Les échos de la Sainte montagne, cantiques... dédiés à Notre-Dame de la Salette... paroles de MM***...

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Tolra et Haton (Paris). 1863. In-12.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1863
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^IIÂS^TE MONTAGNE
CANTIQUES A PLUSIEURS VOIX AVEC ACCOMPAGNEMENT
DÉDIÉS A
NOTRE-DAME DE LA SALETTE
ET PUBLIÉS AVEC L'APPROBATION
DE NN. SS. LES ÉVÉQTJES DE POITIERS ET DE GRENOBLE
PAROLES DE MM"'
MUSIQUE DE M. L'ABBÉ
W. MlOREAU
PROFESSEUR ET ORGANISTE AU PETIT-SÉMINAIRE DE MONTMORILLON
(VIENNE).
PARIS
TOLRA ET HATON, LIBRAIRES-ÉDITEURS ,
RUE BONAPARTE, 68
ET CHEZ L'AUTEUR
Au Petit-Séminaire de Montmorillon (Vienne).
LES ÉCHOS
DE LA SAINTE MONTAGNE
32 CANTIQUES
DÉDIÉS A NOTRE-DAME IMMACULÉE
DE LA SALETTE.
N" 1.
PLAINTE ET PROMESSE
Enfants , je viens de la céleste enceinte :
Pour vous sauver, je descends ici-bas.
Que votre coeur soit touché de ma plainte !
Oh ! non , non, ne l'oubliez pas I (bis).
REFRAIN.
Nous, l'oublier, l'oublier, tendre Mère,
Non, non, jamais (ter).
Nous redirons jusqu'à l'heure dernière
Tous vos bienfaits (bis).
Nous , l'oublier, non , non, jamais (bis).
Mon fils, hélas! n'aperçoit sur la terre
Que des pécheurs, que des enfants ingrats !
Déjà sa main a saisi le tonnerre.
Oh ! non, non, ne l'oubliez pas I
Pour vous, je prie et je pleure sans cesse,
Et de mon fils je désarme le bras.
Tous vos malheurs excitent ma tendresse.
Oh ! non , non, ne l'oubliez pas I
_ 4 _
Il est un Nom révéré par les anges,
Que les pécheurs blasphèment ici-bas.
A ce beau Nom, amour, respect, louanges.
Oh ! non, non, ne l'oubliez pas !
De votre Dieu vous violez la loi sainte;
Vous profanez ses jours sacrés, hélas!
Le châtiment suivra bientôt ma plainte.
Oh ! non, non , ne l'oubliez pas !
Pour conjurer la divine vengeance,
Pour échapper au malheur, au trépas,
Priez, pleurez et faites pénitence.
Oh ! non, non, ne l'oubliez pas !
Enfants, venez sur ma chère Montagne t
Du Pèlerin je dirige les pas.
Dans ce lieu saint mon amour l'accompagne.
Oh ! non, non, ne l'oubliez pas !
N° 2.
L'OFFRANDE
REFRAIN.
Reçois, ô tendre Mère,
Reçois, en ce beau jour,
Mes dons et ma prière;
Donne-moi ton amour.
Reçois, en cette fête,
Notre pieuse ardeur :
Vierge de la Salette,
Ah ! reçois notre coeur.
— 5 —
Reçois sur ta Montagne
Le pieux Pèlerin ;
Que ta main l'accompagne
A travers le chemin.
Reçois, pendant l'orage,
Les voeux des matelots.
Sauve-les du naufrage,
Soutiens-les sur les flots.
Reçois de l'innocence
Le pur et chaste amour,
Et de la pénitence
Le précieux retour.
Reçois à la Salette
Tous les coeurs affligés;
De ta douce retraite
Qu'ils sortent soulagés.
Reçois ce diadème
Sur ton front glorieux :
Ah ! puissé-je de même
Le recevoir aux Cieux.
Reçois, ô Vierge aimée,
Et ne dédaigne pas
Cette fleur embaumée
Eclose sous tes pas.
