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Il était une fois la Louisiane

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Ce livre, écrit par Lucy Maroger, l’auteur de HILDA, Souvenirs humides d’une Dame du temps jadis, nous emmène en Louisiane à la fin du 19e siècle en compagnie d’un couple de français et de leur fils, d’un couple d’américains et d’une amie hollandaise rencontrée sur le bateau.

Ce sont les époux qui vont initier leurs superbes jeunes femmes au libertinage et à l’échangisme.

Cette saga de la famille Verneuil nous promène du boulevard Saint-Germain à Paris jusqu’à la plantation familiale à Livingston, en Louisiane près de La Nouvelle-Orléans, en passant par Boston, le foyer du puritanisme américain. Loin de cet esprit, les protagonistes de ce roman pratiquent avec bonheur toutes les variations sexuelles sur les thèmes de la fellation, de "la langue au chat", de la sodomie, etc.

Ils expérimentent sans contrainte tous les aspects d’une sexualité épanouie.

Ce roman de l'époque où tout bourgeois avait dans sa bibliothèque un rayon très spécial : « L'Enfer » et où les miniatures licencieuses étaient signées Rops, Hérouard ou Icart, est agrémenté de 38 illustrations en couleurs et en noir et blanc.

Roman illustré numérique (eBook à télécharger), 245 pages, orné de 15 illustrations en couleurs et 23 illustrations en noir et blanc.


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Lucy Maroger IL ETAIT UNE FOIS LA LOUISIANE Dominique Leroy eBook
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CHAPITRE PREMIER
Lorsque les invités désertèrent l'hôtel particulier du boulevard Saint-Germain, Odile de Verneuil
se planta devant la glace et se regarda avec un œil critique. Un sourire rassuré fleurit sur ses lèvres, elle ne paraissait pas ses trente-trois ans. Elle eut une pensée émue pour Richard de Verneuil, son beau-frère, qu'elle rencontrait pour la seconde fois en dix-sept ans. La première fois qu'Odile avait vu Richard, c'était pour la naissance de Rodolphe, en mai 1880. Richard semblait très attaché à sa terre natale, la Louisiane, il ne se déplaçait qu'en de très rares occasions, la naissance de son neveu ou la mort de son frère aîné, Bernard. Veuve depuis une semaine, Odile pleurait son époux défunt d'une manière très conventionnelle et toujours devant une assistance choisie. En son for intérieur, elle ne pouvait regretter un mariage sans âme et sans amour, organisé par des familles soucieuses de bienséance et d'association de fortunes. Bernard de Verneuil s'était rapidement révélé tel qu'il était, cupide, fêtard, infidèle, jaloux. Il était mort à soixantedeux ans dans les bras d'une prostituée : On avait, tant bien que mal, étouffé le scandale, mais Richard n’ignorait pas la vérité, d'où sa nette propension à consoler Odile. Il avait pour elle des égards touchants, discrets, mais significatifs. Ne lui avait-il pas proposé de venir vivre à Livingston, avec Rodolphe ? C'était presque une demande en mariage, seulement voilée par la décence. Après une année de deuil, Richard pourrait se montrer plus entreprenant. Mais il y avait Rodolphe ! Comment prendrait-il la chose ? Odile soupira. La présence de Rodolphe l'avait considérablement aidée depuis un an. Un an déjà. Alors qu'elle songeait à prendre un amant discret, Odile s'était laissée aller à une chose épouvantable et contre laquelle elle ne pouvait rien. Elle s'était mariée jeune, et vierge bien entendu, sans jamais connaître un autre homme que son mari. N'ayant éprouvé aucun orgasme, elle se croyait frigide. Pourtant, parfois, un besoin impérieux bouillonnait en elle, quelque chose d'inexplicable, c'était comme une force