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C'est tout moi ! (érotique gay)

De
48 pages

C'est tout moi !

de Jean-Marc Brières

Gay pulp de 217 000 caractères
La vie, la vraie, commence. Libéré de toutes contraintes, je peux enfin exprimer mes désirs, les satisfaire au mieux de mes intérêts. Finis les professeurs, les éducateurs, les maîtres, les protecteurs. Quelqu'un a dit « Il est plus facile de rêver sa vie que de la réaliser, mais c'est néfaste à forte dose ». Je m'attache à réaliser ma vie même si je la rêve encore de temps à autre.

En parlant de réalité, j'aperçois un ravissant mâle à ma convenance. Le mec ne refuse pas une première approche, puis un collage de son corps contre le mien, de ses lèvres sur les miennes, de sa langue contre la mienne, durant le slow qui nous réunit. Nos queues s'érigent dans nos jeans, l'une contre l'autre. Il est grand temps que nous allions assouvir nos appétits sexuels en d'autre endroit.

Jean-Marc raconte sa vie de ses premiers attouchements au pensionnat à la rencontre de l’homme de sa vie. Entre les deux il a fait de très nombreuses et intéressantes rencontres.
Autres titres de Jean-Marc Brières : Évasion, Journal d'un apprenti, Aux voleurs ! et 19-20 ans.


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C'est tout moi !
(217 000 caractères)
Jean-Marc Brières
On tourne, on vire, on se regarde, on s'approche, on s'éloigne, on se touche la braguette pour montrer qu'éventuellement on serait d'accord, on sourit, le tout dans le désordre selon l'humeur de la seconde et la tronche du mec que l'on croise. Finalement, la « clientèle » se raréfie, l'heure passe, la nuit est avancée. Alors, histoire de n'avoir pas perdu son temps, on se réfugie dans un des fourrés cachant encore quelques inconditionnels de la baise en plein air afin d'apporter un soulagement à une bite et de se faire soulager la sienne.
Ce soir, j'en suis là. J'ai joué aux bégueules : pas la grande forme, simplement l'envie d'avoir un peu de compagnie pour dormir même si on ne baise pas. Maintenant, j'en suis réduit à me faire sucer sous un arbre et peloter par quatre types dont je vois à peine le visage – la lune est absente, seuls les réverbères apportent quelques lueurs. Mais il est dit que j'aurai ma chance, malgré tout. Un gars nous observe depuis un moment. Il ne se touche pas, conserve les mains dans les poches – non trouées apparemment –, se contentant, de temps à autre, de passer sa langue sur les lèvres. Je me détache du groupe, vite remplacé contre l'arbre. Je remonte mon jeans, le reboutonne, m'éloigne du lieu. L'observateur me suit, me voilà tout ragaillardi. Je ne traîne pas, je l'aborde. Il me caresse la joue avec un doigt, passe une main sur ma braguette tandis que je le gratifie de plusieurs bisous sur le visage. Enfin, sa bouche se colle à la mienne, nos langues se congratulent. Tout en reprenant notre souffle, il me précise :
— J'aime pas trop ici. Tu sais où on peut aller ?
— Chez moi sans problème.
Quelques rapides papouilles complémentaires avant de se jeter dans une bouche de métro pour attraper une des dernières rames.
Sur le quai, nous sommes assis, sans trop rien dire. Il m'observe, je le sens. La rame arrive, nous allons nous asseoir. À mon tour, je l'épie : quel pot, il me plaît beaucoup. Deux stations plus tard, le gars se lève, murmure un tantinet honteux :
— Excuse, mais ça n'ira pas, t'es pas mon type de mec, on s'est mal vu.
