Anthologie littéraire de la fellation

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Le propre de la fellation est d'être une pratique sexuelle en cours chez une seule espèce de mammifères : l'Homme. Et sans doute, d'avoir été la plus décrite par les écrivains.





Caresse éternelle pratiquée sur toute la planète, la fellation, la pipe, le pompier, la turlutte, a toujours passionné les littérateurs qui y ont trouvé un terrain d'expression passionnant pour étourdir les lecteurs.


C'est à cette variété infinie de style et de traitements que vous convient les Éditions Blanche en sélectionnant les plus belles turluttes littéraires, les plus étonnantes, les plus étourdissantes.


Sous des plumes masculines, ou féminines, ce recueil rend hommage à " la plus savoureuse des caresses ".





Publié le : jeudi 23 janvier 2014
Lecture(s) : 37
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782846284448
Nombre de pages : 158
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Nous nous sommes allongés dans le sable et avons passé de longues minutes comme ça, sans bouger, dans les bras l’un de l’autre, sans rien dire, juste à s’embrasser de temps en temps et à se caresser, comme de nouveaux amoureux qui se découvrent, puis j’ai embrassé son visage, ses yeux, ses lèvres, et j’ai eu envie de l’embrasser partout, sur tout son corps, pour le remercier presque du plaisir qu’il m’avait offert, et j’ai ouvert sa chemise et la lui ai retirée et j’ai embrassé ses épaules très carrées, sa poitrine, ses bras très musclés, tout en le caressant et en découvrant sa peau, et puis je me suis glissée un peu plus bas contre lui et j’ai léché son ventre aussi, et j’ai passé la main sur ses jambes et je les ai caressées de bas en haut en remontant jusqu’à son sexe, j’ai ouvert sa ceinture et je l’ai complètement déshabillé et je me suis rallongée contre lui, la tête contre son ventre, et j’ai senti son sexe très dur contre mon visage, j’ai frotté mon visage contre son sexe, longuement…

Imagine-moi en train de caresser sa queue avec mon visage… Je découvrais son sexe avec mes joues, avec mes yeux, puis je l’ai découvert avec mes lèvres, je l’ai longuement caressé avec mes lèvres et il ne bougeait plus, il se laissait faire, puis…

– Ah non ! ne me dis pas que tu as….

–  Mais si, mon chéri, bien sûr, j’ai lentement ouvert la bouche et j’ai pris son sexe entre mes lèvres, juste le bout d’abord, j’ai juste sucé le bout, sans aller plus loin, en le caressant avec ma langue… il bandait très fort, il était très excité, et moi aussi je dois l’avouer, et puis peu à peu je l’ai pris complètement dans ma bouche… j’ai écarté les lèvres et la bouche pendant que je le faisais entrer jusqu’au fond, et je l’avais maintenant complètement dans ma bouche et j’ai cessé tout mouvement en le gardant au fond, il me remplissait complètement la bouche, je pouvais à peine tenir mais je me suis forcée à rester le plus longtemps possible comme ça, pour le garder en moi, et puis je n’ai pas pu résister plus longtemps, je me suis mise à le sucer, lentement d’abord, sur toute la longueur, puis plus vite parce que j’étais maintenant habituée à la longueur et à la grosseur de son sexe…

– Il était long et gros comment ?

– Oh ! il était long et gros, pas énorme au point où je n’aurais pas pu le prendre dans ma bouche, mais gros quand même… oui mon chéri, j’ai eu de la chance tu vois, il avait une grosse bite très désirable…

– Plus grosse que…

– Oh oui ! mon chéri, la sienne était bien plus grosse, elle était devenue plus grosse que quand je l’avais caressée à travers son pantalon en dansant, et j’avais alors terriblement envie de sa queue…

» Tu veux que je continue ?

