Les sept psaumes de la pénitence : traduits en vers français / par M. l'abbé Daure

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impr. de Goetschy fils et Cie (Paris). 1833. 23 p. ; in-8.
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Publié le : mardi 1 janvier 1833
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Source : BnF/Gallica
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DE LA PÉNITENCE.
LES
SEPT PSAUMES
DE LA PÉNITENCE,
TRADUITS EN VERS FRANÇAIS,
JJcir 111. t ai)lu! Dmiif.
Cogitavi dies antiquo*,
Et annos aeternos in mente liahui.
Ps. 7G" v. 5.
PARIS,
IMPRIMERIE DE COETSCHV KITS ET COMP., nUE LOl'IS LE GRAND, N. 35.
1833
LES
SEPT PSAUMES
DE JJA PÉNITENCE.
PS. VII,
QuE ta juste fureur, ô mon Dieu, se modère,
Et ne me punis point dans toute ta colère.
J'ai l'esprit abattu, mon corps est sans vigueur;
Soulage mes ennuis et guéris ma langueur.
Jusques à quand Seigneur,. mon âme désolée
Se plaindra-t-elle à toi sans être consolée ? ;
Tourne vers moi les yeux, et que par ta bonté
Mon esprit et mon corps recouvrent la santé.
6
Car a-t-on chez les morts conservé la mémoire,
Et qui dans le sépulcre annoncera ta gloire ?
Je gémis tous les jours accablé de douleurs,
Mon lit, toules les nuits, est baigné de mes pleura.
Je vois d'un œil troublé l'ennemi qui m'outrage,
Et desséché d'ennuis je vieillis avant l'âge;
Mais la voix de mes pleurs montera jusqu'aux cieux,
Et je verrai périr mes lâches envieux.
Seigneur, daigne jeter les yeux sur ma misère,
Écoute mes soupirs, exauce ma prière.
Alors mes ennemis dans le trouble et l'effroi,
La honte sur le front, s'enfuiront devant moi.
PS. XXXI.
BIENHEUREUX à qui Dieu par sa pure clémence,
Remet de ses péchés et la peine et l'offense ;
Bienheureux à qui Dieu n'impute aucun péché
Et qui n'a point un cœur qui soit double et caché.
Mon mal, en le taisant, devenait toujours pire,
Et mes cris découvraient ce que je n'osais dire ;
Mais enfin par les coups de ta pesante main,
Par les piquans remords qui me piquaient le sein,
Je me sentis pressé d'avouer mon offense;
Je ne la cachai plus sous un mortel silence.
Et mes crimes étaient à peine confessés,
Que ta grâce, Seigneur, les avait effacés.
8
Le juste, à mon exemple, avoûra sa misère,
Et s'il prend le tems propre à fléchir ta colère,
Le ciel pour tout noyer serait encor ouvert,
Qu'au milieu d'un déluge il serait à couvert.
Tu seras mon soutien, mon azile, et ma joie,
Ta main me sauvera des maux qu'elle m'envoie,
Et j'espère bientôt par ton divin secours,
Écarter l'ennemi qui m'afflige toujours.
Désormais, me dis-tu, j'aurai soin de t'apprendre
Quel est le vrai chemin que le juste doit prendre,
Et pour te mener droit au bonheur souverain,
Je veux bien te conduire et te prêter la main.
Évite le torrent de la concupiscence,
Ne vis pas en cheval qui vit sans connaissance,
Et que mes saintes lois soient des freins assez forts
Pour retenir l'esprit emporté par le corps :
Je punis le pécheur, et quoiqu'il puisse faire
Ji ressent tôt ou. tard le .poids de ma colère.
Mais je comble de biens, de plaisirs et d'honneur,
Celui qui les attend de ma seule faveur.
Qu'ainsi l'homme de bien qui marche dans ma voie,
Vive toujours heureux et toujours dans la joie.
PS. XXXVII.
QUAND tu me reprendras ne sois pas si sévère ;
Et modère l'ardeur de ta juste colère;
Je me sens accablé sous ta pesante main ,
Le dard qu'elle a lancé demeure dans mon sein.
Chaque endroit de mon corps endure quelque peine,
Je tremble en regardant mes péchés et ta haine;
Je sens la pesanteur des crimes que j'ai faits,
Je n'en puis plus porter l'épouvantable faix.

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