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Désinhibition

Tome 2

« Reviens-moi »

 

 

 

Illustration : Clémence Paris

 

 

 

 

Publié dans la Collection Vénus Rouge,

Dirigée par Elsa C.

 

 

 

Image

 

 

© Evidence Editions 2017

 

 

 

Lire en musique

 

 

 

Avant de commencer votre lecture, je tiens à vous parler de cette petite nouveauté.

Comme vous pouvez le voir, sur la page suivante se trouve un « Flashcode ». Ce dernier, pour ceux qui ne connaissent pas, permet de vous renvoyer vers une liste de musiques.

Vous aurez ensuite, une playlist Youtube qui s’ouvrira sur votre téléphone. Les musiques qui apparaîtront, seront dans l’ordre de votre lecture. À chaque fois qu’un titre de musique sera inscrit en italique au cours du récit, vous n’aurez qu’à suivre le fil de la liste sur votre smartphone et appuyer sur Play. Ce qui vous permettra de vous plonger encore plus profondément dans l’histoire !

Pour ceux qui ne disposent pas d’application nécessaire, il vous suffit d’en télécharger une sur « Play Store » ou « Apple Store » en tapant « Flashcode » dans le moteur de recherche, n’importe laquelle fera l’affaire. Ensuite, vous ouvrez l’application. Un appareil photo va s’ouvrir, vous n’aurez qu’à viser le code avec ce dernier et la page s’ouvrira.

Si jamais, votre téléphone n’a pas cette fonction, vous trouvez la playlist directement sur Youtube sans problème.

 

Bonne lecture en musique et à très vite. Merci à vous d’être là.

 

Amicalement,

Lara

 

Image

 

 

 

Un an plus tôt

 

 

 

Lundi 28 juillet 2014, 04 h 17

Cincinnati, Jack

 

Ça fait une semaine que son numéro répond aux abonnés absents. Sept jours que je dois apprendre à me passer de son odeur, de ses bras, de sa voix. Environ cent soixante-huit heures qu’elle est partie.

Approximativement dix mille quatre-vingts minutes que je meurs de son absence. À peu près, six cent quatre mille huit cents secondes que je ne comprends toujours pas pourquoi elle s’est enfuie. J’ai l’impression que ça fait des années.

Putain, qu’est-ce que ça peut faire mal.

Pourquoi m’a-t-elle abandonné, laissé tomber alors que j’aurai pu faire d’elle la femme la plus heureuse au monde ? Du moins, c’est ce que je crois.

Comme toutes les nuits, je relis sa lettre. Encore et encore. Cherchant une faille, une réponse, en vain.

« Brut de décoffrage, un peu macho et égocentrique ».

Elle ne savait pas à quel point elle avait raison. Puis il y a eu cette phrase, celle qui m’a achevée.

« Je pars. Non ne m’en veux pas, ne pleure pas. Sois toi-même, sois heureux mon amour ».

Non, je ne t’en veux pas. Je te déteste juste autant que je t’aime, de m’avoir fait ça. Parce que oui, je t’aime, comme je n’aurai jamais cru pouvoir aimer.

Si j’avais su que le simple fait de bousculer quelqu’un dans une rue pouvait faire autant souffrir, j’aurai regardé où j’allais.

« Ne pleure pas » ?

Non je ne pleure pas, du moins je ne pleure plus. Pas parce que je n’en ai plus envie, simplement parce que je n’en ai plus la force.

« Sois toi-même, sois heureux ».

Je ris jaune en répétant cette phrase. Être heureux sans toi, je savais le faire. Oui. Avant de te rencontrer. Pour ce qui est d’être moi-même, je ne sais le faire qu’en ta présence.

« Je ne peux pas vivre dans l’ombre d’une femme morte ».

Voici l’élément qui a tout déclenché, ce qui l’a fait fuir. J’aurai dû lui dire toute la vérité, être plus présent pour elle, l’accompagner dans l’épreuve qu’elle venait de vivre. Chercher à savoir comment elle le vivait, si elle allait bien, si elle avait eu peur.