Reçois, Vierge bénie,
Nos chants mélodieux,
La suave harmonie
De nos refrains pieux.
— 6 —
Reçois-nous sur la terre
Au pied de ton autel ; _
Un jour, ô tendre Mère,
Reçois-nous dans le Ciel.
N° 3.
LA PRIÈRE
0 toi que l'on n'implore
Jamais, jamais en vain,
Daigne exaucer encore
Les voeux du Pèlerin.
REFRAIN.
Vierge de la Salette,
Tu nous vois à genoux,
En ce beau jour de fête )
Intercède pour nous. )
Ecoute ma prière
Pour le fils orphelin ;
Donne-lui, tendre Mère,
L'espoir du lendemain.
Donne à la pauvre veuve
Qui perdit son appui,
La force dans l'épreuve
Qu'elle implore aujourd'hui.
Donne à la Vierge pure
Innocence et candeur
Conserve sans souillure
Son amour et son coeur.
— 7 —
Aux Pèlerins fidèles
Qui se hâtent vers toi,
Donne, donne des ailes ■
Et d'amour et de foi.
Nous prions pour la France;
Aime-la sans retour.
Toute son espérance
Repose en ton amour.
' Sainte Vierge Marie,
0 mère des douleurs,
Accueille , je t'en prie,
Ma prière et mes" pleurs.
N° 4.
LES ÉCHOS
REFRAIN.
Echos du sanctuaire,
Ah ! résonnez en ce beau jour ,
Portez à notre Mère,
Portez, portez nos chants d'amour.
Pieux Échos,
Que votre voix répète
Et la Salette
Et ses refrains nouveaux.
Chantez en choeur,
Dites à notre Mère :
Sur cette terre
Je te donne mon coeur.
Ah t dites-lui :
Aux jours de la détresse,
Notre faiblesse
Réclame ton appui.
Le Pèlerin
A foi dans ta Montagne ;
Sois sa compagne,
Montre-lui le chemin.
Dites encor :
Vierge pure et fidèle ,
En ta chapelle
Est son plus doux trésor.
Oui, tous les jours ,
Ah ! dites à Marie :
La France prie,
Elle t'aime toujours.
Des fils ingrats
Ont fui ton sanctuaire ;
Nous , tendre Mère,
Nous ne t'oublîrons pas.
Echos, chantez,
Chantez , chantez sa gloire,
Et sa victoire,
Et ses mille bontés.
Un jour, aux Cieux ,
Que votre voix bénie
Guide à Marie
Les Pèlerins pieux !
— 9 —
Saints, Immortels,
Nous dirons ses louanges
Avec les Anges
Aux Echos éternels.
N° 5.
LE SANCTUAIRE
REFRAIN.
0 ma tendre Mère,
Conduis-moi
Dans ton Sanctuaire,
Près de toi.
J'entends gronder la foudre sur ma tète;
Pour échapper à l'ennemi cruel,
Je vais à toi, Vierge de la Salette :
Ton Sanctuaire est l'image du Ciel.
Brille à mes yeux, étoile salutaire;
Que tes rayons éclairent mon chemin.
Je vais prier dans ce beau Sanctuaire,
Où ton amour conduit le Pèlerin.
Je te salue, asile tutélaire,
Où vint pleurer la mère de mon Dieu.
Quels doux transports ! Suis-je encor sur la terre?
Que la prière est douce en ce saint lieu t
Ah ! je la vois, toute pleine de grâces,
Qui resplendit sur son brillant autel :
De doux parfums s'exhalent sur ses traces,
Elle a sur moi son regard maternel.
1*
— 10 —
Auprès de toi, Vierge qui nous consoles,
On est si bien ! c'est le bonheur du Ciel.
Tu me ravis, et tes douces paroles
Sont pour mon coeur comme un rayon de miel.
Là, du pardon j'ai trouvé l'espérance,
Je suis heureux, Marie, auprès de toi ;
Je ne sens plus ni chagrin, ni souffrance.
