée, elle retira son chapeau de paille, libérant de longs cheveux blancs et me déclara : « Je vais te donner des graines pour faire pousser de jolies fleurs et en faire un jour un beau bouquet. Mais je n’ai pas de secret particulier à te confier, pas de secret pour faire pousser les fleurs aussi jolies que celles que tu admires dans mon jardin. Pourtant, tu as pris beaucoup de risques et tu t’es blessé pour faire simplement un cadeau à ta maman, tu as volé mes graines mais tu as avoué. Donc cette faute est à moitié pardonnée. Pour l’autre moitié, tu vas écouter la longue histoire que je vais te raconter, et là, sera le véritable cadeau que je peux t’offrir. Assieds-toi sur ce banc, maintenant, pour mieux voir, ferme les yeux et regarde… »

Chapitre 1

Il existe dans la chaîne des Alpes, un village si haut perché, que les nuages juste avant de passer au-dessus des montagnes qui bordent l’horizon, viennent s’y reposer un moment.

C’est pour cela que la plupart du temps lorsque la fin de l’automne annonce l’arrivée de l’hiver et du froid, il y fait souvent très sombre, très humide et le brouillard épais qui parcourt les quelques ruelles désertes, ajoute une sensation de ouaté aux blanches guirlandes de glace, fragiles dentelles, accrochées aux gouttières branlantes des vieilles toitures de chaume grises.

Les habitants y mènent une difficile vie de privations et de sacrifices. Les quelques champs de culture aménagés en nombreuses terrasses, ne résistent pas longtemps aux longues périodes de pluie qui ravinent inlassablement chaque année davantage, la terre que tentent de retenir sans trop d’espoir les rares racines qui s’y trouvent encore.

Les animaux qui vivent aussi dans ce village, se sont habitués, bon gré, mal gré, à brouter jusqu’à l’écorce tous les buissons couverts de rare feuillage et de baies sauvages qu’ils trouvent encore le long des sentiers ou en bordure des terrasses, quelquefois cultivées. Parfois de rares épis de blé oubliés sur le sol, souvenir de la dernière moisson, viennent agrémenter l’ordinaire.

Ces quelques épis de blé sont pourtant devenus si rares, que parmi les poules, les oies et les canards du village, certains ne se souviennent même plus du goût que pouvait avoir le dernier grain de blé, qu’il leur fût possible de picorer.

Et c’était là, peut-être, le véritable problème du village : s’il y avait du blé en quantité suffisante, il y aurait de la farine, il y aurait ainsi du pain avec sa bonne odeur, lorsque encore tout chaud, il sort du four à bois. Il y aurait aussi beaucoup de paille et de fourrage après la moisson et les battues, pour rendre plus chaudes les étables, et pour nourrir le bétail. Il y aurait du bon lait frais, de la viande fraîche et ainsi des habitants et des enfants heureux.

C’est pour cela qu’un jour enfin, à bout de ressources, les anciens du village décidèrent de se réunir dans la grande salle de la mairie, et de réfléchir ensemble à une éventuelle solution, afin d’améliorer la vie au village. « On pourrait peut-être former une caravane avec les quelques chevaux encore vaillants, et aller acheter de la nourriture dans une ville en bas vers la plaine », pensèrent-ils. Car même si personne ne savait exactement où pouvait se trouver la ville la plus proche, il devait bien y en avoir une quelque part, et de cela, ils en étaient sûrs. Oui mais pour acheter de la nourriture, il fallait de l’argent, et de l’argent il n’y en avait plus beaucoup dans le village. La discussion allait bon train : « Peut-être pourrions-nous organiser des équipes de chasseurs armés jusqu’aux dents, afin de chasser l’ours brun pour avoir de la viande et des fourrures ? » Surtout que depuis bien longtemps personne n’avait plus chassé dans la région, certainement les ours devaient être bien gros et bien gras ! Oui, mais au village, on était tous devenus des éleveurs, des agriculteurs, et cela depuis des générations. Alors, partir affronter des ours dans la montagne, des monstres sauvages embusqués dans des grottes profondes, dans des glaciers inconnus et lugubres, ce n’était pas sérieux du tout. Même...

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