Sans plus d'explication, il descend me laissant comme un con. Je le vois prendre un couloir de correspondance. Je n'ai aucune réaction tant je suis éberlué. À chaque fois c'est pareil. Je n'ai aucune réaction. C'est le premier à me dire la vérité. D'autres prennent des excuses bidon du genre : « Je suis fatigué » et autre, « J'avais pas vu qu'il était si tard, je travaille demain. »
Ce coup-ci, j'ai du mal à m'en remettre. J'arrive à la maison, je m'affale sur mon lit, un cafard noir m'envahit. Je n'arrive pas à enlever la boule qui grossit au fond de ma gorge, la barre qui bloque mes tripes. Il me faut oublier d'urgence. Pour cela je me jette sur une VHS que je mets dans le magnétoscope, je sors l'outillage indispensable aux folies solitaires, je me fous à poils, et en marche !
Le gode remplit mes boyaux, je le triture méchamment. J'avais apporté un lubrifiant dont je me suis passé, me contentant de salive et de gestes brusques comme pour me punir de ma déconvenue de tout à l'heure. Sur l'écran, les deux mecs s'en donnent à cœur joie. On voit bien qu'ils prennent vraiment plaisir à baiser, ce qui est assez rare dans ce genre de production. Et surtout, pas de cris en rythme, seulement des soupirs naturels. Je m'accroupis sur le sol, gode dans l'anus, je masturbe ma queue et mon trou. Le foutre gicle, arrosant ma poitrine, mes cuisses, le parquet. Mon cul rejette la bite en latex, je m'affale et m'endors à même le sol.
*
* *
Le cafard ne m'a pas quitté de toute la journée. Une petite visite chez André me fera du bien. Justement, ce soir il est seul, son mec par intermittence, Yvan, rentrera tard pour cause de réunion chez un client. Bientôt, il ne rentrera plus du tout, André compte le virer. Il en a marre d'être la roue de secours.
À mon arrivée, j'aperçois sa grande copine, Aline, tenant le bébé de sa sœur dans les bras, elle a accouché voilà près de quatre semaines. Bien entendu, la conversation se fixe sur l'enfant qui est adorable, comme sa mère et qui, nous l'espérons, sera aussi beau que son père surnommé « merveille ». Aline se retire, André m'invite à l'aider dans la cuisine, il remarque ma tête des mauvais jours, soupire :
— T'as pas l'air en grande forme, un souci ?
— Oui, je me suis fait rembarrer et sans ménagement cette fois-ci. Le gars m'a carrément dit que je ne lui plaisais plus dès qu'il m'a vu à la lumière du métro.
— Faut dire que ce n'est pas l'éclairage le plus efficace pour faire ressortir son physique. Mais tu dois avoir confiance en toi, c'est ça le principal.
— C'est facile pour toi.
— On s'offre pas un mec à vie sans effort. Tu te contentes d'attendre, jamais tu ne fais le premier pas. T'es marrant, faut te bouger !
— C'est vrai, mais tu as quand même de meilleurs atouts que moi.
— JM, tu es énervant. À chaque fois c'est le même discours. Je parie qu'une fois le mec dragué, tu lui as pratiquement pas adressé la parole durant le trajet que vous avez fait ensemble.
— Qu'est-ce que tu veux que je lui dise ?
— Eh merde ! Montre que tu n'es pas con, qu'on peut s'amuser avec toi ! Montre que tu es un bon vivant ! Ne reste pas là comme un crétin, la bouche ouverte, quand un mec s'intéresse à toi ! Et surtout, arrête de faire savoir que tu n'aimes pas ta tête et ton corps tout entier…
Et André continue son monologue sur le thème : bats-toi, sois heureux de vivre, aime-toi un peu. Il n'a pas tort. De fait, je ne suis pas repoussant, tant s'en faut, mais je ne m'aime pas du tout. Mon physique ne me dégoûte pas, mais c'est tout juste. Je passe le moins de temps possible devant une glace, j'évite les vitrines, je répugne tout ce qui reflète. Mon problème réside là. En y réfléchissant, les rares fois où je ne succombais pas à ce travers, j'embarquais dans mon lit les mecs que je voulais. Mais que c'est difficile de s'estimer un peu !
De retour à la maison, je songe à André. Drôle de garçon pour qui je déborde d'affection. Il est mon bâton de secours. Que suis-je vraiment pour lui ? Je n'ose y penser tant cela me bouleverserait de connaître la vérité, c'est certain. Je l'admire, je l'envie. Je le connais depuis fort longtemps.
