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Léo, l'ultime solution

De
357 pages
Qu’est devenu Léo, ce jeune garçon sensible et attachant ? Porte-t-il toujours en lui les séquelles d’une enfance troublée par le rejet de sa mère ?Après quelques années de stabilité, le passé le rattrape : sa famille est de nouveau confrontée à la maladie. Léo réalise que sa mère cherche à l’écarter de la solution, comme elle l’avait écarté de la vie de son frère disparu. Cette crise révélera à Léo sa propre histoire comme il aurait souhaité ne jamais la connaître. Le destin de cette famille en sera à jamais bouleversé.Après le succès instantané de LÉO, l’autre fils, Hélène Lucas replonge avec brio dans l’univers bouleversant de Léo, qui a captivé des milliers de lecteurs. Ce second volet, dans lequel les intrigues se succèdent, est encore plus émouvant. L’écriture magnifique et la justesse des sentiments rendent cette histoire si véridique qu’on a peine à croire que c’est un roman. Attendu impatiemment, LÉO, l’ultime solution comblera le lecteur et le touchera jusqu’aux larmes.LÉO, l'ultime solution est le deuxième volet de la trilogie dramatique d'Hélène Lucas.
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LÉO, l’autre fils LA PAROLE AUX LECTEURS
« Un livre à lire absolument. »
« Cet ouvrage est un chefd’œuvre. »
« Je viens de passer des heures de pur bonheur. »
« Je n’ai jamais lu un livre avec autant d’intensité. »
« C’est une histoire absolument touchante qui nous tient jusqu’à la toute dernière ligne. »
« Un pur cadeau. » Christine Michaud, TVA
« Une auteure à découvrir. » Serge Drouin, Journal de Québec
« Une histoire touchante écrite magnifiquementpar l’auteure. » Hélène Lajeunesse, Voir
« Ce livre à l’intrigue pleine de rebondissementsest impossible à lâcher. » Laila Maalouf, Styles de vie
« Une histoire qui vient nous chercher jusquedans l’âme. » Guylaine Perron, L’Infolien
M¥VMUJNF TPMVUJPO HÉLÈNE LUCAS
DE LA MÊME AUTEURE
Essai Profession : mère de famille, 2006
Roman Léo, l’autre fils, 2008
Aux Éditions Sylvain Harvey
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Lucas, Hélène, 1960
Léo, l’ultime solution
ISBN 9782921703918 ISBN 9782923794020 (PDF) ISBN 9782923794037 (ePub) I. Titre.
PS8623.U22L462 2009
PS9623.U22L462 2009
C843'.6
C20099402130
Révision linguistique et correction des épreuves : Carole Noël Conception de la page couverture : André Durocher (Syclone) Mise en page : Interscript Impression : Transcontinental
Première édition, 2009 © Éditions Sylvain Harvey ISBN 9782921703918
Imprimé au Canada
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2009 Dépôt légal – Bibliothèque et Archives Canada, 2009
Éditions Sylvain Harvey Téléphone : 418 6921336 (région de Québec) Sans frais : 1 800 4762068 (Canada et ÉtatsUnis) Courriel : info@editionssylvainharvey.com Site Web : www.editionssylvainharvey.com
Distribution en librairie au Canada : Distribution Ulysse Téléphone : 514 8439882, poste 2232 Sans frais : 1 800 7489171 Courriel : info@ulysse.ca
Nous remercions la Société de développement des entreprisesculturelles du Québec (SODEC) pour son aide à l’éditionet à la promotion.
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Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canadapar l’entremise du Programme d’aide au développement del’industrie de l’édition (PADIÉ) pour nos activités d’édition.
À Daniel, merci pour ton soutien indéfectible depuis vingtcinq ans. La vie est l’encre de ma plume. Toi, tu m’encourages et m’offres la liberté de la laisser glisser sur le papier.
À Michelle, ton affection m’est très précieuse.
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Sur le parvis de l’église SaintCœurdeMarie, Léo s’était arrêté. La présence des porteurs, transpirant sous leurs ves tons noirs et leurs cols de chemise empesés, l’intimidait. Les cloches de l’église avaient solennellement annoncé à tout le quartier le décès d’un paroissien. À contrecœur, Léo se rési gna à gravir les marches empruntées par la famille Dussault Allard pour conduire un des siens à son dernier repos. L’éclat des rayons du soleil était presque indécent en cette journée où était célébré le service funèbre de son grandpère, JeanPierre Dussault. Lorsqu’il pénétra à l’intérieur, l’atmosphère solennelle ajouta à sa tristesse. La pénombre enveloppait les fidèles recueillis. La flamme des cierges et les émanations d’encens accompagnaient l’émouvante mélodie de la flûte de pan qui résonnait dans toute la voûte de ce sanctuaire. Il alla s’asseoir avec sa famille en deuil. Assise dans la première rangée, sa mère, Marielle, essuyait ses larmes. L’évocation de la musique préférée de son père l’émouvait. Elle rangea son mouchoir et serra Samuel Jr contre elle pour se réconforter. Il était étonnamment calme sur ses genoux. À trois ans et demi, il avait plutôt habitué sa famille à des débordements d’énergie. Mais aujourd’hui, il était sage car son grand frère Léo, pour qui il éprouvait un profond attachement, était assis à ses côtés.
