Les trois jours : récit commémoratif de la valeur françoise ; Projet de création pour les troupes nationales... ; Projet pour le sénat de la nation... ([Reprod.])

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[de l'impr. de Seguy-Thiboust] (Paris). 1789. France -- 1789-1799 (Révolution) -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1789
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ASSEMBLÉE
DE LA VALEUR
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pour les Troupes Nationales proprement
général,
différentes Provinces de France.
mémoirt
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Incorruptibles Soldats, défenfèurs de la Patrie,
Citoyens libres far "ieu François
fecours de l'au-
de la fuperbe
Iefquelles eront toutes l'appui phyfique & fe
foutien invincible des droits de
Dé-
putés qui
des François. ̃
L'étafeiiflèment de ces Légiods "eft une des
Point de liberté fans Légions patriotiques
Point de. conftirution iàns pouvoir exécutif
Point de propriété fans fureté phyfique.
Ul
Illustre assemblée nationale,
Par le vœu unanime, vous dédiant l'hommage, la
yaleur frànçoifc, que ces hauts faits dépofes immuable-
ment dans votre fuhlime Sénat foient de tout teins la plus
belle protection, Sc'lçur. accorde à cette première de-
mande gain de caufe comme ih Pont eu de vi<aoires..
• TROIS
&
> étrangers intérieurement vous font connus
Ne foyez ni jaloux, ni inquiets^ ils vous ont de tout
tetns confervé la tendre eftimè que Ton doit, aux excellentes
qualités ne cenfurez donc plus en
rival U jugez maintenant de vos reproches faits a de
vrais amis de l'homme digne de l'être •
Vous dites légèreté?) Eh bien ces mêmes François ne
<•
voulant proclamer que des vertueux pour
nonpné .»•♦»
Malgré les dangereux effets & la .cruelle politique du
cabinet de la fatale, ligue.,
du peuple fut rendu
Cjjeft ce même Peuple François qui unanimement avec
,ces vénérables Députés qui
tient toujours le rang de fécond médiateur entre la Na*
tion & Souverain
Mais il-eft une loi rigoureufe que les forfait ne peuvent
s'en prendre qu'a .la vertu c'eft
factieux ne pouvait fouterûr tm-
plorerent, invoquèrent: 6c furprirent la Religion du Prince;
dont ils obtinrent la
Ce fut fîdelés j
accompagnas de tous Coit;.
riers apprîrent à la grande Capitale cette nouvelle dif-
grace& difparution fubite du Miniftre chérL Les gêné»
îeux Citoyens^ faifis de frayeurs & de craintes pour, hii pîui
que pour leurs propres jours /furent toùc-à-h-fois interdits;»
muets } incontinent fe
foit jamais vu, déjà
périéWs autre
crainte non moins dangereufe %6c dont je frémis encore»
p
illuG-
à leur patrie, lorfque les
premières étincelles, de l'incendie uni verfelle furent dirigées
dans un àppanage royal qui par une loi légitimement recon-
volonté Divine, qui ordonne
<que de la punition de fes
forfaits fit que l'infigne & lâche téméraire nie en partie
k caufe du falut général. Dès-lors! ce Peuple dont 1.a
foi porte l'amitié au prix du fang trahi & outragé de
cent mille maux différents paire de l'extrême vigilance à
l'impétueufe ardeur la plus redoutable il jure au milieu
d'un fracas épouvantable trois jours
conftitutipn 6c propriété & dès Paflreufe nuit même
prépare les évenemens rapides.
«célébrer jours, à'jamais eonfacrés au temple de mémoire.
Ce fut au-delà du de
quatre-vingt neuf années non révolues, fous les auspices
du figne de la force & de la nainance de Jules-Ce'far
que le douzième du même mois les
la magnanime liberté par bra-
voure digne des Ce'fars..
Le premier fut remarquable par cette grande révolution/
que des fiecles n'ont pu voir.. '̃ ̃?.