Que ce séjour a de charmes pour moi !
Ici, je vois, ô ravissants spectacles !
Les dons pieux des coeurs reconnaissants.
Ce Sanctuaire est le lieu des miracles ;
Ici, Marie exauce ses enfants.
Ici, des voeux, de l'amour, des louanges ;
Ici des chants qui calment la douleur,
Qui vont au Ciel sur les ailes des anges,
Pour conjurer les foudres du Seigneur.
Coulez, coulez, source miraculeuse :
Votre vertu ne tarira jamais;
Coulez, coulez de cette terre heureuse;
Dans l'univers répandez vos bienfaits.
N° 6..
SON NOM
Fleur du printemps, ô Vierge pure,
Toi l'amour, l'honneur de Sion,
Est-il un Nom dans la nature
Pieux comme ton Nom?
— 11 —
Dès l'aurore
Je l'implore,
Ce doux Nom charme mon réveil,
Et mon âme
Le proclame
Au déclin du soleil.
REFRAIN.
Quand tout aime et bénit ce doux Nom sur la terre,
Pourquoi des coeurs sont-ils muets pour toi ?
0 Vierge, pourquoi ce mystère,
Dis-moi pourquoi? (bis.)
Le doux murmure de la plante
Qui s'agite au souffle du vent,
Le joyeux ruisseau qui serpente,
Et fuit en soupirant ;
De l'enfance
L'innocence
Tout nous redit ce Nom pieux,
Car Marie
C'est la vie
De la terre et des Cieux.
Répands sur nous, ô Vierge aimée,
De ton coeur les divins bienfaits,
Ta douce et féconde rosée
D'innocence et de paix.
De la France
L'espérance
Se cache en ton sein maternel;
— 12 —
Ta prière,
Tendre Mère,
Fléchira l'Eternel.
Echo de la Montagne sainte, ,
Dis-nous encore, ah ! redis-nous
De Jésus l'amoureuse plainte
Et son juste courroux :
De Marie
Qui le prie
Pour ceux qui blasphèment son Nom,
Dis sans cesse
La tendresse,
Le généreux pardon.
N° 7.
SOUVENEZ-VOUS
Vierge des Monts, nouvelle aurore,
0 vous que l'univers honore,
Du Pèlerin qui vous implore
Souvenez-vous, souvenez-vous!
REFRAIN.
Notre-Dame de la Salctte,
Voyez l'éclair sur notre tête ,
Voyez l'orage qui s'apprête;
Priez pour nous, priez pour nous t
Mère de Dieu, puissante Mère,
En qui le malheureux espère,
De ceux qui pleurent la terre
Souvenez-vous, souvenez-vous !
- 13 -
Lis du désert, fleur précieuse,
Du Ciel source délicieuse,
Douce Marie, ô Vierge heureuse,
Priez pour nous, priez pour nous t
Astre des mers, brillante étoile,
Le jour s'en va, le ciel se voile;
Du vaisseau qui n'a plus de voile
Souvenez-vous, souvenez-vous !
Doux rayon dans l'obscur nuage,
Pour nous préserver du naufrage
Et pour nous conduire au rivage,
Priez pour nous, priez pour nous !
Souvenez-vous de notre France,
De la vieillesse et de l'enfance;
Du pécheur et de l'innocence
Souvenez-vous, souvenez-vous !
Le monde, hélas ! est bien coupable I
Et son juge est inexorable :
C'est votre fils; ô Mère aimable,
Priez pour nous, priez pour nous !
N° 8.
LA FÊTE
Sur une Montagne bénie
La gloire du Ciel a brillé,
La solitude réjouie
Fleurit comme un lis embaumé.
u —
REFRAIN.
En ce beau jour de Fête,
Vierge de la Salette,
Toi qu'on n'implore pas en vain ;
En ce beau jour de Fête,
Vierge de la Salette,
Reçois les voeux du Pèlerin.
Dans la paix et dans la prière
S'écoulent ici nos instants;
Le Ciel envie à cette terre
Nos voeux, notre amour et nos chants.