qui tentait de la pousser vers les pires excès. Le soir du 2 août 1896 à vingt et une heures, cette date, cet instant, demeureraient inexorablement gravés dans la mémoire d'Odile. Bernard était absent depuis plusieurs jours, probablement sur la Côte d'Azur avec une de ces danseuses dont il raffolait tant. Rodolphe s'était couché tôt. Pour vérifier s'il dormait, Odile s'aventura dans la chambre de son fils. Il était allongé sur le dos, en travers du lit, sans drap ni couverture sur lui. Sur la table de nuit, une bougie finissait de brûler en jetant ses reflets dansants sur le corps de l'adolescent. Odile s'approcha pour recouvrir son fils et son regard se fixa sur le sexe dressé, auréolé d'une épaisse toison brune. Sans pouvoir détacher les yeux du pénis gonflé, Odile ressentit un trouble étrange, inconnu. Elle semblait effrayée que son fils, à seize ans, fut constitué comme un homme adulte. Un orage sourd, silencieux, terrible, éclata dans la tête d'Odile. Rodolphe n'était plus entièrement son enfant. Elle eut une bouffée de colère contre lui, contre la vie, contre les forces de la nature indécente. Un long frisson la secoua et une vive chaleur empourpra ses joues. Sa fureur cédait le pas à un désir inavouable qui la terrifiait. Ce sexe tendu l'attirait comme un aimant. À quoi ou à qui Rodolphe pouvait-il bien rêver pour bander ainsi ? Bander ! Mot magique, mot interdit, mot excitant Brusquement. Odile opéra sur elle-même un violent effort de volonté et sortit de la chambre. Elle retourna dans le salon et but d'un trait le contenu d'un grand verre de cognac. Une chaleur bienfaitrice l'envahit aussitôt. Sa poitrine se gonfla et elle respira plus librement. Elle n'avait été ivre qu'une seule fois, le soir de ses noces. Son cœur bondit au souvenir de cette nuit plus ou moins traumatisante. Dès cet instant, son mari s'était révélé tel qu'il était. Il l'avait prise sur le bord du lit sans la déshabiller complètement. Des larmes de honte et de désespoir coulaient le long de ses joues pendant que la verge dévastatrice semblait lui ouvrir le corps en deux parties distinctes. Elle reçut dans son ventre comme un coup de tonnerre et vit le phallus brillant raide se retirer d'entre ses cuisses. Dépucelée, enceinte et déçue Odile commençait une union catastrophique. Durant trois mois son mari allait exiger d'elle les choses les plus répugnantes, sans amour, sans caresses, sans préparation. Et puis, probablement déçu d'avoir épousé une trop jeune femme qui ne répondait pas à ses désirs bestiaux, Bernard de Verneuil avait délaissé physiquement son épouse. Odile se versa une nouvelle rasade de cognac et une espèce de vent fou et libérateur balaya son esprit. Excitée, inconsciente, elle retourna dans la chambre de son fils et s'assit doucement sur le lit. Rodolphe bougea
imperceptiblement mais ne s'éveilla pas. Un nœud dans la gorge, Odile fixa la verge de son fils, toujours raide, gonflée, tendue. Elle était d'un rose tendre qui pouvait satisfaire les sentiments d'une mère et les exigences d'une femme. Elle posa lentement sa main sur la dure colonne de chair qui frémit dans sa paume. Rodolphe n'ouvrit pas les yeux mais tendit imperceptiblement son bas-ventre. Presque malgré elle, Odile fit courir ses doigts sur la dure cambrure du membre viril dont le gland rond, satiné, bouffi, parut doubler de volume. Rodolphe semblait toujours dormir profondément ; en fait, il avait l'impression de vivre un rêve complètement fou. Les doigts de sa mère adoptaient un lent mouvement mécanique qui entretenait une prodigieuse excitation. Il passa une main dans la chevelure d'Odile, comme pour mieux percevoir sa présence et l'extraordinaire