Cette putain d’agression à laquelle je ne m’attendais vraiment pas, tout comme elle d’ailleurs, a finalement réussi à nous séparer. Au lieu de penser à ma queue le soir même, j’aurai dû être un petit ami, un vrai et me contenter de la serrer dans mes bras. Putain.

« J’aurai aimé, même adoré te rencontrer dans d’autres circonstances ».

Pas moi, c’est justement dans ces circonstances-là que je suis tombé amoureux d’elle. Je ne changerais notre rencontre et nos souvenirs pour rien au monde. Même la fois où j’ai cru la perdre pour toujours, pour enfin la retrouver. Je me rappelle combien j’étais heureux de la revoir, même si c’était dans de bien tristes moments. Je me souviens à quel point elle avait maigri. J’avais l’envie irrésistible de l’embrasser, de retrouver le goût de sa bouche. J’étais probablement déjà amoureux d’elle à cet instant et peut-être même bien avant.

« Tu m’as appris à aimer la vie, je t’ai appris à aimer l’amour ».

Moi qui lui ai tout appris sur le sexe, elle qui m’a apprivoisée. Tous nos moments charnels, n’étaient finalement qu’un échange consensuel entre deux partis qui s’aimaient à s’en arracher le cœur. Je connais son corps par cœur, je savais toujours la faire crier, je savais toujours la pousser dans ses retranchements, lui faire toujours plus, afin qu’elle crie mon nom.

Mon nom. Dans sa bouche, une mélodie qui me paraît si loin et qui me manque… Putain. J’ai l’impression que ça fait des mois qu’elle n’est plus près de moi.

Je regarde mon téléphone… Bordel, ça ne fait qu’une semaine. Encore des années à tenir, des années qui vont me sembler être des siècles.

Non, je n’ai rien fait pour la perdre, mais je l’ai perdu. C’est la première fois que je me retrouve impuissant face à une situation qui m’échappe, la première fois que je perds le contrôle de ma vie, la première fois depuis la mort de mon père que je suis triste à en crever. Je compte les heures, les minutes, les secondes qui me séparent d’elle. Chaque jour qui passe, l’air me manque un peu plus.

Je suis resté enfermé depuis ce jour-là, je n’ai pas cherché à la retrouver. Je savais à quoi m’attendre, je savais qu’elle ne changerait pas d’avis et je ne voulais pas me rendre la tâche de l’oublier encore plus dure, en la revoyant. Qu’elle m’abandonne sur le papier est déjà insoutenable, alors si je dois supporter son regard qui me supplie de la laisser s’en aller, je crois que je serais définitivement bon à enfermer.

La seule personne que j’accepte de voir, c’est Paul. Mon grand frère. Lui qui s’en veut tellement de ne pas avoir vu ce que sa future ex-femme préparait. J’ai beau lui dire qu’il n’est pas responsable, il culpabilise de me voir si malheureux. Il faut dire qu’il n’est pas habitué à me voir aussi abattu pour une femme, aussi abattu tout court, en fait.

Hier, il est venu, comme à son habitude, vers midi avec de quoi manger. Je n’ai rien avalé. Il avait sa tête des mauvais jours, je savais alors qu’il avait quelque chose à me dire. Un frère sent ces choses-là.

Après l’avoir longuement cuisiné, il m’avait enfin avoué la chose. Cette chose qui m’avait laissé sur le cul.

 

***

 

— Dis-moi Paul, je sais que tu me caches quelque chose, balance, je ne suis plus à ça près. Et ferme-moi cette merde bordel ! dis-je en buvant une gorgée de café en soupirant, alors qu’il ouvre les stores de ma cuisine, contre mon gré.

— Reste pas dans le noir, tu me déprimes !

— Je reste dans le noir si je veux. Allez, balance ce que tu as à me dire.

Il s’assied en face de moi, de l’autre côté du plan de travail et semble chercher ses mots.

— Ne prends pas de gant, je suis ton frère putain !

— Dimanche.

— Dimanche ? Quoi dimanche ?

— Dimanche 20 juillet, quand Angelina s’est fait agresser par Abigail.

Je déglutis tant bien que mal, revoyant ma petite merveille, en larmes dans son canapé…

— Oui et alors ?

— Cette cinglée a fait de nouveaux aveux aux flics, vendredi matin.

