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Contes coquins 8 - Torride

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Un extrait de 20 pages des Contes des 1001 désirs.






Extraits des Contes des 1001 désirs: une sélection de contes grivois qui embrasse deux millénaires et deux continents - d'Ovide à Voltaire, de Canterbury à Kyoto en passant par Florence et Bagdad.
Des histoires coquines que les femmes peuvent lire avec le sourire.


Rien de sérieux, dans ce florilège de contes. Tous ont été écrits pour faire rire ou sourire. Que ce soit Apulée au IIe siècle ou bien Restif de la Bretonne au XVIIIe, sans oublier l'Arétin, Marguerite de Navarre, La Fontaine, Piron... tous ont l'humour pour point commun.
Il y a les incontournables - Boccace, Chaucer, Brantôme et quelques-unes des plus câlines des Mille et Une Nuits.
Et il y a les surprises. On découvre ainsi un Sade aux antipodes du sadisme, tout à fait capable d'amuser les femmes aux dépens des hommes. On fait connaissance avec des auteurs arabes aussi rabelaisiens que Rabelais ou aussi irrévérencieux que Voltaire - sept siècles avant eux. Il faut aussi citer les anonymes : fabliaux du Moyen Âge, contes populaires russes ou japonais, légendes indiennes. Tous, en se répondant l'un à l'autre, révèlent que le sexe joyeux voyageait vite et loin, volatile comme un éclat de rire, par-dessus les frontières de la langue et de la religion.





Madame l'ôterais-je?



La renarde et le lièvre



Les belles jambes



Le songe



Des vits de toutes les façons



L'écureuil






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Contes coquins

Torride

8

Extraits des Contes des 1001 désirs
 choisis et présentés par
 Salwa Al-Neimi,
 Catherine Bouttier-Couqueberg,
 Annie Collognat

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Madame l’ôterai-je ?

France, XVIIe siècle

J’ai donc entendu conter à un honnête gentilhomme de mes amis, qu’une dame de son pays, avait plusieurs fois montré de grandes familiarités et privautés à un sien valet de chambre.

Celui-ci, point fat ni sot, par un matin d’été trouva sa maîtresse à demi endormie dans son lit, toute nue, tournée du côté de la ruelle. Tenté par une si grande beauté, et d’une fort propre posture, si aisée pour s’en accommoder, vint doucement et investit la place.

La dame, se tournant, vit que c’était son valet qu’elle désirait. Tout investie qu’elle était, sans autrement se désinvestir ni remuer ni se défaire ni se dépêtrer de sa prise tant soit peu, elle ne fit que lui dire, en tournant la tête, tout en se tenant ferme pour ne rien perdre :

— Monsieur le sot, qui est-ce qui vous a fait si hardi de le mettre là ?

Le valet lui répondit en toute révérence :

— Madame, l’ôterai-je ?

— Ce n’est pas ce que je vous dis, Monsieur le sot, lui répondit la dame. Je vous dis : qui vous a fait hardi de le mettre là ?

L’autre répétait toujours :

— Madame, l’ôterai-je ? si vous voulez, je l’ôterai.

Et elle de redire :

— Ce n’est pas ce que je vous dis encore, Monsieur le sot.

Enfin, et l’un et l’autre firent ces mêmes répliques et dupliques par trois ou quatre fois, sans se débaucher autrement de leur besogne, jusqu’à ce qu’elle fût achevée, ce dont la dame se trouva bien mieux que si elle eût commandé à son galant de l’ôter, comme il le lui demandait.

Et bien servit à elle de persister dans sa première demande sans varier, et au galant en sa réplique et duplique. Et ainsi ils continuèrent leurs coups et cette rubrique ensemble longtemps après : car il n’y a que la première fournée où la pinte est chère, dit-on.

Voilà un beau valet, et hardi !

Et à ces hardis galants, comme italien, il faut dire : A bravo cazzo mai non manca favor [« A vaillant vit, jamais faveur ne manque »].

Ainsi, vous voyez qu’il y a des braves, hardis et vaillants aussi bien pour les armes que pour les amours ; d’autres le sont pour les armes mais pas pour les amours ; d’autres le sont pour les amours mais pas pour les armes, comme ce maraud de Pâris, qui eut bien la hardiesse et la vaillance de ravir Hélène à son pauvre cocu de mari Ménélas, et de coucher avec elle, mais non de se battre avec lui devant Troie.

Voilà aussi pourquoi les dames n’aiment pas les vieillards ni ceux trop avancés en âge, d’autant qu’ils sont timides en amours et vergogneux à demander.

Brantôme, Vies des dames galantes, 1655.

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