Lettre d'un émigré royaliste, à l'auteur constitutionnel du "Coup d'oeil sur la Révolution française" ([Reprod.]) / [par le Cte d'Antraigues]

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[s.n.]. 1795. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1795
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A
± révolution y
J A I lu votre ouvrage, mon Rétif ave tf
tout rincérêt je ne dis pas qu'il infpire, par
tant que vous y traiWa;,
plus oftï été jéhP
qu'à' préfent iWta Fraoçaife qw«
je vous ]#»
théâtre affreux des que
pareils avez eatifés»; fr daws d«f
moyens' que vous pvêfaatet' po«# lés rép^
rer, vous n0 laiffiez voir tînt
perfîd«, & non moins
Vous voulez que votre non)
je ne cherche le'
f m hortoï^ dam vot*« H««
< "^( a' ) ». •
\'au.5. devez
Fêtât: ou, vous favez réduite
douter 4eài
qui fixe.-
c3cher dans les fa retraite)
tour un
rapide fur fon ouvrage dont
Ter dp
remède
plan-.
déterminé dans
de.
tnarcauon, trois parties pref.
qu'entièrement mats
d'opinions
lefquels je
fi je mérite pas rand
car' La tâche
Vous ['état de la France
avant enfuit*.
^v. :̃ '.<̃"= -V.-
.A*
)e regnV des* trois an'emblées de
de dév aftent depuis
lequel ont été -«commis
n avoir fait vos
efforts poar arranypr pai*tieis. dans
le feris de; vos principes 1& de votre con^
puiffe aujourd'hui donner à la Franpe la
feule qui lui que
hâter de fé rallier autour d'elle, Xous
peine de entière que ce
font eux qui ;QQt mis U Tin- s
fortuné Louis XVI. >v .\v
r* Avant 4e fkw1 fuivrt dans une marche
auflî incertaine & néanmoins auflî hardie,
OÙ chaque jj&s eft un écart qui vous éloigne,
non- feulement de votre mais de la
bonne foi, de la vérité;' je
dois établir quelques principes fardes pointa
infiniment que vous
avez fait naître. <
fans ;doute de confi
ne pouvait pas
d'intérêt lecteurs, vous vous êtes qua*
1
de db
Il fallait dose commence»
par définir le peuple
Frasée Tua &
ttiïdvc Je
de ce»
trois poïnês ssuporêans
éjejaireis, dirigeront d'une manière fûre If
de mus les hommes impartiaux
jbr ce que vous appelles le |m/ftf /rro«^ qui»'
.sous
*c Un
eft d'hommes réunis pour vivre
&ms le gouvernement un Souveraih afin
de trouver dans j'ordre' focial les fecours
mutuels qui pui^TeiU-
ii liberté t fa force 8s. fon ttonheuf."
fans dit
de.
les parce qwe la nature ayant donné aux
hommes des facultés inégale», dont chaque
Hidividù eonferve le droit facré de faire ufage
en tout ce qui M nuit
la plus
s )
A3
Les fecujfës^u|)ér1ttire* étant donnée
par la nature au plUs/pêtît nombre é'pft
par cortfequetit^ !e plus petit ïionnb« qui*
dans l'ordre focial jouit
des rîdhefles, dès honneurs dés empois ~"j
des privilèges. G'cft Un
conforme au bien de ta îàciété
vues de la riat^re, qui
des ertipnte*, qui firbfiftera juîqu^ îéltf
II y a donc, dans on peuple a» générât,
t1ne difpofition naturelle, tiéceflalre à, irr-
îSmé deuit dafles diftindes rune dtipetig
nombre,
refte des citoyens; le
commun des hommes
Telle cft la fource de là
dans notre langue entre un peuple & U
Mais de là toi
qui conftituè par tout ces ;dea* daffib tî jr
a encart, pont disque état rfdi
loix particulières & qtfi étîii
( 6* )
rent enfemble à- former le .corps entrer cfe
la nation, tellement que la nation n'efl point
elle- même quand il manque un des ordres
et était- divîfé etr fix ci
fe?: les cinq 'premières étaient fées de
propriétaires & de tous
toyens'} ia fixiëme comprenait^tout .le
"breufe que toutes les autres enfemble; <?ç
cependant comme elle ne formait qu'une' Ft
feule, centurie, elle rç'avait,
4)Jée$' générâtes, .qu'une, feule voixeontrç
cent quatre yingt. douze ,• pui^q-je les dx
clafles fondaient enfemble cent ,quatre»vïngtr
treize, centuries. ̃
En i'rauce la nation (le
trois ordres tous dirigés par un chef fu-#
prême dont .le confentement était effcntie|-
lement néetffaire à leurs délibérations.