.<«>
de
de
6c an-
tique audace ils prévinrent des ennemis affaffms ces
crimes exécrés de l'unjvérs entier1 le, fer le (eu, la
perte & la famine '• Grand Dieu tout perd
mouvement A l'afpeft de cette
affembîage de tous crimes uhiverfels En un feul jour
plus de cent mille vaillans font armés, de foudres, da,mas
picques Ôc lances fans oublier d'autres armes qui- ren-
doient encore ces premiers plus fatals aux ennemis ( l'amour
de la liberté. )
Ce premier beau jour leur fûffit pour porter la tetr
reur dans les camps du defpotifmë anéantir les première»
confpirations, oc faire trembler les odieux conjures jfuk;
quesauxportesdutrône.
1 Au retour du deuxième p éclatant
les hauts faits d'une étonnante valeur enfanta de vrais
prodiges:
Les intxéfjjdes Parifiens pouffant leurs conquêtes af-
faillirent fubitement le fépulchre de l'ancienne liberté i
affrontant, menaçant ^airain même de mitraille chargé
ils redoublèrent les plus valeureux efforts par ^indignation
d'une impermife & lâche trahifon. Oui r Peuples étrangers,^
Us emportèrent d'affaut cette terribk Baftille effroi de
B
monceloient fous de ténébreux cachots qui clique jour
ne pouvoient cncdfre
• qu'inhumaine de ces voraçes 6c barbares Defpotcs.
Ce troifieme foleil radieuk fut celui de l'cxtafc au mfr-
lieu de cent mille Gendarrtes fur pied regnoit ce calme
qu'un feul Juflre ne put opérer.
Une tranquillicé fi inattendue fut le fruit de cette pru-
dente
vroient toute
Conduite aufli louable émanée du prin-
cipe de la fermeté puifque le le
Ces trois événemens fi glorieux, dont rincroya Je retour
périodique ne fut que de trois fois vingt-quatre heures
font gravés en lettre d'or, pafle tems même étonné, fur triple
colonnes d'airain, de trois foleil couronnées.
Que la fublime Afllmblée nos
vœux & nous accorde cette faveur fi défirée de la fureté
de leurs auguftes perfonnes qu'ils fe voyent entourés de
leurs légitimes défenfeurs 6c fortifiés des invincibles rem-
parts du patriotifme.
O vénérables Députés premiers défenfeurs des droits
facrés de l'homme généreux Légiflatcurs
:p
SUR L'ÉTABLISSEMENT
DES LÉGIONS NATIONALES.
L'établissement des Légions Patriotiques dan les Villes
commerçâmes 6c libres, comme non fermées eft ce pou-
voir exécutif intérieure de ( liberté conftitution &
propriété) qui par la jufteflè de fon adoption eft un des
articles infcparables de ce grand œuvre de la Législation
Nationale.
PRINCIPES DES troupes du Prince.
Les Troupes Royales font des forces uniquement de
le Royaume, des portes furent créés par loi de CûtcUs
principes des places fortes, ces villes fortifiées extérieure-
Citadelles &
forces mouvantes proprement dite garnifon font par
une abfolue néceffité locale, les domiciles naturels des
de, dé-
fenfes, pour la confervation du
Royaume dont le
eft d'empêcher ennemis,
par ces tactiques pofuions qui les mettrotent entre plufieurs
feux & dangers de fortïes vigoureufes à l'arme blanche.
,Ces mêmes Troupes font effectivement foldces du
Prince mais inconteftablement aux frais & payés des propres
deniers de la Nation & il ett bien jufte que des foldats
fidels, & braves défenfeurs de là Nation même, partagent
le pain d'une Patrie de laquelle ils font nés ou naturalifés
par l'offre génereufe de leurs fecours.
