Erotik mental Food

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Si le but de l'érotisme est de susciter le désir sexuel, alors je n'cris pas de la poésie "rotique". Mes textes n'ont pas cette fonction, même s'ils ont certainement une dimension charnelle. Ils décrivent les relations humaines qui s'expriment travers la chair, qu'elles soient tendres, sales obsessionnelles, dégradantes ou valorisantes sans forcément exposer un érotisme construit sur le phantasme ou le rêvée sexuel.
Publié le : mardi 1 avril 2008
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EAN13 : 9782296184268
Nombre de pages : 138
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Erotik mental food

L'Ecarlate 15 années d'édition

Déjà parus;
Dominique Ftançois Georges Jean-Louis Brigitte AGOSTINI: LA PETITE FILLE QUI CACHAIT LES TOURS BASCHET : MÉMOIRES SONORES BATAILLE: DICTIONNAIRE CRITIQUE DERENNE : COMMENT VEUX-TU QUEJE T'EMBRASSE... FONTAINE: LA LIMONADE BLEUE LA VOIX DE VALÈRE NOVARINA

Pierre lOURDE:

A.kos KERTÉSZ: LE PRIX DE L'HONNÊTETÉ A.kos KERTÉSZ: MAKRA Alain MARC: ÉCRIRE LE CRI/SADE, Claire MERCIER: FIGURES DU LOUP Pierre MIKAÏLOFF : SOME CLICHÉS, UNE ENQUÊTE SUR LA DISPARITION DU ROCK'N'ROLL Bernatd NOËL: L'ESPACE DU DÉSIR BATAILLE, MAlAKOVSKl...

Maria PIERRAKOS : LA FEMME DU PEINTRE Envet PUSKA : PIERRES TOMBALES Jean ZAY : CHRONIQUES DU GRENIER

Mise en page:

Julien

DENIEUIL

Pour tout renseignement, L'Ecarlate Librairie - Jétôme

éctire à :

MARTIN

Les Temps Modernes

57, tUe N.D. de Recouvrance 45 000 Orléans

@

L'Harmattan,

2008

ISBN:

978-2-296-04309-1

Natyot

Erotik mental food

L'Ecarlate/L'Harmattan

A David, Clotaire, Yvan, Dominique.

L'empreinte

Voici l'empreinte de ma vulve. Puisque c'est elle dont il est question, et de tout ce qui lui passe par la tête, je tenais à vous la présenter. Le dessin qu'elle (re)produit est plutôt doux. J'ai fait plusieurs empreintes et j'ai choisi celle-ci par goût. Cette signature parle d'ellemême. Il ne vous reste plus qu'à la lire.

Dans ma chatte

Dans ma chatte, il y a tous les sourires du monde. Jaune, rouge, idiot, béat, blême, radieux, moqueur, vorace, maléfique et ce sourire en coin avec tant d'ironie. Dans ma chatte, il y a aussi des caprices et de la mauvaise foi, de l'herbe en toutes saisons, des rivières joyeuses et des fleurs odorantes, des somnifères, l'ombre d'un doute, la soumission, l'abandon, un chat noir qui ronronne, roi par exemple et les autres aussi. Dans ma chatte, il y a la peur du vide et l'obsession parfois, du velours, du satin, le piège et l'impatience, un chanteur d'opéra, de l'art contemporain, les larmes de ma mère, la fièvre et la douleur, des nuits blanches cramées en une seconde, des repères, tous mes repères. Dans ma chatte, il n'y a plus l'innocence. Il y a juste moi, lucide, toi, parfois et de l'amour jusqu'à ma mort.

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Glou, glou

Glou, glou Je bois le cul Ce n'est pas dangereux On y vient tous À cette source Cela semble nous rendre heureux Glou, glou et reglou Je bois le cul à la fontaine salvatrice Délectation animale de nos particules déshydratées C'est presque la vie Ou bien, ça l'est vraiment Boire pour vivre Vivre dedans Glou, glou Mon ventre se remplit.

9

Les mots

et dix ans. Tu me disais souvent » Tu ne connaissais pas le sens de ce mot, mais il te semblait bien que ton sexe, lui, en avait une certaine idée, puisqu'il était tout dur lorsque tu le disais. Tu ne m'as jamais enculée. Tu ignorais totalement comment il fallait s'y prendre, où était l'entrée et quel intérêt il y avait à le faire. C'était de dire «Je vais t'enculer» qui te plaisait. Cela te conduisait inévitablement à mouiller ton pantalon et à découvrir que les mots, parfois, suffisent.
«

Nous

avions huit

Viens, je vais t'enculer!

Je vais t'enculer. Je vais t'enculer. Je vais t'enculer. ..

10

Une vache

Quand j'ai envie, j'ai envie. Mais vraiment envie. Envie-envie. Une envie perturbante qui ne me quitte pas si je ne fais pas la chose. Je ne peux rien faire d'autre que de penser à faire la chose. Je suis une vache. Une vache qui brille. Une vache étincelante. Je sens l'air entrer dans mes narines. Sauvage. Je sens que la chose va être belle parce que c'est une envie-envie et que je ne peux plus rien faire d'autre que de faire la chose.

11

La giclée

La giclée m'obsède. D'une certaine manière, c'est un instant défini que je prends pour but, je l'étire, je m'entoule dedans et me retrouve prisonnière, capturée par la rirournelle, ficelée, prête à étouffer. La giclée m'obsède. La mémoire roujours active d'un bout de chair vomissant sa vertu en une seconde, ou deux, ou trois, ou quatre, ou cinq. J'aurais voulu être un homme. Pour ça. Pour sentir le parcours de la sève. Comme quand on va pleurer et qu'on le sent venir. La giclée m'obsède. Sans raison. Je perds mon temps dans cette obsession. Il y a peut-être une raison, mais je ne la connais pas. La vie promise, offerte, jaillissante. Le don des glands franc et glorieux. Si intime et si universel. La giclée m'obsède.

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La dernière fois

J'ai trop peur de la mort pour ne faire l'amour qu'une seule fois par semaine. Et si la dernière fois, c'était la dernière fois de ma vie? Quand j'y pense, j'ai envie de le faire tout de suite. Vite! Vite! Avant qu'il ne soit trop tard. Et de le refaire. En m'appliquant. De le faire
«

le mieux possible ». Il faut que ce soit beau et grand

une dernière fois, comme un bouquet final de feu d'artifice. Un émerveillement. Qui se prolonge dans le temps. Avec l'odeur qui reste sous les ongles, même si on se lave les mains. Avec les mots, les cris qui résonnent dans la tête pendant plusieurs jours. Que le souvenir nous fasse presque jouir. Plus j'y pense et plus je me dis qu'il y aura une dernière fois. Peut-être en serais-je consciente. Peut-être pas. Il faudrait toujours se dire que c'est la dernière fois. C'est vrai, un jour, ce sera la dernière fois. Je me demande jusqu'à quel âge fait-on l'amour. 70, 80, 90 ? Jusqu'à la fin ? Il faut absolument que je me renseigne. Mais, rout de même, je suis persuadée que je l'ai déjà plus fait que je ne le ferai encore. Au mieux, je suis pile au milieu. Et ça me fait peur.

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