Chemin des études…

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Chemin des études

Suivi de Au temps bénis... et de Sexa en folie

Jean-Marc Brières
Pulps de 340 000 car.
Durant l'inter-cours, les sujets de conversation ne manquent pas, chacun d'exprimer son ressenti concernant le spectacle donné par le couple Joé et Mika. Ces derniers, nettement séparés, ne disent mot, savourant leur plaisanterie tout en regrettant de n'avoir pu agrémenter leur exploit par quelques attouchements plus appropriés. Certes, ils n'en sont pas vraiment conscients. Cependant, une envie les pousse l'un vers l'autre.
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Publié le : jeudi 27 novembre 2014
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EAN13 : 9791029400124
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Chemin des études…

 

 

Jean-Marc Brières

 

 

 

 

 

Chemin des études

 

 

Suivi de Aux temps bénis… et de Sexa en folie

 

 

Blagues de potaches

 

 

Le prof de français se balade entre les rangées de bureaux, mains derrière le dos, plus intéressé par ce qui se passe sous les meubles qu'au-dessus des meubles. Un vicieux, le sieur « Picon bière », comme on le surnomme, faisant référence à son patronyme et à son amour pour le houblon fermenté de quelque pays qu'il provienne et de quelque qualité qu'il soit. Ce surnom rappelant également un mélange très prisé dans les bistros. S'il n'est pas sous l'emprise de son liquide favori, il est obnubilé par les agissements supposés de ses élèves, supputant qu'ils ne sauraient se passer de certaines caresses durant les heures de cours. Surtout depuis qu'il a surpris la main de Didier tâtant la braguette de Roland, un jour d'hiver, voilà bientôt quatre ans ! Sans faillir, durant ses cours, il fouine, furète, zieute, lorgne, espérant revivre la procédure exaltante du jugement puis du renvoi des coupables. Tout juste s'il ne se baisse pas afin de mieux voir. Une voix adolescente lui demande :

— M'sieur, vous cherchez un truc qu'aurait tombé ?

— Je vous rappelle, jeune homme, que vous êtes en cours de français ! Posez donc vos questions dans un langage correct et cessez d'utiliser un charabia de galvaudeux. Ma réponse à votre question est non. Soyez plus attentif à votre copie et moins inquiet de ce que je peux faire.

L'apostrophe professorale est accompagnée d'un geste : main qui se porte doigts séparés autour du long nez qu'ils effleurent avant que lesdits doigts ne se rejoignent formant ainsi une sorte de pointe que « Picon bière » darde en l'air comme s'il en menaçait le vilain interrogateur, Joé en l’occurrence, qui s'empresse de se pencher sur sa dissertation, sourire narquois aux lèvres. De classe en classe, on connaît le pourquoi de cette sorte d'inquisition qui vire à l'obsession chez le prof de français. Tout comme nul n'ignore le tic précédemment décrit.

Lors de la récréation, un groupe se forme autour de Joé qui, mi-plaisantin, mi-sérieux, suggère :

— … Je parie que je me branle sous le nez de « Picon bière » et qu'il ne verra rien.

Chacun de pousser à la provocation. Mika, au grand étonnement de tous, crâne :

— Si tu le fais, je le fais ! Mais les autres faut qu'ils occupent « Picon bière »…

De retour en classe, chacun connaît le rôle qu'il jouera durant le prochain cours de français.

Deux jours plus tard, « Picon bière » sort un paquet de copies de sa serviette :

— Je suis surpris par vos exploits, s'agissant de votre dernière dissertation. Je ne m'attendais pas à de telles prouesses de votre part. Il est vrai que parler de sa passion facilite le travail…

D'une main, Joé ouvre sa braguette. Mika, qui l'observe discrètement, l'imite. « Picon bière » continue :

— … Jérémy, vous dissertez longuement. Huit pages ! Photographies, en plus, un véritable reportage sur votre passion qu'est le football…

Les doigts de Joé furètent dans son slip afin d'en sortir sa verge déjà bien raide, tout excité qu'il est à la pensée de son futur exploit. Mika, quant à lui, n'a aucune hésitation. Leurs camarades lancent des regards rapides afin de voir si tout se déroule comme prévu. Ils remarquent un sexe brun, entouré de quelques poils frisottés : celui de Joé. L'autre mandrin, plus long, plus gros, imberbe vu de loin, perle dans la main de Mika. Sur les trente-deux élèves, huit seulement semblent ignorer l'événement, soucieux de ne pas perdre une seule parole prononcée par leur professeur qui justifie les notes données :

— … Jean-Jacques ! Que votre passion réside dans les soins que vous prodiguez aux ongulés…

Mika entame une masturbation lente, évitant des mouvements brusques. Joé se branle sans que rien ne laisse deviner son occupation, si l'on excepte un léger mouvement de son bras gauche. Jérémy apostrophe le professeur :

— M'sieur ! J'peux aller aux gogues ?