réalité de l'instant. La respiration stoppée, Odile s'immobilisa tandis que la voix faible de son fils murmurait : "C'est bon, continue, je t'en supplie..." Odile reprit la lente masturbation et réagit en frissonnant sous la caresse de la main qui glissait vers ses seins. Les ondes provoquées coururent de ses mamelons à son sexe bientôt fouillé par des doigts terriblement inquisiteurs. Elle serra les cuisses, déconcertée, honteuse des sentiments qui l'habitaient, mais encore plus troublée par le contact des phalanges incestueuses. Le plaisir grondait en elle alors que Rodolphe pinçait doucement entre deux doigts le bouton dur niché sous le pubis. Instinctivement, le jeune garçon avait trouvé le point sensible et ne le lâchait plus. Les sens exacerbés d'Odile s'électrisèrent, atteignant progressivement le point de non-retour. Elle ne pouvait plus reculer et se laissa surprendre par la pleine crise de l'orgasme, le premier de sa vie ! Elle s'effondra sur son fils subitement inquiet : - Maman... Tu... tu vas bien ? Lorsqu'elle reprit des esprits, une immense honte l'envahit : - Tu es mon fils, et tu n'as que seize ans ! sanglota-telle. Rodolphe se blottit contre elle : - Déshabille-toi, je t'en prie... - Tu es fou, non... Rodolphe avait glissé sa verge bandée entre les cuisses potelées de sa mère en remuant les reins. Elle sentit revenir l'excitation avec une satisfaction évidente. Farouchement, elle se débarrassa de ses vêtements et se retrouva nue contre le corps de Rodolphe qui la chevaucha sans plus attendre. Elle s'inventait toutes sortes de justifications, des plus énormes aux plus subtiles, pour s'autoriser moralement à ce qui lui était tellement nécessaire : il y avait si longtemps qu'on ne l'avait touchée. Elle murmura doucement, comme pour masquer les plaintes du plaisir naissant : - Oh ! Rodolphe.. mon petit... que fais-tu là ? Tout en se reprochant furieusement d'agir ainsi, elle saisit la verge de son fils qu'elle guida entre ses cuisses ouvertes. La tige tendue fut littéralement absorbée par son vagin dilaté par d'impérieux désirs - Aah ! Rodolphe... mon chéri... Ta queue dans moi... comme elle est dure... Elle le sentit jouir presque instantanément, mais il n'arrêta pas pour autant son voluptueux va-et-vient. - Oui, oui, continue mon chéri... Je vais t'apprendre à faire l'amour ! soupira-t-elle. Ce disant, ses reins s'animèrent, savourant la fermeté d'une verge qui ne faiblissait pas. Rodolphe, surexcité, passa un bras sous la jambe de sa mère pour caresser la croupe opulente et ferme, il prit entre ses lèvres la pointe d'un sein qui durcit sous sa langue. Prise ainsi, Odile se sentait infiniment heureuse, elle frémissait sous les coups de l'audacieux boutoir qui s'enfonçait de plus en plus profondément. Elle percevait nettement le choc du gland contre sa matrice ainsi que l'écrasement des testicules contre ses fesses. Elle devenait une amante insatiable qui ne songe qu'au plaisir et poussait de petits cris irrépressibles. La seule idée d'avoir en elle un sexe masculin bien planté l'emportait vers des sommets jusqu'alors inconnus. Dans une sorte d'état second, elle se laissait contempler par son fils qui l'admirait avec des yeux d'amants. Elle ne pouvait plus dissimuler ni son trouble, ni ses agissements, ni les mots qui franchissaient ses lèvres
