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Les Cloches de La Brésilienne

De
224 pages

À la criminelle, on a toujours confié à l’inspecteur Azémar Dieuswalwe les enquêtes les plus farfelues. Il faut dire que son goût immodéré pour le tranpe, boisson haïtienne explosive concoctée avec de l’alcool de canne, des racines, des feuilles ou des écorces, ne le rend pas très fiable aux yeux de ses supérieurs. Mais jamais il n’aurait pensé qu’il serait envoyé dans ce bled perdu de La Brésilienne, au fin fond de la campagne haïtienne pour essayer de résoudre l’énigme de l’enlèvement...du son des cloches d’une église. Les cloches sont bien là, mais elles ne sonnent plus, voilà. Seulement, du son de ces cloches dépend l’issue de la guerre terrible que se livrent le député et le maire... Alors, comment se débrouiller quand on est une épave alcoolique et que l’on est aux prises avec un curé breton devenu insomniaque, une Dominicaine à la beauté torride qui vous tombe dans les bras alors qu’elle est convoitée par les deux plus hautes autorités du village, un pasteur prêt à tout pour accroître son pouvoir, une société secrète pas commode du tout... et ce tranpe qui décidément provoque un mal de tête... carabiné !

Prix littéraire des Caraïbes 2008


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La Piste des sortilèges,2002. À l’angle des rues parallèles,2003. Je sais quand Dieu vient se promener dans mon jardin,2004. Le Diable dans un thé à la citronnelle,2005.
Présentation
Né à Port-au-Prince, Gary Victor est incontestablement l’un des romanciers haïtiens les plus lus dans son pays. Outre son travail d’écriture, il est aussi scé-nariste pour la radio, la télévision et le cinéma. Ses créations explorent sans complaisance aucune le malêtre haïtien pour tenter de trouver le moyen de sortir du cycle de la misère et de la violence. Il a obtenu en 2003 le prix du Livre insu-laire pourÀ l’angle des rues parallèleset en 2004 le prix RFO pourJe sais quand Dieu vient se promener dans mon jardin. Àla criminelle, on a toujours confié à l’inspecteur Azémar Dieuswalwe les enquêtes les plus farfelues. Il faut dire que son goût immodéré pour letranpe, boisson haïtienne explosive concoctée avec de l’alcool de canne, des racines, des feuilles ou des écorces, ne le rend pas très fiable aux yeux de ses supérieurs. Mais jamais il n’aurait pensé qu’il serait envoyé dans ce bled perdu de La Brésilienne, au fin fond de la campagne haïtienne pour essayer de résoudre l’énigme de l’enlèvement… du son des cloches d’une église. Les cloches sont bien là, mais elles ne sonnent plus, voilà. Seulement, du son de ces cloches dépend l’issue de la guerre terrible que se livrent le député et le maire... Alors, comment se débrouiller quand on est une épave alcoolique et que l’on est aux prises avec un curé breton devenu insomniaque, une Dominicaine à la beauté torride qui vous tombe dans les bras alors qu’elle est convoitée par les deux plus hautes autorités du village, un pasteur prêt à tout pour acccroître son pouvoir, une société secrète pas commode du tout... et cetranpedécidément provoque un mal de qui tête... carabiné ! Pour le plus grand bonheur de ses lecteurs, Gary Victor, lauréat du Prix RFO 2004 pour son romanJe sais quand Dieu vient se promener dans mon jardin, plonge dans le polar avec une jubilation communicative et cette imagination débordante qu’on lui connaît !
