Lettres et documents propres à faciliter l'intelligence de la phrase : Il se trouve rue Beaudimont à Arras un détachement de... (Par M. C.-F. Théry.)

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typogr. Le Mâle (Arras). 1861. Théry. In-12, 12 p..
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Publié le : mardi 1 janvier 1861
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PROPRES A FACILITER
Il se troure rue Beaudimont à Arras un
détachement de...
Arras, le 26 Mars 1853.
Les espérances que nous avions exprimées dans le bulle-
tin précédent ont été réalisées. Le cher Monsieur Ephrem
a commencé à réfléchir; il a compris qu'à un travail tou-
jours soutenu il devait joindre une conduite et des senti-
ments qui fussent plus en rapport avec les inspirations de
son. bon coeur. Il lui reste beaucoup à faire sans doute;
mais il a fait ce qui coûte le plus, c'est-à-dire les premiers
pas dans la voie qui mène au vrai bonheur. Puisse ce cher
enfant redoubler d'ardeur et nous permettre de lui donner
dans le prochain bulletin les témoignages d'une complète
satisfaction : LEPRÊTUE, ptre.
Paris, le 27 avril 1853.
Monsieur Théry,
En recevant des demandes du Petit-Séminaire d'Arras,
nous en avons été réellement très-contrariés, et notre in-
tention a été de suite arrêtée de vous en prévenir. Nous
engagions tout d'abord M. l'abbé Penel à vous demander
communication des volumes parus, certains que vous pour-
riez vous entendre avec lui pour lui fournir lès ouvrages
dont il aurait besoin.
Notre pensée avait d'abord été de refuser les remises
habituelles, remises que ces Messieurs connaissent mal-
heureusement très-bien, mais la certitude qu'ils feraient
prendre leurs livres par quelque libraire de Paris, qui les
leur fournirait à peu près sans bénéfice, et la crainte de
les éloigner de nos éditions, nous a .■décidés à.les leur
fournir.
- 2 -
Si maintenant vous pouvez ramener à votre maison ces
fournitures, nous en serons très-heureux, et nous nous
prêterons bien volontiers à tous les arrangements admis-
sibles.
Agréez, Monsieur, les bien cordiales salutations de vos
tout dévoués serviteurs, GAUME, frères.
Arras, le 28 juillet 1853.
Nous sommes heureux de pouvoir adresser à Monsieur
Ephrem nos vives félicitations pour son application cons-
tante, sa conduite régulière et le zèle avec lequel il s'est
appliqué à répondre à nos désirs. Il nous reste à regretter
qu'il n'ait pas obtenu plus de succès dans ses compositions.
Du reste, il a fait des progrès réels, et ses nombreux acces-
sits prouvent qu'il pouvait s'attendre à une meilleure
fortune : LEPRÊTRE, ptre.
Petit-Séminaire d'Arras, le 27 août 1853.
Après avoir pris l'avis de Monseigneur, nous croyons de-
voir élever le prix de la pension de Monsieur Ephrem aux
conditions de ce prospectus : (430 francs).
Agréez, Monsieur, l'assurance de ma parfaite estime.
Votre dévoué serviteur,
Pour M. Leprêtre : POULET pr.
Cambrai, 7 octobre 1853.
Mon bien cher cousin,
. Malgré tout le désir que M. le supérieur, sur ma recom-
mandation, a de vous obliger, il ne lui est pas possible de
recevoir, cette année, mon jeune cousin. Le nombre de nos
internes s'élève à 280. C'est tout ce que la maison peut
contenir et nous avons dû refuser 40 élèves environ à cause
du manque de places. Je le regrette bien vivement puisque
* Oui, Monsieur Ephrem pouvait s'attendre à une meilleure
fortune ; mais cette meilleure fortune, ne l'empêchait-on pas de
plusieurs manières ? ne l'empêchait-on pas,surtout en décidant
que les places de compositions en langue anglaise ne seraient
portées ni sur les bulletins trimestriels, ni ailleurs?.
— 3 -
c'était son désir ainsi que le vôtre qu'il pût être admis dans
notre séminaire... Je vous engage à prendre en patience le
desagrément que vous m'avez signalé dans votre lettre.