- Oui, mon chéri, baise-moi bien... Oh ! comme tu bandes… Tu sens comme ma chatte est brûlante ? Désormais il importait peu que cela fût mal ou bien puisque c'était affolant. Elle jouissait comme elle n'avait jamais joui et commençait à entrevoir que la vie n'était pas telle qu'on s'était acharné à la lui montrer, qu'il pouvait y avoir des moments exceptionnels comme celui qu'elle vivait. Lorsqu'elle sentit que Rodolphe était sur le point d'éjaculer pour la seconde fois, Odile pressa délicatement les testicules de son fils qui jouit superbement. Un volcan au fond du ventre, la pensée de ce plaisir incestueux décida de son propre orgasme, encore plus fort que les précédents. - Sais-tu que tu es un merveilleux amant ? murmurat-elle d'une voix étrangement basse. Au regard que son fils lui lança, elle comprit qu'elle avait prononcé les mots justes, importants. Il se serra contre elle en versant de véritables larmes de bonheur - Oh ! Maman... Ils se laissèrent aller à une douce béatitude durant un long moment. Jusqu'à la mort de Bernard de Verneuil, Odile et son fils avaient vécu une histoire d'amour incestueuse, insolite et terriblement charnelle. Après cette première nuit, Rodolphe avait commencé par montrer des exigences sexuelles qui, tout en choquant sa mère, la ravissaient. Odile découvrit ainsi sa propre sensualité et pratiqua les caresses que l'on disait réservées aux prostituées. La première fois qu'elle emprisonna entre ses lèvres le sexe de son fils, elle frissonna aussi fort que ce dernier. Elle tremblait d'émotion contenue en suçant lentement la verge dure qui finit par évacuer un jet de sperme chaud et généreux. Elle faillit recracher la liqueur, mais une sorte d'orgueil la retint. Elle téta le gland tumescent et avala sans faillir jusqu'à la dernière goutte en se disant que cela n'était finalement pas désagréable. Rodolphe jouit en poussant de petits cris, comme s'il était encore enfant. Il émanait de lui une éternelle innocence. Odile devait alors produire un effort d'imagination en songeant qu'elle avait affaire à un homme, un vrai, bien membré et un tantinet vicieux. Elle se rendit bientôt compte que cette relation incestueuse n'était qu'un moyen de jouir... Ne pourrait-elle donc jamais jouir avec un mâle qui serait tout à la fois capable de la dominer et de la protéger ? Aujourd'hui que Bernard de Verneuil n'était plus, le frère de ce dernier se profilait étrangement dans la vie d'Odile. Richard de Verneuil gravit allégrement les marches de l'hôtel particulier. Ses pensées se résumaient en peu de mots : "Je vais coucher avec Odile !" Il se répétait cela comme pour se convaincre, car sa belle-sœur avait une solide réputation de bourgeoise honnête et sérieuse. Une domestique vint ouvrir et annonça Richard à Odile de Verneuil qui, très vite, rejoignit son beau-frère dans le salon. Toute de noir vêtue, le deuil lui allait à ravir. Richard se prit à penser aux dessous assortis qu'elle devait inévitablement porter. Les bas noirs contrastant sur les cuisses blanches et dodues, la culotte probablement ornée de dentelles. Quel plaisir que de pouvoir la faire glisser sur les fesses bien rebondies. Elle sourit à Richard qui lui prit une main pour lui baiser le bout les doigts. - Comment allez-vous, chère Odile ? Elle répondit par un simple battement de paupière et un sourire attristé. Richard retira son manteau. - Je dois vous parler, Odile, très sérieusement... Elle lui indiqua un fauteuil et s'assit en face de lui - Que me voulez-vous, Richard ? - Allons, cessons ce jeu ridicule, voulez-vous ? Certes, le moment est mal choisi, les convenances voudraient que... Richard s'était interrompu en laissant son regard errer sur la poitrine opulente de sa belle-sœur qui, gênée, baissa les yeux. Cette réserve, cette extrême finesse, cet air un peu effarouché qu'Odile prenait, tout ce qui émanait d'elle excitait furieusement Richard. Celui-ci portait allégrement ses quarante cinq ans. C'était un bel homme, célibataire, et dont la fortune lui assurait une vie confortable.