Ces trois ordres avaient chacun une voix
dans tes affemblées générâtes & leurs droits
cet égard étaient parfaitement égaux. Je
trouverai plus
Vous ce pptnt efîcnticl.
Dans tout Etat politique, toutes les daf.
jfes de citoyens doivent donc être réunies
"•̃ t,l e 1,
A 4
ce que la pureté
.exige qu'on entende par car s'il
plaïfait de ne comprendre fous
que .les citoyens
.propriétés fans emplois, fans taJens utiles,
ce ne ferait plus que ce que nous
fous ,le nom
.facrété pour la-.
grande
aux dépens/de toutes
l'Etat
quand il lui accorde le
toutes les autres; car s'il était
de entre eUes celle. qui doit
,pore, 'le, peuple ou; la- nation ne
la dernière
que ,peut-
le
dernière peuple doit. pas
des
former tç la nation
contraire
v .̃̃̃-̃̃ ̃ •>
'̃;̃ ,t'-t >: .̃>̃-̃̃-
tondre ci de former de
/la naiîoa toute fous le
eft d'uW plus gr^3
d'individus; parte que la focjéaB
«îonliânt aux droite qjjjits- n*
paient point dans né-
ïêts» de chaque ëlaflfe, qui ïah£
Qu'elle doit dâtis TËtât & firttjiôf-
'>;• te par cette
expliqué il faut encore exami-
pet ce que l'on doit entertdrc par les lohç.
On en diftingue deux fortes dans totit
Btar politique, les loix fondamentales & le*
îôix civiles. x
fondamentales font
»' le fouveraîn fur h fofme de
nïent le mode d'exiftenéè de
politique, & fans lequel elle
(iV
de J. J. Routfcau tôt le Cont. foc. <
1.
®ti
kfon à ^tt
)r V
Au
,tans,
exception d'un fe»I «ôrf*
trât fôcra| Jiîtte ^?and
h phi*
̃'̃̃ j ̃ ̃ ̃ ;̃̃
tous les individus
Ventionellc, parée qoc wotcs fes parti«9 f«
Apportent àuX AHH
aux lieux,
îts èftt Ùit futctffivtmtnt
le fbrt de tou* le; >ci*
Pptir détruire l'effet d'ûii* » il
t&n& ceux qui
on qui fut là. iôî
leur aucun
de quelque nature qu'il (bit, qui pudre le-
îèiK
fttï* ati-é ctâfltés «fit
dMnê pnf
titi
̃-̃̃̃̃'̃ -̃ ̃•̃•• ̃̃̃IY- '̃̃'
̃• ̃̃̃" a-
.̃ fr'IJB î l\f
appelle & a leur égard la
celle dtx
bxfe fon-
font
la faoVe- garde
que individu pour la fûfetê de fa perfonne,
le. maintien d* fes droits de fes privilèges
Celles là ebaftituent de la fo-
du
L'ocre focial n*a donc rieniie plus facr<*
que les ioix de l'une & de l'autre efpècei &
enfreindre e(l l'en..
nemi le plus cruel de la fociété. Lès Ioix
elles mêmes le condamnent à la mort ou
à des peines proportionnée» ia nature de
fes crimes.
& des Ioix eft celui qui rcfpedlant le gou-
vernement fous leqû^Kif €onfideçe
tous fes concitoyens comme ayant chacun
1 :̃̃'• .v:
*3çs droits particuliers,
ou moins étendues, des privilèges, j.deipÉç-
rogati ves Tordife^^fociaii, & àinf
qùels personne n'a le,: droit de; porter
Le véritable
lui appienS^ aimer fa patrie, à refpdtrfon
ibuveraui a être jufîe enversAtous 1^ hôra-
:mes; qui lui Biontre fan bonheur & fa fùretë
dans, la jouiffancç exdufivé de fes. droits.,
dans l'ordre & la tranquillité publique; qui,
lui fait préférer lés abus inféparable's du' gou-
idéale & chimérique qui l'entraînerait, à de*
\oialheurs certains. .i
Le véritable ami du peuple eft celui gqui,
fans ambition t comme tans injuftice fe coq.-
tente de la) condition dans laquelle il en:
placé, fur-tout lorfqu'il .y trou vêles hpn.-
neurs!& là fortune qui ne cherche pointa
s'cleyer aux dépens .de la félicité publique
i& fur les ruines de fa patrie.
ià& peuple & 'des
les innovations politiques que comme tie*
Codées 4e calamités générales, & qui, lo&i
l 1* )
par ridée de fa puififande
d'une, Souveraineté qu'il. ne peut avoir
lui fait XentirAU contraire qu'il
urer la paix &, le bonheur que dans une fou-
raiffion parfaite envers
tome & dâas foa attachèrent aux loïx de
fon
C«s point* préliminaires établis,
& votre Ouvrage ,>>& pas
-n. à pas dans les trois parties qu'il contient.