— Vous mériteriez que je baisse la note de votre dissertation, jeune homme !

— Pourquoi, M'sieur ?

— Ne serait-ce que pour votre façon de parler et votre oubli des formules de politesse les plus élémentaires…

Les reproches continuent, distrayant « Picon bière ». Mika zieute vers Joé qui l'observe à son tour. Les mains ne cessent pas leurs manipulations péniennes. Un brouhaha dans la classe, les onanistes cessent, posant leurs dix doigts sur leur bureau respectif. Le prof se baisse, ramasse les copies qu'il vient de laisser choir par « inadvertance ». Heureusement, il ne peut apercevoir les agitateurs de verges, en fond de classe, qui reprennent leur activité dès l'alerte passée. La voix s'élève :

— … Pierre, vous vous distinguez selon votre habitude, en fournissant le moins d'effort possible. Votre dissertation est des plus succinctes. Vous économisez vos méninges. À vous lire, nous pourrions croire que rien ne vous intéresse dans la vie. Pourtant, je crois savoir que vous vous adonnez à la natation…

« Picon bière » pérore, main sur son pif avant d'aller, doigts rassemblés, fendre l'air. D'autres phalanges, adolescentes celles-là, s'affairent aux environs de bas-ventres. Le geste ample, la main empoigne la verge qu'elle agite en cadence. Les yeux des uns et des autres se dirigent tantôt vers Joé, tantôt vers Mika. On éprouve beaucoup de mal à quitter le spectacle, au risque de se faire surprendre. Çà et là, des doigts frôlent des braguettes, s'en vont carrément s'engouffrer dedans. Quelques têtes se tournent carrément vers les « branleurs », dans la plus totale imprudence. Constatant les faits et les risques encourus, Jérémy se dévoue une fois encore :

— … Pourquoi Pierre a qu'un demi-point en moins que Jean-Jacques ? Pourtant vous dites qu'y fout rien, le Pierre…

« Picon bière » réagit par une diatribe des plus virulentes. Ce qui donne un certain répit aux provocateurs. Benoît, comprenant le pourquoi de cette intervention inopinée, fait « passer le mot » :

— … Arrêtez de lorgner la queue de Joé et celle de Mika ou on va se faire choper…

Chacun de reprendre une position normale, non sans manifester un certain dépit de ne pouvoir contempler le spectacle jusqu'au bout. En revanche, chez certains, on frôle sa braguette, vite fait : une compensation en quelque sorte. À son tour, Benoît intervient :

— M'sieur ! C'est quand qu'on va à la Bibliothèque Nationale ? Faut savoir à l'avance, quand même…

Nouvelle distraction pour « Picon bière » qui sermonne son élève pour ce qu'il vient d'employer le pronom « on ». On, un imbécile selon lui, on ne veut rien dire, on est un pronom vraiment indéfini donc à éviter à tout prix. Il précise les raisons du retard apporté concernant cette visite. Mika soupire de plus en plus fort. Joé s'agite plus que la prudence ne le voudrait. Jean-Jacques apporte une diversion en sortant une blague, en réponse à une autre question de Benoît. Tout le monde de rire plus fort que ne l'exige la situation. Le prof, imperturbable, n'en poursuit pas moins sa distribution de notes, l'agrémentant de commentaires que chacun s'évertue à prolonger. Finalement, « Picon bière » trouve le cours « divertissant », heureux que ses élèves participent plus qu'à l'accoutumée. Benoît, nommé superviseur des branleurs, ne les quitte pas des yeux tout en guignant vers le prof. Chacun des autres de ne jeter qu'un regard furtif sur les queues turgescentes, prêtes à éjaculer. C'est Joé qui lâche ses jets en premier. Imprévoyant, il laisse ses giclées arroser son jeans quand d'autres éclaboussent le parquet. Mika éjacule à son tour, dans un mouchoir. Ni lui ni Joé ne se sont quittés du regard. Ils se sourient, heureux de leur exploit, tout en remisant les membres sous leurs vêtements.

Nouvelle alerte lorsque le prof aperçoit Joé debout, essuyant son jeans avec un mouchoir. Il demande :

— … Pourquoi cette agitation, Joé ?

— Ben j'ai renversé la bouteille de flotte sur mon futal, M'sieur.