• 0 toi, le salut des infirmes
Et le refuge des pécheurs,
Ces noms si doux, tu les confirmes
Par ta puissance et tes faveurs.
Tous les coeurs sont pleins d'espérance,
Ils attendent en ce beau jour
Et la pitié pour leur souffrance
Et pour leur âme ton amour.
A genoux dans ton sanctuaire
Tu vois un malheureux pécheur ;
Il pleure : obtiens-lui, tendre Mère,
Le pardon et la paix du coeur.
Rénis cette foule attendrie
Qui vient arroser de ses pleurs
Les traces de tes pieds, Marie;
Répands sur elle tes faveurs.
— 15 —
Notre-Dame de la Salette,
Donne à l'Église d'heureux jours;
Dans la nuit et dans la tempête,
Eclaire-la, sois son secours.
Donne la paix à notre France;
Aux coupables, le repentir;
La foi, l'amour et l'espérance,
Au Pèlerin qui va partir.
N» 9.
NOTRE-DAME
REFRAIN.
Notre-Dame de la Salette,
Priez , priez pour la France et pour nous;
Priez, priez le Seigneur qu'il arrête
Les traits de son juste courroux.
Priez, pour la France et pour nous.
Allons sur la terre chérie
Où parut la Reine du Ciel;
Allons, allons prier Marie, ) .
Allons apaiser l'Eternel. \
Salut, Montagne hospitalière,
Désert béni, lieux vénérés;
Salut, salut, sainte poussière,
Que touchèrent des pieds sacrés.
D'où nous vient cette douce flamme
Qui consume ici notre coeur ?
C'est Dieu qui verse dans notre âme
Des flots d'amour et de bonheur,
- 16 —
Rendez à nos coeurs l'espérance ;
Marie, accueillez en ce jour
Les larmes de la pénitence
Et les prières de l'amour.
Pour nous, ù Mère, obtenez grâce;
Voyez vos enfants à genoux ;
Le bras du Seigneur nous menace;
Vierge puissante, sauvez-nous.
Montrez-nous un riant visage;
Venez annoncer aux humains
Qu'à des jours de trouble et d'orage
Ont succédé des jours sereins.
N» 10.
VEILLE SUR NOUS
REFRAIN.
Veille sur nous du haut des Cieux ,
Veille sur tes enfants pieux.
Veille, veille du haut des Cieux.
0 Marie,
Je t'en prie,
Veille, veille sur moi.
Pour te plaire,
Tendre Mère,
Mon coeur est à toi.
A l'enfance
Qui commence
L'épreuve et les combats,
— 17 —
0 Patronne,
Donne, donne
L'appui de ton bras.
Douce aurore,
Ah ! j'implore
Tes célestes ardeurs,
Pour notre âme
Qui s'enflamme
A des feux trompeurs.
La jeunesse
Dans l'ivresse
Qui l'entraîne au plaisir,
Te conjure,
Vierge pure,
De la secourir.
Veille, veille
Quand sommeille
Le pieux Pèlerin ;
Dans l'orage
S'il voyage,
Veille en son chemin.
Sur ma tête,
La tempête
Se déchaîne en courroux.
Vois ma crainte,
Vierge sainte,
Et veille sur nous.
Quand une âme
Te réclame,
Vierge, à ses derjHeKjKJmirs,
» /cy «y J'^\ 1
— 18 —
Auprès d'elle
Sois fidèle,
Et veille toujours,
N° 11.
LA VICTOIRE
REFRAIN.
0 Vierge de la Salette !
Vierge de la Conquête !
En ce jour, avec notre foi
Reçois nos coeurs, ils sont à toi.
Dans ta pieuse enceinte,
Promets-nous ton secours ;
Avec lui, Vierge sainte ,
Oui, nous vaincrons toujours.
Toujours en ta Chapelle ,
Les enfants innocents
Vaincront, Vierge fidèle,
Les lions rugissants.