Notre passé commun défile dans ma tête, tandis que je consulte mes vieux carnets où tant de notes relatent une grande partie de ma vie.
*
* *
Retour sur les notes du passé
Nous fréquentons le même pensionnat dès l'âge de 6 ans, André et moi. Alors que nous fêtons nos presque 8 ans, nous sommes, l'un comme l'autre, les petits chéris des grands. Ah ! Notre première expérience ! Nous abordons nos 9 ans. Un des grands, Guy 12 ans environ, nous emmène dans un endroit couvert de genêts. Là, parmi ces arbrisseaux en fleur, il nous demande, avec un large sourire, de baisser nos shorts, nos slips, après avoir déposé plusieurs bisous sur nos joues, nos lèvres. Il s'empare de nos petites bites, tour à tour, puis les prend dans sa bouche l'une après l'autre. Cela ne nous fait rien si ce n'est que nous trouvons la chose très curieuse, c’est un peu rigolo. Il se masturbe, ne cessant pas de nous caresser. Plusieurs spasmes le secouent, il grogne : « merde, encore rien ! » Il se rhabille, nous gratifie de plusieurs papouilles adorables et nous laisse en plan, cul à l'air. Ce genre de séances se reproduit très souvent avec d'autres garçons. Nos « amants » ne nous séparent jamais. Serge, Jean-Marc, Jean-Baptiste, Claude et tant d'autres, nous prennent comme jouets, gentiment, je dirais presque amoureusement. Nous sommes heureux avec eux. Ils sont tendres, respectueux de nos désirs quand nous en avons. Ils nous apprennent à embrasser sur la bouche, langue contre langue. Le plus vieux n'atteint pas 14 ans ! André et moi, nous ne nous roulons jamais de pelles, aucun rapport sexuel entre nous deux, nous ne le ferons pas durant notre vie. Nous poussons dans cette atmosphère pas désagréable du tout, persuadés que le bonheur ne peut se rencontrer qu'ici.
La première désillusion vient bizarrement, comme une injustice. Nous venons de passer le dimanche après-midi dans notre cabane de feuillages. La cloche sonne pour le dîner. En nous rendant aux lavabos afin de nous laver les mains, nous remontons nos shorts qui tombent sans cesse parce que trop grands pour nous. Un surveillant nous observe, l'air courroucé. Croyant que nous venons tout juste de nous reculotter après avoir assouvi quelques turpitudes, il nous inflige une sévère punition. Nous avons beau lui expliquer que la taille de nos shorts ne correspond pas du tout à la nôtre, il n'en démord pas arguant que nous cherchons de mauvaises excuses à ce qu'il nomme une vilenie dégoûtante. Cet incident ne nous empêchera pas de continuer nos fréquentations. Mais, par la suite, nous prendrons de grandes précautions lorsque nous aurons des entretiens très privés avec nos camarades.
Cet épisode de notre vie s'achève par notre transfert dans une école militaire. Ma famille n'a pas trouvé mieux pour se débarrasser de moi. Non, je suis salement injuste. Ma mère n'a pas les moyens de me garder à la maison. Dernier d'une lignée de 12 enfants, je n'ai pas
connu mon père, militaire de carrière, qui s'est barré alors que je fêtais mes deux printemps et mon frère aîné ses 16 ans ! La seule solution pour la pauvre femme était de tous nous placer dans des internats ou en apprentissage pour les plus vieux. Nous avons été disséminés dans tous les recoins de France. Ainsi, moi je me suis retrouvé chez les bonnes sœurs, avec deux de mes frangines, jusqu'à l'âge de 5 ans. Ensuite j'ai atterri dans une famille de paysans. C'est là qu'un des fils de la maison, à peine âgé de 10 ans, lors d'une escapade dans les bois, a pris ma quéquette dans sa main, l'a décalottée, puis s'est emparé d'une herbe dont il a répandu le suc sur mon gland tout irrité. Sentencieux, il a déclaré :
— C'est plus propre comme ça. Tu pourras te laver dessous la peau, maintenant.