— Faites-le en silence et sans déranger vos camarades. Pour votre langage, je vous mets un zéro de conduite. Voilà qui vous apprendra…

Mika, tout en reboutonnant le plus discrètement possible sa braguette, se dit que c'était bien excitant de se branler devant tout ce monde et, surtout, d'avoir vécu une sorte d'osmose à distance avec Joé pour qui il éprouve secrètement une forte amitié. Voilà qui devrait les rapprocher ou, pour le moins, être un sujet futur de conversation.

À la sortie des cours, les deux compères se voient entourés par nombre de leurs camarades. On raconte ses impressions, ses peurs, son bonheur de la réussite. Et d'en venir à la conformation des pénis, surtout celui de Mika que l'on juge hors série. L'intéressé rougit, trop heureux d'attirer l'attention dans ce domaine. Joé n'est pas en reste qui reconnaît :

— … Pour un morceau, t'en as un sacré bout ! Dommage que j'ai pas pu voir de près…

Mika de rétorquer du tac au tac :

— Faut qu'on recommence. Cette fois, tous deux assis côte à côte. Y'a encore plus de risques de se faire pincer, ce sera plus marrant, plus excitant.

— Banco, mec ! Jeudi on se la rejoue en duo…

Le jeudi suivant, « Picon bière » palabre sur les exploits d'Ésope, le fabuliste grec, qu'il remise au rang des victimes dont l’œuvre a été plagiée par un certain La Fontaine, quelque 22 à 23 siècles plus tard. Il n'émet aucune observation sur les places occupées par Joé et Mika, bien trop emporté par un de ses sujets favoris : l'imposture de Monsieur Jean de La Fontaine, un écrivaillon copieur, incapable de composer une seule fable de son cru ! S'il a été exilé en Limousin, ça n'est que justice ! Là !

Attentifs, les élèves suivent le dithyrambe, non sans lancer quelques regards vers le fond de la classe. Comme la fois précédente, les questions des élèves fusent, les interruptions se multiplient, distrayant le prof qui ne pense plus à espionner les dessous de bureau. Benoît toujours en charge de veiller à la sécurité des « branleurs », voit sa tâche amplement facilitée. Ce qui permet aux deux coquins de libérer leur sensualits. À telle enseigne, qu'ils ne s'occupent plus de leur entourage, voire des risques encourus, pour se contenter de s'admirer tout en procédant à une masturbation discrète bien que jouissive. Joé comme Mika ressentent beaucoup de mal à ne pas porter la main sur la verge de l'autre. L'envie les envahit, les congestionne. Pour augmenter la difficulté, leurs genoux se touchent, les jambes se frôlent, les pieds se rencontrent. Ils cèdent même à quelques regards sensuels, laissant comprendre combien un rapprochement plus étroit serait apprécié. Furtivement, ils se sourient, montrant leur complicité par un clin d’œil évocateur, ainsi que leurs véritables élans si douloureusement contenus. Les pénis libèrent leur foutre juvénile. Des mouchoirs officient comme réceptacle. Toutefois, emportées par la pression du moment, les gorges libèrent des grognements de satisfaction. Illico, les garçons font en sorte que leur bassin soit bien caché sous le bureau. « Picon bière » qui a entendu, s'inquiète :

— … Que se passe-t-il, monsieur Mika ?

— Rien M'sieur ! Juste que moi et Joé on a mangé un truc qui racle vachement le gosier.

— Et un zéro pour votre langage châtié, cela vous convient-il, monsieur Mika ?

— Ben c'est comme ça qu'on cause dehors, M'sieur,

— Je ne suis pas contre un parler différent, en dehors des cours, mais jamais pendant les cours. Nous devons avoir un langage commun à tous, langage que vous apprenez ici, dans cette classe. C'est indispensable. Qu'adviendrait-il si chaque groupuscule avait son propre patois et ignorait le langage commun à tous ? Je vous le demande ! Je vous l'ai assez répété et ne devrais plus à avoir à le refaire. Quant à manger durant la classe, je ne crois pas que cela soit correct…

Le prof regagne son bureau, reprenant sa péroraison anti La Fontaine. Ce qui laisse du temps aux fauteurs pour ranger leurs mâles engins après un essuyage des plus sommaires.

Durant la récréation, les sujets de conversation ne manquent pas, chacun d'exprimer son ressenti concernant le spectacle donné par le couple Joé et Mika. Ces derniers, nettement séparés, ne disent mot, savourant leur plaisanterie tout en regrettant de n'avoir pu agrémenter leur exploit par quelques attouchements plus appropriés. Certes, ils n'en sont pas vraiment conscients. Cependant, une envie les pousse l'un vers l'autre.

Chacun regagne son domicile. Sans se consulter, Joé suit Mika, un bout de chemin :

— Fait beau, hein ? Ça te dit un petit tour, histoire de s'aérer et de causer ? Après tout, on se connaît pas, nous deux. Pourtant, on est dans la même classe.

