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Les Premières Ailes - Poésies

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44 pages

Heureuse l’âme du poète,
Qui peut sonder l’immensité,
Et qui, comme un miroir, reflète
La nature et la vérité !
Heureuse l’âme qui s’inspire
Aux sources de la passion ;
Qui, maîtresse de son délire,
Accorde si bien sur sa lyre,
L’enthousiasme avec la raison !

Heureuse l’âme qui s’éveille
Au bruit du zéphyr dans les bois,
Et prête une attentive oreille
A l’écho que frappe une voix ;
Et celle encore qui frissonne
Au bruissement du flot bleu,
Et souvent, calme, s’abandonne
Au rêve qui la passionne
Et l’élève jusques à Dieu !

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIXe, les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.

Edmond-Charles

Les Premières Ailes

Poésies

ODE

I

A MON AMI EDOUARD L

Heureuse l’âme du poète,
Qui peut sonder l’immensité,
Et qui, comme un miroir, reflète
La nature et la vérité !
Heureuse l’âme qui s’inspire
Aux sources de la passion ;
Qui, maîtresse de son délire,
Accorde si bien sur sa lyre,
L’enthousiasme avec la raison !

 

Heureuse l’âme qui s’éveille
Au bruit du zéphyr dans les bois,
Et prête une attentive oreille
A l’écho que frappe une voix ;
Et celle encore qui frissonne
Au bruissement du flot bleu,
Et souvent, calme, s’abandonne
Au rêve qui la passionne
Et l’élève jusques à Dieu !

 

Heureux aussi qui peut comprendre,
Comme toi, la divinité,
Et, loin du monde, un instant, prendre
Son essor vers l’immensité ;
Qui sait traduire sa pensée,
Sans en altérer la fraîcheur
Et, d’une strophe cadencée,
Dompter l’oreille caressée,
Pour arriver jusques au cœur !

*
**

Oh ! chante, chante encor ! Que mon âme attendrie
Entende les accents modulés par ta voix,
Pour que je sois heureux, pour qu’en ma rêverie
Mon œil, humide encor, te regarde et sourie,
Aux sons mélodieux qui vibrent sous tes doigts !