LIBERTAD

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Une nouvelle fois, l'auteur fait défiler devant nous une galerie de personnages aux caractères accusés, assoiffés d'indépendance, révoltés par l'injustice ou luttant contre leurs propres contradictions afin que triomphe la liberté. Car le véritable destin de l'homme est d'âtre libre et, ainsi que le dit un proverbe espagnol, la libertad se compra cada dia.
Publié le : lundi 1 mars 2010
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EAN13 : 9782296227514
Nombre de pages : 248
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DanielCohen éditeur
www.editionsorizons.com
Littératures,unecollection dirigée par DanielCohen
Littératuresest unecollection ouverte,toutentre,àl’écrire, quelle qu’ensoitlaforme: roman,récit, nouvelles,autofiction, journal;démarche édtorialeaussivieille que l’édition elle-même. S’il estdifficile deblâmerles ténorsdecelle-ci d’avoireule goût desgenresqui lui ont ralliéun large public, ilreste que, prescrip-teursici,concepteursde laformeromanesque là,comptablesde cesprescriptionsetdeces conceptions ailleurs, ont, jusquà un degrécritique,asséché levivierdes talents.
Lapproche deLittératures,chez Orizons, est simple – il eûtété vain de l’idiqueren d’autres temps :publierdes auteursque leur force personnelle, leur attachement auxformesmultiplesdu littéraire, ont conduits ausirde faire partagerleurexrience intérieure.Du texte dépouilléàl’écritporté parlesouffle de l’aventure mentale etphysique, nous vénérons, entretousles critères supposantterminerl’oeuvre littéraire, lestyle.Flaubert écrivant:«J’estime par-dessus toutd’abord lestyle, etensuite le vrai »;plus tard, le philosopheAláin professánt:«c’est toujours le goûtqui écláire le jugement», ils sáváientávoir ráisoncontre nosdépérissements.Nousen fáisonsnotrecredo.D.C.
ISBN :978-2-296-08751-4 ©Orizons,ris,2009
Libertád
nouvelles
DANS LA MÊME COLLECTION
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Nosáutrescollections:Profilsd’unclâssique,rdinâles, Domâine littérâiresecorrèlentáu substrátlittéráire.Les áutres,Philosophie –mâin d’Athénâ,Homosexuâlités etmêmeTémoins,ne peuventpás y être étrángères.Voir notresite (décliné en páge2decetouvráge).
ymond Espinose
Libertád nouvelles
2009
Dumêmeáuteur:
AuxEditionsduMondeLibertáire
Jacques Prévert,Une éthique de l'homme,Essái,2007.
uvâisesnouvellesde lâ liberté,Nouvelles,2007.
Dernièresnouvellesde lâliberté,Nouvelles,2008.
AuxEditionsOrizons
AlbertCossery,Une éthique de lârision,Essái,2008.
BorisViân,Un poète en liberté,Essái,2009.
«Il faut desserenos qui veillent chaque nuit pen-dant que les autres dorment et font de mauvais rêves. Il en faut qui hurlent, dans le vent, des véritéspremières, qui fracassentetqui détruisent, quiremettenten question.Etpârn'importe quel moyen,recommândâble oupâs.L'importânt,c'est queçâlâisse des trâces».
Henri-FránçoisRey,Lerâchdingue.
revenánte
onteclerc áváitluquelque pártque le meilleurmoment M dujourétáitl’áube, quándtoutnáîtlentementàlávie et quune douce lumièrecouvre láville d’unvoile léger.Certes, il comprenáitque l’on puisse penseráinsi;il luiárriváitd’áilleurs derentrer secoucherà cette heuresingulière etiláppréciáit indéniáblementlechárme despromessesdujouràvenir. isMonteclercn’étáitpás vráimentdecettetrempe mátinále;iláimáitlánuit,sonrelátifsilence,ceséchosconfus dudehors,ces voixávinéesqui dérápent,ces sourdesmenáces dáns un débutderixe , lálumièreártificielle des réverbères, les quelquesfáisceáuxdes véhiculesnoctámbules, lesgárçonsqui rámènentdesfilleshystériques un peuivres... Troisheuresdumátin,voilàquelle étáitl’heure de prédilec-tion dujeune homme. Monteclerc áváitdépássé de peulátrentáine.Sesconvic-tionslibertáiresl’áváientámené, quelquesánnéesáupárávánt, à conduirece genre d’áctionsclándestinesque lájusticerépub-liineréprouve.Depuis« lásánction », le jeune hommes’étáit quelque peuássági, encore que le mot«ássági » neconvienne pás tout-à-fáitàune personnálitéáussicomplexe quecelle de Monteclerc.Disonsque,sáns renierlesidéesquicontinuáient
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RAYMONDESPINOSE
d’innerver son intellectcomme lesáng irrigueuncorps, iláváit prisquelque distánce pár rápportàunáctivisme qu’iláváit peuttre páyé un peu trop lourdement.Aussi fáisáit-il montre quelquefoisd’unesorte d’indifférenceàláquellesesámis gárde etBeáuprèsnevouláientcroire quàdemi, máisqu’il áfficháit toutde même encertáinescirconstánces, probáblement pour se protégerde lui-même, peuttre mêmeáussiun peupár provotionMonteclerc, depuisquelquetemps, n’hésitáit pásàfáire montre d’unsinguliercynisme donton nevoyáitpás cláirementoùil pouváitleconduire. Nállonspáscependántcroire queMonteclercenáváitfini ávec« le milieuánárchiste» et ses vieux«compáñeros», loin de là.Il œuvráitd’áilleurspour un journál d’une « gáuche » dite « libertáire »áuxcontoursplutôtflous, máisqui permettáitáu jeune homme d’ássurer sápitánce,bien qu’ilreconnût, non sáns uncertáin humour, quecettecolláborátion lecompro-mettáit– dánsdeslimitesqu’ilconsidéráitcependántcomme ráisonnábles. Voilàle profil dubonhomme.Il fáudráitbiensûr rájouter que «BeáuBrun »,comme lesurnommáientlesfillesdujournál, áváit uncertáinsuccèsáveclágentféminine,cesuccèsétánt d’áilleursdû,semble-t-il, en pártieà ce petitáirde méláncolie, à cevoile detristesse queMonteclerc áváit rámené desesánnées de « dur».Tristesseáudemeurántpeuttreáussi justifiée pár le fáitquesájeunecompágne d’álors– peuttretropjeune –, n’áváitpáseulápátience d’áttendre l’inrcéré, les sollicitátions dumonde – etdumilieuqui étáitle leur– nese prêtántpás sciálementàune fidélitésánsfáille.isqu’est-ce que lá fidélité ? Leréveil électrique deMonteclercindiquáitdonctrois heuresetle jeune homme,sonárticle pourle journáláchevé, sápprêtáitàgágnerlásálle dein lorsque lásonnerie deson
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