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Fluides du désir, fluides du plaisir - 2. Le foutre

De
7 pages

Confessions d'une accro au sexe ; sa passion : "se rouler, comme une cochonne, dans la fange des sécrétions et dans la boue du vice."





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couverture
Eva Lust

Fluides du désir, fluides du plaisir

2. Le foutre

12-21

D’aussi loin que je me souvienne, le sperme a toujours exercé sur ma sensibilité une attraction irrésistible. Le sperme m’a toujours mise sens dessus dessous. Sa vue, bien sûr, mais déjà même son évocation, la simple prononciation du mot au détour d’une conversation…

Je suis passionnée de foutre comme d’autres le sont de voitures ou de peinture !

Fascination qui, pour être singulière, n’en est pas pour autant exceptionnelle, à ce que je crois.

Qu’y a-t-il même de plus naturel ? N’est-il pas logique de vénérer cette sève jaillissante, mousseuse et onctueuse, lactescente et nourricière, contradictoirement apparentée à la souillure, au vice, à l’obscénité, et par laquelle la vie se perpétue ? De toutes les sécrétions la plus propre à nous enflammer, ne pourrait-elle pas être celle qui matérialise – avec quel panache ! – la jouissance de l’homme ? Pour ma part, c’est mon péché mignon. J’adore par-dessus tout voir la gelée immaculée gicler, m’éclabousser, s’écouler enfin en fines gouttelettes légères et lourdes à la fois. Semblables à des perles de neige se projetant sur ma peau. J’aime, de temps à autre, boire le blanc bouillon. Sentir dans ma bouche son effusion, son goût sur ma langue. J’apprécie fanatiquement de le recevoir sur mon visage, de l’étaler sur mes seins, d’en pommader mes fesses. Je rêverais de me baigner dans une baignoire qui en serait remplie. Et je raffole, je raffole au-delà de toute raison, de la sensation qu’il me procure lorsque, dans mon ventre, il s’épanche en jets profonds. Qu’il inonde mes entrailles. Qu’il me noie de l’intérieur !

Souvent je fais ce rêve étrange et pénétrant… Ils sont une dizaine. Des pompiers qui, lances en l’air, s’astiquent en formation circulaire. Pendant qu’agenouillée à poil au milieu d’eux, moitié esclave et moitié prêtresse, je me pollue sous leurs regards comme une désaxée. Ils sont jeunes, beaux, et leurs énormes tuyaux saillissent comme des pylônes de leurs uniformes impeccables. Ils ne parlent pas. Font aller et venir leurs prépuces juvéniles sur de superbes glands rubiconds. En gémissant. Et en fixant sur moi des regards suppliants. Oh, ils voudraient tellement, ces pauvres chéris, que je les libère. Que je prononce la formule magique. Que je brise enfin le sort qui les condamne à cette gymnastique solitaire et collective. Afin que soit mis un terme à cette terrible, à cette douloureuse bandaison qui les met au supplice. Et que l’envie furieuse qu’ils ont de me baiser, de me retourner l’un après l’autre – moi la femme qui entre toutes leur est interdite – s’échappe d’eux en un jaillissement rédempteur ! Je ne suis pas disposée à les contenter si rapidement. Il me plaît, m’excite de les conduire à la limite du supportable. Et je fais donc durer mon plaisir. Les visages crispés des soldats du feu, leurs yeux révulsés, leurs bouches béantes, l’agitation frénétique de leurs poignets sur leurs queues prêtes à partir mais bloquées par mes vœux, m’enorgueillissent. De les avoir ainsi ensorcelés, asservis par la puissance de mes charmes, exacerbe mes plaisirs. Leur aliénation est mon triomphe. Celui de mon sex-appeal. De ma force. Devant tous ces mâles en tenue, je me sens devenir chienne ! J’attends quelques minutes. Et j’éclate enfin : « Allez-y les gars, jouissez ! » Aussitôt un déferlement, une cataracte se déclenche. Dans un tumulte de râles gutturaux, des geysers spumescents fusent à profusion des phallus dirigés vers moi comme autant de canons à foutre. Certains jets échouent à mes pieds. D’autres sur mes cuisses. Quelques-uns sur mes seins. La plupart m’atteignent au visage. Mais tous s’écoulent ensuite délicieusement le long de mon corps, se réunissent comme par magie entre mes cuisses écartées, se mêlent à ma mouille, et pendant que mes doigts mélangent dans ma fente leurs émulsions, corps et âme abandonnés, je m’envole dans un orgasme d’anthologie.

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