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Étreinte 9

De
55 pages

C'est l'anniversaire d'Amy... Un quart de siècle, ça se fête ! À cette occasion, son beau milliardaire plaque tout pour une fabuleuse escapade en amoureux avec elle, à l'autre bout du monde. Le boulot, les rendez-vous urgents, l'enquête, les soupçons, les découvertes sordides : ils laissent tout derrière eux. Pour voler au temps quelques instants précieux, magiques, trop rares, trop brefs.
« J'ai sous les yeux le plus magnifique des cadeaux : Roman déambulant nu dans la chambre. Je ne me lasse pas de le regarder. Quand il bouge, son corps est une merveille, une extraordinaire mécanique, presque trop parfaite. Il est vif et souple, les muscles roulent doucement sous sa peau dorée. Il est beau. Il n’y a pas mille façons de le dire, ces trois mots sont à la fois suffisants et dérisoires. C’est comme « Je t’aime ». Ça veut tout dire, c’est absolu. »
Mais l'interlude est de courte durée et le retour à la réalité pourrait s'avérer brutal, car l'homme qui a tué Teresa, lui, n'a pas pris de vacances. Si tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, le danger rôde... et il n'est plus possible de faire machine arrière.

C’est assez tardivement que June Moore s’est lancée dans l’écriture. Cette auteure à l’univers riche et plein d’humour sait comme aucune autre plonger ses lecteurs dans un monde où se mêlent intrigue policière et histoire d’amour grandiose.
Les désirs du milliardaire, sa première saga, a conquis des milliers de lecteurs à travers le monde.

Étreinte de June Moore
Volume 9 sur 12
Cette édition est complète et non censurée, il n’y a pas de scènes coupées.
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Extrait
1. Révélations


Nils et moi atterrissons à Miami dans l’après-midi, après un vol tranquille, mais instructif, à bord du second jet de Roman. Avant le décollage, Nils a fait un crochet par sa chambre au Sleepy Princess pour récupérer un grand carton débordant de dossiers, de photos, de rapports, de témoignages, de notes, de documents en tout genre : toutes les informations qu’il a collectées au cours des dernières semaines dans le cadre de l’enquête sur la mort de Teresa. Je suis impressionnée, et même sidérée : ça représente une somme de données phénoménale. Je réalise seulement maintenant l’incroyable masse de travail qui se cache derrière chacune de ses avancées, mais aussi toutes les hypothèses qu’il a dû envisager, puis vérifier ou démonter, preuves à l’appui, avant de me transmettre ses conclusions. Toutes les fausses pistes, les impasses, les zones d’ombre. Il y a un rapport détaillé sur toutes les personnes qui ont eu un lien, direct ou indirect, avec Elton Vance et Teresa Parker. Une tâche hallucinante, rendue d’autant plus compliquée que l’affaire date de vingt-cinq ans et que les recherches doivent être menées de front aux États-Unis comme en France.


— Tu as fait tout ça tout seul ? lui demandé-je, incrédule, perdue dans toute cette paperasse.
— Quasiment, répond-il en haussant les épaules. Roman me paie pour un job, pas pour des vacances. Mais j’ai des contacts à Paris, je leur ai confié une partie du boulot. Ici, je ne connais pas encore assez de monde digne de confiance, je n’ai pas pu déléguer. Et puis, en général, je préfère me rendre moi-même sur place, pour me faire une idée.

Quand nous descendons du jet, en ce dernier dimanche de février, il pleut autant qu’à New York, mais il fait dix-sept degrés de plus, ce qui pourrait rendre la chose moins pénible si seulement nous avions emporté des vêtements plus légers. À défaut, avec mon pantalon de velours, ma chemise à manches longues et mes bottines, je me sens comme une aubergine cuisinée à l’étouffée. Il fait terriblement lourd et humide, mes cheveux bouclent dans tous les sens, et la sueur me coule dans le dos. Cela m’agace d’autant plus que Nils, en jean et tee-shirt, son blouson sur l’épaule, semble frais comme une rose. Pourtant, malgré la chaleur étouffante et mon teint qui vire à l’écrevisse aux premiers rayons de soleil, définitivement, je préfère le sud au nord, la Californie à New York. Et mon bref séjour en Louisiane, chez Roman, m’a franchement fait rêver. Ici, tout le monde est plus décontracté, moins pressé, on n’est pas bousculé à chaque coin de rue. Le cœur de la ville ne bat pas moins fort, mais plus lentement. Par contre, il faut livrer une guerre sans merci aux moustiques, que ma peau laiteuse de rousse attire comme un irrésistible appât.