– Ah, je ne sais pas… je te vois, je t’imagine, et c’est terrible… mais je veux…

– Alors ne bouge pas, laisse-moi te caresser pendant que je te dis la suite parce que ça me plaît de tenir ta queue dans ma main pendant que je te parle de la sienne… Alors tu vois, c’est à ce moment-là que j’ai pensé à toi… J’ai pensé que tu étais endormi et que j’étais en train de te tromper, mais je n’ai pas songé un instant à arrêter, au contraire…

» Oui, mon chéri, je sens que ta queue est grosse aussi maintenant, tu as envie de moi, n’est-ce-pas, tu bandes fort, tu voudrais bien me baiser tout de suite, je le sais, mais je n’ai pas fini tu sais, alors ne bouge pas encore, laisse-moi faire et raconter…

» J’étais en train de le sucer et je pensais à toi, à nous, et je me disais que j’étais une vraie salope de me comporter comme ça, de te tromper, de caresser un autre homme pendant que tu dormais, mais ça me donnait du plaisir, de l’excitation, je sentais que je mouillais à nouveau beaucoup parce que j’avais pensé à toi en faisant ça, j’avais encore plus envie de continuer, je le suçais et en même temps je le caressais entre les cuisses, je prenais ses couilles à pleine main, c’était magnifique, je me disais que tu aurais adoré me voir faire ça, que tu aurais hurlé intérieurement et m’aurais silencieusement traitée de salope et de pute, mais que tu n’aurais pas pu t’empêcher de me regarder et de m’aimer et que tu ne m’aurais pas arrêtée…

– Je ne sais pas… peut-être… mais peut-être que non… que j’aurais… Oui, prends-moi bien dans ta main, serre-la fort, fais-la bander… sens comme elle a eu besoin de toi cette nuit…

– Oui, je sais qu’elle a eu beaucoup besoin de moi, que tu bandais très fort en m’attendant, et que tu avais terriblement envie de me baiser quand tu savais que j’étais avec lui et que tu te disais que c’était lui qui me baisait…

» Et puis j’ai cessé de le sucer parce que j’étais trop excitée, trop mouillée, comme une chienne en chaleur, comme une femelle qui veut tout donner à son mâle, j’en voulais plus, alors je me suis moi-même mise à genoux devant lui, à quelques pas, sans un mot, j’ai écarté les genoux dans le sable pour être bien stable. Je l’ai regardé dans les yeux, j’ai ouvert la bouche et je n’ai plus bougé, je l’ai attendu parce que je savais qu’il viendrait me prendre comme je le voulais. Et c’est ce qu’il a fait, il s’est levé, sa queue glorieuse toute tendue, dressée et forte devant lui, comme un pieu que j’admirais et attendais avec délices, j’espérais qu’il viendrait me l’enfoncer entre les lèvres pour me baiser la bouche, et il s’est avancé lentement jusqu’à moi, il n’a rien dit, il a posé les mains sur ma tête et m’a prise par les cheveux, il a tiré sur mes cheveux juste ce qu’il fallait pour me forcer à redresser la tête et j’ai levé les yeux vers lui, un peu inquiète et hagarde. Il y a eu quelques secondes d’immobilité mutuelle, nous ne bougions plus, j’étais sous son emprise et je savais que je serais obligée de lui obéir, que je ne pourrais pas échapper à sa force même si je le voulais, et qu’il allait se forcer en moi sans que je puisse lui résister… Et c’était sublime et merveilleux… pendant ces quelques instants j’ai eu peur, j’ai vraiment pensé que j’avais pris un grand risque… et j’ai eu un désir fou, irrésistible et écrasant d’être sa chose, de lui obéir totalement, de ne pas lui résister, de m’humilier pour lui, qu’il me traite comme sa chienne, comme une pute et fasse de moi ce qu’il voulait, et il a posé son pieu sur mes lèvres… et il s’est enfoncé doucement dans ma bouche, en allant tout de suite au fond, et il s’est mis à creuser et à me pénétrer…

– Tu voulais qu’il baise ta bouche…

– Oui, c’est ça, ce n’était plus seulement que je le suce, mais plutôt qu’il baise ma bouche, et c’est ce qu’il a fait… Il a baisé ma bouche devenue pour lui un sexe mouillé et chaud, et en levant les yeux vers lui, je voyais qu’il imaginait une chatte, un con de pute, une chienne à baiser, alors j’ai ouvert grand, très grand parce que je savais que ça devait lui plaire de me baiser la bouche comme ça, de me prendre, et je voulais me plier à sa force, à son désir d’homme, lui donner tout ce qu’il voulait, et il s’est mis à me parler, à me dire que j’étais très bonne, que j’avais une bonne bouche à baiser, une bonne bouche de pute, et qu’il allait baiser mon con aussi, me baiser comme je le méritais… me pénétrer…

– Il a dit que tu avais une bonne bouche de pute ?