— T'as beaucoup trop de copains, Joé. Je suis timide et j'aime pas trop toute cette foule qui t'entoure.

— C'est que tu aimerais qu'on soit potes, alors ?

— Ouais, j'aimerais, mais faut pas te biler, mec, continue comme si j'existais pas. Nos deux séances de branlette, c'était juste de la déconne, pas une déclaration d'amour.

— Ouais, de la déconne. Mais on s'est bien marrés, quand même. Drôle d'idée que j'ai eue pour voir si tu allais me suivre. J'y croyais pas trop. Et puis si ! Le Mika m'a suivi.

— Parce que tu comptais sur moi ?

— Bien sûr. Les autres sont trop trouillards. Toi, je savais pas trop. J'ai tenté le coup. Tout seul j'aurais pas fait, tu penses. Mais fallait bien que je te montre que je voulais être ton pote. Même si pour ça je dois faire de la place autour de moi. Je préfère la qualité à la quantité.

— Je sais pas quoi te dire, Joé.

— Dis rien, alors. Viens, on va causer un peu, nous deux. Sauf si t'as un truc à faire chez toi, une heure obligée pour rentrer, imposée par tes parents.

— Non, je suis libre.

— Je connais un petit coin pas mal. On sera peinards où personne viendra nous emmerder…

Joé prend la main de Mika, l'entraîne dans un chemin parsemé d'ornières creusées par les énormes roues des engins agricoles. Ils courent quelques centaines de mètres avant de s'engouffrer entre deux taillis. Ils posent leurs sacs au sol, s'assoient côte à côte. Silence. Regards suppliants. Mains inséparables. Doigts enchevêtrés les uns entre les autres. Mika arrive à marmonner :

— Tu peux pas savoir comme je suis content d'être avec toi.

— Et moi donc ! Y'a longtemps que je cherchais un moyen pour qu'on soit potes. Ça te dit ?

— C'est la meilleure journée de l'année…

Ils s'allongent, face à face, les doigts de Joé caressent la joue de Mika. Le premier reconnaît :

— Depuis le temps que je rêve de te toucher, de frôler ton visage, de passer un doigt sur tes lèvres.

— Fais ce que tu veux. Moi aussi, j'en avais envie depuis longtemps.

— Vrai ? Tu dis pas ça pour de faux ?

— Non, je le pense vraiment…

Les corps se rapprochent, les jambes se croisent, les bras enserrent les tailles. Joé continue :

— … Tout à l'heure, je crevais d'envie de te la prendre et de te la branler. Je voulais que tu me fasses pareil. J'ai cru gueuler tellement j'en pouvais plus qu'on se tape une queue chacun de son côté.

— Moi, c'était dès la première fois qu'on l'a fait. J'ai pas arrêté de bigler dans ta direction. Et tout à l'heure, j'ai cru que je pouvais pas résister de te la prendre. Elle est belle ta queue. T'as de jolis poils qui commencent à pousser.

— La tienne est beaucoup plus grosse et plus longue que la mienne. Tu me la prêteras pour que je la branle, hein, Mika ?

— Tant que tu voudras. À condition que tu me prêtes la tienne.

— T'as déjà embrassé sur la bouche ?

— Jamais, Joé. Et toi ?

— Ouais, une fille, le jour de la rentrée, en septembre. Je voulais voir comment ça faisait. Mais c'était déjà à toi que je pensais.

— Alors, je t'offre l'original.

— T'as de belles lèvres, Mika…

Les têtes se rapprochent, les bouches se contactent. Le baiser, maladroit, timide, ravit les tout nouveaux amoureux. Les corps ne bougent pas, comme si ce premier geste sensuel ne pouvait s'effectuer que dans l'immobilisme, dans une sorte de recueillement. Les langues se titillent doucettement, l'une sur l'autre, l'une à côté de l'autre. Ils n'osent pratiquer d'autres jeux, par peur d'effrayer le partenaire ou que cela ne lui convienne pas. Maintenant, Mika est couché sur Joé. Le premier tient la tête du second entre ses mains. Second qui s'affaire à ouvrir la braguette du premier. On se précipite tout à coup, comme si un signal venait de donner le départ. Joé, voix grave, éraillée par l'émotion, soupire :

— … Reste comme ça, sur moi. Je vais frotter ma queue contre la tienne. Tu vas voir, c'est super !

— T'as déjà fait ça avec quelqu'un ?

— Non. Je le fais tout seul dans mon pieu. Couché à plat ventre, je place ma bite dans ma main où que j'ai craché avant. Je fais comme si je baisais ma main. Là, ça sera queue contre queue, entre nos deux ventres. Tu veux essayer comme ça ?