Sous ta blanche bannière,
Si nous restons unis ,
Nous vaincrons , ô ma Mère ,
Nos plus fiers ennemis.
Arche de l'alliance,
Nous sommes tes soldats ,
Et pleins de confiance,
Nous volons aux combats.
- 19 —
Saint appui, Tour d'ivoire,
Bouclier de l'amour,
Nous dirons ta Victoire
Et la nuit et le jour.
Vierge , chaste Patronne ,
En retour de nos coeurs
Garde-nous la couronne,
Car nous serons vainqueurs.
Pour ton nom , pour l'Église ,
Nous fallût-il souffrir,
Toujours notre devise
Sera : Vaincre ou mourir I
Guide en ton sanctuaire
Tes fils victorieux,
Et de là , tendre Mère,
Conduis-les vers les Cieux.
N° 12.
LE PÉCHEUR
REFRAIN.
Notre-Dame de la Salette,
Triomphez, Mère des pécheurs;
Vous calmez la tempête, > ,.
Et vous changez les coeurs. )
0 ville de refuge i 6 céleste Montagne,
Vers vous, le coeur contrit, les yeux baignés de pleurs,
Vers vous de toutes parts, l'espérance accompagne
Des flots de malheureux, de coupables pécheurs.
2
— 20 —
Quand des pays lointains et de toute la terre,
Vous voyez à vos pieds d'infortunés pécheurs,
Ecoutez leurs soupirs, exaucez leur prière,
Vous qui sur ce rocher leur donnâtes des pleurs.
Ils sont, vous le voyez, le jouet de l'orage ;
Que des flots de ce monde ils soient victorieux.
Conduisez-les à Dieu, rendez-les au rivage.
N'êtes-vous'pas pour tous l'astre qui brille aux Cieux?
Quand passera sur nous la divine colère,
Donnez-nous un abri sur le Mont protecteur :
Il est pour les pécheurs un rempart tutélaire
Où viennent expirer les foudres du Seigneur.
Sur les murs éloquents du béni Sanctuaire
Que l'univers élève en cet heureux séjour,
Je veux, je veux graver l'aveu de ma misère,
Et ma reconnaissance et mes serments d'amour.
N» 13.
L'AUTEL
Sur l'autel d'une tendre Mère
Qu'il est doux d'arrêter les yeux !
Ah ! que j'aime, en ton sanctuaire,
Te prier, ô Reine des Cieux !
Dans ton coeur je puise la vie,
Près de toi mon âme est ravie,
Oui, je t'aime ô fleur des élus !
Laisse-moi le redire encore :
Oui, je t'aime! Ah! mon coeur honore
Et ton saint nom et tes douces vertus.
— 21 —
Sur ton coeur, divine Marie,
Le démon ne régna jamais;
Non, jamais sa fureur impie
Ne blessa tes chastes attraits.
Par un doux et touchant mystère,
Quand tu fus donnée à la terre,
Dieu te prit pour lui dès ce jour.
Oui, je t'aime, ô fleur d'innocence !
Et mon coeur qui vers toi s'élance,
Mon coeur s'enflamme à ton brûlant amour.
De ce monde ingrat et parjure
Eloigne le courroux des Cieux.
C'est vers toi, Vierge toute pure,
Qu'il ose encor lever les yeux.
Du Seigneur il craint la colère ;
Mais il sait qu'au coeur d'une Mère
Le pardon toujours est donné ;
Ton amour divin l'accompagne :
Vierge sainte, de ta Montagne
Tu lui réponds : Le Ciel a pardonné.
Dans la gloire où ton front rayonne
D'une auguste et pure splendeur, •
L'Éternel forma ta couronne
Des vertus qu'il mit dans ton coeur.
En suivant ta douce lumière,
Loin du monde, en ton sanctuaire,
Oui, j'aurai des jours plus heureux.
Puisse un jour, ô Vierge fidèle,
Mon bon ange courbant son aile,
Auprès de toi.me transporter aux Cieux ! -

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