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Les Gouailleuses

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A ÉMILE GOUDEAU

Croire à l’amour, croire au printemps,
Sous prétexte qu’on a vingt ans
Et qu’une femme, brune ou blonde,

En trottinant sur le trottoir,
Coquette, vous a laissé voir
Le bas blanc de sa jambe ronde...

L’aimer, et le lui dire, et puis...
Le lui redire jours et nuits,
Au milieu de folles caresses

Et de roucoulements pâmés ;
Et par les matins embaumés,
Après de nocturnes ivresses ;

Enlacés amoureusement,
Courir sous le bleu firmament,
Dans la campagne ensoleillée :

S’étendre sur les gazons verts,
Dans l’ombre des sentiers couverts
D’une gazouilleuse feuillée ;

Et puis, rentrer, le soir, très las,
Et dans l’intimité des draps
S’endormir après une étreinte.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Léo Trézenik

Les Gouailleuses

Poésies fantaisistes

RIMES VERTES

A ÉMILE GOUDEAU

 

 

 

Croire à l’amour, croire au printemps,
Sous prétexte qu’on a vingt ans
Et qu’une femme, brune ou blonde,

 

 

En trottinant sur le trottoir,
Coquette, vous a laissé voir
Le bas blanc de sa jambe ronde...

 

 

L’aimer, et le lui dire, et puis...
Le lui redire jours et nuits,
Au milieu de folles caresses

 

 

Et de roucoulements pâmés ;
Et par les matins embaumés,
Après de nocturnes ivresses ;

 

 

Enlacés amoureusement,
Courir sous le bleu firmament,
Dans la campagne ensoleillée :

 

 

S’étendre sur les gazons verts,
Dans l’ombre des sentiers couverts
D’une gazouilleuse feuillée ;

 

 

Et puis, rentrer, le soir, très las,
Et dans l’intimité des draps
S’endormir après une étreinte.....

 

 

Eh bien, tout ça, mes bons amis,
En vérité, je vous le dis,
Tout ça ne vaut pas une absinthe.

FABULETTE

Certain docteur, peu couru des pratiques,

Était affligé d’un travers :
Le pauvre homme faisait des vers.
Raillant ses essais poétiques,

Sa femme un jour, lui dit, non sans se courroucer :
« Avant donc que d’écrire, apprenez à panser. »

A L’ÉGLISE

A SAPECK

 

 

 

Une vierge au long voile, émue et toute rose :
Un monsieur relié, comme un livre, en chagrin ;
L’église, triste, avec son grand calme serein
Et l’enlacement froid de son ombre morose.

 

 

On les marie : au doigt il lui passe l’anneau.
Un prêtre au geste digne, à la face blêmie,
Leur affirme, en latin, que tous deux pour la vie
Sont tenus de s’aimer de par l’ordre d’en Haut.

 

 

Et moi, dissimulé derrière une colonne,
J’écoutais, l’air narquois, cette chose bouffonne,
Quand, navré tout à coup, je me pris à songer,

 

 

Les yeux fixés sur la pauvre fleur d’oranger
Qu’on voyait au travers du voile diaphane,
Que les pharmaciens en font de la tisane !

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