— D'accord…

Les lèvres s'unissent pour la seconde fois, tandis que les deux adolescents gesticulent afin de retirer leur jeans et leur caleçon. Ils soulèvent les teeshirts dont ils rabattent l'avant derrière leur tête. Dorénavant, ils ne veulent plus se séparer. Mika porte ses mains sous les fesses de Joé qui laisse les siennes entourer le visage de Mika. Les bassins ondulent. La mouille permet un glissement savoureux des verges, celle de Joé bien calfeutrée contre l'imposante matraque de Mika. Les bouches exhalent des soupirs de contentement, de bonheur, de jouissance. Le couple tente de retarder l'apothéose, mais est incapable de cesser les mouvements masturbatoires. Les pines expulsent leur crème dans un parfait ensemble, obligeant les organismes à se contorsionner sous les spasmes éjaculatoires. Ils s'effondrent, collés par leur sperme, souffle court, des étoiles plein la tête. Peu à peu, ils recommencent leurs mouvements, insouciants d'imprégner leurs peaux d'un supplément de leur semence. Les bouches ne se quittent plus. Les bassins accentuent le rythme. Seconde bordée de foutre qui rejoint la première, noyant un peu plus les corps repus momentanément. Lorsque les lèvres se séparent, Joé constate :

— C'est quand même mieux qu'une secouée de jonc à la main, pas vrai ?

— J'ai adoré.

— On fera plein de trucs, tous les deux. Hein, Mika ?

— Ça oui !

— Bon, faut qu'on se lave un peu. Y'a la rivière. On y va ?

— Tous deux à poil ?

— Chiche ! Y fait assez chaud, c'est l'été, non !

— Chiche !

Ils se lèvent, retirent complètement leurs vêtements, courent se jeter dans l'eau. Les gestes cessent rapidement au profit de câlins, de baisers, corps contre corps. Pour la troisième fois, les bassins ondulent. Les bites s'excitent mutuellement. Le foutre explose qui couronne cet ultime assaut du jour, laissant des traînées blanchâtres voguer sur l'eau.

Les jeunes profitent du soleil pour se sécher, nus, côte à côte, main dans la main. Joé rompt le silence :

— Tu seras fâché si je te dis que je t'aime, que je suis vachement amoureux de ta pomme ?

— Pas plus que tu le serais si je t'avoue que je suis vachement accroc à toi.

— Putain, qu'on est bien, nous deux !

Ils se rhabillent tout en ne cessant pas de s'épier, de se rouler des pelles, de se palper. Non loin de là, Benoît renfile son pantalon, lorgnant les coulures de foutre qu'il a projeté à trois reprises.

Juste avant de se séparer afin de regagner leur domicile respectif, Joé insiste pour la troisième fois :

— Promis, on passe tout l'après-midi demain que nous deux ?

— Promis ! Je ne l'oublierai pas.

— Je te le rappellerai encore par téléphone, juste avant de m'endormir.

— Une branle par téléphone cochon ?

— Pourquoi pas ! T'es contre le téléphone porno, Mika ?

— J'ai jamais fait…

 

*

* *

 

Dans la salle de bains, Joé devant la glace, ne quitte pas son reflet. Il caresse son ventre, porte ses doigts à ses seins qu'il malaxe tendrement, éprouvant certains frissons très agréables à ce contact, tout en remarquant le durcissement des tétons. Demain, il gratifiera Mika de cette nouveauté. Joé se contemple dans le grand miroir. Ouais, un début d'homme, comme dit son père. Déjà nombre de poils follets viennent orner son pubis : il en est fier. Si sa queue n'atteint pas des proportions hors norme, elle n'en est pas moins de taille raisonnable. Ainsi, elle surpasse de loin celle de Jérémy, de Benoît, entre autres. À ce jour, seul Mika en a une plus grosse, bien plus grosse. Grand pour son âge, le Joé, 1m76 pour 64 kg, pas maigre, élancé plutôt. Cheveux bruns, yeux noirs, visage encore un peu poupin, lèvres sensuelles. Un assidu de la branlette en solitaire, le Joé. Quoique depuis plusieurs semaines il soit toujours accompagné d'un sien camarade à la main habile et au mandrin virulent. Mais de cela, il préfère ne pas parler à Mika.

