Les puissances alliées et leurs moyens ; La France et les siens . Par Édouard Martin,...

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Mongie jeune (Paris). 1815. 15 p. ; in-8.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1815
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LES PUISSANCES ALLIÉES
ET LEURS MOYENS;
LA FRANCE ET LES SIENS.
IMPRIMERIE nE J'AIN, 1-LACE DE J,.'ODÈO:,\.
LES PUISSANCES ALLIÉES
ET.LEURS MOYENS;
LA FRANCE ET LES SIENS.
Par EDOUARD MARTIN,
MAJOR à la suite du 12e. Régiment d'infanterie légère,
Officier de la Legion d'Honneur, et Membre du Collège
Électoraî-â«^déjjaiteuient de la Seine.
,4r
PARIS,
MONGIE jeune, Libraire, Palais-Royal:, galerie de bois,
au coin de celle vitrée, NO. 208.
AVIWMiKWIUVIM
1815. -
LES PUISSANCES ALLIÉES
ET LEURS MOYENS;
LA FRANGE ET LES SIENS.
*
LEs mnales des nations n'offrent aucun
exemple comparable à ce qui s'est passé au
congrès de Vienne depuis sa formation
jusqu'au 3o mars de cette année.
Quoi ! des princes du - dix-neuvième
siècle oublient qu'ils ne sont commis qud
pour défendre et protéger les 'peuples, et
non pour disposer d'eux, suivant leur bon
plaisir !
Si, à l'exemple de l'Angleterre et de la
France, la Russie, l'Autriche et la Prusse
avaient un gouvernement national, la
6
grande question de savoir si un peuple est
libre ou non de se donner des lois appro-
priées à ses mœurs et à ses habitudes, et de
se choisir un prince capable de le gouverner,
serait discutée par des hommes sages et amis
du bon ordre ; pas de doute qu'alors la raison
n'eut prévalu sur l'emportement et la haine
de deux ou trois souverains, qui comptent
pour rien l'intérêt et la tranquillité de l'Eu-
rope qu'ils menacent !.
Que veulent donc les puissances étrangè-
res ? Qu'ont de commun leurs intérêts avec
les nôtres ? Est-il en leur pouvoir de forcer
un grand peuple à reprendre des princes et
des principes qu'il a proscrits ? Ne-a , sans
doute !
Il est possible qu'engouées par des succès
que les puissances alliées ne doivent qu'à la
trahison et au mécontentement qui alors
existaient en France, elles croient pos-
sible ce qui n'est plus possible ; c'est-à-
dire, les avantages sur lesquels elles fo*-
dent leurs espérances : tout est changé e*
France, et les puissances alliées peuvent
être vigoureusement compromises, si elles

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