Les Parents et les enfants, ou l'Amour maternel et paternel et la piété filiale, discours dédié à mes élèves. Août 1851. [Signé : J. Dessiaux.]

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impr. de A. Cotard (Issoudun). 1851. In-8° , 8 p..
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Publié le : mercredi 1 janvier 1851
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ES PARENTS ET LES ENFANTS,
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A?'' l/LA:- R MATERNEL ET PATERNEL,
ET LA PIÉTÉ FILIALE.
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Août 1851.
ENFANTS, lorsqu'aux beaux jours, folâtres et sans guides,
En moissonnant des fleurs dans vos courses rapides,
Vous suspendez vos pas aux lisières des bois
Pour écouter, pensifs, d'aériennes voix,
Ou contempler, caché sous l'ombre et le silence,
Le frais'hamac de mousse où l'oiseau se balance;
Quand vous voyez l'agneau sur le gazon soyeux,
Au nectar maternel courir en bonds joyeux;
Lorsquede toutes parts s'épanche sur le monde
Des cieux en flots d'amour l'influence féconde ;
Ces hymens priutaniers, ces soins, ces doux penchants
Eveillent dans vos cœurs des souvenirs touchants,
Et, sans doute, exhalant un soupir de prière,
Votre recpnnaissance a murmuré : MA MÈRE.
Vous l'avez donc compris cet amour maternel,
Ce mystère qui seul prouverait J'Eternel?
Mais, entre, t'instinct vague et le puissant génie
Autant est la distance étonnante, infinie,
Autant des animaux la fugitive ardeur
Le cède au feu divin qui nourrit notre cœur.
Admirez, chers amis, quand l'agile hirondelle
A son nid gazouillant revient à tire-d'aile;
1351,
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Admirez la brebis et son blanc nourrisson ;
Mais bientôt, quand naîtra la prochaine saison,
Ces nœuds seront brisés, ces vives sympathies
Avec l'éclat des fleurs seront anéanties.
Ainsi ne vit point l'homme, et quand Dieu le forma,
D'un rayon de son être en père il l'anima,
Le rendit dédaigneux d'un lien éphémère,
Et fonda l'ordre humain sur le cœur de la mère :
De sa bonté sans borne il en fil le miroir
Qui jusqu'à lui reflète un ineffable espoir.
Quand un fils vint combler les vœux de ta tendresse,
Mère, dans quel transport sa première caresse
Et son premier baiser ravirent tes esprits !
Quel éclair de bonheur que son premier souris !
Pour la mère, jamais les splendeurs de l'aurore
Ne vaudront un regard de l'enfant qu'elle adore.
Son enfant ! mais l'encens des brises du matin
Est moins doux que le souffle exhalé de son sein;
Mais des plus beaux accords la suave harmonie
N'est rien près des accents de cette voix bénie.
Lorsque ce faible corps est en proie aux douleurs,
Qui peindra de la inère et l'angoisse et les pleurs?
Auprès de son berceau, de frayeur éperdue,
Elle n 'ose un moment en détacher sa vue,
S'exalte, plus que lui souffre de ses tourments,
Répond, écho plaintif, à ses gémissements,
Et pour lui de ses jours offre le sacrifice.
Dieu ne l'accepte pas, ô mère, il t'est propice ,
Et ton ange gardien à tes côtés descend ;
Il vous presse tous deux de son bras caressant,
loyaiit sur vous ses ailes embaumées,
, é sc 19lisse en vos veines calmées.
donc passés, ces jours d'anxiété ;
l radieux de pure volupté.
Sic ha n leurs, de vastes espérances
iaiitùerton âme et payer tes souffrances.
andit; déjà c'est'l'olivier en fleur;
us tard petit gronder l'orage du malheur.

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