Les papiers déchirés, pourquoi ça ? ([Reprod.])

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[s.n.]. 1789. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1789
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Ik^-J
LES (PAPIERS.-
D"'É C H l'KÉS-i
Pourquoi
<>)
c'eft une pièce de notoriété publique
& on ne doit pas déchirer un teftament i
lesuifsnsdU défunt ne doivent pas être
'concens de*ça hon mais mpn marj
c'efLfigné raifbn de'
plus, ma ternie/pour qu'on le garde
je crois bien que ce Foulon n'étoic pas
ttop bon chreYisn" qu'il ne fongeoit
guerc à donner Ion anae à Dieu; mais
a la mort on fait bien des chofes & ça
feit toujours pour l'exemple, comme un^
voleur qu'on pend & qi^i donne à fes
camarades conlcil de ne pas fairexomme
lui,_l.Mais dis nous, donc ce que ç,<
chance, -Attends, rejoignons le
boucs. il y en a du commencemerii
de fauté.
J'inflitue p our mon légataire
Me. Fiacre -Nicolas Berthier de Sauvigny,
nio.n gendre voulant qu'il recueille il]
.(̃» )
A
fucceflîon^ les «SniÉumehs
qui me pour l'exercice du minif-
1ère des finances, d |.
Voilà l'article premier; je crois bien
que fon gendre aura eu^grande envie 'djs*
renoncer à la fucceffîon; mais^Ne là
mon ami.–
ii. '̃̃̃
Dans le cas où niondie légataire uni'
verfel viendf ôit à être arrêté comme moi
je veux & j'ordonne'qu'il d.élivré au peu-
pie de Paris la Comme dé quinze cent
mille livres à prendre tape fur rneJ
Mens que fur les Gens. –sEç bien
ceH bien de faire rçfliïution; mais il ne!
dit pas s'il veut
nient.x*étoic de fa fuccefllon puifqu'il
voulok êcre mîniftre vingt-quatre'heures
pendu aptes.
û'y
Je âdhhé Se lègue à mes deux filsi
maures des fequëtes ordinaires de lTiô-i
tel (avoir fanion aîné, h crainte d\mj
peuple pouffé à bout par toutes fortes de;!
tyrannies 6c de vexations à mon fils
l'abbé la cr?intç de Dieu Iaquelle doit
lui fuffire, vu/on état»
Je donne.ôc lègue à celui qui rernpla-
eera M. Necker dans le miniftère des
finances la corde avec laquelle j'ai été
pendu, fauf toutefois le cas ou le heur
Necker ne voodroît pas retourner en
France auquel cas jfc déclare le legs
porté au prêtent ardcle nul êc caduc.
Je donne 6c lègue à
fn*ont précipité dans cet aby me l'ex-
trait mortuaire que je m'ëtois fait défi
Cf }
A*
pafTer pour mort
confeilhint dfufer
mais avec plus d'adreffe & moins àc fd-
curkeV
Montmorm, qu'badit avoir Accepté le!
mîniftèré de Paris y les huit mille cinq
cçncs lettres- 4e cachet imprimées, pu.
il n'y avoit que les noms à remplir "èc
dont j'avois fait provifion pour la pre-
mière année de leconju-
,.un, par rinçérêt que m^ri^nc fôn huma-
nité <Çc ira vertu de ne faire d'autb ufagç
de'rdites lettres '4e cachet qi^ de les
;̃̃ ̃• •v.gfii"
gardes -nationaux, autrefois gardes-frari-
92ifes?m.onhAtel
de cafertie' et de
it)
que le frontispice fok orné d'un marbra
blanc où fera écrit en lettres d'or, le
V IL
Je donne & lègue à.MM. les gardes-
fuifles te projet de l'adreffe des gardes-
fuiflTes au roi lequel projet j'ai fait faifir
entre les mains de rirïiprimeur en inflal-
lant fauteur dans la lïfte des orateuts du
palais loyal..
