H.O.T. (Tome 3) - Délicieuse ivresse

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Ex-membre des H.O.T., Rogan Wolfe quitte le Michigan et s'envole direction Miami. Pour cet éternel bad boy en quête d'expériences insolites, le nouveau job qu'on lui propose à South Beach est une occasion en or. Enquêter sur une affaire de drogue, voilà qui mettra un peu de piment dans sa vie et le réconciliera avec le métier de détective, dans lequel il a toujours excellé. A la recherche d'un certain Junior Martinez, Rogan débarque au Café Tropico. C'est ici qu'il fait par hasard la rencontre de l'avocate April Pediston. Elle incarne tous ses fantasmes et il rêve d'elle, jour et nuit. Ensemble, ils vont goûter à la passion sous toutes ses formes.
Publié le : mardi 8 juillet 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290075609
Nombre de pages : 351
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Délicieuse ivresse
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
H.O.T.
1 – Divins plaisirs Nº 10429
2 – Exquise luxure Nº 10520
LACEY ALEXANDER
H . O . T . - 3 Délicieuse ivresse
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne Michel
Titre original GIVE IN TO ME
Éditeur original Signet Eclipse, published by New American Library, a division of Penguin Group (USA) Inc., New York
Lacey Alexander, 2012
Pour la traduction française Éditions J’ai lu, 2014
Tout notre raisonnement se réduit à céder au sentiment Blaise PASCAL
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April Pediston regretta de porter son tailleur à l’instant même où elle franchit le seuil duCafé Tropico. Elle nota immédiatement que l’endroit n’avait rien d’une brasserie et ressemblait plutôt à un bar quelconque doté d’une piste de danse. Il n’était en rien comparable à la plupart des établis-sements branchés d’Ocean Drive ; leCafé Tropico existait visiblement depuis un moment, bien qu’elle eût dans l’idée que son heure de gloire était derrière lui. — Une table pour deux, demanda-t-elle à une hôtesse maigrichonne d’une vingtaine d’années vêtue d’une nuisette et d’un jean coupé ultracourt. April ne put s’empêcher de remarquer que la jeune fille ne s’était pas souciée de mettre un sou-tien-gorge ; les tétons pointaient sous le tissu ajusté. L’expression légèrement perplexe qu’elle affichait en guidant April vers une table confir-mait à cette dernière qu’elle était exactement aussi peu à sa place ici qu’elle en avait l’impression. Elle s’était rendue directement de son bureau au bar 9
pour y traiter une affaire et n’avait donc pas accordé d’importance au lieu de rendez-vous. Ceux-ci se déroulaient généralement dans des endroits où… eh bien, où elle n’était pas accueillie par quelqu’un d’aussi peu vêtu. L’air doux de la nuit signifiait que l’été arrivait à Miami. Une brise légère venue de South Beach pénétrait dans le restaurant depuis la terrasse. April avait toujours pensé quitter la ville pour un endroit plus frais, plus calme. Mais l’idée restait en suspens et elle devait admettre qu’elle avait depuis longtemps renoncé à pareil projet. Elle ne pourrait jamais partir ; trop de gens ici dépendaient d’elle. Pourtant, bien qu’elle eût grandi là, elle n’avait pas le sentiment d’être à sa place à Miami, pas plus qu’auCafé Tropico. Un claquement régulier de l’autre côté de la salle la sortit de ses pensées. Des types intimidants aux bras chargés de tatouages et bouc au menton jouaient au billard tout en buvant des bières. Plus loin, un groupe de musiciens installait ses instru-ments et son équipement son sur une petite estrade. Elle commençait juste à se demander si le Café Tropicofaisait restaurant – elle n’avait pas mangé, partant du principe qu’il s’agissait d’un dîner d’affaires – quand l’hôtesse sans soutien-gorge réapparut avec la carte et un verre d’eau, l’informant que la serveuse passerait prendre sa commande dans une minute. — J’ai rendez-vous avec quelqu’un, l’informa April, donc… Tenez, la voilà qui arrive. Elle venait de lever les yeux pour voir Kayla Gonzalez avancer dans sa direction, dépassant l’un des palmiers en pot qui offraient une ambiance 10
un peu tropicale. Kayla portait un jean et un débardeur moulant. Ses cheveux, noirs à l’époque où les deux femmes avaient collaboré, étaient plus longs et d’un blond platine, laissant apparaître les racines sur plus de deux centimètres. Tout, dans son attitude et dans son regard, paraissait aussi défait que la dernière fois qu’April l’avait vue, deux ans auparavant. Kayla essaya de sourire au salut d’April, mais ses yeux restaient éteints. — On commande avant de rentrer dans le vif du sujet ? suggéra April. Elle n’avait pas cessé de courir de toute la jour-née avec pour seul déjeuner une barre de céréales. Lorsque Kayla eut l’air d’hésiter, April réalisa que dîner n’était pas inscrit au programme de la soirée. — Je… ne devrais pas. Pensant qu’il s’agissait peut-être d’une question de moyens, April sourit en précisant : — J’invite. Kayla cilla et April vit les vestiges d’une beauté juvénile traverser le regard de son interlocutrice. April avait trente-trois ans, Kayla, elle, n’atteignait probablement pas la trentaine mais avait l’air bien plus âgée. — C’est gentil de votre part, mais… j’espérais que nous puissions parler directement affaire. Je n’ai pas beaucoup de temps. April retint un soupir. Le dîner devrait atten-dre… Quelle que soit la question légale dont Kayla voulait l’entretenir, elle pesait visiblement sur ses épaules.
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