Gary Victor
Les cloches de La Brésilienne
roman
Édition :Jutta Hepke & Gilles Colleu Corrections :Liliane Dutrait Conception et réalisation : Vents d’ailleurs ePub :www.isako.com
ISBN 10 : 2-911412-41-9 ISBN 13 : 978-2-36413-103-3 © Vents d’ailleurs/Ici & ailleurs, 2006 Mél :info@ventsdailleurs.com www.ventsdailleurs.com
Prologue
Au petit matin, l’ortolan n’avait jamais le temps de déployer son chant. Cela plongeait la fillette, chaque fois, dans un état entre léthargie et colère. Ce n’était pas que l’oiseau cessait de chanter ou que, brusquement, il se perdait dans ses trilles en une série de fausses notes disgracieuses. C’est que les cloches de l’église, toujours au même moment, se mettaient à carillonner. Leurs sons clairs, jouant de l’aigu jusqu’au grave, prenaient d’autorité possession des lieux. Toutes les rumeurs de l’aube, depuis les derniers coassements des crapauds, les stridulations des criquets, en passant par le chuchotement rageur de la rivière dans sa chute dans les terres chaudes du bas, le bruissement des arbres accueillant la brise du matin, jusqu’au frou-frou des nuées d’oiseaux-mouches butinant dans les diamants de rosée habillant l’herbe, cessaient, effacées, chassées par le vacarme ordonné des cloches. Sa grand-mère, aveugle et impotente, qui ne se nourrissait plus que de bouillie quoique avec peine, lui avait laissé entendre qu’elle aimerait mourir au plein cœur de la nuit et non comme les autres femmes de sa famille qui avaient toutes rendu l’âme peu avant l’aube. La petite fille savait que sa mère était morte au petit matin. C’était presque tout ce qu’elle connaissait de celle qui l’avait mise au monde, sa grand-mère évitant toute conversation qui lui aurait permis d’apprendre plus. « Qui est mon père ? » demandait-elle souvent à sa grand-mère quand sa peau de mulâtresse l’intriguait, lui rappelait qu’elle était différente des autres. La vieille femme, alors, se renfrognait. La petite fille pouvait jurer que sa grand-mère était à ce moment en proie à la fois à une colère et à une douleur qui alimentaient une plaie tenace. La vieille femme, une seule fois, s’était permis une confidence : « J’ai juré une nuit à Madan Sorèl de ne jamais rendre le mal pour le mal, petite fille. Cette promesse est une souffrance que tu ne peux comprendre, aussi une certitude que la lumière m’accueillera. » Madan Sorèl fut la manbo* la plus puissante et la plus célèbre de la presqu’île. C’était elle qui avait empêché les chanpwèl* de régner en maître et seigneur sur les vivants. La seule chose que la petite fille avait tirée des propos obscurs de sa grand-mère, c’est que sa naissance cachait un grand mystère, mystère qu’elle tentait en vain d’imaginer. Les cloches sonnaient toujours. La petite fille vit deux longues traînées lumineuses se dépêchant d’atteindre le grand mapou* qui gardait l’entrée de la vallée. Elles en avaient juste le temps avant que la première lueur de l’aube ne trace à l’horizon ses graffitis chasseurs de ténèbres. Elle entendit la voix de sa grand-mère qui lui disait : « Partir avec les sons de ces cloches serait une malédiction… Ces cloches nous rappellent que nous n’avons droit qu’à la religion des Blancs. Même le droit au silence du matin nous est interdit. » Pourquoi sa grand-mère persistait-elle à lui parler ce langage incompréhensible ? La petite fille, elle, aimait bien les cloches. C’était au petit matin qu’elle ne les supportait pas, car elle tenait à entendre le chant de l’ortolan. Elle s’imaginait que l’oiseau lui chantait le mystère de sa naissance, et peut-être aussi le moyen de se soustraire à ces brusques maux de tête qui la jetaient dans un état d’amnésie pendant plusieurs heures, heures durant lesquelles elle errait seule sur les sentiers de la région. Les gens l’évitaient prudemment, pensant qu’elle était possédée par l’un de ces esprits à la peau rouge qui hantaient les bois, chevauchant parfois des chevaux albinos que certains prétendaient avoir vus durant des nuits de lune noire. Un jour, au moment où le carillon des cloches appelant les fidèles à la messe du petit matin éteignait le chant de l’ortolan, une fulgurante douleur transperça le crâne de la fillette. Perdant l’équilibre, elle roula sur le flanc de la colline pour être stoppée par la masse des racines d’un grand mapou centenaire que personne n’approchait, sinon pour venir y déposer des offrandes aux lwa*. Elle n’avait pas encore sombré dans cet espace de sa conscience où elle ne se rappelait plus qui elle était ni de ce qu’elle aurait fait entre-temps. Pour la première fois, elle fut vraiment en colère contre les sons des cloches qui venaient l’empêcher de décrypter le chant de l’ortolan. Elle les imagina en sa possession, en laisse comme les deux chiens que sa grand-mère possédait dans le temps et qui étaient morts empoisonnés par ces démons de chanpwèl. Elle leur cria de se taire, de cesser de raturer ainsi son petit matin. Pour les prendre au piège, elle projeta devant ces ondes sonores qu’elle voyait prendre les formes les plus repoussantes, l’image d’un tapis de rosée s’étendant à l’infini au-dessus duquel des armées d’oiseaux-
mouches multicolores butinaient. Elle fut soudain agressée par une image terrible, insoutenable. Celle d’un pied qui secouait sa poussière pendant qu’une main aux doigts longs et osseux, aux ongles racornis, agrippait une bible. Elle entendit des cris, des gémissements. Ceux que pousse une femme qui expulse de son ventre le produit de neuf mois d’attente, d’anxiété et de souffrance. La dernière chose dont elle se souvint avant qu’elle ne chute dans l’inconscience fut sa tentative de protéger la calebasse qu’elle avait toujours accrochée au cou.
