Les blondes flashantes d'Alfred Hitchcock

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S’il y a une énigme dans les films d’Alfred Hitchcock, c’est celle, majeure, que génère le sexe féminin. Dans quelle mesure, dociles au souhait du Maître, les créatures de l’écran nous permettraient-elles d’accéder à son secret ?
« Qu’est-ce qui me dicte le choix d’actrices blondes et sophistiquées ? Nous cherchons des femmes du monde, de vraies dames qui deviendront des putains dans la chambre à coucher », disait-il à Truffaut.
Point n’est besoin de courir vers la prostituée sous prétexte de préserver la pureté conjugale, inutile dorénavant de scinder notre vie amoureuse en deux zones distinctes. Les voici, ces blondes qui, nous éblouissant depuis le ciel où scintillent et tournoient les étoiles – nous les sacrons et consacrons stars –, continuent d’opérer dans la chambre obscure de nos désirs. Et illustrent ce paradoxe légendaire : Hitchcock, ou l’homme qui en savait trop sur les femmes ?
Serge Koster a publié de nombreux livres, dont les deux derniers, Léautaud tel qu’en moi-même (2010) et Je ne mourrai pas tout entier (2012), ont paru aux Éditions Léo Scheer.
Publié le : mercredi 30 septembre 2015
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EAN13 : 9782756109800
Nombre de pages : 93
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Serge Koster Les blondes flashantes d’Alfred Hitchcock S’il y a une énigme dans les films d’Alfred Hitchcock, c’est celle, majeure, que génère le sexe féminin. Dans quelle mesure, dociles au souhait du Maître, les créatures de l’écran nous permettraient-elles d’accéder à son secret ? « Qu’est-ce qui me dicte le choix d’actrices blondes et sophistiquées ? Nous cherchons des femmes du monde, de vraies dames qui deviendront des putains dans la chambre à coucher », disait-il à Truffaut. Point n’est besoin de courir vers la prostituée sous prétexte de préserver la pureté conjugale, inutile dorénavant de scinder notre vie amoureuse en deux zones distinctes. Les voici, ces blondes qui, nous éblouissant depuis le ciel où scintillent et tournoient les étoiles – nous les sacrons et consacrons stars –, continuent d’opérer dans la chambre obscure de nos désirs. Et illustrent ce paradoxe légendaire : Hitchcock, ou l’homme qui en savait trop sur les femmes ? Serge Koster a publié de nombreux livres, dont les deux derniers,Léautaud tel qu’en moi-même (2010) etJe ne mourrai pas tout entier(2012), ont paru aux Éditions Léo Scheer. EAN numérique : 978-2-7561-0980-0 EAN livre papier : 9782756104218 www.leoscheer.com
DU MÊME AUTEUR
ROMANS Le Soleil ni la mort, Denoël, 1975 Le Rêve du scribe, Denoël, 1976 Une histoire qui ne finira jamais, Flammarion, 1978 Les Langues de terre, Flammarion, 1980 L’Homme suivi, Flammarion, 1982 Une femme de si près tenue, Flammarion, 1985 La Condition du passager, Flammarion, 1987 L’Amour voyageur, Seghers, 1990 La Nuit passionnément, Patrice de Moncan, 1993 À celle qui écoute, Julliard, 1994 La Tristesse du témoin, Verticales, 1999 J’ai dû heurter un astre. Triptyque amoureux, La Musardine, 2000 Le Commerce des corps, Éditions du Rocher, 2005 Ces choses qui blessent le cœur, Melville/Léo Scheer, 2007 RÉCITS, NOUVELLES Le Voyage inachevé, Flammarion, 1983 Trou de mémoire, Critérion, 1991 (Prix Wézio) ; PUF, 2003 Noël, cadeau(in Contes érotiques de Noël), La Musardine, 1998 Léautaud tel qu’en moi-même, Léo Scheer, 2010 Je ne mourrai pas tout entier, Léo Scheer, 2012 SOLILOQUE Sextuellement vôtre, Denoël, 1977 ESSAIS Francis Ponge, Henri Veyrier, 1983 Michel Tournier, Henri Veyrier, 1986 ; Julliard, 1995 ; Zulma, 2005 (édition revue et augmentée) Racine, une passion française, PUF, « Perspectives critiques », 1998 (Grand prix de l’essai de la Société des gens de lettres) Sérénité du dédain (Flaubert, Proust, Léautaud), PUF, « Perspectives critiques », 2000 Pluie d’or. Pour une théorie liquide du plaisir, La Musardine, 2001 Adieu grammaire !(ouvrage couronné par l’Académie française), PUF, « Perspectives critiques », 2001 L’Aura de leur nom, PUF, « Perspectives critiques », 2003 Le Sexe et l’Argent. Abécédaire, Melville/Léo Scheer, 2009 TRADUCTIONS Catulle ou l’invective sexuelle, La Musardine, 2002 Martial ou l’épigramme obscène, La Musardine, 2004
© Éditions Léo Scheer, 2013 www.leoscheer.com
Le format ePub a été préparé par Isako www.isako.com à partir de l'édition papier du même ouvrage.
SERGE KOSTER
LES BLONDES FLASHANTES D’ALFRED HITCHCOCK
Éditions Léo Scheer
À Geneviève
« Quand j’aborde les questions de sexe à l’écran, je n’oublie pas que, là encore, le suspense commande tout. Si le sexe est trop criard et trop évident, il n’y a plus de suspense. Qu’est-ce qui me dicte le choix d’actrices blondes et sophistiquées ? Nous cherchons des femmes du monde, de vraies dames qui deviendront des putains dans la chambre à coucher. » Hitchcock/Truffaut, Édition définitive, Gallimard, 1983
Préface
Le désir selon Hitchcock
Non, elles n’ont pas changé. Oui, elles sont toujours les mêmes. Stars de l’écran, elles n’existent que pour être vues et revues, étoiles qui scintillent pour notre enchantement, émerveillent nos songes, dont leur chair cachée est l’étoffe. Me voilà en compagnie de quelques-unes des créatures du Maître. Aujourd’hui âgées ou défuntes, les actrices qui les incarnèrent afin de peupler notre mythologie ne sont que les figures évanescentes de notre machine à fantasmer. C’est la pellicule qui met cette dernière en mouvement, en émoi. Si le cinéma hollywoodien a enfanté les stars des années trente, il me semble incontestable que seul Alfred Hitchcock leur a conféré une dimension mythique dont le pouvoir de rayonnement se mesure par contraste avec le médiocre statut de vedette à quoi le cinéma actuel réduit ses protagonistes les plus notoires, indépendamment de la qualité des films, contraintes qu’elles sont de hanter les studios et les plateaux de la télévision qui les produit et les utilise pour vendre leurs interchangeables prestations. Comme si – hypothèse provisoire – le langage télévisuel avait contaminé et rétréci les codes du septième art. Le Festival de Cannes a beau déployer ses fastes ascensionnels, réglés par des commentateurs bavards et redondants, je regarde la montée des marches comme une foire, une farce, où même les plus belles femmes – allez, au hasard : Catherine Deneuve prenantLeDernier Métro, Nicole Kidman sous l’emprise onirique deEyes Wide Shutse bornent à parader au profit de slogans – publicitaires qui lient les firmes et les chaînes de production. Les mythes se brisent contre le mur abrupt du « calcul égoïste ».
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