Il se leva et se pencha vers la cheminée pour attiser le feu : - Voulez-vous m'épouser, Odile ? N'obtenant pas de réponse, Richard se retourna : - Ma question vous surprend... à moins qu'elle ne vous choque ? - Elle ne me surprend pas. Elle ne me choque pas non plus, mais... - Hésiteriez-vous à cause de Rodolphe ? Elle ne put s'empêcher de rougir violemment. C'était idiot. Nul ne pouvait soupçonner les relations incestueuses qu'elle entretenait avec son fils. - En effet, dit-elle, Rodolphe pose un problème. - Je ne vois vraiment pas lequel. Rodolphe est votre fils, il est également mon neveu. - Justement ! Je ne sais comment il prendra... heu... je veux dire... Comment il prendrait ce mariage... - De la meilleure façon, j'en suis certain. Et puis, ce n’est encore qu'un enfant, m'a chère Odile, il n'a pas à décider de votre avenir. Désarçonnée par ce surprenant sang-froid, Odile scruta son interlocuteur avec une nouvelle lueur d'intérêt dans le regard. Elle aimait ce ton de voix péremptoire, habituée à commander, à prendre d'importantes décisions. Richard s'imposait comme un homme viril, un seigneur, un maître. Richard lut de l'admiration dans les prunelles de sa belle-sœur, le visage un peu penché, la bouche rose et, semblait-il, déjà offerte. Il n'eut qu'à tendre les bras pour qu'elle s'y réfugie. Richard perdit son visage dans la chevelure parfumée, baisa le cou gracile avant de mordiller l'oreille. Ce fut Odile qui chercha sa bouche avec un gémissement de plaisir. Richard la serra plus fort. Il sentit son ventre à travers les étoffes cependant qu'elle cherchait un contact plus étroit en plaquant Son pubis contre une raideur naissante, active et qui palpita. Odile se dégagea doucement. - Richard... Non... - Je vous désire... Je vous aime... - Soyez patient, je deviendrai votre femme... - Je vous veux, maintenant ! - Voyons, vous n'y pensez pas ? ... Il y a la domestique... - Donnez-lui congé ! Quant à Rodolphe, il est en classe ! Odile était sur le point de céder mais elle se contraignit à poursuivre le jeu des convenances. - J'ai toujours été fidèle à votre frère, je n'ai jamais eu d'amant... - Sans doute, mais aujourd'hui n'est pas hier. Je ne vous demande pas d'être ma maîtresse, je vous demande... - Vous me demandez de coucher avec vous ! tranchat-elle. - Oseriez-vous dire sans mentir que vous n'éprouvez pas le même désir ? Elle détourna la tête : - Je.. - Je suis une femme délaissée, Richard et votre baiser m'a troublée. Vous abusez de la situation. - Odile, si vous consentez à m'épouser, sachez que je suis un homme sensuel et très exigeant à cet égard. Tenez, savez-vous à quoi je pense en ce moment ? - Je vous en prie, ne le dites pas ! - Au contraire, je vais le dire ! Je pense que vous êtes nue devant moi et que vous vous offrez entièrement à mon regard extasié qui contemple la courbe harmonieuse de vos cuisses... - Taisez-vous Richard ! Vous êtes indécent ! - Il n'y a pas d'indécence entre mari et femme. - Nous ne sommes pas encore mariés ! Richard pinça les lèvres : - Je ne voulais pas vous offenser. - Oh ! Richard, vous ne m'offensez pas, bien au contraire, c'est merveilleux de se sentir ainsi
désirée ! Mais songez à ma position, à ce que l'on pourrait dire de moi si l'on apprenait que... - Odile, ma chérie, vous embarquerez avec moi dans quelques semaines pour la Louisiane, moquez-vous du qu'en-dira-t-on ! Je vous désire comme un fou ! Richard la reprit par la taille en cherchant sa bouche. Il la plaqua contre lui en donnant une ruade du basventre qui ralluma le désir d'Odile. De le sentir si dur, si gonflé, elle bénit cet instant sexuel si puissant chez l'homme, plus fort que les émotions de l'esprit. Les mains de Richard caressèrent les seins proéminents et fermes, il sentit leurs pointes se dresser sous le tissu de la robe. Poursuivant