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Les Enfants de l'Ubac

De
264 pages
C'est après de longues minutes que les questions se bousculèrent. Cassie révéla comment Basile, à contre-coeur, l'avait mise dans la confidence. Lise se demandait si cette folie n'avait été que passagère, ou si elle avait duré. Revinrent à l'esprit de Valérie les pleurs de Basile lorsqu'il devait retrouver son grand-père, et les cadeaux sans raison apparente qu'il recevait de Roland à certaines de ses visites. Lise réalisait avec effroi l'ampleur du forfait. Basile est ce que l'on appelle communément un enfant à problèmes. Très tôt placé dans une institution spécialisée, il se démène tant bien que mal pour y trouver ses repères. C'est au sein d'une nouvelle famille qu'il va enfin pouvoir commencer à vivre, ou plutôt à revivre en oubliant le passé et cette terrible histoire... Un beau roman à découvrir sans attendre.
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Maï guida, éditions Publibook, 2011
Muriel de Foucaud Les Enfants de lUbac
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com
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IDDN.FR.010.0118224.000.R.P.2012.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication aux Éditions Publibook en 2013
« Il faut pleurer les Hommes à leur naissance et non pas à leur mort. »
Montesquieu
Chapitre 1
Une lune pleine et entière créait cette nuit-là, par son éclat métallique et froid, une atmosphère étrange et an-goissante, propice à la liesse des loups garous, fantômes et autres zombies. La nature elle-même, sur le qui-vive, semblait éprouver des difficultés à trouver le sommeil, oppressée par un si-lence inquiétant que des créatures spectrales, logiquement au rendez-vous, se feraient une joie de troubler. Limprévu surgit avec Vanessa, quinze ans, anormale-ment seule dans ce décor déroutant à cause des sensations de hantise et de stress qui en émanaient. Elle marchait à pas saccadés, chaussons aux pieds et pyjama comme tout vêtement. Le mois de mars était déjà bien avancé, il était dix heures du soir, et dehors le thermomètre affichait zéro degré. La jeune fille en proie à une colère qui lui brûlait les entrailles ne ressentait pas le froid qui sévissait. Elle ne cessait de maugréer et avançait sans crainte sur létroite route de campagne quelle venait demprunter. La clarté de la nuit la rassurait. Elle se fichait pas mal de savoir où elle se retrouverait, il fallait quelle marche et quelle mar-che encore jusquà ce que son état de fureur cède à la fatigue. Des insultes plus crues les unes que les autres lui envahissaient lesprit.  Quelle conne, cette Laurie, je la déteste ! ne cessait-elle de répéter la rage au cur. Elle veut que je casse avec Basile ! Alors elle raconte nimporte quoi ! Je sais bien moi, quil est pas pédé Basile !
9
Vanessa nétait pas présente ce mardi-là dans linstitution où elle suivait des apprentissages adaptés à lenfance en difficultés. Elle était accompagnée à lextérieur, à des rendez-vous auprès des services sociaux. En conséquence, elle ignorait que la veille au soir, dans linternat des garçons, en pleine nuit, le veilleur alerté par un bruit inhabituel dans la salle de bains, avait surpris Ba-sile et un de ses camarades en pleine activité sexuelle. Cest en regagnant en fin de journée le « quartier » des filles situé dans un village à cinq kilomètres de létablissement que Vanessa apprit la nouvelle. Ses cama-rades ne prirent pas de gants pour lui annoncer que son « chéri » était homo et que ce serait désormais « la honte » quelle continue à sortir avec lui. Ces propos provoquèrent chez ladolescente psychotique une violente réaction mê-lée de cris et de pleurs, puis dinjures adressées à Laurie et aux autres. Ces dernières lui déballèrent un wagon de grossièretés qui obligea les éducateurs dinternat à reca-drer tout ce petit monde, emmenant Vanessa décompresser dans sa chambre, lui proposant de se détendre sous la dou-che avant le dîner. Ce quelle fit. Pendant ce temps-là, ses camarades aidaient à la prépa-ration du repas, mais Laurie manifesta son désaccord avec virulence :  Cest pas à moi de faire le service ce soir, cest au tour de Vanessa !  Tu peux bien la remplacer exceptionnellement, in-tervint une éducatrice, elle prendra ton tour demain ! Tu vois bien quelle est pas bien !  Tas pas vu comment elle nous a parlé ?  Et vous toutes, vous lui avez sauté sur le poil pour lui dégommer Basile ! Quest-ce que vous pensiez quelle dirait ? Quelle garderait le sourire ?  Je sais pas, mais pour le moment elle est sous la douche, et comme dhab ça va durer une heure ! Elle va
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