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Les tragédies de Sophocle

De
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SOMMAIRE
1 - REPÈRES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7 1 - Contexte historique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7 2 - Biographie de sophocle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20 3 - Le théâtre grec. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .23
2 - ÉTUDE DES TEXTES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .35 LES TRACHINIENNES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .35 1 - Résumé de la pièce. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .35 2 - Date, circonstances, sources. . . . . . . . . . . . . . . . . .37 3-Analyse. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .38
ANTIGONE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .41 1 - Résumé de la pièce. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .41 2 - Date, circonstances, sources. . . . . . . . . . . . . . . . . . .44 3-Analyse de la pièce. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .45
AJAX. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .49 1 - Résumé de la pièce. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .49 2 - Date, circonstances, sources. . . . . . . . . . . . . . . . . . .51 3-Analyse de la pièce. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .52
ŒDIPE ROI. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .58 1 - Résumé de la pièce. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .58 2 - Date, circonstances, sources. . . . . . . . . . . . . . . . . . .60 3 - Analyse de la pièce. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .61
ÉLECTRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .65 1 - Résumé de la pièce. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .65 2 - Date, circonstances, sources. . . . . . . . . . . . . . . . . . .67 3 - Analyse de la pièce. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .67
PHILOCTÈTE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .72 1 - Résumé de la pièce. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .72 2 - Date, circonstances, sources. . . . . . . . . . . . . . . . . . .74 3 - Analyse de la pièce. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .74
ŒDIPE À COLONE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .77 1 - Résumé de la pièce. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .77 2 - Date, circonstances, sources. . . . . . . . . . . . . . . . . . .80 3 - Analyse du texte. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .81
3 - THÈMES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .85 1 - Le divin. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .85 2 - La mort. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .91 3 - Les hommes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .97 4 - Le tragique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .107 5 - Les formes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .111
4 - ÉCHOS ET CORRESPONDANCES. . . . . . . . . .117 1 - Sophocle entre Eschyle et Euripide. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .117 2 - Sénèque et Sophocle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .118 3 - Baroque et classicisme. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .119 e 4 - Versions duXXsiècle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .120
5 - ANNEXES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .125 1 - Sophocle et Freud. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .125 2 - Jugements critiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .126 3 - Orientations bibliographiques. . . . . . . . . . . . . . . .128
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REPÈRES
1  CONTEXTE HISTORIQUE Les origines Les Grecs (ou Hellènes) déferlèrent sur la Grèce et l’Asie Mineure en quatre vagues successives : celles des Achéens, des Éoliens, des Doriens et des Ioniens. Ils héritèrent des apports des Crétois et des Mycéniens.
L’événement le plus important, selon la tradition e épique, a été la prise de Troie, auXIIsiècle av. J.-C. Beaucoup de Grecs du continent allèrent s’établir dans les îles et en Asie Mineure. Un certain nombre de Phéniciens vinrent en Béotie, où ils fondèrent Thèbes : Cadmos y tua un dragon dont il sema les dents qui se métamorphosèrent en guerriers.
Des cités se développèrent : Sparte, Delphes, Athènes, Corinthe. Delphes (lieu et culte d’Apollon et où prophétisait la Pythie) et Olympie (culte de Zeus) connurent une grande prospérité et promurent l’archi-tecture et la sculpture. Olympie et, dans une moindre mesure, Delphes furent des lieux de jeux panhellé-
REPÈRES7
niques dans lesquels l’épreuve la plus prestigieuse était la course de chars.
Les Grecs avaient conscience de former une seule eth-nie. Ils parlaient trois dialectes : l’éolien, l’ionien, le dorien. Un sous-dialecte ionien, l’attique, s’imposa et les autres disparurent. L’attique deviendra le grec commun, dans lequel est écrit, par exemple, le Nouveau Testament.
La civilisation De cette période, il reste des ruines dans les grands sanctuaires mais, surtout, des œuvres littéraires. L’épopée e e Homère (fin duIXsiècle,VIIIsiècle) est l’auteur présumé de deux œuvres de 24 chants chacune : L’IliadeetL’Odyssée. Mais il est difficile qu’un seul homme ait pu écrire les deux.L’Iliade– Ilion est le nom de la ville de Troie – raconte non pas toute cette guerre de dix ans, mais un épisode, qui est la colère d’Achille. Furieux qu’on lui prenne sa captive Briséis, il se retire sous sa tente ; pendant ce temps, les Grecs subissent revers sur revers. Le Troyen Hector tue Patrocle, l’ami d’Achille. Ce dernier revient au combat et tue Hector. Cet épisode est crucial puisqu’il entraî-nera la mort prédite d’Achille, tué par Pâris. L’Odysséeraconte le retour de Troie d’Ulysse, bal-loté sur la mer à travers les côtes de Méditerranée. Il retrouve Ithaque, sa patrie, où il massacre les préten-dants de sa femme. Plus optimiste, moins guerrière que L’Iliade, cette épopée est plutôt un conte.
Ces deux œuvres, écrites en ionien, étaient apprises par cœur par tous les écoliers de Grèce. On y trouvait toutes les techniques, les cultes et déjà une poésie et une littérature très avancées, une rhétorique qui est
8LES TRAGÉDIES DESOPHOCLE
encore la nôtre. Gonflées d’interpolations (additions faites par d’autres auteurs), elles semblent vouloir raconter le passé de toutes les cités grecques.
La fin de la guerre de Troie (épisode du cheval introduit dans la cité et qui permet à ses ennemis de prendre la ville) est racontée par d’autres épopées dont nous n’avons que des fragments (par exemple,La Petite Iliade). La poésie didactique et la poésie lyrique e Hésiode (milieu duVIIIsiècle), originaire d’Ascra, en Béotie, écrit deux poèmes essentiels pour la connais-sance de la civilisation grecque. LaThéogonieraconte les généalogies des dieux et des déesses, à partir du Chaos, du Ciel, de la Terre et d’Éros. DansLes Travaux et les Jours, ouvrage sur les travaux des champs, figurent beaucoup de mythes, dont celui de Prométhée. Plus ou moins liée aux fêtes et surtout à la musique, n’empruntant pas ses mètres à l’épopée, la poésie lyrique n’est pas narrative mais s’exprime par les chants (les odes) et la danse. Elle s’accompagne sur la lyre ou la flûte. Le dithyrambe, qui chante la vie, la mort et la résurrection de Dionysos, en fait partie. Sappho, de e e Lesbos (VII-VIsiècle), chante, en éolien, ses amours pour des hommes ou des femmes, elle crée une sorte d’école ou de couvent de poésie. Des quelques frag-ments qui nous restent, on se souvient de : « Je hais, j’aime – pourquoi ? je ne sais. »
Anacréon l’Ionien (né vers 570 av. J.-C.) chante le vin, Éros et les femmes. SonAmour piqué par une abeille, sonAmour mouillé, connaîtront un grand succès, jusqu’à nos jours. Son lyrisme est léger, un peu mièvre.
Pindare (522-442), de Thèbes, écrit, en dorien, toutes sortes de chants. Il est connu à cause de sesOdes
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