son enquête, il fit glisser ses doigts le long du ventre et retroussa une multitude d'étoffes pour empaumer le renflement duveteux qui était emprisonné dans une culotte de dentelles. Docilement, Odile écarta un peu les cuisses pour permettre à cette main virile une caresse plus concrète. Odile ne put retenir un sourd gémissement, elle n'avait jamais connu une telle habileté. Un doigt tournait autour de son clitoris dressé tandis qu'un autre pénétrait la fente humide. Toute crainte envolée, Odile ne ressentit plus que l'impérieux désir d'être possédée par le mâle vainqueur. - J'aimerais mieux le contact de votre peau que celui de nos vêtements, soupira Richard. Il l'enleva dans ses bras, traversa le salon, ouvrit du pied la porte qui donnait sur le couloir et franchit rapidement les marches qui menaient à l'étage. - Et si la domestique venait à savoir que... - Oubliez donc votre domestique ! répondit Richard. En Louisiane, vous en aurez plus de dix à votre service. Il referma la porte de la chambre derrière lui et déposa son charmant fardeau sur le lit. Richard entreprit de déshabiller sa belle-sœur émue et silencieuse. Fasciné, il caressa les seins lourds, le ventre doux, le foisonnement du pubis. Puis, il se redressa pour ôter ses vêtements. Habitué aux succès faciles, aux femmes impudiques et bavardes, Richard était quelque peu désorienté par Odile qui l'observait gravement en conservant un mutisme impénétrable. De son côté, les yeux mi-clos, Odile vivait intensément l'instant présent. Elle découvrait enfin un mâle, car elle n'avait jamais connu qu'un époux brutal et qu'un fils inexpérimenté. Grand, clans la force de l'âge, la peau brune et juste assez velue pour être virile, Richard découvrit la puissance d'un sexe gros et long, bandé, avec un gland volumineux. De lourds testicules rebondissaient, gorgés de sève, sous l’imposante verge érigée. Odile considéra Richard en lui adressant un sourire, à lèvres fermées, et il comprit qu'il lui plaisait. Il fut pris par l'envie de faire naître un vrai sourire sur ce visage clos ou plutôt une vraie grimace d'amour. Richard pensa que sa belle sœur n’avait probablement pas joui une seule fois dans toute son existence. Il s'étendit près d'elle et la prit dans ses bras. Elle se colla à lui et leurs bouches se joignirent furieusement. Entre ses cuisses instinctivement serrées, Odile sentit le gros membre chaud et dur. Elle allait enfin connaître une véritable pénétration virile. Ses mains s accrochèrent aux épaules de Richard quand il se plaça sur elle. - Doucement, murmura-t-elle en percevant l'extrémité du groin mafflu qui taquinait sa fente, tu... vous êtes si gros... - Tu n'aimes pas ? - Je... ne sais pas... J'ai un peu peur... Richard empoigna son membre épais pour le guider. La tête d'Odile alla de gauche à droite sur l'oreiller avec l'expression d'un enfant qui a mal mais qui prend plaisir à sa souffrance. Tandis qu'il commençait à la posséder, Richard la trouvait terriblement excitante avec sa singulière beauté de femme bien en chair, son orgueil mis à mal ainsi que ses préjugés bourgeois. Elle s'ouvrit davantage à l'homme qui semblait lui donner sa confiance, sa tendresse, sa protection et son extraordinaire virilité. La pénétration lui causa un bouleversant plaisir qui n'avait rien de comparable avec ce qu'elle connaissait. La verge tendue de Richard emplissait son ventre, c'était comme un gros serpent triomphant qui se mouvait en elle. Des soupirs s'échappaient de la bouche de Richard et des soubresauts secouaient son ventre et ses reins. Autoritaire et doux, il enfonçait sa verge noueuse jusqu'aux testicules et opérait de savants mouvements qui,