– Oui, mon amour, il a dit ça… et ça m’a fait plaisir, ça m’a excitée…

» Touche-moi là mon chéri, touche mon con, mets ton doigt, sens comme je suis mouillée, sens comme ma chatte dégouline presque de te dire ça, de le dire à toi, mon mari, de te dire comment mon amant a baisé ma bouche et m’a humiliée, et comment j’ai aimé qu’il me traite comme ça, qu’il m’humilie comme il serait impossible que tu le fasses, qu’il me dise que j’étais une vraie salope de tromper mon mari avec lui, et il avait raison tu sais, j’ai été une vraie salope cette nuit, mon amour…

» Parce qu’après qu’il m’a bien baisé la bouche et que j’ai tellement aimé ça, il s’est à nouveau allongé sur le sable et m’a attirée vers lui et je me suis retrouvée au-dessus de lui, les jambes écartées de chaque côté de son corps comme je le suis maintenant au-dessus de toi, tu vois, et il m’a dit de bien m’écarter et de m’abaisser lentement sur lui, et je l’ai fait tu sais…

 

© Éditions Blanche, 2010.

Guillaume Apollinaire


Les 11 000 verges

HÉLÈNE : Prince, dans quel état m’avez vous mise ?

MONY : Hélène ! c’est pour votre bien que je vous ai mise à votre aise. J’ai été pour vous un bon samaritain. Un bienfait n’est jamais perdu et j’ai trouvé une récompense exquise dans la contemplation de vos charmes. Vous êtes exquise et Fédor est un heureux gaillard.

HÉLÈNE : Je ne le verrai plus hélas ! Les Japonais vont le tuer.

MONY : Je voudrais bien le remplacer, mais par malheur, je n’ai pas trois couilles.

HÉLÈNE : Ne parle pas comme ça, Mony, tu n’en as pas trois, c’est vrai, mais ce que tu as est aussi bien que le sien.

MONY : Est-ce vrai, petite cochonne ? Attends que je déboucle mon ceinturon… C’est fait. Montre-moi ton cul !… comme il est gros, rond est joufflu… On dirait un ange en train de souffler… Tiens ! il faut que je te fesse en l’honneur de ta sœur Culculine… clic, clac, pan, pan…

HÉLÈNE : Aïe ! Aïe ! Aïe ! Tu m’échauffes, je suis toute mouillée.

MONY : Comme tu as les poils épais… clic, clac ; il faut absolument que je le fasse rougir ton gros visage postérieur. Tiens, il n’est pas fâché, quand tu le remues un peu on dirait qu’il rigole.

HÉLÈNE : Approche-toi que je te déboutonne, montre-moi ce gros poupon qui veut se réchauffer dans le sein de sa maman. Qu’il est joli ! Il a une petite tête rouge et pas de cheveux. Par exemple, il a des poils en bas à la racine et ils sont durs et noirs. Comme il est beau, cet orphelin… mets-le-moi, dis ! Mony, je veux le téter, le sucer, le faire décharger…

MONY : Attends que je te fasse un peu feuille de rose…

HÉLÈNE : Ah ! c’est bon, je sens ta langue dans la raie de mon cul !… Elle entre et fouille les plis de ma rosette. Ne le déplisse pas trop le pauvre troufignon, n’est-ce pas, Mony ? Tiens, je te fais beau cul. Ah ! Tu as fourré ta figue entière entre mes fesses… Tiens, je pète… Je te demande pardon, je n’ai pas pu me retenir !… Ah ! Tes moustaches me piquent et tu baves… cochon… tu baves. Donne-la-moi, ta grosse bite, que je la suce… j’ai soif…

HÉLÈNE : Ah ! Hélène, comme ta langue est habile. Si tu enseignes aussi bien l’orthographe que tu tailles les plumes, tu dois être une institutrice épatante… Oh ! Tu me picotes le trou du gland avec la langue… Maintenant, je la sens à la base du gland… tu nettoyes le repli avec ta langue chaude. Ah ! fellatrice sans pareille, tu glottines incomparablement !… Ne suce pas si fort. Tu me prends le gland entier dans ta petite bouche. Tu me fais mal ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Tu me chatouilles tout le vit… Ah ! Ah ! Ne m’écrase pas le couilles… tes dents sont pointues… C’est ça, reprend la tête du nœud, c’est là qu’il faut travailler… Tu l’aimes bien, le gland ?… Petite truie… Ah !… Ah !… Ah !… Ah !… je… dé… charge… cochonne… elle a tout avalé… Tiens, donne-le-moi, ton gros con, que je te gamahuche pendant que je rebanderai…