Veuillez embrasser pour moi ma cousine et votre jeune fils ,
etc., P.-J. THULIEZ.
Paris, le 10 Octobre 1853.
Monsieur Théry, libraire à Arras,
Nous avions envoyé notre voyageur au Petit-Séminaire
d'Arras pour y répandre nos classiques chrétiens, en mon-
trer des échantillons, en parler ex-professo, enfin de déter-
miner cet établissement à en prendre. A notre regret, il a
accepté la commission ci-jointe, mais sans la solliciter,
puisque nous ne faisons la commission que pour être
agréables à nos correspondants et accidentellement. Nous
écrivons à M. l'abbé Dutoit que nous ne faisons pas la com-
mission et que, quant aux livres de notre fonds commission-
nés à notre voyageur, il les trouvera chez vous aux meil-
leures conditions possibles. Nous regrettons ce fâcheux
incident et nous vous prions de croire que nous vous comp-
tons au nombre de nos bons correspondants.
:,'i Vos tous dévoués, GAUME frères.
Paris, le 12 Mai 1855.
Monsieur Théry, libraire à Arras,
Nous ne pouvons échanger les Iliades d'Homère contre
des livres de prix. Que le séminaire nous adresse pour la
rentrée une forte commande de nos éditions d'Atlas et de
* Ce désagrément m'était causé par l'administration du Petit-
Séminaire, laquelle avait, à la rentrée du 27 septembre 1853, re-
tranché de sa liste, éliminé de ses cadres d'admission Monsieur
Ephrem... et cela, sans m'avoir prévenu, sans avoir pris l'avis
de Monseigneur. Mais passons outre, et puis, comme ce se-
rait faire injure à MM. Delahodde, Dutoit, Poulet et Leprêtre,
qui sont 'd'excellents juges en fait de vocations ecclésiastiques,
gardons-nous de prétendre qu'ils étaient, en septembre 1853,
plus qu'intéressés à démêler en Monsieur Jules Billot d'Arras,
à vocation de garçon cordonnier,et en Monsieur Ephrem Théry,
celle de garçon relieur.
— 4 —
classiques divers et nous lui reprendrons les ouvrages qu'il
désire nous rendre. Nous reprendront également ces livres,
si le séminaire nous fait par votre entremise une demande
considérable de classiques édités par nous : ANT. PÉRISSE.
Paris, le 29 Octobre 1855.
Monsieur Théry, libraire à Arras,
Si les Thèmes Longueville, 2e partie, sont de l'édition de
1847, je les accepterai en retour à la condition qu'ils seront
remplacés immédiatement par une demande de classiques
d'une valeur égale : JULES DELALAIN.
Demande immédiate de classiques, d'une valeur égale.
(Ecriture et calcul de M. Dutoil).
13/12. Thèmes grecs Longueviile, lre,partie, cart. 30 00
13/12. Gramm. grecque de Burnouf. cart. 30. 00.
13/12. Grammaire française. — Noël et Chapsal 13 20
13/12. Epitome historioe sacroe. texte grec. 12 00
13/12. Homère Iliade. 1er chant, broché. 1 80.
87 00
Paris, le 16 Décembre 1856.
Nous avons eu aujourd'hui la-visité d'un ecclésias-
tique de votre diocèse qui est venu nous demander si nous
consentirions à accorder au Pelit-Siéminaire:vd'Arras les
mêmes remises que celles obtenues de tous les libraires.
Ignorant quels sont vos rapports avec cet établissement,
nous avons ajourné.notre réponse. Veuillez nous faire con-
naître votre avis. — Extrait d'une lettre de MM. Gaume.
Arras, le 18 décembre 1856.
Messieurs,
La visite dont me parle votre bonne lettre, visite à vous:
faite avant-hier par un ecclésiastique de notre diocèse, me
surprend d'autant moins que, depuis avril 1853, le Petit-
Séminaire d'Arras louche et clopine plutôt qu'il ne marche
et ne se tourne vers votre serviteur.
Tout digne, tout respectable qu'il soit et paraisse dans
son ensemble, le nombreux personnel de cet établissement
a, par malheur, cela de commun avec notre siècle délétère

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