visiblement, surexcitaient sa partenaire. - Laisse-toi aller, lui dit-il, je te sens capable de jouir fort et parfaitement. Joignant le geste à la parole, il la saisit aux fesses pour imprimer le rythme qu'il désirait. Il se complut ainsi à lui faire apprécier toute la puissance de son phallus durci. Odile gémissait, se tordait sous l'effet d'une volupté tout à fait neuve. Les yeux exorbités, Richard changea de position. Au comble de l'excitation, Odile le laissa faire. Il pouvait maintenant regarder à loisir la vulve pulpeuse dans laquelle il enfonçait lentement sa verge dressée, presque douloureuse et parcourue de frissons. Sentant qu'il était sur le point de jouir, il se retira vivement. De sa langue pointue il caressa le nombril et fit glisser sa bouche sensuellement. Se calant sur les talons, Odile souleva ses fesses du lit et tendit son pubis vers la bouche dispensatrice de nouveaux délices. La langue humide et chaude atteignit le clitoris enfiévré et les gémissements d'Odile devinrent des râles. Elle écarta davantage les cuisses, s'offrant au maximum. Richard plongea trois doigts dans la vulve de la jeune femme dont les reins prirent le mouvement rapide qui mène au plaisir. Elle mordit l'oreiller pour étouffer un râle délirant tandis que son corps était la proie de plusieurs secousses. Elle était encore sous l'emprise de la jouissance quand Richard lui enfonça son sexe dans la bouche. Quoique surprise par l'intrusion, Odile saisit à deux mains l'imposante colonne de chair bandée qu'elle suça dévotement. Curieusement, le contact de cette caresse buccale fut comme un baume lénifiant qui retarda l 'aboutissement d'une éjaculation. - Prends tout ton temps, murmura Richard en saisissant les cheveux d'Odile, ne me suce pas trop vite, lèche-moi d'abord... Partout, sur la queue, sur les couilles. C'était la première fois que Richard lui parlait ainsi et Odile ressentit un étrange sentiment, quelque chose qu'il lui était impossible d'analyser. Elle se montra soumise, obéissante et lécha le pénis sur toute sa longueur, engluant de salive les poils et les testicules du mâle. Richard fixait en haletant le spectacle lubrique auquel il participait en essayant de retarder le plus longtemps possible la sourde montée de son sperme brûlant. N'y tenant plus, Richard exulta - Vas-y Maintenant ! Prends-le dans la bouche... pompe... vite ! Serrant de toutes ses forces le pénis dilaté, Odile l'absorba et creusa les joues dans un effort de succion incomparable. Richard gémit en sentant une source de chaleur l'envahir et irradier tout le long de son membre. Son corps se raidit, ses reins se soulevèrent et ses mains étreignirent plus fort la tête de sa bellesœur. - Aah ! Oui... Oui... Je jouis ! Haleta-t-il. Il poussa une longue plainte rauque en éjaculant un premier jet de sperme qui faillit étouffer Odile. Celle-ci ne renonça pourtant pas à poursuivre ses succions libératrices qui déclenchèrent de rudes giclées consécutives. Elle déglutit le sperme aussi rapidement que possible, avec des hoquets et autres sanglots de plaisir. Revenus à eux, Richard et Odile se regardèrent et se sourirent. Il eut alors pour elle de reconnaissants baisers. Elle gisait sur le dos, détendue dans une impudeur paisible, voire innocente, s'offrant au regard de son amant qui la serra tendrement contre lui : - Je m'occuperai de tout, dit-il tendrement, ne t'inquiète pas. Nous confierons la vente de tes biens à un notaire qui est un de mes amis. Tu peux dire adieu à la France et bonjour à la Louisiane. Odile sourit mais ferma les yeux pour dissimuler ses pensées qui, en cet instant précis, se fixaient sur Rodolphe... - À quoi songes-tu ? s'enquit Richard. Odile réfléchit un instant avant de répondre : - La vie est vraiment une chose étrange. Je viens de faire l'amour avec mon beau-frère, c'est presque de l'inceste... Le mot "inceste" parut troubler Richard qui fronça les sourcils. N'était-il pas lui-même incestueux par nécessité d'abord, par goût ensuite ?