HÉLÈNE : Va plus fort… Agite bien ta langue sou mon bouton… Le sens-tu grossir mon clitoris… dis… fais-moi les ciseaux… C’est ça… Enfonce bien le pouce dans le con et l’index dans le cul. Ah ! c’est bon !… c’est bon !… Tiens ! entends-tu mon ventre qui gargouille de plaisir… C’est ça ! ta mais gauche sur mon nichon gauche… Écrase la fraise… Je jouis… Tiens !… les sens-tu mes tours de cul, mes coups de reins, salaud ! c’est bon… viens me baiser. Donne-moi vite ta bite pour que je la suce pour la faire rebander dur, plaçons-nous en 69, toi sur moi…

« Tu bandes ferme, cochon, ça n’a pas été long, enfile-moi… Attends, il y a des poils qui se sont pris… Suce-moi les nichons, comme ça c’est bon !… Entre bien au fond… là, reste comme ça, ne t’en va pas… Je te serre, je serre les fesses. Je vais bien… Je meurs… Mony… ma sœur, l’as-tu fait autant jouir ?… Pousse bien… ça me va jusqu’au fond de l’âme… ça me fait jouir comme si je mourais… je n’en peux plus… cher Mony… partons ensemble. Ah ! je n’en peux plus, je lâche tout… je décharge…

Mony et Hélène déchargèrent en même temps. Il lui nettoya ensuite le con avec la langue et elle lui fit autant pour le vit.

 

© Éditions L’Or du temps, 1970.

Rebeca Sollis


Le Verre de l’amitié

Alors que je vois les mâchoires de mon professeur saillir, il s’immobilise en fermant les yeux dans une attitude de concentration profonde et lâche un juron. Il se déloge rapidement, et s’adosse contre le tableau en face.

– Je vais gicler. Viens vite me finir à la bouche ! Disons que si tu réussis cet oral-ci, tu gagneras des points pour le rattrapage.

– Puisque c’est pour la bonne cause, rétorqué-je avec une moue juvénile d’ingénue.

Je descends légèrement du bureau et aspire au fond de ma gorge le dard palpitant sur le point de cracher sa venimeuse salure. Il se retend et s’arque dans ma bouche. Je presse la grappe virile pendue entre ses jambes pour en faire juter le fruit, soudain consciente que le prochain cours ne devrait pas tarder à commencer et que n’importe qui pourrait entrer dans l’amphithéâtre et nous surprendre dans cette fâcheuse position. Je trais mon professeur comme une laitière appliquée, tant et si bien qu’il ne tarde pas à délier ses bourses dans ma gorge avec une abondante générosité. J’avale goulûment la première gorgée de foutre, dans une rasade assoiffée, puis je m’emploie à garder le reste dans ma bouche. Cependant, à cause du va-et-vient, les secrétions mousseuses de salive et de sperme me coulent sur le menton. Enfin, ayant vidé dans ma gorge jusqu’à la lie de ses couilles, il me pousse doucement pour me signifier mon congé. Sans un mot, je me relève et me rajuste. Comme il est tout occupé à défroisser sa chemise, il ne s’aperçoit pas que je subtilise le gobelet en plastique qui était demeuré sur le bureau, et que je recrache dedans le moût fraîchement pressuré.

– Tu es une bonne petite, me flatte-t-il. Et douée, avec ça !

Puis il rajoute après un silence :

– Si tu te débrouilles aussi bien que ça le jour de l’oral, sois sûre que je te le donnerai de bon cœur ton diplôme. Tu l’auras mérité !

Allons donc, le filou veut une double ration ! Qu’à cela ne tienne, je suis d’accord ! Je feins de rougir en baissant ingénument le front, puis le salue courtoisement avant de m’enfuir de l’amphithéâtre. Dehors, derrière le hublot, je retrouve Loraine, essoufflée et encore rouge d’excitation.

– T’en as de la chance, me reproche-t-elle presque aussitôt.

– Oui… Mais je n’en oublie pas les amis pour autant ! Regarde un peu ce que j’ai gardé pour toi !

Et je lui tends en riant le verre de l’amitié dans lequel fermente le foutre de notre professeur préféré. Elle trépigne de joie et boit le liquide épais en toutes petites goulées. Et pour me témoigner de sa reconnaissance, elle me donne un baiser passionné, encore savoureux et gouleyant.

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