En offrant pour Un
peuple qui par l'effet d'une revoiutiorr tellt
<«|île celle de la France, aurait acquise bôn:
heur & la fageîTe vous ïiïaudrâk
̃»,, la même main qui Itfife Ut fers du peuple f\
fut affez forte pour tenir
• partions enchaînées." 7
Vous' reconnoi(Tez donc enfin
plus facile do porter un. peuple à là ré-
voit* que de le retentir quand il a brifê le -r
frein de la loi Ceft un graod malheur ppuir
votre- patrie, rnônfieur, que vous & vo«
pareils n'ayez pas fenti plutôt cette rtttpÉtf»
tante vérité. Quel<ïae foit le fort d'oti ptttple,
'.&̃̃̃
après
& former un
ferait- ce
lime? Les
par farcie
de, la pouf-
n'aurait pas que
'pluralité des Suffrages;
parce que, dont
vous {auvent
pour en. hire tla règle, de votre
par le
pour les
Ce qui aucun
ni quel'que prétexte qbc ce;
une partie de la
Yautre,
Mais. comme -dit'
Prine.' du
'̃̃̃̃̃<
qpnnd, cet palpeur et
quand
valoir
rations futures ce ferait
parée qu'en
une
au bonheur de
au,
dans
dans politiqué;
1 avoir le
tout
les
fut toux
gage des c'eft toujours la
objet,
5 les
̃̃̃.̃̃ ̃:(:&+•
avez de malheur
4 depuis le, premier
cité toute:
la, France.
que
leur innocence ? nous avouons avec voue
que
font
l'un a
V" .-̃̃̃ '̃̃ .'{' ) <
:M de fobfcimels
S'être dans de foà
à îa nos
pères à notre patrie aux FpiK
taks
de fiëdes, ta fource
Nfa 'gloire.. Sr tout
par un fiouvatt
<3lns fe eomrntan des» foôimttes ."ppur on fa?-
Crîfîee hi^arre ttous
norrs confoletions aft- par Feftirne de
orére antique Sç; qui honore
érreore tontes fes^natio'â's
'& -JEjtte peat- êtrje vo^»*e frofldgz aujoar-
«^htri que parfe que Wcbe-ft',
ïn^orranent;
(Migs diffîeii^ rfe péî*-
îu^dtfr 4- des qui %»os
& dans votre avez
patrie 'Voue.
tenez à des vérités éternelles & nom à d«*
préjugés que Vous vous
'̃, '̃̃̃̃̃̃
B
vous
ruine. -Or'« en.
tient pas. compte ue
tenons,.
d'an
toujours
de paradoxes
Enfin fi vous
manière qui
Je ferai pour
du lui le mot
peuple pour populace;
toujours fut cette matière mes aux.
que j'ai de cette
̃̃ f i is )
clamons -tfotre ancien gouvernement, noirs
femmes loin de vouloir règne des!
ufurpafïaiîs.
la révolution tàhis
cun paj^s du rnontfe ^& malgré tous fes
efforts* votre pu
en n'ait été
̃ "JbTémne'Héraerit démentie, & qui. quand
elle aurait eu quelque
coupable.