CHAPITRE II
Au début du XIXe siècle, une émigration politique avait peuplé de Français la Louisiane. Parmi ceux-ci, un aventurier, Paul Verneuil, le père de Bernard et Richard. La canne à sucre et le coton, alors en plein essor, avait permis à Paul Verneuil d'ajouter une particule à son nom. Un nom désormais célèbre en Louisiane car Paul "de" Verneuil avait politiquement participé au traité de Paris, en 1803, qui rétrocédait la Louisiane aux États-Unis pour 80 millions de francs sur lesquels l'aventurier touchait une importante "commission". Nanti d'une fortune considérable, Paul épousa une Française et s'établit définitivement avec sa femme en Louisiane où il exploita une importante plantation de coton. Mais tout n'alla pas pour le mieux en Louisiane et, notamment, dans la famille Verneuil. Ne pouvant supporter une autorité paternelle inflexible, Bernard trouva refuge dans l'armée anglaise qui attaquait La Nouvelle-Orléans. Démobilisé, il se fixa à Paris. Lorsque les armées fédérales quittèrent la Louisiane en 1877, Richard de Verneuil se retrouva seul avec sa sœur, un bébé alors âgé de trois mois. Richard avait alors vingt-deux ans. Avant de mourir, son père avait laissé un testament pour le moins inattendu, il léguait ses biens à sa fille Catherine et déshéritait du même coup ses fils, Bernard et Richard. Ce dernier s'était trop engagé en soutenant son frère qui, pour Paul de Verneuil, n'était qu'un traître. Dès lors, Richard s'était acharné à remettre sur pied la plantation paternelle, aidé par des fidèles du parti qui maintenaient tant bien que mal, une sorte d'esclavage vis-à-vis des Noirs. Catherine grandit au sein d'une étrange atmosphère. Elle admirait beaucoup son frère Richard qui savait faire preuve d'une grande autorité. Mais un jour, alors qu'elle avait dix-sept ans, elle entendit une conversation édifiante entre son frère et un planteur de la région. Questionné, Richard dut admettre l'évidence et montra à sa sœur l'acte notarié qui ferait d'elle, à sa majorité, une femme passablement riche. - Ainsi, dit-elle, toute la fortune de père me revient ? Richard acquiesça. - Pourquoi ne m'avoir rien dit jusqu'alors ? - Ce sont des choses dont on ne parle pas aux enfants ! répliqua Richard. - Mais je ne suis plus une enfant ! répliqua Catherine sur un ton qui fit presque peur à Richard. Puis, elle ajouta avec un sourire que son frère ne lui connaissait pas : - Tu as été très dur avec moi, Richard. Désormais, il faudra te montrer... plus compréhensif ! Dès ce jour, l'attitude de Catherine changea du tout au tout. On eût dit qu'elle voulait défier son frère. Catherine était devenue une jeune fille superbe. Elle décida d'interrompre ses études. En tant que tuteur légal, son frère s'y opposa, il dut cependant accepter. Catherine le tenait financièrement. Elle lui dit qu'elle voulait s'occuper d'ores et déjà de la plantation. Catherine
commença par changer de tenue vestimentaire chemisier, bottes, pantalon de cheval et cravache au poing. Cavalière émérite, on la voyait partir tôt le matin pour parcourir la plantation. Un jour, elle arrêta son cheval devant un groupe de Noirs qui fredonnaient une de leur mélopée tragique et scandée, parmi eux, il y avait celui que chacun nommait Big Bill, un grand Noir musclé à la face sauvage mais sympathique. Quel âge pouvait-il avoir ? Quarante, cinquante ans ? Moins ou davantage ? En tout cas, Catherine l'avait toujours connu. En la voyant, il la gratifia d'un sourire éclatant. Catherine lui rendit son sourire et leva le bras pour lui faire signe : - Big Bill ! Viens, je veux te parler... Le Noir avança vers la jeune fille et se tint aux pieds du cheval qu'elle...
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