Dans le taxi qui nous conduits jusqu'à Little Haïti, le quartier où habite Robert Martin, je retourne entre mes mains ce que Nils a déniché chez Jack Parker. Cela se résume à peu de chose, mais ça lui a ouvert la piste pour la suite de ses recherches : une photo de Fleming avec un inconnu aux faux airs de Steven Seagal. Il l’a trouvée dans un vieil album, glissée derrière un paysage enneigé, pendant sa seconde visite chez Jack. Il a passé toute la maison au peigne fin et méticuleusement décortiqué le contenu du fameux carton découvert sous l’établi, qui l’avait intrigué lors de la soirée VIP. Je sens que cette photo lui paraît importante, mais malgré son enthousiasme, ça ne me semble pas valoir tout ce remue-ménage. Au final, pas d’explications, pas de preuves irréfutables, pas de lien direct avec Teresa, pas de dénouement miraculeux.

— La photo nous montre un homme jeune, baraqué, tenue de sport, qui rencontre Fleming, et lui remet une enveloppe, résume-t-il. Elle est prise en France, le 11 mars 1990. C’est-à-dire pendant une semaine où Teresa et Vance sont officiellement tous les deux à Paris, elle pour le tournage d’une publicité, lui pour agrément. Officieusement, il s’agissait certainement d’une escapade en amoureux. Qu’est-ce que tu en déduis ?

Je n’ai jamais été bonne au Cluedo, je n’ai jamais été fichue de deviner que le meurtrier était le Professeur Violet, avec un revolver, sur la terrasse. Cependant, Nils, en appuyant sur certains détails, guide ma réflexion. Je me creuse les méninges et je choisis mes mots avec soin, en essayant de ne rien oublier :


— Teresa et son amant étaient surveillés par Fleming, lui-même suivi par je-ne-sais-pas-qui. Le baraqué connaît Fleming. Il lui donne des informations et/ou de l’argent. Teresa a caché cette photo donc elle est compromettante : on peut parier que l’enveloppe contenait des choses plus importantes que les horaires de bus pour le Texas ou un carnet de tickets-restaurant. Vu la date et le lieu, ça a probablement un rapport avec le décès de Teresa. Le type peut être celui qui a commandité sa mort.

Nils corrige et complète :

— Non, ce n’est pas le commanditaire, c’est un costaud, sportif, gueule carrée, fringues bon marché, et on distingue la bosse d’un flingue sous sa veste : sûrement un homme de main. Le type ne rigole pas ; comme tu dis, il ne se contente pas d’échanger avec Fleming des recettes de tarte aux pommes. Il se montre à visage découvert en plein jour, dans un lieu de passage, ce qui signifie qu’il n’est (ou n’était à l’époque) pas recherché. Pourtant, cette photo dérange, sinon elle n'aurait pas été dissimulée, et on sait que Fleming a provoqué la course-poursuite qui a coûté la vie à Teresa ; c’est donc que le baraqué doit être, d’une manière ou d’une autre, relié à la mort de Teresa... ou à celle de son amant, Elton Vance. Conclusion : c’est sûrement l’homme de main du commanditaire du meurtre de Vance et Teresa.

Nils ménage une pause, peut-être pour me donner la possibilité de le contredire ou le questionner. Je me contente d’approuver, impatiente d’avoir la suite. Il poursuit :
D’après l’angle de vue, on peut parier que la photo est prise de très loin, au téléobjectif, avec du matériel professionnel : l’homme qui l’a faite connaissait son boulot, et il a pris des risques. C’était donc probablement un journaliste. Combien de journalistes connais-tu qui ont remis en cause la thèse de l’accident ?
— Un seul, réponds-je de plus en plus exaltée à mesure que Nils déroule le fil de ses conclusions, et que je vois se décanter le mystère : Randall Farrell, l'auteur de l'article à l'origine de cette enquête, celui qui m'a mise sur la piste d'un assassinat maquillé en accident.
— Bingo. Et qu’est-il devenu ?

— Mort. D’un cancer, je crois.
— Un cancer qui tombe vraiment à point nommé, qui l’a terrassé à la frontière du Mexique de manière tellement foudroyante qu’il a été enterré le lendemain sur la foi d’un permis d’inhumer plus que douteux, signé de la main tremblante d’un médecin mexicain qui s’est ensuite évaporé dans la nature.
— Comment tu sais ça ? m’exclamé-je.
— Je ne me suis pas tourné les pouces, cette semaine, j’ai continué à fouiner, à creuser, à interroger des types, à faire bosser mes contacts... Bref. Cette photo ne s’est pas retrouvée par hasard dans la maison de Jack, et Farrell ne s’est sûrement pas amusé à photographier Fleming parce qu’il le trouvait joli garçon. Donc... ?

— Donc avant l’accident, quelqu’un a demandé à Farrell de suivre Fleming. Ou le baraqué.
— Tout à fait. Peut-être parce que ce quelqu’un, Teresa ou Vance, se sentait menacé et cherchait des preuves. Autre chose, toujours à propos de Fleming, que j’ai appris en tirant quelques ficelles chez les flics : à 24 ans, il a failli faire un séjour en prison, pour coups et blessures sur sa petite amie. Il est finalement resté libre car quelqu’un, un certain Charles Smet, s’est acquitté de sa caution et lui a payé un bon avocat qui est allé voir la fille et l’a convaincue de retirer sa plainte.

— Smet... Ça ne me dit rien...

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