̃ ̃ i.x. ̃ ̃̃
Je donne ^c lègue à madame de Po.
lignac l'hiftoire de la maréchale d'An-
çie, reliée en veau fauve, dorée fur
tranche, l'exhortant à y apprendre à ne
pas pouffer un peuple naturellemene
honnête ôc généreux hors de ton ca-
hem je donne ce lègue à quiconque
A:-4
a tes confeïfs
de ladite Pjoljgnac ôc compagnie ref
pérît ir & lèis remords do'rit je fuis de*chird
danfe ce moment leur recommanefane
d'appaifer la muftifudé par des féeours
fagèmenc ne feront
̃ ̃ "A" x'rr-;
Je au prince hure:
y' a tin ttoSx 'pour fèr-
^îr à' qàoî?– --Ma foi » ttia fèmftie>
ils ne peuvent lui fërvir que ponc
rnari M nV
penfe^pas il faut que quatre po r
en donne hutv
Et bien, ma femme, ce fera pour en
qui l'autre f– Un
ne fera embaïraffé que fur le choix y &, f»
l'on veut trouver le fécond, il n'y a qu'à
nller à l'auberge. à
I .XII.1:
Je lègue à tous ceux qui ont fer vi ràf-[
freux projet de -la; borde aiiftocratique^
̃foit comme gdndraux toit comme
minores foit ion
Fris public & l'exécration un jv.erfelk,,
conjurant le peuple de les l^^r.viyre,
pour que leur fuppîice foit j^us long
plus douloureux car les cadavres ne
fouHrenc point».. ̃ ̃
Je donné dt lègue à l'abbé de Vër=
rnond une halte une difcipline, Uii
bréviaire, & je lui fouhaitè te temps
de faire pénitence.
( f) )
Je lègue mille écys de tente & lino
médaille à J'ôrateur pqpi â ofé dires
en place de Grève &< au Palais-Royal
qu'il valoir, mtuxfàuver dix coupables
que de punit un innocent & qui a faifj
la motion que tous/ceux nul Croient]
côttime
nie conduits ès J>out
y fubi.r donc le
prononcé ibroit motivé par un comité
,de députés qui en 'û\
â© réflexion fur la
de la licence à la liberté; fur la .dépo-
pulation fes excès, cônirc
les nobles j fur la fer té ide
qui a lieu tous les jours, môme
que le danger ëftpaffé} fur 1§ défaut
Ci,? )
d'ouvrage, que produira cet hyver, la
crife actuelle; fur l'inutilité de pouffe?
plus loin une vengeance dont les pre-
miers coups ont effrayé & mis eh fuite
tous Ce,. ennemis fur 'le défordre qu'ap»
portent dan« l'afrembléc nationale, les
nouvelles défplantes qui la frappent des
toutes parcs î enfin y puifle ma mort|
deratidn ^c de prudence qui doit acconi-x
1 *•̃̃• .-̃̃:̃ Signe Vu V Loi}» •
Et biei>, voilà
pièce, je fuis bien. ai fe d'en avoir re-
j'jînt Im morceaux. Ce Foulon penfoic
bion
tout !mir*iftre qui faura ceiteftsrriént pap
que les rJarHtens
\)p,, mangent pas du fviu va, il n'aura
mon ami en voilà encore d'un ai|tre.– m
T^Ah> ah ces meneurs
( Il )
ne manquent pas d'oraifons funèbres à
ce qui paroî{: les Quatre ï%es, ça fait'
de précieu.fe> que ces quatre
têtes il faucjroie les garder,. pour les'
expofer le jour qu'on fera)a tête de la'
Tremblez \s infâmes Complices des
traicres que l'on vient de punir» trem-
blez, le mêrnefprc vous attend; ¡la ven-.
geance, qui h'attaque qu,e des. barbares,
devient une juftlee, puifque vous &vtz
eu lame aflez noire pour défîrer de voir
tous vos concitoyens livrés aux flàltimes
& pour lever fur eux lè, glaive terri-
ble de la giott longez que ce fer que
nous vous avons ravi eft deftinë ja vous
faire fubir le, fort que vous nous prépa-
riez. la. pitié -pour les mdebans èft ,un©
pitié mal entendue; c'eft un vice dq
coeur, ç'eft une foiblefle & tous lea
Frsnfois n'en seront jamais pour vous.

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