Il tenait beaucoup à cette notion d'hygiène. Pour lui, c'était un acte salutaire que tout aîné doit enseigner à ses cadets et rien d'autre. Par la suite, nos relations sont devenues celles d'un grand frère avec son cadet un peu embarrassant.
Enfin, j'ai été placé en pension où j'ai connu André.
Pour ce dernier, la situation est un peu différente. Apprenant que je partais comme enfant de troupe, il n'a de cesse de réclamer à ses parents qu'ils l'y envoient également. Après maintes scènes tapageuses, il obtient gain de cause. Partir dans une ambiance militaire me déplaît au plus haut point. Toutefois, la présence de mon grand copain me met un peu de baume au cœur.
Revêtus de l'uniforme, nous passons notre première année à subir les brimades des anciens, bizutage oblige. Rien de bien méchant, en vérité. Chaque nouveau est « protégé » par un ancien originaire de sa ville. Résultat, André et moi avons un seul et même ancien, gars mou, pataud, l'œil globuleux, tout pour nous déplaire. En revanche, un autre nous attire, plein d'entrain, même s'il n'a rien d'un adonis. De plus, et ce n'est pas négligeable, ses prouesses sexuelles égrènent toutes les conversations des élèves de la caserne. Je trouve une astuce pour qu'il nous « protège » : il est né dans la ville où nous habitons, grand coup de chance. Notre protecteur normal s'efface, trop content de n'avoir pas à s'occuper de nous.
Arsène nous prend en main, si j'ose dire, avec l'engouement d'un gamin recevant son jouet préféré. Jamais il ne nous sépare, André et moi. Souvent il nous emmène dans quelques recoins isolés où nous jouons avec son énorme pénis qui crache une quantité de foutre assez impressionnante, selon nos critères. Il est infatigable et n'usurpe en rien sa réputation.
André étant à l'infirmerie pour cause d'albumine dans le sang, je dois assumer seul l'assouvissement de notre protecteur. Timidement, il me demande de prendre sa queue dans ma bouche. J'obéis sans aucune appréhension. Il m'explique comment procéder pour lui administrer une fellation en règle. Je m'applique du mieux possible. Ma bouche a du mal pour avaler ce gros chibre. Souvent je me retire afin de reprendre ma respiration et surtout afin de calmer les crampes qui me guettent à la mâchoire. Lors d'un de ces arrêts, il gicle sans m'avertir. Tout le jus s'étale sur ma figure. Il ne cesse de répéter :
— Branle-moi, continue !
Une fois repu momentanément, en guise de remerciement, il se contente de me lécher le visage, effaçant toutes traces de sperme. Cela me dégoûte un tant soit peu. Cette expérience me rappelle le Guy de notre enfance à cela près qu'Arsène est beaucoup plus avancé en raffinements sur la question. Bien entendu, quelques jours plus tard André connaîtra la même
expérience. Arsène ne nous oublie pas : il nous suce tant et plus, s'irritant légèrement de voir que nos pénis n'éjaculent pas. Il craint, sincèrement, que nous devenions impuissants ce qui, selon lui, serait le plus grand déshonneur que puisse connaître un garçon.
La rougeole fait des ravages parmi les rangs des jeunes futurs troufions – officiers un jour, peut-être – que nous sommes. L'infirmerie est comble. Nous restons dans nos lits. Alité tout comme mes camarades de chambrée – 5 en tout –, nous éprouvons le besoin de nous distraire : les heures de lit s'avèrent très longues entre deux tisanes. En conséquence, les séances de masturbation collective se répètent. Deux jours avant la guérison, ma première éjaculation se produit. Certes, la quantité de liquide est microscopique, mais les élancements significatifs. André savourera un bonheur identique quelques jours plus tard. Il couche dans une autre chambre, les lits étant affectés par ordre alphabétique. Le plus heureux d'apprendre notre avancement en maturité sexuelle, c'est notre bel Arsène, car nous le trouvons magnifique. Nous lui vouons une affection sans borne. Enfin, il fricote avec de vrais mecs. Il est aussi joyeux que s'il venait d'apprendre qu'on le renvoyait chez lui – lui aussi déteste cette caserne, cet état de militaire adolescent.