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Léo était maintenant âgé de quatorze ans. Sa relation avec Junior était particulière. À l’annonce de sa venue au monde, c’est lui qui avait suggéré de le nommer Samuel, comme son frère aîné décédé avant sa naissance. Il était déçu de ne pas avoir connu cette époque qui avait tant troublé sa mère et s’était réjoui de la venue au monde de Samuel Jr. Au jourd’hui, ils étaient inséparables et chacun supportait diffi cilement l’absence de l’autre. Léo laissa errer son regard sur les gens assis autour de lui. Il était touché par la présence de tant de parents et amis. Le décès du patriarche de la famille allaitil soudainement bri ser les liens familiaux qui les unissaient? Cette pensée lui noua la gorge. Il observa d’abord son père Marc, aussi affecté que lui par ce décès. Il savait que son père avait toujours été reconnais sant à JeanPierre Dussault d’avoir pris soin de lui durant les années où il avait traversé une longue période de dépendance à l’alcool et de désespoir. Marc l’encouragea d’un regard rem pli de compassion et de fierté. Son regard se porta ensuite sur Annie et Stéphane, sa tante et son oncle, ainsi que sur son cousin Mathieu qu’il considé rait comme son meilleur ami. Mathieu lui fit un signe de tête qu’il lui rendit. Il fut tiré de ses pensées lorsque le célébrant l’invita à venir faire une lecture à la mémoire du disparu. Léo se leva et marcha lentement en direction de l’autel. Il s’approcha du lutrin en bois où il déposa sa feuille. D’une main tremblante, il ajusta le microphone. Les battements de son cœur lui secouaient la poitrine. Il se racla la gorge et, d’une voix hésitante, commença la lecture. « Tu es parti mais tu seras toujours présent, grandpapa» Il inspira profondément pour refouler ses larmes. Il s’efforça de puiser au fond de lui le courage nécessaire pour poursuivre. « La sérénité que tu dégageais et l’affection que tu nous portais nous manqueront tous les jours. Personne ne pourra prendre ta place dans nos cœurs et nous te sommes recon naissants de l’unité familiale que tu nous as offerte et qui était essentielle à tes yeux»
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Sa voix commença à trembler et il craignit de se laisser envahir par l’émotion. Il fit alors l’erreur de regarder en direction de sa grandmère. Sa mamie Pierrette, celle qui l’avait aimé comme une mère quand Marielle avait été incapable de le faire, était assise sur le banc de bois, les mains jointes sur les genoux, telle une fillette docile attendant la lecture. Immobile, elle l’envelop pait du regard, reconnaissante de son touchant témoignage. Seules des larmes silencieuses, qu’elle ne prenait pas la peine d’essuyer, révélaient sa profonde tristesse. Léo dut fermer les yeux un instant pour éviter de repenser à leur conversation de la matinée. Il lui avait alors demandé ce qu’elle avait aimé le plus chez son grandpère. Elle lui avait confié : « En dépit de la maladie, le visage de ton grandpère s’éclai rait encore chaque fois qu’il posait le regard sur moi. Ces yeuxlà, qui m’intimidaient à me faire fondre dans les pre miers mois de nos fréquentations, ne me regarderont plus jamais, ne me prouveront plus que j’étais adorée et que j’avais trouvé l’amour de ma vie. » Léo étouffa un sanglot. Il baissa la tête et s’essuya les yeux. Il inspira profondément et se concentra sur les mots impri més sur la feuille sans parvenir à les distinguer. Il enfouit la main dans la poche de son pantalon et tâta la figurine qui s’y trouvait pour se donner du courage. Il l’avait achevée la veille et regrettait de n’avoir pu l’offrir à son grandpère. Sa lèvre inférieure tremblait et il serra la main sur la figu rine. Comme il tardait à poursuivre la lecture, Junior se tor tillait sur les genoux de Marielle qui luttait pour l’empêcher de se sauver. — Reste un peu tranquille, Junior. — C’est Léo! C’est Léo! répétaitil de sa voix perçante qui écorchait le silence. À bout de force, Marielle lâcha prise et Junior s’échappa pour aller rejoindre Léo, tout en haut des grandes marches. Les semelles de ses bottines claquèrent sur le marbre froid et Léo dut s’accroupir pour l’accueillir. Junior se jeta dans ses
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Un pour Un
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