— Je ne comprends pas.

Il prend une profonde inspiration, tandis que j’angoisse à l’idée de ce qu’il peut bien avoir à m’annoncer.

— Elle a dit à Angelina, que si elle se tirait une balle, tu ne serais pas inquiété, sinon les deux frères de Jenny te retrouveraient et te tueraient.

Je reste stoïque, choqué par ce que je viens d’apprendre, impossible pour moi de répondre quoi que ce soit. Je me contente de fixer mon frère, impassible. Mais comme je ne réagis pas, Paul se lève et me prend par les épaules, avant de déclarer :

— Elle allait le faire Jack, elle allait se donner la mort, pour te sauver la vie.

 

***

 

Depuis, je n’arrête pas d’y penser, ses mots résonnent dans ma tête :

« Elle allait le faire Jack ».

Mourir pour moi. Angelina m’aimait au point de perdre sa vie, pour préserver celle de l’homme qu’elle disait aimer. De ce fait, je comprends encore moins pourquoi elle m’a quitté et ça me rend malade.

Cette femme me rend dingue. Une femme, mais pas n’importe laquelle, c’était la mienne, elle était à moi et rien qu’à moi. Pourtant je l’ai perdu, pour toujours. Mon amour, mon cher, mon tendre, mon merveilleux amour.

Pourquoi ?

 

 

 

 

1

 

 

 

Mercredi 7 octobre 2015, 7 h 30

New York, Angelina

 

— Allez, debout petite marmotte.

J’enfouis ma tête dans l’oreiller et pousse un grognement quasi incompréhensible.

— Lève-toi bébé, tu vas être en retard.

— Non, je suis trop fatiguée, dis-je mettant ma tête en dessous de la couette.

— Ce n’est pas aujourd’hui ta réunion ?

— Quoi ? On est mercredi ?

Je saute précipitamment du lit. Il me regarde en souriant.

— Putain Diego, tu ne pouvais pas me le dire avant ? Merde !

— C’est exactement ce que j’essaie de faire depuis une demi-heure, figure-toi.

Je n’écoute pas un traître mot de ce qu’il raconte.

— Ça fait bien tiens ! Madame la PDG qui n’est pas foutue d’arriver à l’heure à sa réunion avec les nouveaux investisseurs !

— Alors ça y est, il a vendu ses parts ?

— Oui, il a fallu du temps, mais ça y est. Je n’aurai plus à jouer à cache-cache, enfin, soupiré-je de soulagement, tout en me pressant à travers l’appartement.

Il continue de me regarder, aller et venir à travers la pièce.

— Quoi ? dis-je en enfilant mes bas, assise sur la chaise du bureau.

— Tu l’aimes toujours ?

— Bien sûr que non.

Mon cœur se serre quand je prononce ces mots, j’arrive tout juste à oublier Jack, la blessure commence à peine à cicatriser, alors parler de lui me fait toujours quelque chose de bizarre, à l’intérieur.

Il semble me croire et retourne à son journal. Vêtue de mon tailleur noir, j’enfile mes escarpins et me presse vers l’entrée.

— Je me demande comment tu fais pour marcher toute la journée avec des trucs aussi hauts, dit-il en levant brièvement les yeux vers moi.

— Bon, il faut vraiment que j’y aille, tu ne bosses pas aujourd’hui ?

— C’est toi la patronne, tu dois bien le savoir ?

Je lève les yeux au ciel.

— Je fais des millions de choses à la minute, tu crois que ton planning est le centre de mon intérêt ?

— Oui je travaille, après Alysson, à 14 heures.

— Dans ce cas, à tout à l’heure.

Je l’embrasse rapidement et me rends en vitesse au boulot. Sur la route, des embouteillages.

Je m’agace, en tapant sur le volant :

— Putain, bien sûr, il faut que ça arrive aujourd’hui !

Impuissante, je tire le frein à main et regarde par la fenêtre. Les gens sur le trottoir se pressent, il fait encore beau, pour voir que nous sommes en octobre. Que les mois passent vite. Déjà plus d’un an que j’ai déménagé au cœur de Big Apple, bientôt six mois que j’ai été nommée PDG du nouveau local de la boîte et presque quatre, que j’ai finalement cédé aux avances de Diego.