& ceé Vérités
i'. Quelii1
fa France eft dans les propres 'erreurs des
dans cet orgireiï béfé<M-
w taire que cinq ans de difgraces n\>nt fait
qu irriter, &
irrité la nation a0. que
» 1 éclat du premier choc qui les aSrenver»
Ces jetait l'èiïet
par-tout où une grande impul'fiçm eft
j, donnée, & <|He ces renonces font leur
i ouvrage; iô
» août,
•r • H ̃ •̃"
.1. -il (/V V ;̃̃̃. :?(i
b$:
autre choie dirigée par,,
dont le'
'leur'
ils
faire plus que
plus était Ïes démontrer
encore; parce qu'une
grave: d'avoir
tous fes
manière
für- tout par
de' entièr pour avoir fait eh
cette même
grand
'front bien pour
des infortunes,
&
tous les
1 ne
'1 Quelles
erreurs des que
comme-
France}. Apres les avoir; accablés d'abord
•̃; $es;pltts, noires
fentes au peuple comme fcs ennemts les plus s"
cruels vous avez eux, en vingt-
ou cinq raillions d'hom-
gravez ar.»acbé leûrspTrppriétés,,
yoqs aviez iticendié leurs chatdaux vous.le*
çvez raenaciés, de h i»Qrt que pqovaient-t
'ils faire dans cette pofHion fuir
les bêtes féroce's dont excité-
v Quelques noblgs peut-être avaient mfc
̃J'orgucïl à la .,place rcfpe<îta-
ï J)le i nçcenàire à leur origine c'était un m^|
fans doute ^rnais ha mal inféparable de Thu-
« inanité & j# fiais beaucoup; j^oins choqué
ide l'ojgueil d'un gentilhomme, dont le nom
feuleft u^ï titre à la vénération, que de^
qne le crime;
char de la fortuné 5 ou de la^
rang & fa renonce Iblçip»
;de. û belles '.& de h légitimes
ppur échoue]: dans le rôle d*utt
Pftïregru d*ua- Robeifoicfre »
& cacher^uiourd'hui fa honte
dans un antre de la Suiflet -c
B3
Mais je
qu'avait de commun
nobleffe, avec noè« antique conftitution ,& x
î\ vous pou-
vez légitimer aux regaxds des nation» lés
fléaux fur la Frarice ?
Je vous demande, je demande à tous les
^peuples du monde fi la nation Fran^aife pou-
vait être initia des jèuifiancès de la
quand elles
rorîg|ne de la î-
C Quels étaient les objets
des fonds de terre des droits Seigneuriaux
dont chaque individu avait acquis la pro-
priété., ou qu*il tenait par fucceflîon de fes
ancêcres des honneurs, des privilèges des
prérogatives attachées au rang oi| a Remploi
que chacun occupait.- V ^v. .'» •-
Le droit de de terre
était commun à tous les
avait éjgakinent, celui d'acheter unes, terre
feigneuriale parfaitement que
lejîènibre des roturiers- était très-
confidérable en
te ment
populace contre les droits
quand' ils auraient appartenu
.'V- '̃̃̃̃̃̃
très-légitime pu chaire «Iroit de cette
nature
le cenfitaire ne
^^uant aux privilèges de:la nôblefle ivous;
,,mieux que'perfonne qu'ils n'étaiect qu'ha»
“̃ à cettaines impofi-
ti'çns ils les payaient, peùtyêtpè^erorg[us.
chéïemtnt, pa^r les maiagi de letirs fermiers
atténuer autant q,u'ils lé-pQUvaient les çeveni^s
des terres :̃' •
nobleflfe
deila nation; & y exçitcr'quel-
puifqtte dans tout éfàt politique il eKÎfte des
f in-
Les rangs ne peùventêtrc
occupes que parjïa flbblefle!,& a'étajent point
le$ emplois appartenaient égaje*
( =3
B4
ment aux roturiers & quiconque connaît
notre/ hiftoirelait qu'il fl'enefi; pas
époque où l'onn'aît vu -des hommes cje la-
par le mérite feul f:
aux places les plus éminentes du
de l'églife, delà finance & de la robe.
Mais vous-même qui prétendez
la révolution 'que vous avezy faite v p^r i*
grande antipathie qu'il y avait, dites-vous,
_,entre la nojblefle & lé tiers-état; vous devriez,
poureflayer de convaincre vos ledleurs être
au moins d'accord avec vous-même^, car
vous convenez prefqu'en même tems (l)'
que, "les moeurs de la nation, le mélange
que les mariages avaient amené entre les1'
;) familles patriciennes & les plébeyennes
les enaobliffemcns les rîchefles du corn-»
5> meccè & de la finance l'eftimé que
» accordait aux feiences, aux arts & aux
différens mérites litteraires, avaient rendu»
la ligne de démarcation moins fenfible. » ̃–
Comment, après un tel aveu pouvez-vous
argumenter en votre faveur de la haine d'un
ordre envers l'autre ?
̃̃̃̃;̃
La féconde
comme
d'une
ouvrage..
Quand, il aurait fallu
heur de la nation
une
droit
le prêtât; parce que fon
Mais prétendue
notoirement :faux qu'il en ait fait aucune.;
même l'unique tort
cher, pouvait la
tion régicide qui ne
pour 'mieux, ,anéantir la royauté fa
due ruine;
ruinç n'a pas arrête la' de la.,
Enfin pour avancez
qui contredit. la' féconde n'en
pas m:oins faux,
eu; faux émigrés, en
fuyant Ïes torches .1 allumées & ïes poignards'
que vous aviez dirigé$ contre eux, aient
efêf là puiflârice de <fti :jo àciûf ;»
avaient quitté la" France. | >s
pendante de • la C'e
vos collègues qui lui av z donné
Il cft faux enfin q,we les émigrés
aient dâ^être du parti cpnftitî)tk>nnelt,- ^uiique"
depuis Je fèrmcn| du jeu dé pàulrtie ceparti'
c'était plus qu'une conjuration manifefte con-
tre le IVfènarque & l'Etat.