I
L’inspecteur Dieuswalwe Azémar débarqua à La Brésilienne en début d’après-midi trois jours avant la grande fête patronale qui drainerait dans ce village des milliers de gens en provenance de tous les coins du pays et même de l’étranger. Il récupéra sa valise qu’un bèf chenn* juché sur le toit de l’autobus glissa jusqu’à lui, puis il se dirigea d’un pas mal assuré vers l’unique auberge de la ville dont l’enseigne sale à la vitre brisée pendait, penchée comme si quelqu’un avait vainement essayé de la décrocher. L’établissement portait sans pudeur le nom :Au Nouveau Louvreet se prétendait un service cinq étoiles. En fait, c’était un établissement minable servant à la fois de restaurant, de lieu de repos et de passe pour les chauffeurs qui ne se risquaient jamais à prendre de nuit la route vers la capitale. Malgré sa gueule de bois, l’inspecteur Azémar n’avait supporté le voyage dans ce bus surchargé que grâce à deux bouteilles d’asorosi* qu’il s’était procurées au départ de Port-au-Prince. L’atmosphère lourde, vaguement hostile de la ville, lui fit immédiatement mauvaise impression. Les gens le regardaient avec des airs soupçonneux comme s’il venait en renfort à ce qu’ils considéraient comme une malédiction qui s’était abattue sur le lieu. En poussant la porte vitrée de l’auberge sur laquelle on avait collé des photos de nus découpées dansPlay-Boyil pensa aux remontrances de la femme assise à côté de lui dans le bus, qui l’avait menacé constamment de damnation pour son intérêt visiblement trop poussé pour la bouteille L’inspecteur trébucha contre un tabouret placé au milieu de la salle. Il faisait sombre. Le policier retira les lunettes noires qu’il portait toujours depuis tout jeune, car il ne voulait surtout pas qu’on remarque ses yeux qui louchaient, yeux dotés de pupilles à la couleur indéfinissable. Quelqu’un cria : « Attendez un instant. » On fit démarrer péniblement une génératrice qui empesta l’air de fumée et de l’odeur de son carburant. Le toussotement irrégulier annonçait que l’appareil n’en avait pas pour longtemps. On passa la lumière. L’inspecteur se dépêcha de remettre ses lunettes noires. La salle était crasseuse : des meubles sales, un tapis poussiéreux, quelques tableaux naïfs d’un mauvais goût criard accrochés sur un mur. Un homme maigre, à la calvitie luisante, avec des lunettes à verres épais se tenait devant le comptoir. Il portait une chemise blanche longue, une gyayabera*. Une grosse tache de sueur crasseuse poissait le tissu sous les aisselles. Des mouches volaient lourdement dans la chaleur dans un bourdonnement incessant. — C’est pour une chambre, dit l’inspecteur. — Vous restez pour la patronale ? s’enquit l’aubergiste à l’aise pour examiner le nouveau-venu derrière ses loupes. — J’espère en avoir fini avant, répondit Azémar. — Ah ! vous êtes l’inspecteur de police que tout le monde attend. — Malheureusement oui, répondit Azémar. Il aurait en effet voulu être à mille lieues d’ici. C’était lui qui écopait toujours des tâches les plus frustrantes et les plus ingrates, pour ne pas dire les plus farfelues. S’il découvrait qui était ce fils de pute au service ayant soufflé au commissaire qu’il était originaire de la région, il lui ferait payer cher. Définitivement, il devait penser à abandonner ce métier et se mettre à quelque chose d’autre. Il se voyait bien tenir un petit commerce dans son quartier au Bas-Peu-de-Chose. Il se spécialiserait dans les tranpe*. Il n’avait pas son pareil pour préparer les boissons les plus rares, toutes à base de kleren*. Connaissant pas mal de kakakleren* aussi attachés que lui aux tranpe, il n’aurait aucun mal à se constituer une clientèle. Dieu merci, il était célibataire. Pas de femme comme cette mégère dans l’autobus pour lui mettre des bâtons dans les roues à cause de son amour de l’alcool. Il savait qu’on chuchotait au service que c’était parce qu’il était un kakakleren qu’il végétait depuis des années à ce poste d’inspecteur et qu’on lui confiait les enquêtes les plus insignifiantes et parfois les plus saugrenues. La dernière qu’on lui avait confiée consistait à retrouver un python qui avait faussé compagnie à son maître, un journaliste américain excentrique et pédophile, vivant, bien sûr, dans un riche quartier de Port-au-Prince. Jamais pour lui les activités juteuses comme la traque aux trafiquants de drogue ou aux contrebandiers. Il se dit que s’il ne prenait pas rapidement une décision pour changer le cours de sa vie,
