Jacques a dit : déshabille-toi ! suivi de La transformation et La petite pièce

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Jacques a dit : déshabille-toi !

Ce Jacques-là est vraiment indécent.



La transformation

A force d'ailer mes femmes, cet homme pourrait bien leur ressembler



La petite pièce

Faire l'amour ou faire pipi. Pourquoi choisir ?





Publié le : jeudi 24 mai 2012
Lecture(s) : 53
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782823800814
Nombre de pages : 10
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couverture
Galatée de Chaussy

Jacques a dit : déshabille-toi !

suivi de

La transformation

et

La petite pièce

12-21

Jacques a dit : déshabille-toi !

C’était pas la grande forme. Mes copines prétendaient que c’était parce que je n’avais pas de mec. Mais des copains j’en avais eu. Des types de mon âge, des hommes mariés, de vrais crèmes et des salauds, des objets sexuels avec deux neurones, des gars brillants. J’avais quand même un peu de bouteille et ça ne me manquait pas.

J’avais même failli coucher avec une fille. C’était à deux doigts (entre mes lèvres). Et puis bof.

J’étais peut-être en train de faire une dépression. À 34 ans. C’est un peu jeune, non ? « Je crois qu’il n’y pas vraiment d’âge, prétendait Pierre-Yves. On dit même que les enfants peuvent en faire. »

Pierre-Yves est un collègue. On déjeune de temps en temps ensemble. On s’apprécie. Le genre de relation qui arrive avec son plateau à la cantine et qui n’a pas besoin de demander l’autorisation pour s’asseoir. Un beau gosse très gentil qu’on soupçonne d’être gay. « Trop beau pour être hétéro », disent mes collègues. En fait, on n’en sait rien. Il est très discret sur sa vie privée.

Là, il comprend parfaitement que je ne vais pas bien. Je me plains des gens avec qui je travaille, de ma boss, du type en charge des Services Généraux… Bref, je fais ma victime et je le soûle.

— Non, ment-il. C’est juste que…

— Quoi ?

— Je crois qu’il manque un peu de fun à ta vie.

— Peut-être. Mais alors si tu me files une adresse pour faire du saut à l’élastique ou une connerie de ce genre, je t’arrête tout de suite : déjà fait !

Il sourit.

— Non, je pensais plutôt à un jeu. Tu connais Jacques a dit ?

— Ah non. Je n’ai jamais été une enfant. Et je ne suis jamais allée à l’école.

— Très bien. Alors on va jouer à Jacques a dit. Dès que Jacques dit quelque chose, tu dois le faire.

— Je ne suis pas certaine de trouver ça complètement fun.

— Sauf que Jacques donne toujours des ordres à caractères sexuels.

— Vraiment ?

Je plante mes yeux dans les siens. Ça n’est pas un pervers. Je le verrai. Alors quoi ?

— Je suis comme toi Natacha, m’explique-t-il. Je m’emmerde. Un peu de fun ne nous ferait pas de mal. Ni à toi. Ni à moi.

— Je sais pas, dis-je en quittant la table, mon plateau en mains.

Pendant ma réunion de direction de l’après-midi, je reçois un texto. C’est Pierre-Yves. Il a dû récupérer mon numéro. « Jacques a dit : enlève ta culotte. » Un classique. Je suis censée mouiller comme une folle ? De toute façon, pas de bol : la table de la salle de réunion est transparente. Impossible, donc.

Sauf qu’on fait une pause. Je vais aux toilettes et je le fais : je retire ma culotte. C’est vrai que c’est fun ! Je lui réponds « Fait ! » et pour preuve, une photo de ma culotte dans ma main. Plus de nouvelle. Je m’attends à d’autres ordres mais rien jusqu’au lendemain.

« Jacques a dit : mets des bas. » Je m’étais déjà habillée, je me change. Pour preuve : une photo de ma cuisse et de l’élastique du Dim’up.

Et puis plus tard dans la journée. « Jacques a dit : caresse-toi dans les toilettes du huitième. » L’étage des informaticiens. Que des hommes (Oups ! pardon Stéphanie, ne le prends pas mal !). J’emprunte l’ascenseur, traverse l’étage sous les regards libidineux, pervers, gênés ou apeurés du service informatique enfermé dans un gigantesque open space vitré. Là encore, pas de quoi m’huiler la chatte (expression © Natacha) mais disons que ça fouette un peu la féminité. Alors j’en rajoute un peu. Je tortille du cul. Je fais crisser mes bas. Tout le monde peut lire dans mes yeux : « Désolée les garçons, je vais me branler dans les chiottes. »

Qui sont propres, vue qu’aucune fille n’y va jamais. Je relève ma jupe, passe un doigt sous ma culotte, appuie sur mes lèvres, presse mon clitoris. C’est agréable mais pas de quoi défaillir. Pas vraiment in the mood for orgasm non plus.

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