Envain direz-vous que les Rois de
ce, en Je montrant' {ùû tem's dé lk puiflanoe'
^léodate) du peuple^ reprirent Itut
mtorité fmàis qui pour leur'
propre intérêt graduel dt leut
^quée qu'ûutims féodal if ukfipiit encore ( à fé-' V
intitU
Xappui qu'elle
Tout cela,, ^ùknd «carterie»
v
partie la vérité (, Jae
révolte* La nation avait fes Etats-Généraux i?
don.
nâiênt£7e .droit à cjbactfrf £es trois ordres
«J*empêcher les ufurpatîons que ')es*4eux au-
faire fur lui. Cette .aflem-
o.bl'éc avait été convoquée. L'éfprit de révolte 4
cette
& cependant fi vous & vos
collègues (i) n'aviez pas trahi votre Roi~f
vos com|»ettans & vos propres confeiénees,
tous les alrûs inféparablès du gouvernement
d'un grand empire euflent été réformés la
France heureufe brilleroit encore de tout font
éclat au milieu des puiflanees de l'Europe,
& !o!n d'être réduit au^urd'liui à tenter en-
vain no-
toirement criminelle,
celui d'avoir, réhauffé la gloire de votre Roi »r~
& rétabli dans votre foufee de fes
'propriétés. ̃̃̃" ( l,
> 'Mais les Etats -Généraux né furent jamais
le?
Membres de cette afTemblçe on^ fait que la minorité
cootage.
i S"
(
que fous le règne de
-abus' s'étaient°
dans
les 'réformer;
.révolution,
lès,
Je furent
la
les
vous,
personne content en
-ce
qu'un
ferait avantageux;
qui le oui.
les, tous les
rand
̃ v": < 28 ;) /V. ̃̃
..quand ils feraient gouvernés par la fageffe
«Me «même.' Tant que ce feront des nommes
qpi cGnapeferoBt les'fociétés poétiques il
s y trouvera des ambitieux m,écontens, parce
qu'ils ne peuvent être fatisfàits dans quelque
|?ofitioft qu'ils foient..
Mais il ne faut pas en conclure que les
Français étaient réellement malheureux &
que perfonne n'était content. Vous-même,
.dans l'excès de votre i'nconfequence vous,
avouez (1) quV«c population îmmbif& fTivrie
tous Us arts utiles vivifiait t 'agriculture le
Commerce tous les genres. d'indùfllie 1 VOUS
avouez, comme nous l'avons déja remar-
que que depuis long-tems il fe faifait r/ar
tîes mariages un mêlange heureux de la no-
fble{ïè avec le tiers-' état, que le roturier pou-
#:vait acquérir la nobleffc foit par (a fortune
foit par des emplois, foit par des alliances
jjju.é Je commerce & la finance étaient des
fpurces abondantes de richefTes que les feien-
ces, les arts & les différens mérites littéraires
étaient cultivés &, honorés par-tout, princi-
palement dans les grandes viljes. Comment,
.après des alTertions auffi pofitives, ofez-vous
(3) Page IJ» ̃.
dire que perCoptiç n'était
fallait néceffeiremenÉ des Etats
une révolution?
u Si des hommes fftns préjuge & fans aii»~
» très paffions que te bien public, ^w,,ae»
» fentaris du peiipl£ dans cette ocçàilioiiv'tt '*̃
Importante &fidécifive, la fureuV de liii»
p novationn aurait pas
diriger toutes les opérations vers, un ^ut ?
main & d'y détruire toutes les paffipnsj V»
pouvaitfe .popolatior»
delà France if n'y eut pas toujours des arnl?»-
à payer
Se des intrigans obfcurs pïêts à devenir leurs
agens fi enfin la fagetfc &ela iuftice pou»
régner tdus leshàbi-,
conduite Cuivrait les règles de l'équité, oint
fe ferait, judice à foi •même, on la rendfoiÉ
au* autres 1 ordre focial étant fondé fur
Il'
paries
cette
autrement. donc`
encore dt révolution:1
cette
quand on penche volts:
-les pria.
Hère?
où vous ce n'en une
ordres; En mettant même
monarchiques
vent
ces
aux
.Quand
,la'
vous
étaient
tes
plus la' Société
il même
:de.

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