Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

avec DRM

Contes coquins 6 - Suggestif

De
14 pages


Un extrait de 20 pages des Contes des 1001 désirs.






Extraits des Contes des 1001 désirs: une sélection de contes grivois qui embrasse deux millénaires et deux continents - d'Ovide à Voltaire, de Canterbury à Kyoto en passant par Florence et Bagdad.
Des histoires coquines que les femmes peuvent lire avec le sourire.


Rien de sérieux, dans ce florilège de contes. Tous ont été écrits pour faire rire ou sourire. Que ce soit Apulée au IIe siècle ou bien Restif de la Bretonne au XVIIIe, sans oublier l'Arétin, Marguerite de Navarre, La Fontaine, Piron... tous ont l'humour pour point commun.
Il y a les incontournables - Boccace, Chaucer, Brantôme et quelques-unes des plus câlines des Mille et Une Nuits.
Et il y a les surprises. On découvre ainsi un Sade aux antipodes du sadisme, tout à fait capable d'amuser les femmes aux dépens des hommes. On fait connaissance avec des auteurs arabes aussi rabelaisiens que Rabelais ou aussi irrévérencieux que Voltaire - sept siècles avant eux. Il faut aussi citer les anonymes : fabliaux du Moyen Âge, contes populaires russes ou japonais, légendes indiennes. Tous, en se répondant l'un à l'autre, révèlent que le sexe joyeux voyageait vite et loin, volatile comme un éclat de rire, par-dessus les frontières de la langue et de la religion.





Comment Jacques l'a perdu...






Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

couverture
Contes coquins

Suggestif

6

Extraits des Contes des 1001 désirs
 choisis et présentés par
 Salwa Al-Neimi,
 Catherine Bouttier-Couqueberg,
 Annie Collognat

images

images

Comment Jacques l’a perdu…

France, XVIIIe siècle

JACQUES. — C’était un jour de noces ; frère Jean avait marié la fille d’un de ses voisins. J’étais garçon de fête. On m’avait placé à table entre les deux goguenards de la paroisse ; j’avais l’air d’un grand nigaud, quoique je ne le fusse pas tant qu’ils le croyaient. Ils me firent quelques questions sur la nuit de la mariée ; j’y répondis assez bêtement, et les voilà qui éclatent de rire, et les femmes de ces deux plaisants à crier de l’autre bout :

— Qu’est-ce qu’il y a donc ? vous êtes bien joyeux là-bas ?

— C’est que c’est par trop drôle, répondit un de nos maris à sa femme ; je te conterai cela ce soir.

L’autre, qui n’était pas moins curieuse, fit la même question à son mari, qui lui fit la même réponse. Le repas continue, et les questions et mes balourdises, et les éclats de rire et la surprise des femmes. Après le repas, la danse ; après la danse, le coucher des époux, le don de la jarretière, moi dans mon lit, et mes goguenards dans les leurs, racontant à leurs femmes la chose incompréhensible, incroyable, c’est qu’à vingt-deux ans, grand et vigoureux comme je l’étais, assez bien de figure, alerte et point sot, j’étais aussi neuf, mais aussi neuf qu’au sortir du ventre de ma mère, et les deux femmes de s’en émerveiller ainsi que leurs maris.

Mais, dès le lendemain, Suzanne me fit signe et me dit :

— Jacques, n’as-tu rien à faire ?

— Non, voisine ; qu’est-ce qu’il y a pour votre service ?

— Je voudrais… je voudrais… et en disant je voudrais, elle me serrait la main et me regardait si singulièrement ; je voudrais que tu prisses notre serpe et que tu vinsses dans la commune m’aider à couper deux ou trois bourrées, car c’est une besogne trop forte pour moi seule.

— Très volontiers, madame Suzanne…

Je prends la serpe, et nous allons. Chemin faisant, Suzanne se laissait tomber la tête sur mon épaule, me prenait le menton, me tirait les oreilles, me pinçait les côtés. Nous arrivons. L’endroit était en pente. Suzanne se couche à terre tout de son long à la place la plus élevée, les pieds éloignés l’un de l’autre et les bras passés par-dessus la tête. J’étais au-dessous d’elle, jouant de la serpe sur le taillis, et Suzanne repliait ses jambes, approchant ses talons de ses fesses ; ses genoux élevés rendaient ses jupons fort courts, et je jouais toujours de la serpe sur le taillis, ne regardant guère où je frappais et frappant souvent à côté. Enfin, Suzanne me dit :

— Jacques, est-ce que tu ne finiras pas bientôt ?

— Quand vous voudrez, madame Suzanne.

— Est-ce que tu ne vois pas, dit-elle à demi-voix, que je veux que tu finisses ?

Je finis donc, je repris haleine, et je finis encore ; et Suzanne…

LE MAÎTRE. — T’ôtait ton pucelage que tu n’avais pas ?

JACQUES. — Il est vrai ; mais Suzanne ne s’y méprit pas, et de sourire et de me dire :

— Tu en as donné d’une bonne à garder à notre homme ; et tu es un fripon.

— Que voulez-vous dire, madame Suzanne ?

— Rien, rien ; tu m’entends de reste. Trompe-moi encore quelquefois de même, et je te le pardonne…

Je reliai ses bourrées, je les pris sur mon dos ; et nous revînmes, elle à sa maison, moi à la nôtre.

LE MAÎTRE. — Sans faire une pause en chemin ?

JACQUES. — Non.

LE MAÎTRE. — Il n’y avait donc pas loin de la commune au village ?

JACQUES. — Pas plus loin que du village à la commune.

LE MAÎTRE. — Elle ne valait que cela ?

JACQUES

Avertissement

Ce thème est destiné à un public légalement majeur et averti. Il contient des textes et certaines images à caractère érotique ou sexuel.

En entrant sur cette page, vous certifiez :

  • 1. avoir atteint l'âge légal de majorité de votre pays de résidence.
  • 2. avoir pris connaissance du caractère érotique de ce document.
  • 4. vous engager à ne pas diffuser le contenu de ce document.
  • 4. vous engager à ne pas diffuser le contenu de ce document.
  • 5. consulter ce document à titre purement personnel en n'impliquant aucune société ou organisme d'État.
  • 6. vous engager à mettre en oeuvre tous les moyens existants à ce jour pour empêcher n'importe quel mineur d'accéder à ce document.
  • 7. déclarer n'être choqué(e) par aucun type de sexualité.

Nous nous dégageons de toute responsabilité en cas de non-respect des points précédemment énumérés.