Attention dépucelage immédiat

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L'initiation érotique d'une vierge par une femme mûre et un jeune homme.





Publié le : jeudi 28 juin 2012
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782823803037
Nombre de pages : 13
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couverture
Ernest Baroche

Attention dépucelage immédiat

In L’École des biches

12-21

(La visite de l’artiste à Caroline a été faite ; Adrien a été trouvé bien de tout point et digne des destinées qu’on lui prépare. Présenté par Caroline au Comte, il a aussi, de ce côté, parfaitement réussi. Le gentilhomme le voit avec assez de plaisir, et en a fait presque un commensal du logis. Pour cela, ses amours n’en sont pas plus avancées, Marie s’étant engagée de bonne foi avec sa cousine à ne rien laisser tenter de sérieux que sous ses auspices. Le Comte a quitté Paris : Caroline peut donc se donner le petit divertissement promis ; aussi la nouvelle en est aussitôt envoyée à notre soupirant, avec invitation de se rendre chez elle le jour même en compagnie de Marie. Ils doivent prendre leur part d’un dîner qu’elle a fait préparer pour mieux les disposer aux joies de la soirée qu’elle présidera, et dont elle se promet aussi quelques jouissances. Le dîner a lieu. La maîtresse de la maison n’a pas ménagé ses hôtes. Caroline, très animée, a cependant conservé sa tête, tandis que ses convives moins habitués qu’elle à son régime de table n’ont plus guère de conscience de ce qu’ils disent ni de ce qu’ils font. En se levant de table, le joyeux trio passe au salon, toutes portes fermées. Dès leur entrée, Adrien, les yeux brillants et le teint animé, ne se possède plus. On ne peut reconnaître ce jeune homme si doux, si réservé : il est devenu d’une grande audace. Bouche, gorge, con, cul, tout est baisé, tout est peloté.)

 

CAROLINE(à Marie).

 

Mais il est enragé ! Ma chère ; retiens-le donc !

 

MARIE.

 

Dame ! C’est bien un peu toi qui l’as mis dans cet état ; ne vas-tu pas en avoir peur à présent !

 

CAROLINE.

 

Il ne m’effraie pas, mais il est d’une brutalité qui passe les bornes.

 

MARIE (bas, à l’oreille de Caroline).

 

Vois donc le sillon que fait sur son pantalon ce qu’un soir il m’avait fait sentir.

 

CAROLINE.

 

Parbleu ! Je ne suis pas aveugle !

(Marie s’est instinctivement rapprochée d’Adrien, emportée qu’elle est par ses désirs, et sans savoir au juste ce qu’il en adviendra. Elle fait vivement sauter les boutons de la culotte ; aussitôt le prisonnier mis en liberté se présente fièrement aux yeux de nos deux belles.)

 

CAROLINE.

 

Quel gaillard !

 

MARIE.

 

C’est un monstre ! Mais, ma chère, il est impossible qu’un semblable objet puisse entrer dans un lieu si étroit sans qu’on en soit estropiée.

 

CAROLINE.

 

N’aie pas cette crainte ; en s’y prêtant un peu, ça passera : on n’en meurt pas ; tu feras comme les autres.

(Marie, que la vue de ce boute-joie a d’abord tant effrayée, parce qu’elle n’a jamais vu un objet pareil qu’aux statues et à l’état de repos, poussée par la curiosité et surtout par les désirs qui la brûlent, ne peut se retenir ; elle s’en empare ; elle le caresse ; elle va même jusqu’à en découvrir le bout, et avec ses doigts délicats elle en fait baisser et hausser la peau ; à ce jeu, une crise est bientôt inévitable, aussi Caroline, qui voit le danger, s’empresse-t-elle d’arrêter ce badinage, qui ne remplit pas le but qu’elle s’est proposé en les réunissant chez elle.)

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