il mourrait pauvre comme Job. Triste perspective ! Et voici qu’il se trouvait dans ce trou à rats pour une affaire de cloches dont on avait volé… les sons. — Vous n’y croyez peut-être pas, inspecteur, mais c’est la vérité. Les cloches ne sonnent plus… Muettes. Moi, je suis certain que c’est politique. L’aubergiste conduisait l’inspecteur à travers un couloir au toit, à certains endroits, éventré qui laissait passer le soleil et la poussière. Il s’arrêta devant une porte où était inscrit le numéro neuf et tendit une clé au policier. — Les toilettes sont au bout du couloir. Heureusement, nous avons de l’eau courante. Pour le dîner, il faut nous avertir à l’avance. — Pourquoi une affaire politique ? demanda l’inspecteur en introduisant la clé dans la serrure. — Le maire et le curé s’entendent bien. Trop même pour certains. À chaque fête patronale, c’est à eux que le gouvernement remet l’argent des réjouissances populaires. Cela n’a jamais plu au député Maren. Ce dernier est du même parti que le maire mais il n’a jamais reçu un centime pour l’organisation de la fête patronale. On parle de plus de cinq cent mille gourdes. Vous comprenez que cela puisse mettre le député en rage. — Et alors ? dit l’inspecteur essayant de venir à bout de la serrure récalcitrante. L’aubergiste lui prit la clé des mains. — C’est un moyen pour le député de brouiller les cartes. Personne à La Brésilienne ne peut imaginer la patronale sans cloches, sans messe. Il n’y aura pas de messe sans cloches. Les gens ne le voudront pas. Alors, le député et ses amis accuseront le maire d’incompétence. — Les cloches ne sont pas indispensables à une messe, objecta l’inspecteur, la langue pâteuse. — Elles ne sont peut-être pas indispensables à la messe, mais elles le sont pour les habitants de La Brésilienne. — Il faut que je parle au maximum de personnes pour bien comprendre ce qui se passe ici. — Vous saurez certaines choses, pas d’autres, dit l’aubergiste qui tentait toujours de venir à bout de la serrure récalcitrante. À La Brésilienne, on se méfie partout de la mémoire. L’oubli peut être un gage de sécurité. — Contre quoi ? — Pour être protégé de certaines malédictions, il faut parfois tout effacer de sa mémoire, inspecteur. L’hôtelier eut raison enfin de la porte. L’inspecteur se promit de la laisser ouverte. De toute manière, on n’avait rien à lui voler. Il garderait toujours sur lui le peu d’argent qu’il avait et son vieux revolver. La chambre était à l’image de l’établissement. Délabrée, sentant la moisissure. L’inspecteur réfléchit à la possibilité de dormir à même le sol. Ce lit devait être dangereux. Avec cette humidité, un serpent ou une araignée pouvait bien s’être logé dans le matelas. — Cette église existe depuis plus d’un siècle. Les cloches ont été achetées par le curé afin que soit faite la volonté d’une sainte morte en mer pour avoir voulu que cette église soit dotée de tout. Le curé pourra vous en dire plus. Si les cloches ne sonnent pas le jour de la patronale, de grands malheurs s’abattront sur la région. Moi, ma conviction est faite. C’est le député le responsable. Dites, inspecteur, vous portez toujours ces lunettes noires ? — Je suis allergique à la lumière, mentit l’inspecteur. — Ah bon ! Excusez ma curiosité. Bonne nuit. — Bonne nuit. Il tendit la main à l’inspecteur, puis quitta la chambre. Le policier l’entendit qui ricanait dans le couloir. Il déposa la valise, et s’assit un instant sur l’unique chaise de la chambre. Sa gueule de bois était toujours tenace. La seule manière d’en venir à bout était peut-être de se procurer une autre bouteille de tranpe. Un bon bwa kochon* à point pourrait certainement le revigorer. Il pensa à ce que l’hôtelier venait de lui dire. Comme tout Haïtien, ce dernier ne faisait aucun cas de la logique la plus élémentaire. Si c’était le député le coupable, comment avait-il pu rendre muettes les cloches ? Et puis cette affaire de cloches devenues muettes, l’inspecteur n’y croyait pas. Il fallait qu’il vérifie lui-même le phénomène. Il avait consulté pas mal d’ouvrages ayant trait aux cloches avant de venir ici. Il avait beau être un kakakleren, on ne lui ferait pas avaler n’importe quelle couleuvre.
Décidé à ne pas perdre de temps, l’inspecteur Azémar se rendit immédiatement chez le curé de la paroisse qui habitait une maison jouxtant l’église. Un passage protégé par une barrière en fer forgé avait été percé dans le mur séparant les deux propriétés pour faciliter l’accès de l’un à l’autre des bâtiments.
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