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Des fessées !

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Alexia SAINT-ANGE

Des fessées !

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Tous les patrons sont des salauds.

Prenez le mien, William Duchamp, l’héritier des confitures du même nom. Celui qu’une revue spécialisée dans l’agroalimentaire sacrait dernièrement « prince de la compote », pour avoir lancé, avec le succès qu’on connaît, les fameux sachets de compote pour enfants. Eh bien, ce type n’a littéralement aucune reconnaissance pour mon travail. Ni aucun égard pour ma personne. Il me prend carrément pour sa boniche ! Et vous savez quoi ? J’ai beau le détester de toute mon âme, rien n’y fait. Ce fumier m’excite. Comme si mon désir était indexé sur le mépris qu’il me porte !

Sans compter que ce dédain reste pour moi un mystère. William Duchamp n’est pas marié. William Duchamp est ultra-séduisant. Et c’est lui-même qui m’a recrutée, il y a six mois. J’avais tout lieu, donc, de supposer que mes vingt-six ans, mon 85 D et ma silhouette de sylphide ne le laissait de pas de marbre. Illusion ?

Maintenant, j’en viens à croire qu’il m’a embauchée justement parce que je ne lui plais pas. Peut-être afin d’éviter de céder au démon de la luxure sur son lieu de travail ? Son père, paraît-il, avait failli couler la boîte il y a quelques années pour avoir confondu boulot et gaudriole. À force de s’enfiler ses subordonnées, le fringant entrepreneur avait perdu tous ses moyens, tant financiers qu’intellectuels. Un vrai désastre ! Les dactylos croqueuses de diamants s’étaient employées à le rincer. Sans l’aide de sa femme, laquelle avait à la fois passé l’éponge sur ses frasques et sur l’ardoise de ses dettes (elle était beaucoup plus riche que lui), le bonhomme se serait retrouvé dans le caniveau, le bec dans l’eau et la queue entre les jambes !

C’est en tout cas ce qui se dit. Cette saga érotique du patron fondateur constitue un des thèmes récurrents de la pause-déjeuner entre collègues. Quand on ne sait plus de quoi parler, on ressort le vieux leitmotiv. Avec les frasques de papa Duchamp on est sûres de ne jamais s’ennuyer ! Monique, la doyenne du service marketing, qui a bien connu la grande époque, se montre intarissable sur ce sujet. Limite obscène. Nul besoin de la pousser pour qu’elle se lâche sur les confessions ! Dans ces moments-là, elle a des trémolos dans la voix, des tremblements dans les seins. Ses yeux s’humectent, se plissent, flamboient. Il faut voir le spectacle ! Entre les révélations croustillantes, dévorant son sandwich, la quinquagénaire frétille comme une gamine, rougit comme une pucelle. Et bien sûr, elle brode. En rajoute plus souvent qu’à son tour. Mélange vérité et fantasme pour mieux captiver son auditoire et nous faire saliver d’abondance. Dernièrement, ne nous révélait-elle pas que la mère Duchamp, comme elle l’appelle, n’aurait pas été étrangère aux frasques de son mari ? Qu’il lui arrivait même de participer à certaines de ses parties de jambes en l’air ?

Parce qu’elle ne voulait pas être entendue de toute la cafétéria, Monique, en baissant la voix, nous avait conviées à nous rapprocher d’elle. Chaises contre chaises, agglutinées les unes aux autres au point de sentir la chaleur de nos corps respectifs, nous, les quatre filles du marketing, écoutions l’ancienne religieusement. À en croire celle-ci, un soir de printemps 83, après la fermeture de l’usine, alors que restée seule elle rangeait des documents dans une pièce attenante au bureau du patron, elle avait perçu d’étranges gloussements, des rires suspects. Intriguée, elle qui n’était alors qu’une jeune employée curieuse, avait discrètement entrebâillé la porte du local. Et voici ce qu’elle avait vu. Le directeur, Robert Duchamp, était en train de déshabiller la nouvelle comptable ! La donzelle, une blonde de vingt et un ans, à moitié éméchée (posés sur le bureau deux verres vides témoignaient de récentes libations), la robe descendue jusqu’à la taille, n’en finissait plus sous les folles caresses du chef d’entreprise de se tortiller, de couiner, de soupirer. Déjà ses gros seins blancs s’agitaient fébrilement, ballottaient sur son buste en sueur, montrant des aréoles énormes, des pointes d’un rouge insolent. Riant aux éclats, Robert Duchamp s’amusait à les pincer, à les étirer, à les vriller, comme s’il se fut agi de ballons de baudruche ! La fille, dont les globes de chair à cet exercice prenaient une teinte cramoisie, alternait cris d’excitation et cris de douleur. Découvrait les joies ambiguës de cette sorte de supplice. Et contre toute attente, en redemandait. Sans délai, Duchamp la mit à poil de pied en cap, la retourna, la força à se cambrer, à tendre son cul sur le bureau.

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