Lettre à M. Terpereau et réponse à la "Gironde"... (Signé : Poirier.)

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Impr. de Ragot (Bordeaux). 1865. Poirier, J.-J.-A.. In-8 °. Pièce.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1865
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LETTRE A M. TERPEREAU
et
RÉPONSE A LA GIRONDE
Qui dit dans son numéro du 7 novembre : « Le hasard nous a fait
tomber entre les mains une brochure dans laquelle un photo-
graphe de notre ville, raconte de la manière la plus inexacte
une conversation qu'il ijji»m'ti niiriirr un rédacteur la Gironde. »
Nous donnons à c^yÈ £ co^ démenti.
Il- ? le 7 novembre 4865.
;" •feriîeaux, le 7 novembre -1866.
.-/
A M. LAVERTUJON , védàÀelfr m chef de la Gironde.
Votre numéro d'aujourd'hui m'a apporté un démenti complet.
Quoique rien ne puisse me blesser de la part de votre petit écri-
vain, je n'en dois pas moins éclairer vos lecteurs et les miens. Le
récit de ma brochure est de la plus scrupuleuse exactitude, et la
scène du bureau s'est passée entre M. Chapon et moi. M. Chapon
s'est qualité de rédacteur de la. Gironde, et auteur de l'article
contre lequel je venais réclamer.
Voudriez-vous avoir l'obligeance, Monsieur le Rédacteur en chef,
d'insérer ma lettre dans un de vos prochains numéros?
Votre très humble serviteur,
POIRIER.
Voilà quinze jours que l'aveugle hasard a dû faire tomber cette
lettre entre les mains de la véridique Gironde. Elle n'en a point
fait part à ses lecteurs.
Caramba! Messieurs de la Gironde, vos Exelencias sont d'habiles
hommes, et votre chaponneau est un madré qui a bec et ongles!
De ses ergots, traîtreusement armés des éperons de combat de feu
son père, il m'a déchiré la figure, en me jetant à la face un
démenti complet, puis de son blanc-bec il jetait ma réplique au
panier à bourrier.
Devant une pareille tactique, il faut renoncer à la lutte. Que diable
aussi allais-je faire dans cette maudite galère, car, quel nom
donner à un lieu où un citoyen est condamné à la triste besogne
de corriger le hasard ?
Son dernier article, écrit avec un bout-d'aile de chapon, est
de la même force que les précédents. J'abandonne donc la lutte.
Aussi bien ma plume de fer est trop rigide pour se plier à une ré-
daction tortueuse.
J'avoue humblement ma défaite, le laissant à Dieu, en le priant
de redresser cet esprit cojo; de te préserver, lecteur, du règne de
ces journaliers, démocrates à la façon de Barbari, et de me garantir
des garrapatos et autre vermine de cette espèce ; regrettant d'avoir
dédaigné l'avis de X , mon tudesque ami, qui me conseillait
de terminer cette polémique en trois mots : Chapon tu Mans !.^
Salut et fraternité.
LE HASARD,
Photographe de votre ville, opérateur en chef de la maison Poirier.

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