Dorénavant, il en est sûr, lui Joé n'aura qu'un seul partenaire pour ce type d'amusements : Mika. Il apprécie son copain, se promet de le garder en exclusivité. Rien qu'en évoquant ce prénom, la queue de Joé se redresse. Il frôle son ventre, dirige sa main gauche vers le bas ventre, admire le bâton qui se redresse. Il ferme les yeux, pensant que ce sont les phalanges de son ami qui viennent lui procurer une délicieuse jouissance. L'apothéose ne tarde pas. Il gicle sur la glace, contemple les coulures de foutre dégouliner. Il en prélève quelques gouttes sur le bout de son index, suce longuement, cherchant à définir la saveur exacte de sa semence. Demain, il savourera celle de Mika à qui il fera partager la sienne. Sa mère appelle : le dîner est prêt. Joé soupire. Comme il aimerait disposer de tout son temps pour ne penser qu'à Mika ! Il se lave vite fait, s'habille tout en réfléchissant au moyen de bigophoner à son pote sans que personne ne puisse entendre ce qu'il lui dira. Il compte bien lui réciter tous les proverbes d'amour de sa connaissance.

Mika, couché sur son lit, nu, à plat ventre, une main empoignant une partie de son braquemart, ondule du bassin. Il pratique comme le lui a indiqué son grand pote Joé. C'est bon ! Moins que contre lui, bien sûr, mais cela permet de faire semblant, comme s'il était là, sous lui. Les jets arrosent sa paume, bien au-delà de ses doigts, humectant draps et ventre. Trop rapide, tout ça, se dit Mika ! Il aimerait faire durer des heures. Il se lève, gagne la salle de bain, se douche avant de s'attarder devant le miroir. C'est déjà un presque homme. 1m81 pour 75 kg. Poils blonds de la tête au pied en passant par les sourcils, les cils et les poils pubiens qu'il a en grand nombre, mais peu visibles étant donnée leur coloration. Une tête énergique, un visage carré dit-on, des yeux bleu nuit, des lèvres pulpeuses : voici quelques atouts qui rendent le personnage attrayant physiquement. Ce qui ne diminue en rien sa timidité quasi maladive. D'où son énorme satisfaction, son grand bonheur, d'avoir pu approcher Joé pour qui il éprouve, depuis bientôt un an, une très forte affection. Mika se dit qu'il vient de vaincre la plus grande épreuve de sa vie en gagnant l'estime de son nouveau pote et amoureux. Reste à éviter que la famille n'entende leur conversation téléphonique d'après dîner. Là encore, une difficulté qui mettra à mal sa timidité. Mais il s'agit de son amour !

Par un heureux hasard, les parents de Joé s'offrent une séance de cinéma à laquelle fiston refuse d'aller, prétextant un important devoir à faire pour le lendemain.

Mika, quant à lui, croit bon d'être direct. À la fin du repas, il questionne :

— Quelqu'un attend un coup de fil, ce soir ? Parce que faudrait que le téléphone soit libre. On doit m'appeler et c'est très important. Je peux pas manquer l'appel.

On se regarde. La mère hausse les épaules, aussitôt imitée par le père. C'est Magalie, huit ans, la petite sœur, qui ironise :

— … Sa chérie veut lui faire plein de bisous par téléphone. Juste avant de se coucher.

— Toi, petite peste, fiche-moi la paix ! Ça ne te regarde pas, curieuse.

Plus proche de la vérité, Édouard, le puîné, onze ans, suggère :

— C'est son grand copain de jeux, Joé. Y z'ont plein de trucs à se dire tous deux. Y se séparent plus, collés qu'y sont depuis quelques jours…

Mika rougit, tente de cacher son malaise. Sa mère déclare :

— … Quand on t'appellera, prend l'appareil et va dans ta chambre. Mais pas plus de dix minutes ! Édouard, Magalie, votre frère est en âge d'avoir une vie privée. Ne vous en mêlez pas ! …

L'intéressé pousse un énorme soupir de soulagement, se promettant d'avoir une conversation très sérieuse avec son frère

21h30, la sonnerie du téléphone. Mika se jette sur le combiné, s'en empare et grimpe les escaliers quatre à quatre non sans avertir Joé :

— Une minute, je monte dans ma piaule. On sera mieux pour causer…

Il ne lui faut guère plus de trente secondes avant de refermer la porte derrière lui. Il s'affale sur le lit :

— Putain, tu peux pas savoir comme tu me manques !

— Toi aussi, Mika, tu me manques. Je me suis branlé en pensant à toi, juste avant la bouffe.

— Comme moi, alors. Tu sais, j'ai essayé comme tu fais, allongé à plat ventre, la queue dans la main pleine de crachats. Pas aussi bien qu'avec toi, mais en attendant…

— Je crois qu'on devrait éviter les secouées de jonc en solo. Ça risque diminuer nos forces pour quand on est tous deux. Tu crois pas ?

— T'inquiète, j'ai de la réserve pour toi. Jamais tu arriveras à me foutre à sec. J'ai les burnes pleines dès que je pense à toi. Tiens, en ce moment, j'ai ma main dans le caleçon et ma bite dans ma main. Elle est trempée. Je mouille vachement.