De la classe de cinquième, à la classe de troisième, notre trio ne se sépare jamais malgré les difficultés pour rencontrer Arsène dont les horaires diffèrent sensiblement des nôtres. André et moi, nous ne nous touchons toujours pas, ravis d'emmener notre « protecteur » au 7e ciel et d'en recevoir tant de plaisir. Plusieurs énergumènes tentent de s'infiltrer dans notre intimité, en vain. Les jaloux nous gratifient de noms d'oiseaux. Nous n'y prêtons pas garde : nous sommes assez forts pour nous défendre en cas de bagarres. Bien que d'aspect physique assez costaud, que nos démarches soient tout à fait normales pour des garçons de notre âge, nos chefs ne cessent d'inscrire sur les bulletins destinés à nos familles : « efféminé ». Mais nous n'en savons rien. Il faudra attendre bien des années pour l'apprendre. En fait, on nous attribue ce qualificatif uniquement parce que nos exploits avec Arsène ne sont un secret pour personne. Lui passe pour un gaillard grand baiseur devant l'éternel. André et moi sommes qualifiés de « filles », d'enculés, même si nous ne connaissons pas encore la sodomie que notre protecteur refuse de pratiquer alléguant qu'il n'est pas pédé. Mais l'attrait du sexe nous donne des ailes et beaucoup d'idées pour nous cacher ainsi que de la prudence. Nous n'osons quémander aucune papouille qu'Arsène n'aurait pas aimée. Il est toujours clair sur ses envies.
Arrivés en seconde, nos amours se brisent. Je suis victime de malaises incompréhensibles. On parle d'épilepsie. Personne ne s'inquiète de savoir que je viens de grandir de 9 centimètres en un peu plus de trois mois et que c'est peut-être cela qui provoque mes évanouissements. Car je n'ai que des évanouissements, pas de convulsions avec bave aux lèvres. Hôpitaux – 3 en tout –, maison de repos, m'occupent près de deux années durant lesquelles je poursuis, tant bien que mal, mes études par correspondance. Un échange du même genre s'établit entre André et moi, Arsène et moi. Aucun des deux ne me laisse tomber.
Bientôt, André n'a plus de protecteur. Le bel Arsène est muté dans la caserne des Terminales. Comme le veut l'usage, mon grand copain devient protecteur à son tour, ce qui ne lui convient guère ayant été habitué à être protégé. Il est grand temps pour lui d'assumer ce rôle qu'il aurait dû remplir depuis la classe de quatrième. Mais jamais nous n'avions voulu cela, nous contentant de notre Arsène. Outre le départ d'Arsène, André doit faire face à un grand vide : mon absence. Certains élèves ne cachent pas leurs intentions de se venger des pédés sur le seul qui reste. Aussi se plie-t-il aux règles du lieu. Il se choisit un jeune de notre ville. Par chance, le garçon est d'une force physique inouïe et pas trop bête. En outre, et voilà qui ne gâche rien, bien au contraire, il adore se lover dans le lit d'un autre garçon afin de lui
faire subir les derniers outrages – il n'y en a pas d'autres après ? – et accepte tous les hommages possibles que voudrait bien lui octroyer son partenaire.
C'est ainsi qu'André reçoit sa première leçon es-sodomie. Son « protégé », garçon de 3 ans son cadet, en connaît un rayon question baise. Il n'hésite pas à initier mon ami qui, ma foi, ne rechigne jamais à la besogne, subissant une fois sur deux le vit plus que raisonnable de son nouvel amant et introduisant le sien dans le fion accueillant de l'hercule.