Les Cafernes, bien différentes lotir de
principe confiant une (impie permidlon obtenue de la 'Na-
tion en faveur des logemens proprement dits de Quartier,
étymologie qui ctfnflate bien que ce1 n'étoit que pour un
tems limité, égard à la marche des Troupes Royales, Se
proximauonde ces raîliemens pour la prochaine campagne,
dont le principe ne fut jamais d'accorder au-delà du terme
de hivernement.
Le_-chef-d'oeuvré de la auffi
fufceptible qu'abftrait & fes immortels auteurs pour être
en puiflance de toute amour du
Patriotifme à l'ertèt de réunir & corteilier les fentimensde
célébrité tel que la Lcgillation 6c la tempérance; le, juge
<»*)
fuites rela-
effets
réchauffées ï'inftart des. Légions
ne pouvant y avoir qu'un feul & même Général.
pé-.
$c libre, comme infiniment mieux gardée
de, fa propre que |>ar
le faine politique ne bel;
les biens de toute riéceffité par amour-
ptopee
les Concitoyens puifqu'il embraflfe
l'efprit dë. corps de
fureté qu'une Patrouille Boiirgeoife infuffif?nte pour le
moment trouvera Battage, même
d'aùtres
le fei'vïce en
indépendamment de plufiëurs
plus d'utilité.. V
Loix
foient irrévocablement
de ref-
&
dbht
Depuis que la Bourgepifie patrouille, il n'y eut jamais
moins la Capitale 6c autant de fû-
au-delk de l'attente des Gens de l'Art
révolution
périodique d'une infinité de fiecîes eft une preuve incor.tet
de
pour la vraie fureté publique.
croient offerts à de fidcls Citoyens, ton ouvrage
Patrionfme
chan-
uniformes cette immenfe
progrefllonde collets, revers, paremens, doublures, bou-
tons jaunes ou blancs a fait- de ces vêtemens d'honneur
qui fervent a décorer les défenfenrs de la Patrie une fpé-
culation numérale par ïa finguliere & favant déterminai-
tout
n'y
mou-
nul befoin le nombreuf
dédoublement des Troupes;
f plus d'une fois
au milieu'.des
d'autres plus efficaces pour
̃
J'eus l'honneur de* dédier
du tems defon Miniftere, un
annexées aux Troupes de
ment que trois Régimens un Ceùf
de Dragons & un feul de
aucun obdacle par la facilité que procure d'abord le^
moyen*
lières j ce qui Divi-
( iO
çant*
recommandable .doivent
fufeitées Corps;
tems de
paix oceafionnée par des jfeds., qui ne provienr^ent qùfe
de ces Source ne
trouvé fon di£-
fipatiën licencieufe le plu's
humain cette de l'être.
Par le puiflant motif de ces principes, te Peuple ne for-
mera qu'un fèul & même corps,
discordes Se esprit dé parti,
juftice à la bravoure de tous 6c un chacun /accomplira le
la tranquiliré la plus parfaite &c une
cbhftante.. •
Maigre ces genereulés intentions pour le Patriotilme., le
Peuple ne fait que trop Gé-
néral
d'un
une
ficelle compagne prçfente 8c par
iucçeflTion de, conduire acquérir' une aifànce pour jouir dans
les années de repos du fruit de fes travaux.
Agriculteur ou Gommer-
X ïô
le
Lé-
Iete Claflè. Un corps dé douze mille patriotes enrégi-
menté, foldé, & feul en exercice.
ïlme quatre mille aatres patriotes qui
auront (igné leur dévouement, ayant uniforme, armes &
bagages, pour être, prêts à* marcher au premier befoin,
nommé corps de réferve.
III me tous les autres Citoyens feront
la Milice proprement dite d'incorporation.
Les générations, futures naîtront Soldats patriotes, le
abfolue'&: permanente.
LÉGIONS NATIONALES.
N«. I. LÉGION DE
Infanterie.
Le Général.
ï K F A N T E R T E.
12 Colonels.
58 Capitaines. v
y8 Liéutenans.