Nous sommes devenus très bons amis quand j’ai quitté Jack. Il avait un appartement sur New York et m’a tout de suite proposé de me donner les clefs, pour que je puisse m’éloigner de mon ex-amour-amant trop présent. J’ai immédiatement accepté.

Ensuite, Paola et moi ne pouvant pas vivre l’une sans l’autre, James et elle ont emménagé ici. Puis, Diego les a suivis. Je suppose que le fait d’être en coloc avec lui, n’a pas arrangé les choses.

Peu à peu, je ne faisais plus rien sans ce petit trio. Nous sommes devenus soudés, je ne sais pas ce que je serais devenue sans eux. Quand j’ai emménagé ici, j’étais à l’agonie, presque morte et ils ont su me sortir la tête de l’eau. Les amis sont les bras qui nous portent lorsque nous n’avons plus la force d’avancer seul.

Quand j’ai été promue à la tête de l’entreprise, j’ai trouvé une place à Diego, qui n’était finalement pas attiré par l’art. Ou alors c’était un prétexte pour se rapprocher de moi. Peu importe, je ne lui demande en aucun cas de me remercier. Je l’ai fait parce que j’en avais envie et non par pitié.

Il faisait des allusions à ses sentiments pour moi bien avant même que je ne sois plus avec Jack, mais après ça, je n’étais pas prête. C’est il y a quelques mois, à la sortie d’une réunion, que j’ai craqué.

Monsieur l’architecte aura au moins eu le mérite de me faire comprendre que tous les hommes ne sont pas comme Teddy. Cependant, je suis très reconnaissante envers Diego, qui patiente depuis tout ce temps et qui patiente encore que je daigne bien parvenir à lui offrir mon corps. Il dit qu’il comprend, que ça ne le dérange pas. C’est adorable, mais ça n’en reste pas moins un homme et moi, je ne suis pas prête, pas prête du tout. Je ne le serais peut-être jamais.

Je ne sais pas où cette relation va nous mener, à vrai dire, j’ai un peu l’impression de jouer un jeu. Je suis « bien » avec lui, mais aucune chance qu’il puisse me toucher aux endroits où fuse la quintessence de ma féminité.

Je ne sais pas si ça durera, je ne sais pas si ce que je fais est utile ni si ça me permettra d’aller vraiment mieux, une bonne fois pour toutes. Mais ce qu’il y a de sûr, c’est qu’il n’est pas Jack. C’est pour ça que je l’ai choisi, pour tourner la page, parce qu’il est tout l’inverse de lui.

Choisir un homme. Voilà une bien triste façon de trouver l’amour. Bien qu’on ne puisse pas appeler ça de l’amour, pour moi en tout cas. Un homme, ça ne devrait pas se choisir, on devrait tomber dessus dans la rue et savoir que c’est lui, au premier regard. Lui et personne d’autre et ne plus jamais le quitter.

Ouf… Cette vision de l’amour m’évoque de douloureux souvenirs.

— T’avances, oui ! vocifère un homme derrière moi.

Merde, la circulation est devenue plus fluide. Je démarre en trombe, ne tardant pas à arriver au boulot.

J’ai à peine le temps de sortir de l’ascenseur que Sara, mon assistante, me débriefe déjà la situation, en marchant.

— Bonjour Mademoiselle Belini, les investisseurs vous attendent en salle de réunion numéro six.

— Bonjour Sara, ils sont là depuis longtemps ?

— Non Mademoiselle, ils sont arrivés il y a environ quinze minutes.

— Vous leur avez proposé des rafraîchissements ?

Elle bégaie, mais ne réponds pas.

— Nom de Dieu, Sara ! Il s’agit de l’avenir de la boîte, vous voulez peut-être que Monsieur Krisler nous fasse virer toutes les deux ? Pas moi. Alors je vous en prie ne les laissez pas mourir de soif et apportez-nous des cafés et de l’eau !

Parfois quand je m’emporte ainsi, j’ai l’impression d’entendre Jack. Moi qui le jugeais sur sa façon de traiter son personnel, je le comprends mieux maintenant. J’esquisse un sourire à cette idée.

