lis . Fragment d'un poême sur la botanique

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impr. de F. Marie (Rouen). 1824. 15 p. ; in-4.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1824
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Source : BnF/Gallica
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Madame la Duchesse
FAMILLE DES LILIACEES.
LE LIS,
FRAGMENT D'UN POÈME INÉDIT SUR LA BOTANIQUE.
LA COROLLE.
DE sa toilette encor pour rehausser l'éclat,
Près d'elle rencontrant un voisin délicat
Qui tout en partageant ses honneurs et sa gloire,
Plus éclatante aussi lui promet la victoire ;
Sûre de conserver l'honneur de son drapeau,
La Corolle au Calice emprunte son bandeau.
Le Calice à son tour, fier de sa destinée,
Prévoit des plus beaux jours, la chaîne fortunée ;
Il va vivre pour elle, elle vivra pour lui ;
Elle offre ses appas, il donne son appui :
Entr'eux tout est commun. Même ardeur, même flamme;
Pour guider les plaisirs sous le même oriflamme,
Elle descend du trône, il renonce au pouvoir;
Mais d'un nouveau bienfait s'imposant le devoir,
De ce double Phénix, au gré de notre attente,
Plus brillant et plus beau s'élève un Périanthe. (0
De ce conflit d'amour, de cet accord heureux,
Quel fruit inattendu vient s'offrir à mes yeux !
(i) La fleur des Liliacées, et du Lis en particulier, est un Périanthe simple
qui paraît être formé par la soudure du calice et de la corolle pour ne former
qu'une seule membrane pétaloïde, ordinairement plus épaisse et qui a plus de
consistance que la corolle des plantes à double Périanthe.

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