ïi^ Sergens.
58 Sergens d'acres.
958 Caporaux.
93 S A pointes,
x 1600 Soldats patriotes.
232 tambours.
CAVA L E R 1 e furie pied de Dragons.
1 Colonel.
Aide-Major.
4 Capitaines.
4 Lieutenans.
Sous-Lieutenans.
4 Porte-Etendarts.
i Sergent-Major.
4 Fourriers.
8 Sergens.
z6 Brigadiers.
ï6 Sous-Brigadiers.
400 Dragons patriotes.
8 Tambours.
̃Ç\%
A
240 Simples Tambours.'
Simulacre. rx
12 figurans ou hommes des
armes par bataillons.
Du trop grand nombre en
furchargeant l'Etat.
Mais aufli le trop petit nombre affoiblit
cette prépondérance
l'enfemble & l'effet des forces combinées.
Annale si'-
Ce Corps aura à la
Ville, contenant toutes
Détachement
i**J
Suite au Rallument,
Compagnies.
Capitaine.
i Lieutenant.
2 Sous-Lieutenans.
Sergent d'affaire.
x^ Caporaux.
a oo Soldai patriotes.
4 Tambours.
Fifres.
Lieutenant-Général.
Grand Commandant.
Colonels.
4 Aides-de-Camp, & Sergent-Majors»
Les Soldats patriotes qui auront une belle écriture, tra-
vailleronc dans les Bureaux de l'Etat-Major & en rece-
vront un particulier;
Général.,
Grand Conseil de Guerre.
Lieutenant-Général.
Grand Commandant*
Pour que l'homme foit le plus avantage poflibk, au
défaut de l'habit blanc
Habit rouge.
blanc,
Chasseurs.
en blanc agrémens & plumes rouges 6c carabine.
Conseil particulier.
Lieutenant-Général.
Grand Commandant.
Colonels.
Aides-Majors.
UNIFORMES,
Infanterie.
Même uniforme mai* il fera adapté des Polonoifes en
galon blanc, terminées par des auprès
des revers d'autres houpes blanches attachée^ aux boutons
pofe's fur lerouge même, & cafque à crinière.
Les Officiers porteront les mêmes hqupes en fil, retord
Pour l'Infanterie l'habit retoùrné fe- prêtera aux defirs
d'un nouvel uniforme en faveur du blanc.
Habit cPee'arlate.
Guêtres blanches & noires.
Petit fabre approchant du l'efpadrorK
Fufil numéroté & le nom de la Compagnie, pour éviter
toute furprife d'armes par leurs diftràcîions 6c- dont les
infpections feront faites inopinément.
M É T A f E S"C ANC.
Boutons blancs aux armes de la Ville, furmontés du nu-
méro.
Plaques de giberne, de ceinturon, boucles.en même
métaii (r). «*̃
(ï) L'Auteur du préfent Mémbite a couipôlé un métaii, dont la
blancheur Se l'éclat du poli ne diacre atfolumertt en rien de l'argent;
même il eft du&le Se malléable, infufceptible d'aucune espèce de
rouilles quelconques.^ ^.fa^leà ge'cpyer méni© à fec fimplement avec
du,blanc d'Efpagne fur un liffge} compofition très avantageufe par la
modïcîtJc du èc gîtibrnes
f*î)
Entretien:
Depuis & y compris les Sergens^Majors la Légion fera
ville.
faire à l'avenir fur cet article par l'expé-
rience de l'ufé.
DISTINCTIONS D E GRADES
« POUR LE COMMANDEMENT.
Le Giniraly 2 épaulettes en argent, la frange
en torfades l'épàulcttê n lame
̃ d'argent & une torfade en ligne
courbe, féparantl'épaulette &
1 a frange, une écharpe blanche
par-deflus l'habita portant I'épce
Ce le bord du chapeau en lame,
d'argent.
ral fur l'épaule droite ,& le mêine
bord de chapeau.

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