Quant à moi, je connais ma première pénétration un peu plus tard. Le directeur de la maison de repos s'attelle à cette tâche. Je reconnais qu'il s'y prend avec tact. Heureusement pour mon trou de balle, sa queue n'a rien d'extraordinaire question grosseur. Après les pelles, les caresses, le 69, il me retourne en grognant que son plus cher désir est de planter sa bite dans mon cul : tel quel ! Certes, je connais le procédé pour en avoir discuté maintes fois. Mais je languissais de le savourer dans la pratique. Le petit cylindre se glisse dans mon derrière, après une préparation tout en doigtés. Autre innovation pour moi : le préservatif dont s'est revêtu mon initiateur. Là encore, je connais pour ouï-dire, mais n'en avais jamais vu. L'émotion, l'envie longtemps réfrénée, a pour résultat une éjaculation précoce qui me prive d'un pistonnage en règle. Ce cher Directeur s'est écoulé précipitamment, enfin sa bite. Malgré tout, j'ai de suite aimé. Nos séances suivantes se dérouleront de manière plus pondérée et j'aurai longuement l'occasion de sentir un pénis coulisser dans mon anus friand de la chose. Par contre, durant nos multiples séances de galipettes en cachette de sa jeune épouse, il refuse catégoriquement que je lui rende la pareille, l'égoïste. Pourtant, je bave rien qu'en y pensant. Parfois il m'arrive même de le menacer s'il ne me cède pas. Il tient bon, le salaud. L'homme atteint bravement et bellement ses 47 ans, son épouse – la seconde –, 23 ans. En baisant avec lui, je guigne vers son fils qui porte merveilleusement ses 18 ans. J'avais épié le jeune homme se branlant derrière une haie et n'avais pas été déçu par le spectacle. Tout était fort alléchant. Mes efforts pour mieux faire connaissance avec ses appâts n'aboutiront pas : vraiment dommage !
Mes malaises disparaissent comme ils sont venus. Je ne grandis plus. De potelet que j'étais auparavant, je me présente maintenant comme fluet. On ne m'appelle plus le petit gros, mais l'asperge. Déjà, j'évite de me regarder dans une glace.
Ma mère n'a pas le plaisir d'apprendre ma guérison : un cancer l'emporte dans d'atroces souffrances. La nouvelle m'ayant été annoncée par le directeur de la maison de repos, je ne montre aucun chagrin, tout juste des regrets. Je connaissais peu et très mal cette brave femme qu'était ma génitrice. Je la respectais, la plaignais de tout cœur. À part ça, rien de plus : nous ne nous sommes pratiquement plus fréquentés depuis mes deux ans ! Du côté de la fratrie, certains sont majeurs. Trois garçons militaires de carrière, deux sœurs viennent de convoler en justes noces très récemment. Donc, pour eux, pas question de prendre en charge leurs cadets. Notre seul oncle se porte candidat à la tutelle, uniquement par devoir. Cette charge ne bouscule pas trop sa vie. Il se contente de nous laisser là où nous sommes puis une fois la scolarité obligatoire terminée, de nous envoyer travailler. Le cher homme ne peut faire guère plus pour ses neveux et nièces. Je lui en sais gré.
André subit une triste période. À la suite d'on ne sait trop quelles circonstances, ses parents le retirent de l'école militaire. Certains bruits attestent que sa pédérastie était un danger pour les autres élèves. Il n'en est rien. Si je devais énumérer les couples connus qui s'y formaient, déformaient, il me faudrait un véritable annuaire ! L'armée n'a jamais été en danger à cause de cela. Peut-être même que cette intimité soude mieux les corps – d'armée bien sûr. Exemple la garde rapprochée d'un certain Cyrus II le Grand et autre Artaxerxès.
Officiers, sous-officier, professeurs civils n'ignorent rien de ce phénomène, y participent pour quelques-uns. En fait, André s'était amouraché d'un capitaine qu'il poursuivait plus ou moins, et avec très peu de discrétion, de ses assiduités. La situation devenait délicate d'autant que le brave homme, catholique impénitent (sic), patriote invétéré, homophobe comme pas un, n'a jamais eu seulement la moindre pensée qui aurait pu laisser croire à une quelconque envie d'aller tâter de la fesse masculine. Quelle est la véritable raison de cet engouement de la part d'André...
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