— Moi aussi, j'ai la mienne dans la main. Et la mouille coule à flots. Pas besoin de cracher dessus pour l'astiquer. La mouille, c'est super mieux que le crachat pour la glisse. Tu te fous à poil ?

— Ouais. Mais grouillons. J'ai droit à seulement dix minutes de téléphone dans ma chambre.

— Dommage ! Mes vieux à moi sont partis au ciné. J'ai dit que j'avais un devoir à faire pour rester.

— Sympa de sacrifier une toile pour moi.

— Je sacrifierai plein d'autres trucs s'y faut. Ça y est, je suis nu comme un ver. Sur le dos, l'appareil posé sur mon lit à côté de mon oreille. Fais comme moi.

— OK ! Voilà, j'y suis. Après ?

— Va pas trop vite, Mika. J'entends à ta respiration que t'es en plein astiquage. Tu ahanes vachement fort, qu'on croirait que tu vas gicler. Laisse ta bite. Tortille tes tétons avec le bout de tes doigts. C'est vachement agréable. J'ai fait ça, tout à l'heure.

— T'as raison, je me branle trop vite. Bon, je me trifouille les mamelons… Ouais, pas mal. Mais je voudrais que ce soit toi qui me le fasses, la branlette aussi.

— Imagine que c'est moi, Mika. Moi ton Joé qui triture tes nénés.

— J'ai la trique vachement dure, Joé. Une main qui me branle, l'autre qui titille mes tétés. Ça chauffe bouillant dans les tripes. Faut que je gicle, ça urge, mec.

— Fais-toi plaisir ! Tu goûteras à ton foutre ? T'en as déjà avalé du tien ? Du bon lait de Mika ?

— Jamais ! Tu le fais toi ?

— Tout à l'heure, juste une lichette. C'était la première fois. Pas dégueulasse.

— Alors, quand on a craché, dans un moment, on s'offre chacun une lampée de sperme. OK, Joé ?

— OK ! Et demain, on lèche chacun le foutre de l'autre.

— Putain, je jouis !

— Je viens aussi ! Merde, le dessus de lit que j'ai pas replié ! C'est une éjaculation maousse, mec. Les grandes eaux, quand je me branle avec toi ! J'en ai foutu partout.

— Je lèche mes doigts pleins de sperme. T'as raison, c'est pas mauvais. Un drôle de goût un peu amer. Sucré salé, on dirait.

— Moi, je fais le grand nettoyage. Je trouve un peu salé, le mien.

— Je te dirai demain…

Tout en continuant de savourer le timbre de leur voix, ils se disent combien ils s'aiment. Les dix minutes sont largement passées lorsque Mika raccroche, à la déception de Joé qui espérait de la part de son Aimé un supplément de désobéissance envers papa et maman.

Un peu plus tard, alors que ses parents quittent la maison afin d'aller faire une promenade avant le coucher, Mika se rend dans la chambre de son frère :

— Qu'est-ce tu voulais dire, tout à l'heure, sur moi et Joé ?

— Rien que ce qui est vrai.

— Qu'est-ce t'en sais, toi ?

— Ben ce que m'a dit Joé. Il t'a à la bonne depuis pas mal de temps. Plusieurs fois y m'a demandé des trucs sur toi, pourquoi tu l'évitais par exemple. Il cherchait à devenir ton pote. Il a réussi, non ?

— Ouais, il a réussi. Rien d'autre ?

— Tu penses à votre connerie en classe, de vous branler ?

— C'était un pari, juste pour emmerder « Picon bière ».

— Je sais. En tout cas, les autres de ta classe y t'ont à la bonne, maintenant. C'est ce qui se dit à l'école…

Rassuré, Mika regagne sa chambre, se jurant de parler un peu plus souvent avec son frère qui semble se tenir au courant des moindres faits et gestes des uns et des autres.

 

*

* *

 

Joé et Mika rejoignent leur petit coin au bord de la rivière. Ils se chamaillent par jeu, se taquinent, provoquent les attouchements de l'autre. La chaleur est étouffante en ce début d'été. Bientôt débuteront les vacances : deux mois de farniente. Joé s'empare de la main de Mika, suce les doigts, constate :

— … Tu te rends compte, on est vraiment potes que depuis hier et j'ai l'impression que ça fait des mois qu'on reste ensemble.

— C'est vrai. Même truc pour moi.

— Vous faites quoi pour les vacances ? Vous partez quelque part ?

— Ouais, la mer, chez les grands-parents. Comme d'habitude pour un mois. Après, je sais pas encore.