— Bi… Bien Mademoiselle.

Tandis que j’entre dans mon bureau énergiquement en faisant claquer mes escarpins sur le sol, elle part presque en courant sur ses talons pour s’exécuter.

J’attrape un paquet de dossiers et me rends en salle de réunion numéro six.

 

 

 

Krisler & Images, 10 h 30

New York, Angelina

 

— Je vous en prie Messieurs, c’est la moindre des choses, salué-je les trois hommes en leur serrant la main.

— Nous sommes ravis d’avoir eu affaire à vous Mademoiselle, me répond l’un d’entre eux, en saisissant la poignée de main que je lui tends.

— Il en a été de même pour moi Monsieur Whang, je vous raccompagne ?

— Ne vous donnez pas cette peine, nous connaissons le chemin. Bonne journée Mademoiselle.

— Bonne journée, Messieurs.

L’homme d’affaires et ses deux associés tournent les talons, en direction des ascenseurs. Je fais de même en sens inverse.

Je glisse le contrat dans le dossier « À classées », dans un tiroir et m’apprête à aller déjeuner quand le téléphone de mon bureau sonne.

— Oui Alysson ?

— Mademoiselle, excusez-moi, êtes-vous partie déjeuner ?

— Pas encore, pourquoi ?

— Une jeune femme demande à vous voir.

— Dites-lui que j’arrive.

Paola et James sont allés rendre visite aux parents de ce dernier à Cincinnati, durant une semaine. Ils devaient rentrer aujourd’hui ou demain.

Persuadée que c’est elle et impatiente de la retrouver, je me précipite dans l’ascenseur. Quand les portes s’ouvrent, je suis un peu déçue, mais heureuse de la revoir.

— Roxan ! Qu’est-ce que tu fais là ?

J’avance à grandes enjambées vers elle avant de la prendre dans mes bras.

— Je suis de passage pour voir ma sœur et comme j’étais dans le coin, je me suis dit qu’on pourrait manger ensemble ?

— Ça fait tellement longtemps, bien entendu !

Je la prends par le bras et l’entraîne à l’extérieur.

— Alors Madame la PDG, on ne donne pas de nouvelle ?

Quand j’ai déménagé à New York, après avoir démissionné, je n’aurai jamais pensé que Ryan conseillerait à son frère de me mettre à la tête d’une des annexes de la boîte. Ça a été beaucoup de changement et j’avoue avoir un peu oublié volontairement mon ancienne vie.

— Je suis désolée de t’avoir oubliée, lui dis-je sincèrement.

— Je ne t’en veux pas, j’aurai sans doute fait la même chose. Mais pourquoi avoir voulu démissionner ?

Nous entrons dans le restaurant et nous installons.

— Un ras-le-bol général. Alors, raconte-moi, comment ça se passe à Cincinnati, Billy s’en sort ?

— Oui, il a une nouvelle assistante, je crois que ça doit être la dixième depuis ton départ.

— Que veux-tu je suis unique ! dis-je en haussant les épaules, faussement hautaine.

Nous rions.

— Et Monsieur Simons, il n’est pas trop triste de devoir faire Cincinnati-New York tous les week-ends ?

J’ai un geste de recul lorsqu’elle me pose cette question.

— Mais… Alors tu ne sais pas ?

— Quoi ? Il habite ici avec toi ?

Elle me regarde de ses grands yeux innocents, pleins de gaieté, enthousiastes, en me souriant.

— Mais enfin Roxan… J’ai quitté Jack, il y a plus d’un an.

Elle lâche sa fourchette qui tombe sur le sol. Sa lèvre inférieure tremble.

— Je… Je suis désolée Angelina, je l’ignorais.

— Ce n’est rien, tu ne pouvais pas savoir.

— Alors, c’est pour cette raison, que tu as voulu démissionner ?

— Oui, il fallait que je m’éloigne de lui, à tout prix.

Mon cœur, prêt à exploser, se resserre dans ma poitrine, j’ai les mains moites et ma gorge se fait sèche. C’est toujours aussi difficile de repenser à ce jour-là.

 

***

 

 

 

Flash-back. 4 h 10, Villa de Jack,

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