— Nous, on reste à la maison. Mes vieux y disent que les impôts, cette année, ça été duraille pour eux. Ils l'ont senti passer avec le redressement qu'on leur a balancé ! Alors, économies ! Y vont en profiter pour retaper un peu la baraque. J'en serai quitte pour faire le manœuvre, sûrement.

— Je peux proposer de rester, au lieu d'aller chez les vieux de mes parents, si vous m'embauchez pour vous donner un coup de main. Gratis, bien sûr ! T'en pense quoi, Joé ?

— T'es un ange, Mika. Mais y vont refuser. Tu penses ! Faut pas rêver.

— Demande toujours à tes parents. Qu'est-ce tu risques, à part un refus ?

— Je peux toujours, c'est vrai. Viens, sous les branches, là. On sera bien pour se fricoter. Je bande à mort depuis tout à l'heure.

— Normal, je te plais.

— Et toi ?

— Regarde mon falzar, tu y verras une grosse bosse.

— Pas besoin de rappeler que t'as une grosse queue.

— Tu t'en plains ?

— Non, je l'aime tant que je vais la bouffer entière et tout avaler.

— Roule m'en une. Moi je veux bouffer tes lèvres en attendant…

Ils n'attendent pas pour s'enlacer, joindre leurs lèvres, unir les langues entre elles. Ils roulent sur l'herbe, luttent pour savoir qui prendra le dessus, cessent afin de mieux savourer leurs caresses. Ils s'admirent, se trouvent magnifiques, se le disent, se le répètent. Peu à peu les jeunes corps se dévêtent, s'étreignent encore plus étroitement au fur et à mesure de leur déshabillage. Mika murmure :

— Je crois que je vais cracher tant tu m'excites.

— Attend ! Je veux tout avaler. Après, tu m'avaleras.

Sans attendre de réponse, Joé plonge sa tête vers le bas ventre de Mika dont la queue expulse d'abondantes giclées de foutre. Les lèvres de Joé s'ouvrent, happent les envolées de semence qui viennent choir sur sa langue tendue. Il ingurgite la liqueur, semble réfléchir puis :

— J'ai une idée : je vais te lécher la queue jusqu'à ce que tu me gicles dans la bouche.

— Beurk ! Pas très sain ton truc.

— On risque rien. Ça vient de ton corps, c'est propre. Pas comme la pisse.

— Bon d'accord. Mais je te suce en même temps. Faut qu'on dégorge ensemble.

— Et après, tu me branleras. T'as déjà craché une première fois, sans moi.

— Pas ma faute si tu me fais triquer à jouir en cinq secondes, Joé…

Mika allongé sur le dos, voit Joé se positionner tête-bêche au-dessus de lui. La queue pend à quelques centimètres de ses lèvres. Il suçote le gland, apprécie :

— T'as bon goût, Joé. Je vais me régaler avec ta bite.

Joé qui baisse la tête, happe la queue de Mika, constate :

— Putain, t'en as un morceau ! Tu me devras une compensation si j'arrive à tout foutre dans ma bouche.

— Force pas. Va pas te faire un truc malsain.

Ils ne parlent plus, les glands occupant les cavités buccales. Les dents raclent légèrement les pénis sans pour autant véritablement gêner les suceurs. Ils s'appliquent à ne pas reproduire cet inconvénient alors qu'ils ne se consultent pas. Finalement, Mika comprend que Joé n'en est pas à son coup d'essai. Après quelques tâtonnements, ce dernier à très vite pris un rythme savoureux dans sa fellation. Profitant d'une pause afin de reprendre une respiration normale, Mika demande :

— Qui c'est qui t'a appris ces trucs ? T'en es pas à ta première fois.

— J'ai vu Benoît faire avec Jérémy. C'est eux qui m'ont un peu montré comme on taillait une pipe. Y savaient pas que je les espionnais pendant qu'y se trafiquaient, les deux.

— Ils ont été jusqu'au bout, tous les deux ?

— Ils ont juté, oui, mais pas dans la bouche, sur leur gueule.

— Tu jures que c'est vrai, que tu l'as fait avec personne ?

— Juré, Mika ! Moi j'ai jamais sucé personne, jusqu'à maintenant. Le Benoît m'a sucé jusqu'au bout. Mais moi, j'ai pas sucé sa queue. Et t'es le seul que j'avalerai. J'ai confiance qu'en toi. Tu préviens quand ça monte pour que je m'y attende. Moi, je te dirai.

Ils reprennent leur délicieuse activité. Les bras de Mika enserrent les fesses de Joé qui se cramponne à la queue de son pote. Un bruit de succion, accompagné de soupirs montrent combien ils prennent de plaisir, même si leur art est loin d'être perfectionné. Ils s'aiment, ne tiennent aucun compte des imperfections...

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